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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Ed Harcourt

The Beautiful Lie

Écrit par

Dès l’ouverture de « The beautiful lie », une certitude se dessine : Ed Harcourt est de retour, au meilleur de sa forme. Voix de tête maîtrisée, refrain au charme envoûtant, « Whirlwind in D minor » est un véritable petit bijou pop. En commençant sur de tels chapeaux de roues, on peut craindre la suite, mais c’est sans compter sur son talent à surprendre, son don pour varier les plaisirs. Après la légère déception du single plus classique et (donc) moins séduisant (« Visit from the dead dog »), « You only call me when you’re drunk » charme par son spleen qu’une trompette accentue et sombre à la fin dans une folie bouillonnante avant d’exploser pour de bon. Multipliant les titres intimistes où il se retrouve seul à la guitare (« The last cigarette ») ou au piano pour des complaintes nocturnes (« Late night partner », « Good friends are hard to find »), son chant se révèle plus habité que jamais.

Acrobate de haute voltige vocale (« I am the drug »), troubadour des temps modernes (« Pristine Claw ») ou encore étrange visiteur de fête foraine (« Scatterbraine »), Ed Harcourt sait aussi s’entourer : BJ Cole à la pedal steel et Graham Coxon à la guitare viennent chacun se défouler le temps d’un morceau tandis que les frères et sœurs Stodart et Gannon (alias The Magic Numbers) forment une petite chorale de choc pour « Revolution in my heart ». Quant à Gita Harcourt, déjà présente au violon sur quelques titres, elle donne la réplique à son mari sur le très planant « Braille ».

Ed Harcourt vient de réussir un album à la hauteur des excellents « Here Be Monsters » et « From Every Sphere » et signe du même coup l’un des disques britanniques de l’année.

Ed Harcourt

Strangers

Écrit par
Quand nous avons découvert Ed Harcourt, à l’époque de "Here Be Monsters", son premier véritable album, il s’enregistrait tranquillement à la maison entre une tasse de thé et une bouteille de Bourbon. Le résultat fut sans appel : un classique. Toujours capable de trousser de séduisantes mélodies, notre gentleman Britannique devait encore déboucher une grande cuvée 2003 grâce à "From Every Sphere", sa deuxième livraison. Mais le charme artisanal de ses compositions s’effaçait quelque peu au profit d’une production plus léchée. Néanmoins, nos tympans s’accoutumaient rapidement à cette nouvelle tournure sonore. Pour sa troisième mouture, Ed nous revient amoureux, ébahit par une foule d’émotions romantiques. En ouverture, le pied appuyé sur la pédale de distorsion, Mister Ed Harcourt se tourmente sur l’intriguant "The Storm Is Coming". D’emblée, le garçon réaffirme son talent créatif, sa déstabilisante capacité à écrire des chansons indémodables, grand-écart entre le riche passé d’une tradition de singer-songwriters (Neil Young, Tom Waits) et l’entrevue de son propre futur. Né à la fin des années 70, Ed Harcourt, tout en mélodie contenue, ne se prive pas de le chanter au long de son nouveau single, sobrement intitulé "Born In The 70’s". Preuve impérissable de ses sentiments à l’élue de son cœur, "This One’s For You" nous comble largement. "Etrangers" à cette déclaration en règle, nous nous immisçons pourtant dans ce discours passionné, épris de ses mots. Nouveau poète de l’Amour, Ed Harcourt creuse remarquablement cette représentation passionnelle ("Let Love Not Weigh Me Down"). Malheureusement, comme dans tous les couples, les hauts et les bas s’enchaînent. Ed met ainsi un terme à notre relation discographique idyllique, le temps de quelques titres franchement décevants ("The Trapdoor ", "The Music Box"). Mais les plus beaux souvenirs ("Loneliness", "Black Dress") viennent nous rappeler que cette belle histoire entre Ed Harcourt et ses auditeurs ne fait que commencer. Elle a encore de beaux jours devant elle. Et qui sait ? Un jour, peut-être, des enfants inspirés, chanteurs exaltés viendront célébrer cette belle et jeune union.

Ed Harcourt

From Every Sphere

En à peine trois ans, Ed Harcourt est passé du stade de l'inconnu à peine notoire au chanteur/compositeur sur lequel on met tous les espoirs : alors qu'Elliott Smith a disparu de notre horizon musical, que Brian Wilson reprend " Pet Sounds " sur quelques scènes d'Europe et que Jeff Buckley repose en paix, l'Anglais s'apprête à conquérir la planète avec sa pop flamboyante, tirée à quatre épingles mais pas toujours sereine. Après " Maplewood " et ses toquades lo-fi, " Here Be Monsters " et ses éclaircies magiques, voici donc " From Every Sphere ", un album riche mais jamais baroque, flamboyant mais jamais hautain. Produit par Tchad Blake, peintre pop à la palette subtile (on lui doit les belles couleurs des albums de Ron Sexmith et de Joseph Arthur), " From Every Sphere " vise juste, en plein cœur, et sans filtres d'amour ou substituts de rigueur. Pour suggérer ses délicates histoires, Harcourt n'hésite certes pas à convoquer cordes, chœurs et trompettes, mais avec parcimonie, classe et discernement. Ici, pas de doubles couches, de surlignage intempestif : Ed Harcourt est bien l'orfèvre pop-rock qu'il nous manquait depuis quelques années, à même de remplacer au pied levé tous ces imposteurs, Rufus Wainwright et, oui, Elliot Smith.

Conçu d'abord comme un double album, " From Every Sphere " se présente finalement comme une collection de 12 chansons, à la variété confondante : hymnes pop-rock à fredonner sous la douche (" All Of Your Days Will Be Blessed ", très glam, très Hawksley Workman, " Watching the Sun Come Up "), splendeurs wilsoniennes ( " Jetsetter ", " Bittersweetheart "), bizarrerie gothique (" Ghost Writer ", sorte de MarylinMansonerie bucolique, avec ses coups de marteaux et ses crispations vocales), ballades romantiques (" Metaphorically Yours ", " The Birds Will Sing For Us "),… En final, " From Every Sphere ", une litanie sépulcrale d'une pesanteur admirable, achève de nous convaincre : cet Ed Harcourt vient de signer un chef-d'œuvre de songwriting pop. D'accord : l'Anglais n'invente rien (Randy Newman, Brian Wilson, Van Dyke Parks, Burt Bacharach, Marc Bolan, Ray Davies sont déjà passés par là), mais ce qu'il (re)fait, il le fait bien ! Alors abandonnez vos préjugés et laissez-vous séduire : cet homme-là est un sacré joaillier, et son album un vrai bijou.

Ed Harcourt

Here be monsters

Écrit par

La plupart des musiciens de studio qui ont participé à l'enregistrement du premier album d'Ed Harcourt jouent d'une panoplie d'instruments assez impressionnante. Ed est lui-même multi-instumentiste. Mais, il est avant tout chanteur, pianiste et guitariste. Pour mettre en forme cet opus, Ed a reçu le concours de Tim Holmes (Death In Vegas). Et puis de Dave Fridman (Flaming Lips, Mogwai) ; mais pour un seul titre, " Beneath the heart of darkness ". Mais quel titre ! Un morceau dont le cœur prog rock est déchiré entre le Wall of Voodoo de Stan Ridgway et le Vandergraaf Generator de la première époque. Hormis " Shanghai ", dont les arrangement sont aussi sophistiqués que chez ELO, le reste de l'opus baigne dans la mélancolie douce-amère ; la voix d'Ed, tantôt tendre comme le miel, tantôt céleste comme celle de Thom Yorke contribuant parfaitement à entretenir un climat richement mélodique qui ne manque ni de charme, ni de sensibilité. Maintenant, il faut avouer que ce mélange de jazz, de blues, de gospel, de folk, de rock, de psychédélisme et de pop, opéré tout au long de " Here be monsters " grouille de références seventies. Et la présence d'une imposante section de cordes amplifie cette impression. Pas étonnant, dès lors, d'y retrouver des influences aussi éloquentes que celles de Randy Newman, Harry Nilsson, Tom Waits, Nick Drake et Ben Folds Five…