L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Upchuck

Le dernier souffle d’Upchuck…

Issu d’Atlanta, Upchuck est constitué du chanteur KT, des guitaristes Mikey Durham et Hoff, du bassiste Ausar Ward et du batteur/chanteur Chris Salado, a connu une année 2025 mémorable en signant chez Domino. Le combo a sorti son album de punk rock fulgurant et imprévisible, « I'm Nice Now », à l'automne 2025.

Upchuck sera en tête d'affiche de tournées à travers l'Amérique du Nord, le Royaume-Uni et l'Europe l’été prochain. Aujourd'hui, le groupe revient avec un nouveau single brûlant, « Last Breath », qui a été écrit et enregistré pendant les sessions d'« I'm Nice Now » au Sonic Ranch Studios de Tornillo, au Texas, sous la houlette du producteur Ty Segall. Et il est  en écoute ici.

 

Upchuck

Upchuck devenu trop gentil ?

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Upchuck est une formation punk issue d’Atlanta. Elle sortira son troisième elpee, "I’m Nice Now", ce 3 octobre. Il a été produit et mixé par Ty Segall au Sonic Ranch Studio et masterisé par Heba Kadry.

KT, la chanteuse, exprime sa rage et son énergie féroce à travers la musique du groupe, reflétant son expérience en tant que femme noire en Amérique. Cet LP est une forme d'auto-préservation dans un monde de distractions et de stress constants.

Le combo partage deux singles de l'album, "Forgotten Token" et "Un Momento", accompagnés de vidéos réalisées par Ian Cone. "Forgotten Token" aborde la perte de la sœur de KT pendant l'enregistrement du long playing et la manière dont elle a été sous-évaluée de son vivant. Et "Un Momento" mélange la musique cumbia avec le punk traditionnel d'Upchuck et célèbre le quartier de Little Mexico à North Atlanta.

Le premier clip est disponible ici et le second

 

 

 

Chuck Berry

Le canard s’est envolé : Chuck Berry est décédé ce 18 mars à l’âge de 90 ans !

Écrit par

Pionnier du rock’n’roll, Chuck Berry est décédé ce 18 mars 2017. Il avait fêté ses 90 ans en octobre dernier. De son véritable nom Charles Edward Anderson Berry, il est l’auteur de compos incontournables comme "Maybellene" (1955), "Roll Over Beethoven" (1956), "Rock and Roll Music" (1957), "Johnny B. Goode" (1958), "No particular place to go" (1964) et même d’un tube pop intitulé My Ding-A-Ling (1972). Son pseudo ‘Chuck’, il le devait à une marche de canard (‘duckwalk’), qu’il exécutait sur les planches, en jouant de la guitare. D’ailleurs, en ‘live’, il n’en était pas à une acrobatie, près. Personnage imprévisible et pas très commode, il a séjourné, à plusieurs reprises, derrière les barreaux ; et ce le plus souvent pour des faits de mœurs. Des tas d’artistes ou de groupes considèrent ou considéraient Berry comme leur père spirituel. Et la plupart d’entre eux ont ainsi repris ses standards ; depuis les Beatles aux Stones, en passant par Jimi Hendrix, Johnny Winter, Grateful Dead, Elvis Presley, Johnny Rivers, Buddy Holy, Electric Light Orchestra, The Band, Ten Years After et la liste est loin d’être exhaustive… RIP.

 

Chuck Leavell

Back to the woods

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Originaire de l’Alabama, Chuck Leavell est pianiste. Il est âgé de 60 balais. Il a milité chez l’Allman Brothers Band, au cours des fameuses années 70. Un bon bout de temps. Il a ensuite fondé Sea Level. Depuis plus de 30 ans, il tourne en compagnie des Rolling Stones. Il a également épaulé, entre autres, Eric Clapton, George Harrison et Govt Mule. Dans ses moments libres, Chuck se consacre à ses plantations d’arbres, près de Macon, en Géorgie. Dans ce domaine, il jouir d’ailleurs d’une fameuse réputation.

Il a publié cinq albums sous son nom. Le dernier en date, il l’a sous-titré "A tribute to the pionners of blues piano", en hommage à ces pionniers qui ont tant apporté au blues, dès les années 30, à l’instar de Leroy Carr, Roosevelt Sykes ou encore Little Brother Montgomery.

Et c’est par "No special rider", une compo signée LBM que démarre l’elpee. Les rythmes sont manifestement empruntés à la Nouvelle Orléans. Créatif mais bien maîtrisé, le piano s’illustre face à une solide section rythmique. Leavell est un disciple de Leroy Carr. Il reprend d’ailleurs cinq titres du Texan. Carr était un formidable pianiste. Il s’est le plus souvent produit en duo, en compagnie du guitariste Scrapper Blackwell. Et la paire a donc aussi beaucoup enregistré ensemble. Alcoolique notoire, il est décédé alors qu’il avait à peine trente ans. Ce qui ne l’a pas empêché de graver une trentaine d’elpees.

Chuck chante d’une voix pudique, "Evening train". Keith Richards est préposé à la sèche. Danny Barnes, un multi-instrumentiste texan, capable de s’illustrer tant dans le blues, le jazz, la country que bluegrass, chante et se réserve le banjo sur "Naptown blues". Et la guitare acoustique, tout au long de "Low down dirty". Toujours issue de la plume de Carr, "Mean mistreater" est une autre adaptation parfaitement réussie. Faut dire que les parties vocales sont assurées par Miss Candi Staton, notoire dans l’univers de la soul et du gospel ; et son timbre chargé de feeling fait vraiment la différence. Memphis Slim était un remarquable pianiste de blues et de boogie woogie. Il a vécu les dernières années de son existence, en France. Johan Mayer se charge de la six cordes, sur la version très agréable du "Wish me well" de John Len Chatman. Superbe blues lent, "Losing hand" figurait au répertoire de Ray Charles. Face aux saxophones, les interventions de Davis Causey (NDR : il a joué en compagnie de Leavell, chez Sea Level) à la guitare, sont bouleversantes. Le titre maître, "Back in the woods", a été écrit par Charlie Spand, au cours des années 20. Cette compo est encore considérée aujourd’hui comme une énigme du blues. Otis Spann était l'un des plus grands pianistes du blues. Il a sévi pendant les années 50 et 60, à Chicago. Il a aussi longtemps milité chez le Muddy Waters Band. Quel plaisir de retrouver son "Boots and shoes", façonné par les cordes électriques de Keith Richard et John Mayer! Une cover de Skip James, un artiste attachant issu de Bentonia, dans le Mississippi : "If you haven't any hay". La fête aux ivoires s’achève comme elle a commencé, c’est-à-dire par un titre de Little Brother Montgomery, son plus célèbre ; en l’occurrence "Vicksburg blues" que chante et joue respectueusement Mr Leavell… Passionnant !

 

Chuck E. Weiss

Extremely cool

On ne peut pas dire que Chuck E. Weiss soit un compositeur prolifique, puisqu’il lui a fallu dix-huit longues années avant qu’il ne se décide à sortir son deuxième album. Un disque particulièrement réussi, pour lequel il a reçu le concours de Tom Waits. Un pote à Chuck impliqué dans l’écriture de l’une ou l’autre chanson, mais qui surtout y joue de la guitare, assure l’un ou l’autre backing vocal et coproduit l’opus. Ce qui permet de vous donner une petite idée du climat qui règne tout au long de cet elpee. Pourtant, si l’essentiel des compositions est sculpté dans l’urban blues, certaines d’entre elles trempent tantôt dans le country folk yankee, le boogie, le delta, le voodoo, le jazz, la roots, le tex mex et le rock’n roll. On a même droit sur " Just don’t care ", à une rencontre improbable entre Muddy Waters et les Cramps !

 

Chuck Prophet

Feast of hearts

En quittant l'irascible Dan Stuart, Chuck Prophet mettait fin à une collaboration qui remontait à 1982, et en même temps sonnait le glas de Green On Red. Faut dire que nonobstant ses qualités indéniables de compositeur/chanteur et surtout de guitariste, Dan devenait de plus en plus difficile à vivre. Et le temps passé par Chuck à essayer de supporter son acolyte (qui a dit alcoolique?) devrait lui valoir la médaille de la diplomatie. Peu de temps avant la rupture définitive, le caractère de Dan commençait même dangereusement à déteindre sur le sien. Et comme il le décrit si bien lors d'une toute récente interview, il lui devenait de plus en plus difficile de boire couché et de dormir debout...

Venons-en au troisième album solo de ce Californien. Hormis le fabuleux "How many angles", taillé dans un garage rock presque crazyhorsien, le disque affronte un country-pop-rock-blues très basique, qui met en évidence les multiples talents de guitariste de Prophet (steel, bottleneck, etc.). Pas très original, mais bien balancé et surtout parfaitement produit. Un disque qui devrait lui permettre d'accéder à la cour des grands. Là où jouait le défunt et mythique Creedence Clearwater Revival et joue encore Eric Clapton, Tom Petty et Tony Joe White. China Records considère d'ailleurs cet opus comme une priorité dans son opération de marketing. Faut dire que "Balinese dance" s'était vendu à 75 000 exemplaires. Alors, vous pensez ? Atteindre et même dépasser ce chiffre devient presque une obligation...

 

Chuck

The importance of being Chuck

Son hard cold funk mâtiné de rap, de house, de rock, de blues et de reggae s'inscrit dans la lignée de Parliament et de Funkadelic. Ses messages politiques acerbes, impétueux, à l'encontre des injustices et des inégalités sociales qui sévissent dans l'Amérique contemporaine se traduisent inévitablement dans ses lyrics. Le groupe ne se prive donc pas de casser du ‘Chuck’ sur le dos d'un système à qui il reproche de marginaliser les gens de couleur et les miséreux, sous le couvert d'un idéal illusoire de puissance et de liberté... (Tu me passes le lait?)