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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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kissdoomfate

L’embrasement de kissdoomfate…

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kissdoomfate, duo dark pop franco-américain, explore, depuis 2018, les profondeurs de la pop pour en distiller un son sauvage et sensuel.

Le duo fait contraster naturellement rythmes traps acérés et ritournelles pop les plus catchy. Pour les situer dans l’océan dark pop, on peut prêter l’oreille aux échos de Massive Attack, Grimes, ou encore Gesaffelstein.

Accompagné depuis un an et demi par le dispositif Equipe Espoir du Chabada et édité par Trepan Records, kissdoomfate a clôturé 2021 en beauté lors de deux événements clés : la sortie de « Chagrin « et un concert étincelant sur la scène du Chabada.

Son dernier single, « Ablaze » sort le 30 Septembre 2022 et marque une tournure pour le projet... Mathilda continue l’aventure en solo avec un nouveau projet électro-pop baptisé MaqSirena.

Ablaze est comme un pot de glace après une rupture : c'est simple, savoureux et sentimental.

La guitare électrique ouvre la plage par une boucle lo-fi, soutenue par une session rythmique trap ‘vibey’, le tout embelli par une performance vocale intime. La session live, filmée par l'allié de longue date, Nicolas Contant, s’est déroulée sur la scène du bar Le Garage à Angers, QG du duo depuis ses débuts. Fidèle au style kissdoomfate, le clip vous invite à rêver sur la vie, l’amour, et le chagrin. Ça tombe bien : « Ablaze » constitue la dernière sortie de kissdoomfate. Et il est disponible sous forme de clip, ici

Qu’annonce la suite ? Un nouveau départ pour la chanteuse, Mathilda, en solo sur scène pour le projet électro-pop MaqSirena.

Doom

Unexpected Guests

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Non, ce disque n’est pas la bande son du fameux jeu vidéo, pionnier du style fps (First Person Shooter) apparu dans les années 90. Il s’agit ici de la dernière galette de Daniel Dumile, alias MF DOOM, alias King Geedorah, alias Metal Fingers, alias tutti quanti... A force, on finit d’ailleurs par s’y perdre un peu. D’ailleurs, si ce rappeur est né en Angleterre, il a rapidement déménagé aux States, en compagnie de sa famille. Et cet étrange personnage appartient aujourd’hui à la scène rap américaine. Doom est exubérant, prolixe et prolifique (une dizaine d’albums, autant d’Eps et un nombre incalculable d’apparitions comme guests) ; mais surtout, complètement à la masse. Affublé en permanence d’un masque de fer, l’artiste traîne sa carcasse d’écorché vif que la vie n’a pas épargné. Après avoir perdu son frère, il devient alcoolique, pire toxicomane. Sa maison de disque de l’époque (Elektra) le vire. Doom se retrouve à la rue, sans un kopeck et finit SDF. Il aurait pu terminer sa carrière sur un banc si un élan de volonté n’était venu lui traverser l’esprit. Et plutôt de revenir en toute discrétion, Doom choisit la grande porte et commet album sur album à un rythme effréné.

« Unexpected Guests » est le dernier en date. Il s’agit cependant d’une compilation recelant quelques inédits, plutôt que d’un véritable nouvel opus. De sa voix à faire trembler un minet, ses lyrics tranchants et ses beats entraînant Doom, balance comme d’habitude la grosse artillerie. On croise aussi des guests qui méritent le respect, tels que de De La Soul, Talib Kweli, Dilla Ghost et autres pointures de la scène hiphop. Le style de l’Américain est parfaitement maitrisé, avec ses airs old school et ses basses à filer des coups dans le ventre. Doom tend à prouver une nouvelle fois que ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort.

 

Hoodoomen

On stage – The house of live

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Les Hoodoomen sont issus de la Normandie. De la région de Caen, très exactement. Fondé en 1996, le line up impliquait à l'époque Pascal Fouquet à la guitare, Thierry Hau à l'harmonica, et pour section rythmique, une histoire de famille partagée entre Bernard et Francis Marie, respectivement bassiste et drummer. Il y a trois ans, Thierry a cependant été remplacé par le chanteur/harmoniciste Philippe Brière. En 2002, la formation a remporté le Tremplin Blues-sur-Seine, un concours qui cerne bien les valeurs du blues français. Son premier elpee, "Blues", est paru en 2000. Le second , "Keep on dreamin'", deux ans plus tard. Février dernier, les Hoodoomen ont enregistré leur set au House of Live de Paris. Un événement immortalisé sur ce nouvel elpee sous-titré "House of Live presents from the West Coast the Hoodoomen on stage". Il faut dire que la formation a forgé sa réputation sur les planches, et il est intelligent de leur part de ne pas avoir attendu plus longtemps pour commettre ce disque 'live'. Pour la circonstance, ils ont reçu le concours de Fabien Saussaye, au piano.

La formation appose immédiatement sa signature sur "Hoodoomen theme", en présentant les solistes. Instantanément, cette ouverture sent bon la West Coast et met en exergue, tour à tour l'harmonica, l'orgue et la guitare. Maintenant, je comprends mieux pourquoi ce band alimente le haut du panier hexagonal. Sa musicalité n'est jamais prise en défaut, et puis la cette section rythmique libère un de ces grooves! Le swing et le jump s'entremêlent tout au long de "Shake it", une plage signée par l'harmoniciste californien Johnny Dyer. Le jeu aux six cordes de Pascal Fouquet semble camper un compromis entre l'école de la West Coast et celle du Texas (Albert Collins, T-Bone). Pour interpréter le "Yeah, yeah, yeah" de Joe Liggins, l'ensemble prend la direction de la Nouvelle Orléans. Nous sommes plongés dans le zydeco. L'invité Philippe Sauret est au frottoir. Fabien joue du piano qui roule. Francis impressionne aux percussions. Tout semble si facile! Balayé par le cri du coyote de Philippe, leur "Like a coyote" est un solide shuffle comme on peut les produire à Austin ou Dallas. Pascal y joue au feeling comme un Anson Funderburgh des bons jours. Philippe n'est pas en reste. Il souffle comme un possédé. Il a parfaitement assimilé le jeu des grands. Les Hoodoomen enfilent avec talent plusieurs classiques. Tout d'abord le blues lent de T-Bone Walker, "Stormy Monday". L'accompagnement de Fabien au piano est brillant. La partie de guitare exacerbe tous nos sens. "Further on up the road", ensuite. Une compo très jump, soutenue brillamment par un harmo à la Piazza. "Just your fool" de Little Walter, également. "You don't have to go" de Jimmy Reed, encore. L'inspiration made in Chicago est omniprésente. Et même "My girl Josephine" de Fats Domino, qui transpire cette bonne humeur débordante de la Nouvelle Orléans. "Little bitty pretty one" est un exercice de style pour le talentueux Philippe Brière à l'harmonica. "But nothin' else" nous emmène en Louisiane, du côté des swamps, adressant au passage un clin d'œil à Guitar Slim. Tout au long du solide boogie "Quarantine", Pascal passe en revue ses goûts en matière de cordes, un instrumental au cours duquel Fabien se trémousse aux ivoires. Cet excellent album 'live' brille par la qualité de ses compositions, et démontre que cette formation possède un registre particulièrement ample.