Les mille destins d’eightycuts

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Melody’s Echo Chamber

L’univers sans nuages de Melody’s Echo Chamber…

En amont de la sortie ce vendredi de « Unclouded », son quatrième album studio, Melody’s Echo Chamber dévoile un nouveau titre, « The House That Doesn’t Exist ».

Avec ses cordes plongeantes, ce single dégage une élégance diaphane, s’élevant vertigineusement avant de conclure agréablement dans les registres graves. La relation de travail symbiotique entre Melody et le producteur Sven Wunder est ici incarnée, les couplets électrisants de Melody trouvant à chaque fois une réponse dans l'ensemble complémentaire.

« Unclouded » recèle les singles déjà sortis « In The Stars », « Eyes Closed » et « Daisy ».

‘La musique que je crée occupe de manière inhabituelle la zone liminale entre le réalisme et les fables’, explique Melody. ‘Mais plus j'acquiers d'expérience de la vie, plus j'aime la vie et moins j'ai besoin de m'évader. Si mon cœur est souvent cafardeux, j'ai aussi l'impression d'avoir rassemblé tous les morceaux de moi-même qui étaient éparpillés partout et de les avoir collés ensemble avec de l'or, comme dans l'art japonais du kintsugi.’ (Le kintsugi est un art japonais qui consiste à recoller des poteries cassées avec de la laque dorée ou argentée).

La distribution impressionnante d'« Unclouded » implique le maestro suédois Sven Wunder, qui a coproduit l'album et contribué à l'écriture, apportant sa palette sonore unique à cette toile richement texturée; Josefin Runsteen aux cordes, qui apporte son intelligence avant-gardiste au tableau; Daniel Ögen à la guitare et Love Orsan à la basse, que Melody décrit comme ‘les maîtres du groove velouté’ ; le batteur britannique Malcolm Catto ; enfin, Reine Fiske (de Dungen), collaborateur régulier, qui a enregistré de superbes parties de guitare que l'on retrouve tout au long de l'elpee.

Ainsi, « Unclouded » est un opus qui célèbre le moment présent, quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvons.

« The House That Doesn’t Exist » est disponible sous forme de clip ici

 

Melody’s Echo Chamber

Le monde sans nuages de Melody’s Echo Chamber

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Melody’s Echo Chamber dévoile « Eyes Closed », extrait de son quatrième album « Unclouded », prévu le 5 décembre chez Domino. Ce morceau, porté par le batteur britannique Malcolm Catto, mélange psychédélisme, soul et krautrock, et reflète l’approche artistique et avant-gardiste de Melody. L’opus inclut aussi les singles délicats « In The Stars » et « Daisy », qui baignent dans le psych-pop. Melody explique que sa musique explore la frontière entre réalisme et fable, et que son expérience de vie lui permet d’apprécier davantage le présent. « Unclouded » a bénéficié du concours de nombreux collaborateurs et célèbre l’instant présent, inspiré par l’énergie positive de la tournée de retour de Melody en 2022 et son amour renouvelé pour la vie.

« Eyes closed » est en écoute ici

 

Echolalia

Echolalia

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L’écholalie (NDR : en anglais Echolalia) est une tendance spontanée à répéter systématiquement tout ou une partie des phrases, habituellement de l'interlocuteur, en guise de réponse verbale.

Echolalia, c’est aussi un quatuor texan, originaire de Nashville, qui a enregistré son album éponyme dans une ancienne abbaye datant de 1160, située sur l'île de Wight. Cette abbaye restaurée, est aujourd'hui transformée en studio d'enregistrement.

L'album d'Echolalia est une œuvre unique, à la fois pastorale, psychédélique, confortable, progressive, familière et inattendue.

Hormis les ballades, les morceaux de l'album tirent un peu dans toutes les directions. Caractérisé par sa mélodie doucement douloureuse et sa steel guitare gémissante, "Dreams Of You" ouvre l'elpee. Paru en single, "Odd Energy" se distingue par sa rythmique lyrique et propulsive avant de s’enfoncer dans le psychédélisme. Les lignes mélodiques de "Little Bird" sont hantées par Paul McCartney. Romantique, "Blood Moon" est tramé sur des accords de piano martelés. Si "Rainbow Road" rappelle le style vaudeville des Tiger Lillies (les sticks de drums à balais jazzyfiants), "The fox and the grapes" lorgne vers une forme de folk prog qui invite paradoxalement un moog.

L'album s’achève par "In The Pub", une plage qui sort vraiment de l’ordinaire. Dans l’esprit de Beck et sur un ton hip hop, elle recrée l’atmosphère particulière qui règne dans un pub.

Podcast # 74 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Echo Beatty

Les troubles de vision d’Echo Beatty…

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Le nouvel elpee d’Echo Beatty, "Vision Glitch", paraîtra le 3 mars 2023. Il s’agira de son troisième.

"Vision Glitch" nous entraîne à travers un monde où la réalité et les rêves se heurtent. Grâce à un mélange unique de guitares audacieuses et granuleuses qui alimentent des mélodies infectieuses recouvertes d'éléments doux et chaleureux, Echo Beatty crée un son distinct dans le rock indépendant et la pop alternative. L'album est un mélange de flashbacks, de déjà vus, de séquences de rêves, de réflexions, de visions et de souhaits, mêlant passé, présent et futur dans un seul et même glitch. L’opus été mixé à LA par Omar Yakar Jr, qui a déjà travaillé avec The War on Drugs, Warpaint et Perfume Genius.

En attendant la sortie de cet LP, une session ‘live’ de "The silence", titre d’ouverture de ce futur long playing, est disponible ici.

 

Melody’s Echo Chamber

Bon voyage

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Melody Prochet a vécu des moments difficiles, au cours de ces dernières années. D’abord son petit ami l’a quittée. Pas n’importe qui, puisqu’il s’agissait de Kevin Parker, le leader de Tame Impala. C’est elle qui avait inspiré et coproduit le troisième elpee de la formation australienne, « Currents ». Puis elle a subi un grave accident qui a failli lui coûter la vie. Il lui a donc fallu de nombreux mois avant de recommencer à écrire. Exercice qu’elle va reprendre, en 2016, en s’isolant dans la forêt de Stockholm. Et « Bon voyage » constitue le fruit de son travail. Une œuvre pour laquelle elle a reçu le concours des Suédois Frederik Swahn et Reine Fiske ainsi que de Nicholas Allbrook, le boss de Pond.

Elle chante tour à tour en français, anglais ou suédois, des morceaux qui trahissent un bien compréhensible sentiment de tristesse et une douleur toujours bien vivace, d’une voix éthérée qui rappelle celle de Jane Birkin ou de Lætitia Sadier (Stereolab), mais sur un ton parfois allègre.

Curieusement, « Visions of someone special, on a wall of reflections » emprunte un arrangement au “Ford Mustang » de Serge Gainsbourg ; mais au cœur d’une multitude de développements (NDR : dont des claviers emphatiques). Comme sur quasi toutes les plages de cet opus, d’ailleurs. Des morceaux complexes, aventureux, expérimentaux, parfois orientalistes, à l’instar de « Desert house », au cours duquel se croisent des cris, des respirations, des plaintes, des interventions au violon, des scratches, des bandes passées à l’envers et même de la guitare traitée par la pédale wah wah comme chez feu Frank Zappa. Et on n’est pas au bout de nos surprises ; depuis « Cross my heart », qui mêle section de cordes, synthés, bruitages, contrebasse et flûte jazzyfiante au disco/funk « Shirim », traversé par une gratte mugissante, en passant par l’insouciant (ces sifflotements !) « Breathe in, breathe out » et encore l’excellent « Quand les larmes d’un ange font danser la neige », une piste shoegaze qui met en exergue le drumming à la fois ample et remarquable. Une exception qui confirme la règle, la bossa nova minimaliste « Var Har Du Vart ? ». Un album fort intéressant sous son angle expérimental, mais parfois un peu trop surchargé…

Dots Will Echo

Drunk Is The New Sober/Stupid Is The New Dumb

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Être abrité au sein d’Asthmatic Kitty, le label de Sufjan Stevens, n’est pas forcément un gage de qualité. Certes, la maisonnette compte bien dans ses rangs quelques artistes respectables  tels que DM Stith, Castanets, My Brightest Diamond ou messire Stevens lui-même. Tandis que Dot Will Echo appartient aux brebis galeuses, tant le contenu de son « Drunk is the new sober/Stupid is the new dumb » ne vaut pas un caillou.

Le duo originaire du New Jersey propose pas moins de 19 morceaux (et 4 interludes) tous aussi irritants les uns que les autres. En parfait dilettantes, Nick Berry et Kurt Biroc concoctent des chansons à base de Folk, de Rock, d’Americana et de Country, sans vraiment savoir vers lequel de ces quatre genres se tourner. Tout au long du disque, le duo s’amuse sans amuser, psalmodie plus qu’il ne chante, et laisse perplexe sur l’intérêt du surnombre de compositions proposées. Sans compter que le DIY des deux rigolos sonne comme un anachronisme ou plutôt comme un scud qui serait passé inaperçu au début des années 90, et ne risque pas de faire beaucoup plus remous aujourd’hui. Un disque inutile.

 

Echo Lake

Wild Peace

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Des circonstances tragiques ont entouré la publication du premier album de ce groupe londonien. Et pour cause, « Wild Peace » était à peine tombé dans les bacs, que Peter Hayes, leur drummer, perdait la vie. C’était en juin dernier. Ce dernier n’a donc pas eu l’opportunité d’entendre les premiers échos recueillis lors de la sortie de cet elpee. Et pourtant il en aurait été fier, tant les médias ont été unanimes pour le couvrir d’éloges. Car en effet, ce « Wild Peace » est bon, voire très bon.

L’expression sonore d’Echo Lake évolue quelque part entre la dream pop de Beach House et le shoegaze de My Bloody Valentine. A l’écoute de cet elpee, on entre en lévitation continue, pour ne revenir sur terre que 40 minutes plus tard, après les dernières notes de « Just kids ». Pour nous accompagner, il y a la voix de Linda Jarvis. Ethérée, chargée de reverb’, elle parvient néanmoins à s’extraire des nappes de claviers (« Wild Peace », « In Dreams ») ou de vagues de guitare constamment distordues (« Young Silence »), dispensées par l’autre tête pensante du groupe, Thom Hill…

Malgré le drame qui l’a frappé, le band insulaire est reparti en tournée en octobre et prévoit de nombreuses dates, en Grande-Bretagne, en 2013. On espère qu’il aura la bonne idée de venir défendre ce chouette opus, chez nous…

 

Echoboy

Giraffe

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Pour enregistrer son troisième opus, Richard Warren a reçu le concours de Flood à la production. Un personnage célèbre pour avoir mis en forme certains albums de Depeche Mode, de U2 et du défunt Smashing Pumpkins. Un disque qui est loin de démarrer sur les chapeaux de roues, car les quatre premières plages sont étouffées par une boîte à rythmes aussi primaire qu’agaçante. Le pire, c’est qu’« Automatic eyes » et « Don’t destroy me », les deux premiers fragments du morceau de plastique, étaient annoncés comme des hits potentiels. N’importe quoi ! Mais le plus triste procède du traitement infligé à « Comfort of the hum », une très belle chanson, digne de Joe Jackson, véritablement massacrée par un ‘tchack tchack boum’ obsessionnel (NDR : manque plus que le pouet pouet !). Mais alors que j’étais prêt à siffler la fin de la récréation, la suite des événements a soudainement pris une tournure beaucoup plus intéressante. Beaucoup plus sombre aussi. D’autant plus que le ‘tchack tchack boum’ s’est mué en tempo plus new wave, plus hypnotique, lorsqu’il ne s’est pas totalement effacé. A l’instar du trip hop atmosphérique « High speed in love ». Le reste est cependant et manifestement influencé par le début des eighties. Epousant des mélodies sombres mais envoûtantes. A l’instar du gothique « Fun in you », du ‘joydivisionesque’ « Lately lonely », de « Good on T.V. », sorte de pop song californienne des sixties écorchée par une basse cold, mais revisitée par l’esthétisme glacé d’un Duran Duran. De « Wasted spaces », un fragment sculpté dans un funk blanc réminiscent d’A Certain Ratio que Chemical Brothers aurait pu remixer. Et enfin de « Nicely all the time », un blues industriel tramé sur fond de psychédélisme brumeux.

 

Echo & The Bunnymen

Flowers

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Echo & The Bunnymen vient de sortir deux albums en quelques semaines. Nous n'avions pas eu le loisir d'écouter le mini cd " Avalanches ". Et au vu du peu de (bonnes) critiques recueillies par cet elpee, il était sans doute préférable de ne pas en rajouter. On comprend aussi mieux ainsi pourquoi la promo est parfois inexistante… Mais venons-en à ce " Flowers " qui constitue le huitième opus de l'ensemble ou le troisième depuis sa reformation. Encore qu'aujourd'hui, du line up initial, il ne reste plus que Ian Mc Culloch et Will Sergeant.

" Flowers " m'a agréablement surpris. Pas seulement parce que la voix de Ian affiche toujours ce même charisme, manifeste toujours autant de charge émotionnelle. Ni parce que la guitare de Will continue d'aiguiser à la perfection les mélodies contagieuses, de ses riffs tantôt fluides, chatoyants, carillonnants, reverb ou torturés. Mais parce que la symbiose entre le sens mélodique et les mots qui manifestent un spleen, une inquiétude face à la vulnérabilité de l'être humain, à fuite inexorable du temps ou des rêves qui s'évanouissent, est irréprochable. On a même droit à deux compositions découpées dans une new wave bien enlevée. " Everybody knows " tout d'abord. Réminiscent de "Lips like sugar". " An eternity turns " ensuite. Où Echo & the Bunnymen explore sa propre version du psychédélisme. Et le reste ne manque pas d'allure. A l'instar du ‘reedien’ " Buried alive ", des contagieux " It's all right " et " Super mellow man ", que vous avez peut-être déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique ; ou encore de " King of kings ", dont le climat est tellement proche du " Riders on the storm " des Doors. Une bonne surprise !

 

Echo Tattoo

Room of toys

En remportant le 1er prix du second European Contest, qui s’est déroulé à Copenhague en 1996, cette formation drivée par une certaine Evie Hassapidou-Watson, chanteuse et principale compositrice, est enfin parvenue à s’extirper de la scène alternative hellénique, au sein de laquelle elle végétait depuis 1989. Conséquence directe, son deuxième album a été enregistré à Bath, en Angleterre sous la houlette de Bryan New, producteur de Cure, des Sugarcubes, de Neneh Cherry, mais également ingénieur du son chez Massive Attack. Un album qui recèle, nonobstant son éclectisme un peu trop ample, de bonnes surprises. Et en particulier lorsque les compositions atmosphériques se propagent sur un tempo trip hop spasmodique, le plus souvent profilé sur une basse dub, caoutchoutée, pour célébrer une hypothétique rencontre entre Propaganda et Smoke City. Ou encore, lorsque les mélodies pop épousent un profil plus vindicatif, un peu comme si Texas avait mangé du post punk, sans pour autant oublier de soigner les arrangements. Pour le reste, on a l’impression que le groupe se cherche encore, et en particulier lorsqu’il aborde le domaine du rock. Qu’il soit progressif, cosmique, U2esque ou encore tribal…

 

Echo & The Bunnymen

What are you going to do with yourself

Lorsque Pete de Freitas décède en 1989, à la suite d’un accident de moto, il n’y a plus grand monde pour oser parier un penny sur une éventuelle reformation d’Echo & The Bunnymen, alors séparé depuis deux ans. Pourtant, début 97, Ian Mc Culloch, Will Sergeant et Les Pattinson décident de remonter le groupe. Qui dans l’enthousiasme, sort le très prometteur " Evergreen ". Faut dire que les trois comparses ont connu la traversée du désert. Ian surtout. Lui qui n’est jamais parvenu, aussi bien chez Electrafixion que lors de son aventure en solitaire, à retrouver la magie d’un illustre passé. Les Pattinson, de son côté, n’aura fait qu’une apparition fugitive, puisqu’il s’est éclipsé peu de temps avant l’enregistrement de ce " What are you going to do with yourself ". Réduit à un duo, la formation s’est entourée d’une multitude de musiciens. Notamment ceux de Fun Lovin’ Criminals. Sur " When it all blows over " et " Get in the car ". Deux titres qui privilégient le groove, plutôt que le funk. Car, c’est surtout le concours du London Metropolitan Orchestra qui insuffle, aux neuf fragments de l’opus, sa coloration romantique, mélancolique, réminiscence d’ " Ocean rain ". Ian y confesse, de sa voix intense, frémissante, ses visons de l’amour et de la vie, participant ainsi à merveille à une véritable symbiose entre les mots et la musique…

 

Echobelly

Lustra

Difficile d’évoluer lorsqu’on est égal à soi même. C’est un peu le dilemme auquel est confronté Echobelly. Parce que toutes les compositions de " Lustra " auraient pu aussi bien figurer sur les deux premiers albums, " Everyone’s got me " et " On ". Et la présence de Gil Norton à la production (Pixies, Echo & The Bunnymen, Foo Fighters) n’a strictement rien changé. N’empêche, cet opus demeure agréable à écouter. Onze fragments de britpop hymnique, vivifiante, purifiés par des cordes guitares crépitantes, cinglantes, imprimés sur un tempo capricieux et contaminés par le timbre vocal acéré, emphatique de Sonya Aurora Madan, responsable de textes qui traitent de schizophrénie, d’obsession et de meurtre…

 

Pumblechook

Pumblechook

Ils sont six et nous viennent d'outre-Quiévrain. Jusque septembre 97, ils étaient dispersés entre Lille, Orléans et Paris. Aujourd'hui, seul le chanteur réside encore à l'extérieure de l'Ile de France. Un chanteur qui, soit dit en passant, est né à Dublin. Ce qui explique sans doute pourquoi les parties vocales sont exprimées dans un anglais parfait. En outre, son timbre vocal rappelle, quelque part Tom Barman. Le chanteur de dEUS. Un groupe auquel Pumblechook se rapproche le plus. Enfin dont la musique est la moins éloignée. A cause des mélodies, bourrées de charme imprévisible. Et puis de multiples influences qui surgissent un peu partout et aux moments les plus inattendus. On pense parfois à Red Hot -NDR : juste pour le fun(k) !-, à Spencer Davies Group, à Soapstone, à Captain Beefheart, à Eels et bien sûr à dEUS. Mais en tous cas cet opus éponyme et autoproduit nous a agréablement surpris. Avec en point d'orgue (NDR : hammond !), un " Tiptoeing ", que nous aurions facilement vu figurer dans les charts des singles indépendants britanniques, s'il n'y avait ce final un peu trop déstructuré. M'enfin, c'est un avis personnel. Ah oui, il y a également d'autres petites perles, telles que " Glass bubbles " et " The heptalump ", et puis une plage réservée à des percussions pseudo-africaines particulièrement réussies, " Mowgly lost & depressed ". Paraît que la formation l'avait enregistré pour se marrer. Là où en a moins envie de rigoler, et même franchement de pleurer, c'est lorsqu'on sait que cet ensemble n'a toujours pas réussi à trouver un distributeur...
 

 

Echo & The Bunnymen

Evergreen

Toutes celles et tout ceux qui ont connu et surtout aimé Echo & the Bunnymen doivent se demander s'ils ne sont pas occupés de rêver. Ian McCulloch, Les Pattinson et Will Sergeant, à nouveau réunis ! Bien sûr, Pete de Freitas, victime d'un accident mortel en 1989, a été remplacé par Michael Lee, drummer qui avait participé à la dernière tournée mondiale de Page et de Plant. Mais l'âme du groupe liverpuldien, le plus important du début des eighties, est demeurée intacte. Question d'exorciser le passé, le combo a d'ailleurs décidé de dédier " Altamont " à feu leur ancien camarade. Parce qu' " Evergreen " se conjugue au temps de la new wave intemporelle. Celui de " Crocodiles ", " Heaven up here " et de " Porcupine ". La magie du romantisme attachant et la mélancolie unique de leurs mélodies portent toujours leurs effets. Et on ne peut que succomber sous le charme des douze fragments de cet " Evergreen ", qui a bénéficié, en outre, des studios Abbey Road à Londres. Question d'enrichir la texture sonore de multiples arrangements de cuivres, de cordes et même vocaux. Liam Gallagher (Oasis) est également venu donner de la voix sur " Nothing lasts forever ", rappelant ainsi qu'il était demeuré un grand fan d'Echo & the Bunnymen. Après avoir écouté un tel album, nous nous étonnerions que vous ne partagiez pas notre avis...

 

Echobelly

On

Décidément, la scène pop britannique est en pleine ébullition. Car si le nouvel album de Blur nous a séduits, le deuxième d'Echobelly nous a totalement conquis. Une véritable pluie de singles potentiels s'est d'ailleurs abattue sur "On"... Si Echobelly est aux Smiths ce qu'Elastica est aux Stranglers, il est cependant difficile d'imaginer que Sonia Aurora soit la réplique féminine de Morrissey. A cause de ses inflexions vocales? Peut-être! Et encore... Ses lyrics? Pas du tout, puisqu'ils abordent des sujets aussi contemporains et féministes que l'avortement, la discrimination sexuelle et raciale lorsqu'ils ne se consacrent pas au voyeurisme de la société ou aux abus de consommation de drogues. Musicalement, si le trémolo de guitare rappelle vaguement Johnny Marr, l'expression sonore est beaucoup plus vivace, plus pétillante, plus féroce. Les rythmes découpés au rasoir. Les mélodies contagieuses, venimeuses. L'électricité intense, grinçante, effilée. Et puis la voix inoxydable, sensuelle de Sonia exhale une sensibilité pop instantanée, unique, explorant les émotions les plus extrêmes...

 

Echobelly

Everyone´s got one

Morrissey a avoué récemment être tombé sous le charme de ce groupe ; et le Melody Maker ne rate pas une occasion pour lui consacrer un papier. Passé quintet depuis que l'ex-guitariste de Curve, Debbie Smith, est venu complété le line-up initial, Echobelly n'en est pourtant pas à son premier album. Disque aux lyrics particulièrement engagés, nés de la plume de Sonya Aurora-Madan, " Everyone's got one " traite de sujets aussi épineux que la traite des femmes asiatiques et arabes, l'avortement, la discrimination sexuelle ou raciale, l'abus de consommation de drogue. Sonya est de souche asiatique. Ce qui explique sans doute pourquoi elle accorde une telle importance au contenu de ses messages. Ce qui ne veut pas dire que l'expression musicale soit négligée pour autant. Au contraire. Sonya possède une voix claire, malicieuse, glamour, dont le timbre rappelle parfois Martha des Muffins, une voix qui hydrate des mélodies excitantes, contagieuses, dont les vagues vibrantes, mordantes, abrasives ou tourmentées de cordes de guitare évoquent tantôt Oasis, tantôt les Buzzcoks, voire les Photos...