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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Dirty Three

She has no strings apollo

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Septième galette pour le trio aussie Dirty Three. Et au sud-est rien de bien nouveau. Voilà donc une dizaine d'années, que sortis de leur Melbourne natal, nos trois musiciens ont jeté au monde une émotion, certes relativement inclassable, mais qui commence à manquer cruellement de sons frais. A la croisée des chemins, entre folk et rock noisy, le groupe a conservé depuis toujours une formule inébranlable, à savoir une musique instrumentale, mélancolique, intime et passionnée, emmenée par un violoniste habité (possédé ?) qui répond au nom de Warren Ellis. Derrière ce personnage, Jim White aux drums et Mick Turner à la gratte tentent tant bien que mal à se faire une place. Jusqu'à présent, la sauce prenait. Il faut dire que tous participent ou tout au moins collaborent, à des side-projects réputés. White apporte ses baguettes dans le Boxhead Ensemble ou chez Chan Marshall de Cat Power ; tout comme Turner et Ellis d'ailleurs. L'ombre d'Ellis risquant de masquer le travail de nos 2 compagnons, ils décident alors de former The Tren Brothers (Drag City). C'est dire le besoin de respirer. Quant à Ellis, il lui arrive aussi de pousser de l'archet chez les Bad Seeds de Nick Cave. Un compatriote ! De la dispersion commence à se manifester. Pas d'affolement pourtant. Ce constat sous forme de bilan ne signifie finalement pas grand chose. "She has no strings Apollo" ne regroupe peut-être pas les sommets du groupe, mais des 7 titres émergent quand même quelques moments de bravoure. Et on se remet à rêver d'une collection de la trempe des précédents elpees. Relevons malgré tout "Long way to go with no punch" et son piano répétitif. Et... heu ! C'est à peu près tout. Live, Dirty Three m'a laissé sur ma faim lors de leur dernière tournée et j'apprends que le concert bruxellois prochain est annulé. Ils partageaient l'affiche avec Catpower. On leur accordera donc le bénéfice du doute… Y'a de l'inceste dans l'air je vous le dis moi...

Dirty Three

Le rock n’est pas mort, Dirty Three en est la preuve vivante…

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Mea Culpa, je n’avais jamais entendu la moindre note dispensée par Dirty Three, avant d’aller les découvrir, ce 6 juin, à l’AB de Bruxelles. Mais on m’avait tellement dit du bien à leur sujet, et notamment en ‘live’, que je me suis finalement décidé à me rendre à un de leurs concerts. Paraît même que c’est un des meilleurs groupes, au monde, sur scène…

Bien sûr, je savais vaguement que Warren Ellis avait milité chez les incontournables Bad Seeds chers à Nick Cave et que le trio australien était responsable d’une musique instrumentale dominée par le violon de son leader charismatique ; mais c’était à peu près tout !

Le public qui assiste à ce set dans l’AB Box est clairsemé (quel bonheur, finalement !) pour accueillir le trio issu de Melbourne. Il fait suite à celui de Papa M (David Pajo). Warren Ellis a une aura presque magnétique. A cause de son look de père spirituel vaudou (NDR : non, ce n’est pas Sébastien Tellier !)

Dès le morceau d’ouverture, on se rend compte être en présence de musicos tout bonnement fabuleux. Outre sa présence scénique, Ellis est un véritable virtuose. Et puis, il peut s’appuyer sur deux excellents collaborateurs. Aux drums, Jim White maîtrise parfaitement toute la puissance qu’il libère. Quant aux interventions de Mick Turner à la guitare, elles sont aussi précises que diaboliques. Leurs longues constructions sonores mêlent le post-rock (oui, oui !), le blues et le jazz. Et le résultat est fascinant, effrayant et divertissant, à la fois. On comprend mieux pourquoi le band est régulièrement sollicité pour composer des B.O. de films, car leur musique est éminemment cinématographique. Pas la moindre faiblesse au cours de leur spectacle. Et puis, on apprécie ce contraste parfait entre l’humour décalé et ravageur (NDR : en français, le rockeur habite Paris) du leader et le climat ténébreux de leur musique.

Après deux heures de prestation, l’auditoire en redemande. Au sein de cette ambiance électrique, les Dirty Three ont démontré que les véritables musiciens de rock existaient encore… Pas étonnant qu’un spectateur leur a demandé de reprendre une compo des Stooges, dont l’esprit hantait, ce soir, les lieux…

(Organisation AB)

 

Dirty Three

Cinder

Même si les Dirty Three en sont déjà à leur septième album en l’espace de 14 ans, on a beau dire mais ‘non non rien n’a changé’, et tout continue, cahin-caha, sans grands bouleversements sonores : la seule grande nouveauté de ce disque, c’est Chan Marshall (Cat Power), qui pousse la chansonnette sur le joli « Great Waves ». C’est en effet la première fois qu’un album des Dirty Three n’est pas intégralement instrumental, mais à part ça, rien de nouveau dans la besace de Mick Turner (guitare), Jim White (batterie) et du Bad Seeds Warren Ellis (violon). Si les morceaux ont peut-être gagné en concision et en vigueur (« Doris », « The Zither Player »), ou s’approchent rythmiquement d’un jazz néo à la Chicago Underground Trio (« Rain On »), ce « Cinder » n’arrive cependant pas à éclipser la splendeur du fameux « Ocean Songs » sorti en 1998. Les Dirty Three, ancêtres du post-rock à la Constellation ? C’est la bio qui le dit, mais à vrai dire tout le monde s’en fiche. On bâille.

Low + Dirty Three

In The Fishtank 7

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Voilà une idée qu'elle est bonne : inviter gracieusement un groupe en tournée aux Pays Bas pour offrir 2 jours de studio totalement libres afin d'enregistrer un maximum de 30 minutes de musique. Entendez donc aussi bien des reprises, des inédits, qu'une collaboration comme c'est le cas pour ce septième volet de la collection. Pour le petit rappel, les autres artistes ayant déjà bénéficié de cette opportunité sont : Nomeansno, Guv'ner, The Tassilli Players, Snuff, Tortoise + The Ex et enfin June Of 44'. Comme vous le remarquerez, pas de cloisonnement de style et prions pour que cette initiative ne s'arrêtera de si tôt. Revenons à ce Fishtank vol. 7. Que les admirateurs des 2 formations ici présentes se rassurent, ils retrouveront leurs chats. Pas de changement de style radical, mais une légère plus value pour les 2 groupes. Low continue son introspection country/folkisante de l'ouest américain, épaulé par la délicatesse de violon d'Ellis des ‘3 mauvais’. Féru de Dirty Three, je ne retrouve cependant par l'aspect crescendo et les tourments du violon d'Ellis (excepté sur le dernier morceau digne d'un Temple Of The Dog !) Mais bon, comme ils sont les ‘invités’ de Low, j'imagine qu'ils ont du se fondre dans les compositions plutôt que d'imprimer vraiment leur style. Quoi qu'il en soit, cet Ep reste d'une beauté et d'une limpidité exemplaire pour toute personne un tant soit peu mélancolique…

 

Dirty Three

Whatever you love, you are

Écrit par

Ceux qui ont assisté à un concert de cette formation l'attesteront, la musique proposée par Dirty Three est peut-être l'une des plus émouvante et personnelle qui soit. En effet, tous les membres du groupe vivent littéralement leur musique. Emmenés par le violoniste en chef Warren Ellis, membre à part entière des Bad Seeds de Nick Cave et véritable épine dorsale du groupe, le batteur et le guitariste ne peuvent que suivre au plus près les saynètes illustrant chaque morceau. Car là se trouve la réelle force de Dirty Three. Un pouvoir narratif redoutable. Et même si la dernière livraison n'apporte rien de neuf dans la structure musicale, la formation s'est permise de multiplier les collaborations. C'est ce bilan que le combo nous présente aujourd'hui. Bon, l'ambiance s'accroche à une certaine mélancolie, à une certaine tristesse. Mais n'est-ce pas là la véritable marque de fabrique du groupe ? Et puis, tant de sincérité touche inévitablement. Dirty Three : quand les instruments se font porte-parole des musiciens !