Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Crocodiles

Crimes Of Passion

Écrit par

Retour au soleil pour nos sauriens de San Diego, puisque après la superbe Berlin, c’est à Los Angeles que cet album a été enregistré sous la houlette de Sune Rose des Raveonnettes.

Un retour à la lumière, certes, mais le climat européen n’est nullement délaissé pour autant.

En témoigne le premier titre « I Like It In The Dark », présenté comme un joyeux hymne athéiste agrémenté d’un chœur Gospel et de fulgurantes traverses de lumière giclant de guitares incisives et d’un piano endiablé.

Mais ce qui frappe en premier (et qui est mis en exergue par la pochette du disque), c’est l’influence du Velvet Underground, filiation de plus en plus évidente avec celles déjà pressenties d’Echo & The Bunnymen ou encore d’une certaine frange anglaise, Jesus & Mary Chain en tête.

Les mélodies sont mises en avant mais le bruit n’est pas exempt pour autant.

Elargissant leur panorama, Crocodiles s’offre un album d’une grande maturité, là où sur scène, ils en sont restés à un stade antérieur.

Citant The Soft Boys en lieu et place des Beach Boys ou encore The Jackson 5 là où attend (et entend?) les MC5, la bande à Charles Rowell et Brandon Welchez a décidé de frapper fort dans la sphère du revival nineties.

Le détachement de la voix confère toujours ce côté ‘cool’ aux compositions et « Crimes Of Passion » a tout d’un très bon album.

Car la passion est en effet bien présente et suinte au détour de chacun des titres. L’attitude est honnête. On sent que le groupe a grandi, passé un cap, et qu’il désire s’attaquer à des sommets plus élevés. Et de s’en donner les moyens.

Le résultat est peut être trop brillant, trop poli, mais n’enlève en rien la qualité intrinsèque des compositions.

Si cet album n’est peut être pas celui qui les fera rentrer au panthéon de leurs glorieuses idoles, il n’en demeure pas moins leur plus réussi à ce jour.

 

Crocodiles

Pas grand-chose à se mettre sous la dent…

Écrit par

L’an dernier, le 6 septembre 2012 exactement, Crocodiles se produisait déjà au Botanique, mais au Witloof Bar. Programmée à la Rotonde, la formation n’a pas attiré davantage de monde. Faut croire que le lundi n’est pas nécessairement une aubaine pour les groupes trop alternatifs. Crocodiles nous vient de San Diego, en Californie. « Crimes of passion », son dernier album, est paru en août dernier. Il était donc intéressant de savoir, si les prestations ‘live’ du band avaient progressé en un peu plus de 12 mois…

Fondé en 2008, Crocodiles repose sur deux constantes : la présence des guitaristes Brandon Welchez et Charles Rowell (NDR : ils se servent de Rickenbackers !), le premier se réservant également le chant… sans accent… américain. Il collerait même parfaitement à un ensemble britpop. Le quintet yankee entame son set par des titres reptiliens, énergiques et excitants ; et notamment « Hearts of Love », « Teardrop guitar » ainsi que « Coakroach ». On ressent bien les influences puisées chez Echo & The Bunnymen, Spacemen 3, Jesus & Marychain, Stone Roses, BRMC, Dandy Warhols, Black Angels et même les Raveonettes (NDR : pas étonnant puisque c’est Sune Rose Wagner qui a produit leur dernier elpee), mais le son manque cruellement de puissance, et la voix constamment sous reverb, est noyée dans l’ensemble, si bien que la mayonnaise psyché/shoegaze, pourtant huilée par les interventions vintage (NDR : un Hammond ?) de la claviériste, éprouve toutes les peines du monde à prendre. Et surtout à égaler celle, tellement efficace, dispensée sur leurs disques ; en particulier puisée sur « Endless Flowers » et le tout récent et passionnant « Crimes of Passion ». D’autant que si les sonorités de grattes, ce soir, sont bourdonnantes, elles le sont un peu trop à mon goût. Le martèlement binaire des fûts imprimé par la drummeuse aux cheveux courts, ne favorisant pas l’envol des compos, même si le bassiste est resté dans son trip, tout au long du concert. De leur setlist, on épinglera encore « My Surfing Lucifer », « I Wanna Kill », « Neon Jesus » et « Refuse angels » mais au bout d’une petite heure, rappel compris au cours duquel ils nous réserveront quand même deux bonnes surprises issues de leur pénultième opus, « Sunday (Psychic Conversation #9) » et « Welcome Trouble », les sauriens s’éclipsent, en nous laissant sur notre faim…

(Organisation Botanique)

 

 

Crocodiles

Croco court…

Écrit par

Une pincée d’arrogance et un zeste de morve, c’est ce qui sied à merveille au Rock quand le propos est pertinent. Mais le jeu est subtil, et il y a une marge à ne pas franchir, sous peine de foutage de gueule total. Et en ce soir de septembre, les Crocodiles se sont cassé les dents…

Arrivé dans l’urgence sur le coup de vingt heures quinze, je me réjouis de m’entendre dire que le set vient à peine de commencer.

Las ! Je n’imagine pas encore que les trois minutes manquées représentent le dixième du concert de ce soir.

Les voûtes du Witloof bar résonnent sous les assauts de ces Californiens au nom vernaculaire, alors que je m’y engouffre.

Quelques instants suffisent pour se faire une idée.

Instantané d’une décade dorée.

Chez ces Crocodiles, on décèle du Echo And The Bunnymen, du Jesus And Mary Chain, et beaucoup d’autres influences, certes fort bien assimilées.

Les ingrédients feraient merveille, mais il manque définitivement quelque chose. Cette touche sensible qu’on appelle génie. Et celui-ci s’obstine à rester cloîtré dans sa lampe.

Alors, il reste l’attitude. Qui ne camouffle pas tout. Qui ne justifie rien. Trente-cinq minutes et puis s’en vont.

Pas de rappel.

Sans doute pas assez de matériel.

Pas grand-chose à ajouter.

(Organisation : Botanique)

 

Crocodiles

Endless flowers

Écrit par

Formé en 2008 par Brandon Welchez (guitare et chant) et Charles Rowell (guitare), Crocodiles publie un nouvel opus, deux ans après avoir gravé « Sleep Forever ». De quoi permettre au reptile californien (NDR : la formation est issue de San Diego) de quitter les eaux marécageuses de la scène underground pour y croquer un public plus large. Et comme « Endless Flowers » est savoureux, pourquoi ne pas ne pas y mordre à pleines dents ?

Au menu, cordes de guitares shoegaze et nappes de claviers susceptibles de rappeler la musique de leurs compatriotes, The Pains at Being Pure at Heart ou Beach House (le morceau de dream-pop, « Hung Up On a Flower »). Une expression sonore atmosphérique, brumeuse, mélodieuse, partagée entre compos légères, imprimés sur un tempo allègre (« Bubblegum Trach », « No Black Cluds For Dee ») ainsi que plages plus sauvages, secouées par des rythmes variables et découpées dans des riffs de gratte particulièrement efficaces (« Endless Flowers », « Dark Alleys »). Le tout saupoudré, circonstanciellement de chœurs.

Un bémol. La pochette. Elle est horrible. Sans quoi, après avoir ôté l’emballage, « Endless Flowers » est à dévorer dans son intégralité !