L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (31 Items)

Electric Lo FI Seresta

Use Your Delusion Vol 1 + 2 (Eps)

Écrit par

Originaire de Rio de Janeiro, Guilherme Almeida est un personnage tout à fait étrange. Cet ex-The John Candy a monté un nouveau projet, qu’il a baptisé Electric Lo Fi Seresta, au sein duquel il joue à l’homme-orchestre.

Ainsi, non seulement il assure le chant, mais aussi toutes les parties de guitares, de basse et de drums, mais aussi la production.

Sa musique est onirique, lo-fi, accrocheuse et tour à tour optimiste ou plus sombre.

Pour laisser libre cours à sa janglepop inspirée des eighties à laquelle il intègre des accords mineurs de bossa nova, il se sert généreusement de pédales de réverbération.

De temps à autre, il ressort ses compositions archivées sur cassette.

Mais il vient d’avoir la bonne idée de nous réserver deux Eps, le même jour. Soit deux volumes de « Use your delusion ». Le premier recèle 5 plages e le second, quatre.

« La mésentente », issu du 1er volume de « Use your Delusion » est en écoute ici.

Podcast # 66 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Electric Château

The Weight of the World

Electric Château est de retour ! Et c’est une bonne nouvelle pour toutes celles et tous ceux qui apprécient le garage/rock nourri aux sonorités de guitares graisseuses et bien métalliques. « The Weight Of The World » constitue son premier véritable elpee, un disque qui fait suite à « Noblesse oblige », un Ep paru en 2013.

Avant la sortie de cet Ep, Dallas Geoffrey Hautvas vivait en Angleterre. Il y drivait The Dallas Explosion, une formation en compagnie de laquelle il a gravé 4 albums. De retour en Belgique, il décrète avoir inventé un nouveau style : le ‘Royaltie Rock’. Un genre bien à lui, qui lui permet de se moquer de tout, aussi bien des nantis que de lui-même.  

Tout au long de son premier essai, Electric Château proposait un rock vintage teinté de blues. Sur « The Weight of the World », bien que rock, la musique est davantage chargée de nuances. De nuances qui fleurent bon les sixties et les seventies.

A l’écoute de « The War Is On », titre qui ouvre l’opus, on l’impression que Geoffrey a beaucoup écouté les Beatles, avant d’entrer en studio. Surtout leur période psyché/pop. Et c’est encore plus flagrant sur « Mother Nature », au cours duquel Raphaël Esterhazy, aka Konoba, se réserve les chœurs. Et en ce qui concerne l’empreinte des Fab Four, rien que la vidéo (voir ici) nous renvoie à l’époque du « Sergeant pepper's lonely hearts club band ». Parfois la voix de Geoffrey emprunte les inflexions nasillardes de Ray Davies (The Kinks). Et puis, sur certaines compos, le spectre de Syd Barret se met à planer. Mais quand on parle de Syd, on ne peut s’empêcher de penser au Floyd, dont on retrouve presque le groove de « One of these days » sur « Head over heels ». Le long playing s’achève par le seul morceau en français, « Je les aime toutes », pour lequel, il faut l’avouer, Geoffrey ne s’est quand même pas foulé pour les paroles...

 

The View Electrical

Heiligenstadt

Écrit par

« Heiligenstadt » constitue le second opus de ce duo suisse qui réunit Frédéric Aellen (Sonograph) et Raul Bortolitt (Kruger, Orso). Il fait suite à « Roseland », paru en 2015, suivi d’un remix de 5 titres de cet elpee, gravé sur un Ep mis en forme par un des pionniers du métal indus, Justin K. Et ce nouvel album a été mixé et masterisé par Magnus Lindberg (Cult of Luna). Tout un cheminement qui a forcément déteint sur cet « Heiligenstadt ».

En fait, si la musique de The View Electrical baigne, en général, dans la dream pop (Beach House ?), elle est capable de virer tantôt à la prog crimsonienne (NDR : pensez au titre maître du premier elpee, « In the court of the Crimson King »), le shoegaze de Chapterhouse voire de Slowdive (les cordes cristallines et les vocaux éthérés), mais également le post metal, style auquel Cult of Luna émarge, et que traduit alors des vocaux hurlés ainsi qu’une montée en puissance électrique. Ce qui n’empêche pas certains compos de s’enrichir d’un trio de cordes (violoncelle, alto, violon) ou de tirer parti, circonstanciellement de l’électronique. Et le résultat tient parfaitement la route. Mais la meilleure plage de l’opus est incontestablement et paradoxalement « Fell for grave ». Enrichie d’arrangements orchestraux somptueux, elle bénéficie du concours de Dälek, qui vient rapper à mi-parcours, apportant ainsi une dimension inattendue et éblouissante à cette compo.

 

Electric Light Orchestra

Alone in the universe

Écrit par

Electric Light Orchestra (E.L.O.) a surtout marqué les années 70, en proposant une fusion entre pop/rock et musique de chambre, directement inspirée par les Beatles, en tout particulièrement leur « Strawberry fields for ever ». Quand ils imaginent ce projet, Jeff Lynne, Bev Bevan et Roy Wood militent encore au sein de The Move. Après la sortie d’un premier elpee éponyme, Roy Wood quitte le navire. Et c’est à partir du deuxième, que le groupe va commencer à récolter un succès certain, notamment à travers la reprise du « Roll over Beethoven » de Chuck Berry, un succès qui va carrément exploser au cours de la deuxième moitié des seventies et retomber pour entamer son déclin, début de la décennie suivante, avant de s’éteindre en 1983. Bev Bevan va tenter de remonter le groupe, en compagnie d’autres musiciens, et sans l’accord de Lynne, début des nineties, mais l’aventure tournera court. Lynne relancera la machine début du millénaire, sans davantage de fortune. Il a également participé au projet des Travelling Wilburys en compagnie de Bob Dylan, George Harrison, Tom Petty, Jim Keltner et Roy Orbison. Tout en continuant d’assurer son job de producteur, que ce soit pour McCartney, Ringo Starr, Joe Walsh et quelques autres. Et ce n’est qu’en 2014 qu’il reforme E.L.O., avant de publier, en novembre dernier, son quatorzième long playing.

Finalement, Jeff reprend les choses là où les Travelling Wilburys l’avaient laissées. Pour concocter cet « Alone the universe », hormis les cordes, il se charge de toute l’instrumentation. Il est donc quasi seul dans son univers… Un disque sur lequel on retrouve ces harmonies vocales limpides, éthérées, ce sens de la grandeur, ces arrangements soignés mais baroques, ces progressions de cordes épiques et ce sens de la mélodie pop beatlenesque. Un titre comme « I’m leaving you » est carrément hanté par George Harrison. Pas un album transcendant, mais agréable à l’écoute, sans plus…

 

Electric)Noise(Machine

Pardon (Ep)

Écrit par

Electric)Noise(Machine a décidé de frapper fort en publiant « Pardon », son premier Ep. Un groupe belge dont le patronyme est judicieux, car sa musique est le fruit de la rencontre entre électricité, bruit (furieux ?) et sonorités électroniques ! Leur bio inclut une variation du fameux « The Shape of Punk to Come » des mythiques Suédois Refused (qui par le plus grand des hasards viennent de graver un nouvel album, 20 ans après avoir sorti leur chef-d’œuvre…) ; et c’est donc cette agitation et cette rage qui alimente « The Shape of Punk That Should Have Come ». Rarement bio n’aura été aussi fondée, car la rencontre annoncée entre chant puissant inspiré par The Bronx, alchimie tellurique basse/batterie chère à Lightning Bolt et machines, correspond parfaitement à l’expression sonore proposée par ce « Pardon » qui augure un futur brillant au band... Que votre nuque tente de résister à la puissance volcanique de « Strombo » ou au crescendo de « You Wear Your Heels Tight », l’esprit punk d’Electric)Noise(Machine ne lui laissera pas de répit et la fera plier à coup sûr ! Et les membres du band n’auront aucune raison valable de s’excuser malgré leur appel au « Pardon » !

 

Electric Château

Il y a longtemps que je rêve de mettre des cuivres dans ma musique…

Écrit par

Geoffrey Hautvas, c’est le leader d’Electric Château. Dans le paysage belgo-belge, ce n’est pas un néophyte, puisqu’il sévit sur la scène musicale depuis une vingtaine d’années. Et avant de monter son nouveau projet, il a milité chez The Dallas Explosion (NDR : fondé début des années 2 000, il a publié deux elpees et un Ep). Enfin, il prête sa basse à Vismets et Antoine Chance. Une nouvelle aventure qui a commencé été 2012, lorsque le leader a posé ses valises à Londres, pour écrire de nouvelles chansons. Après avoir défendu ses compos dans les clubs londoniens, le combo est revenu au plat pays pour enregistrer un Ep 6 titres intitulé « Noblesse Oblige ». Geoffrey qualifie son style de ‘royalty rock'n’roll’. Tourné vers le futur tout en véhiculant une certaine nostalgie du passé, il puise son inspiration dans l’histoire de la pop insulaire, depuis les mods et les rockers, en passant par les dandies et la britpop. Sur un ton sarcastique, les lyrics d’Electric Château s’attaquent aux grandes fortunes, à la noblesse et à la royauté. Mais nous réservent également quelques chansons d'amour...

L'Ep a été enregistré sous la houlette de Remy Polfliet et François Vincent (Romano Nervoso, Elvis Black Star). Il a été masterisé aux RAK Studios de Londres par Doug Shearer, personnage qui a notamment bossé pour Kasabian, Gorillaz et Rémy Lebbos de Vismets. Sur les planches, Geoffrey est soutenu par Maxime Honhon à la basse, Alexandre De Bueger (David Bartholomé, Alaska Gold Rush) à la batterie, ainsi que d'une section de cuivres. C'est une semaine après leur concert exécuté au Bar du Matin, un café concert sis à Ixelles, que Geoffrey a accepté de répondre à nos questions.

Le set accordé la semaine dernière à Bruxelles était sold out. Tu le pressentais ?

Je me doutais qu’il allait y voir du monde, car on habite tous dans le coin. Dans le public, il y avait beaucoup d’amis. Des fidèles et également des journalistes. Mais également des musiciens. Un chouette public, en tout cas.

Manon (NDR : Noa Moon) y était.

Ah, bon, je ne l'ai pas vue.

Je constate qu’au sein du nouveau line up de ton groupe, il y a des cuivres. C’était important de les incorporer ?

Il y a longtemps que je rêve de mettre des cuivres dans ma musique. Et j’ai franchi le pas. Un de mes albums préférés, c'est « Sticky Fingers » des Rolling Stones. Et la présence massive de cuivres explique, certainement, le crédit que je lui accorde. 

Quel est le dernier concert auquel tu as assisté ?

Celui de Connan Mockasin, hier à l'Ancienne Belgique. Pas mal du tout ! Cet artiste donne énormément de sa personne. En fait, rien qu'en communiquant avec son public entre les morceaux, on plonge directement dans son univers…

Quel est le dernier long playing que tu as écouté ?

« Lousy With Sylvianbrian » d’Of Montreal ! C’était lors du trajet, que j’ai effectué en voiture, qui m’a conduite ici. Un superbe disque que je considère comme mon album préféré pour 2013. Sans quoi, pour l’instant je relis une biographie consacrée à Neil Young et j’en profite pour réécouter tous ses albums en boucle.

Un nouvel album en gestation pour Electric Château ?

Pas encore. Là on retourne en studio au mois de mars. On a envie de mettre en boîte cinq ou six titres. Nous disposons de cinq nouvelles chansons que l'on aime bien et qu'on a envie de mettre sur bande. Perso, j'aimerais bien sortir un single deux titres. Un 45trs partagé entre face ‘A’ et ‘B’ qui permettraient des codes de téléchargements. Certainement avant juillet.

Vous vous produirez au cours des festivals d’été ?

Nous négocions des tas de dates, mais rien n’a encore été confirmé. En fait, tout va dépendre du Propulse. Le ProPulse est un peu l'Eurosonic belge. De nombreux organisateurs de festivals vont inévitablement assister à notre prestation. On verra s'ils souhaitent nous engager ou pas...

L'Angleterre, c'est un tremplin pour toi ?

C'est un de mes pays préférés. Mais après y avoir vécu, je préfère m’y rendre comme touriste. Une fois tous les six mois, pour y séjourner un week-end, c'est très bien. Clairement, quand on joue du rock et qu'en plus, on chante en anglais, c’est un des pays les plus importants sur la planète. C’est l’endroit idéal pour entamer une carrière. J'espère y retourner bientôt pour m’y produire. Un objectif futur à court terme, en tout cas.

J’ai lu que Paul Weller et Liam Gallagher constituaient des références majeures pour toi…

Paul Weller ? Absolument ! Pourtant je n’ai jamais été fan de The Jam. Je préfère The Style Council. Et surtout les disques solos de Paul. Lui et Nick Cave ont brillamment passé le cap des 50 ans. Leur carrière est significative. Etrangement, ce sont les deux derniers albums d'Oasis que je préfère. De bons disques de rock. A contrario, je n'ai jamais tellement accroché aux premiers. Le cd de Noël Gallagher est superbe et le projet de Liam, Beady Eyes tient bien la route…

Tu joues de la basse chez les Vismets. As-tu rejoint définitivement le line up ? Participes-tu à la composition ?

C'est une bonne question. Je ne participe pas du tout à l’écriture des chansons. Je me contente de jouer de la basse. Quand j’ai intégré le groupe, les morceaux étaient déjà terminés.

Pourquoi avoir transformé votre patronyme, en passant de Château à Electric Château ?

Pour deux bonnes raisons ! Un groupe américain totalement inconnu a également choisi ce nom et publié un cd qui porte le titre de « Château ». Les plateformes comme iTunes, Deezer et Spotify ne parvenaient pas à faire la différence. On se retrouvait dans une drôle de situation. Les internautes pensaient que nous avions sorti un nouvel elpee. Alors que ce n'était pas le cas. Un vrai problème ! Nous les avons contactés pour leur demander de les engueuler. Je ne sais pas, mais la première chose à faire quand on fonde un groupe, c'est de se renseigner pour savoir si l’appellation n’a pas encore été choisie. Bref, les services de streaming musical ont fait la sourde oreille. Lorsque des acheteurs potentiels nous contactaient, on leur disait qu’on s’appelait Château. Mais une semaine plus tard, ils nous rappelaient pour nous raconter qu’hormis la sélection de vins labellisée ‘Château’, nous étions absents des moteurs de recherche. Château est un terme difficile à référencer sur internet. C’est même mission impossible. Nous voulions cependant le conserver, mais on a été forcés de le précéder par le mot Electric.

Est-il possible de vivre de sa musique, en Belgique ?

Non. J'en connais très peu, en tout cas, qui en vivent pleinement. C'est clairement un truc auquel tu ne peux pas te consacrer toute ta vie. C'est comme un sportif qui joue au tennis. Sa carrière professionnelle dure quelques années, et puis il devient entraîneur. En général, un musicien finit inévitablement par se ranger. Le statut d'artiste en Belgique est loin d’être parfait, mais il permet de survivre. C'est clairement un chômage aménagé.

La seule alternative, c’est de s’exporter ?

Oui, car tu as vite fait le tour de la Belgique. Pourtant, tu peux y décrocher de chouette cachets. Mais il est préférable de s'exporter pour pouvoir revenir en Belgique plus tard. Bien sûr, tourner à l’étranger nécessite un fameux investissement. Un groupe sur la route a besoin d’un gros Van, de techniciens. Et la note grimpe rapidement. On perd de l’argent, quand on joue hors de nos frontières…  

Ce qui est paradoxal en Belgique, c’est que la plupart des artistes francophones se produisent presque exclusivement en Wallonie, et les néerlandophones, en Flandre. Seul Bruxelles semble échapper à cette règle. Arsenal qui est à l’affiche de Werchter, remplit le Lotto Arena ou le Sportpaleis, n’est guère connu dans le Sud du pays…

On se retrouve régulièrement sur des affiches parmi des néerlandophones. Auprès de Silvering signé par Sony ou Alton Walgrave chez PiaS. On s’est produit au Sportpaleis, au Marktrock et au Pukkelpop. C'est vrai que lorsqu’on arrive en Flandre, on a l’impression de débarquer sur un autre territoire. Les artistes francophones s'exportent plus facilement en France. Les artistes néerlandophones, aux Pays-Bas. C'est une réalité. Je me débrouille pour être programmé au Nord du pays. Je parle également le néerlandais. Hooverphonic et Ozark Henry ont acquis une certaine notoriété sur tout le territoire. Cette barrière est totalement ridicule. C'est à cause de la barrière de la langue. C'est un constat, mais il faut passer outre. Et puis des organisateurs wallons programment des néerlandophones à leur affiche, et vice versa. C’est très bien. Il est grand temps !

Les prochains concerts

23.08.2014 – Bucolique Festival (Ferrières)
31.08.2014 – Festival Scène sur Sambre (Abbaye d’Aulne)
27.09.2014 – Le Salon (Silly)
20.09.2014 – Fêtes de Wallonie (Namur)

 

The Electric Soft Parade

Idiots

Écrit par

En 2002, la bande aux frères White pondait « Holes in the wall », un album unanimement salué par la critique. Une œuvre qui aurait dû leur ouvrir les portes du succès planétaire. Ce qui ne s’est finalement pas produit, malgré la publication de deux autres albums (« The American Adventure » en 2003 et « No need to be downhearted en 2007) ainsi que d’un mini elpee (« The Human Body » en 2005) de bonne facture, mais pas aussi remarquable que le premier opus.

« Idiots » constitue donc leur quatrième long playing. Les compos ont conservé ce sens mélodique aussi raffiné, ces harmonies vocales ensoleillées et ces arrangements soignés. On pense bien sûr aux Beatles et tout particulièrement à McCartney (le ludique « Mr Mitchell » ainsi que « Never again », une ballade veloutée, uniquement soulignée d’accords de piano), donc au new Mersey sound (Lightning Seeds, Pale Fountains, Boo Radleys), mais aussi et surtout au mouvement postcard (Aztec Camera, Go Betweens) et puis aux formations qui ont été marquées par cette scène, comme Belle & Sebastian, à l’instar du swinguant « One of those days » ; une forme légèrement jazz voire bossa nova qui contamine le lyrique « Brother you must walk you path alone », malgré sa ligne de guitare country. Tout en réalisant une synthèse parfaite de la pop insulaire (NDR : vous pouvez ajouter dans leur solution sonore un zeste de Squeeze et un chouia de Lilac Time), TESP lorgne épisodiquement de l’autre côté de l’Atlantique. Manifestement sur le titre qui ouvre l’LP, « The sun never sets around here », réminiscent de Fountains of Wayne et tout au long de « Lily », abordé dans l’esprit de Weezer. Quant à « Welcome to the weirdness », il nous replonge au cœur des seventies, en adressant un clin d’œil à Electric Light Orchestra. Un album de pure pop, qui risque malheureusement de passer une nouvelle fois inaperçu. 

 

Electric Electric

Discipline

Écrit par

Chaque année, je rencontre la même frustration. Mon classement des meilleurs albums de l’année écoulée est à peine établi que j’ai l’intime conviction d’être passé à côté d’œuvres incontournables. Et c’est une nouvelle fois le cas pour ce deuxième opus d’Electric Electric, « Discipline », qui aurait largement mérité de figurer aux places d’honneur. Même dans mon top 5. Cet elpee est même tout bonnement monstrueux…

La formation strasbourgeoise avait publié son premier essai, en 2008. Il s’intitulait « Sad Cities Handclappers ». Au cours des quatre longues années qui ont suivi cette publication, le duo (guitare/batterie) s’est forgé une solide réputation en se produisant en ‘live’, et notamment lors de la tournée ‘Colonie de Vacances’, accomplie en compagnie de Pneu, Marvin et Papier Tigre. C’est au cours de ce périple que le tandem a intégré un troisième membre, Vincent Robert (synthé), pour adopter la formule trio.

Quoique s’inscrivant parfaitement dans la lignée du précédent long playing, « Discipline » est surtout davantage abouti. Cohérent et reflétant la parfaite maîtrise des musicos aussi. La surprise procède de l’intégration de références tribales au sein de leur cocktail d’électro, de math-rock et de noise. L’album oscille entre compos hypnotiques, abordées dans l’esprit du combo américain Maserati (« Material Boy ») et titres davantage rock noise (« xx1 », « xx2 »), en passant par des plages dynamisées par des rythmes exotiques et contaminées généreusement par l’électronique (« Neutra Tentra », « La Centrale ») ; sous cette dernière configuration, le spectre de Battles n’est d’ailleurs jamais très loin.  

Si dans le style, de nombreux ensembles issus de l’Hexagone revendiquent les mêmes racines, peu sont capables de rivaliser avec leurs maîtres. A contrario d’Electric Electric qui parvient, malgré ses influences, à se forger sa propre identité musicale. Et « Discipline » en est certainement la plus belle illustration, tout en revendiquant un prix d’excellence.

 

Electric Guest

Cassée, la voix…

Écrit par

En mai dernier, Electric Guest se produisait dans le cadre des Nuits Botanique. Un set remarqué, même s’il ne s’agissait pas de son premier passage en Belgique. Et le duo qui n’en est pas un (NDR : Rejoints par les frères Todd et Tory Dahlhoff, en 2011, Asa Taccone et Matthew Compton sont les membres fondateurs du combo) revenait une nouvelle fois sur la terre de leurs premières amours. Un exercice de style censé rendre le sourire à un public découragé par une météo déprimante.

Arrivé en trombe sur le site du Botanique sur le coup de 20h35, je manque de peu le dernier morceau proposé par le supporting act. Pas grave, si j’en crois les commentaires recueillis auprès des nombreux spectateurs entassés au bar ; leur prestation n’a guère convaincu ces assoiffés qui ont préféré dépenser moult kopecks en nectar mousseux, en attendant le moment fatidique. Soit 21 heures.

Enfin, l’attraction de la soirée monte sur les planches ; j’ai cité : Electic Guest. ‘Fuck yeah Brussels, we are Electric Guest’. Les présentations sont faites. Les choses sérieuses peuvent débuter. « Waves » déferle dans la salle et communique les premiers frissons à une assemblée à moitié dans les bras de Morphée. Musicalement c’est au point. Mais il y a quelque chose qui cloche, d’anormal dans la voix d’Asa Taccone. Il n’ose pas monter dans les aigus, pourtant spécialité du chef. L’explication viendra quelques morceaux plus tard. Le jeune Etasunien est malade. Il carbure au thé depuis la matinée afin de soigner sa gorge enrouée. Les morceaux déferlent. Ils sont bien construits, entraînants et conformes à l’album. Et pourtant, un goût de trop peu reste en bouche. Il manque ce petit plus susceptible de graver ce spectacle dans les mémoires. Malgré une excellente interprétation du tout aussi excellent morceau « This head I hold » et un inédit seulement interprété deux fois auparavant, le set ne décollera jamais. Il restera agréable, sans plus.

Au final, quoique sympathique, il nous a laissé sur notre faim. La faute à une voix cassée, un auditoire sous morphine et à un manque de répertoire. Onze titres en tout, c’est peu quand on doit tenir en haleine une salle pendant une heure.

(Organisation Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 

Electric Guest

This Head I Hold (Ep)

Écrit par

Electric Guest est un duo originaire de Los Angeles qui, après s’être glissé sur scène par la porte de service en publiant deux singles relativement confidentiels (« Troubleman », « This Head I Hold »), compte bien obtenir son accès à la porte principale. Pour y parvenir, les deux hommes ont fait appel à une figure incontournable de l’indie pop, l’über-prolifique Danger Mouse. De la rencontre entre les jeunes loups et le vieux sage est né un Ep, « This Head I Hold », annonciateur de « Mondo », un premier album prévu pour la fin avril.

 

« This Head I Hold » nous propose donc un avant-goût en 4 extraits. Deux de ceux-ci, « Jenny » et la plage-titre, se distinguent haut la main, malgré la touche très (même trop) flagrante du producteur sur toute la durée de l’Ep. Il y effectue un travail impeccable, comme à son habitude, mais qui se rapproche, sans le moindre complexe, de celui opéré sur deux autres de ses projets. Et pas des moindres : Gnarls Barkley et Broken Bells. Reste à voir si Electric Guest connaître le destin de ces derniers, ou celui de Joker's Daughter, excellente parenthèse du producteur, mais qui n'est resté rien d'autre qu'une parenthèse.

Entre les deux morceaux mentionnés plus haut interviennent « Troubleman », jolie ballade de près de neuf minutes, dont la délicate partie instrumentale plantée en son milieu justifie largement la durée, et un « American Daydream » anecdotique. « This Head I Hold » est, malgré tout, une mise en bouche relativement alléchante. A condition d’être peu regardant sur les questions d’originalité.

Live : Aux Nuits Botanique (Rotonde), le 20/05.

Electric Electric

Sad Cities Handclappers

Écrit par

Eurêka ! J’y suis arrivé ! Et pour cette peine, je réclame une médaille. Parce qu’écouter « Sad Cities Handclappers » est une réelle et pénible mission. Si vous voulez rendre quelqu’un fou, vous le ligotez sur une chaise et lui passez cet LP d’Electric Electric en boucle. Il est probable qu’il ne tiendra pas les quinze pistes avant de perdre ses esprits. On parle ici d’une arme puissante, destructrice de… neurones. Elle peut sans problème servir pour laver le cerveau des ennemis. Tiens, quel drôle de terme alors que le but est en fait de conquérir un public… Décidément, ces Français se sont vraiment trompés de discipline. Tout se ressemble sur cet album, on ne comprend pas trop où s’arrête la piste et où commence la suivante. On est étouffé par tous ces effets électroniques qui ne font qu’alourdir les mélodies plutôt que de les nourrir. Le seul morceau ‘digérable’ est « The Watkins Theory ». Une constatation pour atténuer ma sévérité à l’égard de ce combo hexagonal (bien qu’en laissant tourner le cd, la migraine commence à me gagner). Chers lecteurs, tapez chez vous sur des casseroles ne vous coûtera rien et ne sera pas moins mélodieux que ce « Sad Cities Handclappers ».

 

Electric Suicide Club

Electric Suicide Club (Ep)

Écrit par

Il devient de plus en plus difficile de déterminer l’origine d’un groupe, rien qu’en écoutant sa musique. D’ailleurs, j’étais loin d’imaginer qu’Electric Suicide Club était originaire d’Alsace, par exemple… Si la France profonde commence aussi à accoucher de groupes d’un tel calibre, je vais finir par perdre tous mes repères.

Néanmoins, je vous invite à rejoindre les membres de ce nouveau club rock n’roll, car les 6 morceaux proposés par le trio sont sculptés dans un pop/rock aussi survitaminé qu’efficace. La rythmique est précise et les mélodies directes, sans fioritures. Un titre frénétique comme « N°4 » me rappelle les meilleurs moments du « Happy Hardcore » de Danannananakroud et « Wait a minute », le punk californien de Blink 182. En moins de 20 minutes ESC nous balance toute l’énergie d’un hardcore ‘very light’ pour produire des bombes mélodiques catchy à souhait.

Le combo se produira au DAN de Bruxelles, ce 12 mai.

Electric Sunset

Electric Sunset

Écrit par

Ancien membre de Desolation Wilderness, le jeune Nic Zwart a décidé de faire cavalier seul ; et il semble être promis à un bel avenir. Il a choisi pour nom de scène Electric Sunset. C’est également le titre de son premier album, publié sur l’excellente écurie K. Et cet opus est une petite merveille aux accents electronica. L’Américain à la tête de nerd pose sa voix délicate sur les samples et sonorités ambient faites de claviers et cordes. Une œuvre empreinte d’une grande mélancolie propice aux visions idylliques. Ses compos se collent suavement à la membrane auditive, et projettent dans notre imagination, des images de farniente, vécues au bord de la plage, lorsqu’on scrute un coucher de soleil. Nic Zwart tape au bon endroit ! Il faut le dire ! Pas une seconde n’est gaspillée, car cet elpee est d’une efficacité hallucinante. Son single « Soda », petite bombe ambient aux beats profonds, présageait le meilleur pour l’Américain. « Electric Sunset » s’inscrit dans la lignée de ce titre. Il s’agit donc déjà un album de consécration pour Zwart. Classe !

 

Electric Ducks

Back’n’Forth

Écrit par

Un ami dont je partage les goûts musicaux depuis plus de trente ans, donc digne de confiance, m’a récemment confié que les Electric Ducks constituaient le ‘tribute band’ d’AC/DC le plus intense, vu en concert à ce jour.  Personnellement, je n’ai jamais été friand de ‘tribute bands’. Cependant, les ‘canards électriques’ traînent derrière eux une solide réputation scénique. De quoi susciter l’envie de les connaître un peu mieux.

D’emblée, une excellente surprise nous attend : « Back’n’Forth », le nouvel opus du combo montpelliérain, ne compile pas des reprises d’AC/DC. Ouf ! Le vilain petit canard semble avoir décidé de prouver qu’il pouvait voler de ses propres ailes. Et pour y parvenir, ce n’est pas moins de quatorze compositions originales qu’il propose sur sa précieuse galette digitale. Evidemment, après avoir consacré quatre cent concerts passés à jouer les plus grands hits de la bande des frères Young, il doit subsister une énorme empreinte musicale chez l’oisillon palmipède survolté. Pourtant, la bestiole est bien loin de plagier ses idoles.

De leur ancienne dévotion pour la musique des géniaux Australiens, les canards sauvages ont gardé la formule magique du riff gagnant à tous les coups et la section rythmique plus carrée que le pantalon de ‘Bob l’éponge’. Et pour le reste, les Ducks jouent du Ducks. Chez eux, une voix originale et des chœurs travaillés épaulent un rock’n’roll costaud, qui swingue, bluese, boogie et groove. Des riffs mid-tempo invitant à taper du pied, des refrains entraînants à reprendre à tue-tête et des soli bourrés de feeling à mimer façon ‘air guitar’. Bref, du hard rock tout simplement.

A ranger bien au chaud sur l’étagère, entre les classiques d’AC/DC, des Angels, de Krokus, de Kix, d’Airbourne et de Rhino Bucket. Finalement non, ne le rangez pas. Laissez-le plutôt, dans votre platine laser ; et écoutez-le en boucle !

 

Magnolia Electric Co.

Coup de vent…

Écrit par

La formation menée par Jason Molina se produisait mardi soir au cœur de l’ABBox dans le cadre du « Tribute To Alan Lomax », l’hommage au grand artiste folk organisé par la salle bruxelloise. L’ex leader de Songs:Ohia est venu défendre son œuvre la plus récente, « Josephine », écrite à la mémoire d’Evan Farrell, leur bassiste décédé il y a peu.

20h10. Les lumières s’éteignent. Tirés à quatre épingles, Molina et ses camarades s’avancent tranquillement sur scène. Le songwriter arbore une petite moustache à la Tom Selleck. Le concert débute par le titre-maître du dernier recueil de la formation. « Josephine », le labeur le plus axé ‘americana’ de Magnolia Electric Co. se traduit par un spectacle ‘live’ chargé d’effets. Jason Molina en fait un peu trop et sa prestation souvent ‘surjouée’ devient exponentiellement agaçante au fur et à mesure que les titres s’enchaînent. Les musiciens, eux, s’en sortent largement mieux et parviennent à allouer de la substance aux morceaux les moins passionnants de « Josephine ». « Whip-Poor-Will » et « The Rock Of Ages » prennent ainsi tout leur sens.

Les membres de Magnolia Electric Co. privilégient les compositions les plus allègres de leur discographie. La force de l’écriture de Molina résidant principalement au cœur des compositions les plus affectées, on ne peut s’empêcher de ressentir une légère déception. Malgré la performance impeccable des musiciens, la formation a délivré un set tristement banal…

Organisation : Ancienne Belgique

(voir aussi notre section photos) 

Magnolia Electric Co.

Josephine

Écrit par

Les travaux de Magnolica Electric Co. n’ont jamais été particulièrement joyeux. Et le cinquième ouvrage de la bande à Jason Molina est loin de constituer une exception à la règle. D’autant que « Josephine » est hanté par le fantôme d’Evan Farrell, bassiste de la troupe qui s’est éteint l’an dernier. Résolument tourné vers les sonorités country, « Josephine » est une œuvre touchante (« Heartbreak At Ten Pace »), affectée (« Map Of The Falling Sky »), mais également pleine d’espoir (« Hope Dies Last »). Elle ne manque d’ailleurs pas de souligner le talent d’écriture indéniable du prolifique Molina.

Bien qu’il n’arrive pas à la cheville du très bon et sous-estimé « Fading Trails », publié en 2006, ce nouvel ouvrage recèle quelques merveilles du genre (« Song For Willie », « Knoxville Girl ») et des morceaux un peu moins indispensables (« Shenandoah », « Shiloh », « The Rock Of Ages », « An Arrow In The Gale »). « Josephine » trace une nouvelle route pour Magnolia Electric Co. L’œuvre est certes honorable mais il aurait peut-être été préférable que Molina et ses camarades continuent à tracer celle sur laquelle ils s’étaient engagés…

 

Electric President

Sleep Well

Écrit par

Pour être chroniquer musical, il faut manifester un max d’objectivité. Réflexion pertinente, que chacun d’entre nous devons appliquer. Même lorsque qu’un album d’Electric President entre à la rédaction. Evidemment l’envie de s’emballer est présente. Evidemment le parfum de leurs précédentes compostions revient effleurer, tel un conditionnement de Pavlov, nos narines. Mais il faut garder la tête froide, et dresser nos oreilles professionnelles.

Ben Cooper est l’auteur du fabuleux « Ghost », sous le patronyme de Radical Face. Il s’associe à Alex Kane pour élever ce projet : Electric President. Tous deux sont désormais moins inconnus qu’à l’époque de « S/T » (2006), et peuvent se targuer d’être reconnaissants de la confiance que Morr Music (Ms John Soda, B. Fleischman, Tarwater,…) leur a témoignée à cette époque. « Sleep Well », le dernier né du duo, se devait aussi, d’être à la hauteur des espérances du public, encore enthousiasmé et sous le charme. C’était il y a deux ans. Force est de constater, que loin de la pression ambiante, les Américains d’origine, ont encore réussi un coup de maître en la matière. « Sleep Well » porte parfaitement son nom. Serait-il possible d’émettre la moindre once d’énervement quand s’enclenchent l’une des douze plages de l’album ? Un défi que je ne souhaite, absolument pas, relever. Complètement ‘électronisée’, cette deuxième galette bat, tel un rythme cardiaque apaisé. Il déballe un univers cotonneux à la limite de l’ataraxie, qui soulève un bien être et un émotif exacerbé. Proposant, de temps à autre quelques rythmes plus relevés, on finit toujours par se sentir amorti par une couche de douceur. Certains peut-être, y verront un cachet un tantinet mou, et n’écouteront qu’en surface le disque. D’autres iront au bout de la nuit, tourner autour des nimbes qu’Electric President à tracé. Fidèle et précieux, « Sleep Well » ravira ou questionnera, mais à coup sur, ne laissera pas indifférent.

 

The Electric Soft Parade

Un peu trop soft…

Écrit par

Les frères White avaient surtout privilégié, au cours des dernières années, leur side project, The Brakes. Ces Britanniques (Brighton) viennent de réactiver leur véritable groupe : The Electric Soft Parade. En concoctant tour d’abord un troisième album, "No need to be Downhearted", paru en avril dernier. Et puis en partant en tournée. Leur périple passait par le Botanique de Bruxelles. Malheureusement, c'est dans les caves du Bota que leur set s’est déroulé. Le climat intimiste de leur musique aurait mérité la belle Rotonde, mais cette dernière était déjà occupée par nos compatriotes du collectif ‘Massacrés belge’. Aussi, c'est balayé par les courants d'air venant du bar et parmi les fauteuils rouge et feutrés et que le spectacle s’est déroulé.

La première partie est assurée par un étrange bonhomme. Son look androgyne me fait penser au chanteur de Simply Red, Mick Hucknall. Encore qu’il porte un chignon pas possible. Sa voix est puissante et surprenante. Il est accompagné par une bande son produite par un laptop. Son ami, à l’allure tout aussi équivoque, le rejoint un peu plus tard pour rendre un hommage à James Bond en interprétant le célèbre « Gold Finger »…

Paru en 2003, le deuxième opus d’Electric Soft Parade (« The American Adventure ») n'avait pas confirmé le succès du premier (« Holes in the wall »), un elpee sorti en 2002. De bonne facture, le troisième baigne dans une sorte de psychédélisme soft. Il était donc intéressant de voir et surtout d’entendre le résultat de la transposition live. Alternant climats empreints de quiétude et compos plus enlevées, le groupe accomplit une prestation sans faille, mais également sans éclat. Ni fièvre, d’ailleurs. Et le public plutôt cool semble écouter la prestation d’une oreille distraite. Certains n’écoutent même parfois plus rien du tout, préférant tailler une bavette avec le voisin. Faut dire que côté communication le groupe se montre très réservé. Très poli, également. A l’instar de la musique. Petits mouvements de têtes repérés dans le public lors de "Start Again" ou "Silent to the Dark" ; mais manifestement les spectateurs auraient espéré davantage de punch de la part de la formation. Et la formation aurait sans doute souhaité davantage de réaction de la part du public. Bref, l’un ne va pas sans l’autre. Mais manifestement, ça ne bouge pas autant que chez le projet alternatif de Thomas et Alex White…

(Organisation Botanique) 

 

 

 

The Electric Soft Parade

No need to be downhearted

Écrit par

En 2003, suite au flop enregistré par leur album « An American adventure », la formation de Brighton décide de mettre son aventure entre parenthèses. Faut dire que la déception était énorme. D’abord beaucoup d’argent avait été investi pour promotionner cet opus. Et puis paru en 2002, « Hole in the wall » avait décroché le prix Mercury. Un succès qui en appelait un autre… Ce qui explique sans doute pourquoi, déçus par la tournure des événements, les frères White ont alors choisi de monter un projet parallèle : The Brakes. Mais il faut croire que l’E.S.P. leur tient particulièrement à cœur ; car en 2005, le groupe s’est reformé et a concocté un Ep : The Human body ». Puis a recruté un bassiste, Matt Taites et un drummer, Matt Priest, avant d’enregistrer son quatrième album, « No need to be downhearted », un disque manifestement destiné à séduire le public américain. Et pour cause, à l’instar de leur EP, il y sera distribué.

Maintenant, ce n’est pas une raison suffisante pour que les Yankees se jettent sur cette plaque. D’autant plus que la solution sonore d’E.S.P. demeure fondamentalement britpop. La production hyperléchée constitue davantage un argument de poids. Le soin apporté aux harmonies vocales, aussi (et pas seulement à cause des remarquables 20 secondes chantées a cappella du morceau caché). Beatlenesques (dans l’esprit du pot-pourri occupant toute la seconde face de l’elpee « Abbey Road ») ou réminiscentes de Simon & Gardfunkel. Faut dire que les voix d’Alex et Tom White se conjuguent en parfaite harmonie. Et puis, une présence plus marquée de synthés. Comme chez le défunt Grandaddy. Ces lignes directrices sont bien sûr chargées de nuances. « Shore song » nous plonge ainsi dans le psychédélisme ‘sydbarretien’. Elégamment orchestré, « Life in the backseat » évoque The Divine Comedy ; même la voix emprunte les inflexions de Neil Hannon. Noisy pop, « Woken by a kiss » est hanté par les shoegazers Ride. « Have you ever felt like it’s too late ? » et « Appropiate ending » auraient pu figurer au répertoire de Teenage Fan Club. Légèrement funkysant, le contagieux et excellent « If that’s the case, then I don’t know » mériterait une gravure en single. Propulsé par les accords d’un piano vivifiant, « Cold world » lorgne aussi bien vers l’univers de Paul Mc Cartney que de Ben Folds Five. C’est également la seule compo récupérée de l’Ep. Délicieusement suranné, « Come back inside » aurait pu figurer dans le répertoire des Fab Four à leurs débuts (cette mélodie !), s’il n’y avait ces nappes de claviers synthétiques (Llama Farmers ?) Et l’album se termine comme il a commencé : par le titre maître. Une compo intimiste, ténébreuse, dominée par le piano, portant le même titre. Encore que la seconde version s’achève par le silence de la nature, un silence uniquement troublé par le chant d’un merle siffleur…

Electric

Coma

Écrit par

Je me suis plongée dans l’écoute de ce disque sans trop de conviction. Tout d’abord à cause du patronyme du groupe : trop simple, trop banal. Ensuite parce que les paroles sont exprimées en français. Et cette langue peut s'avérer rédhibitoire. Cependant, après le premier morceau (l’électro-pop « Superbusiness »), je me suis laissée entraîner dans cet univers sombre imaginé par Electric. Un quintet fondé en 2001 qui réunit les membres fondateurs Isa et Sylvain (respectivement chanteur et guitariste), Thomas (guitare), Fred (basse) et Philippe (batterie). Une formation parisienne qui a pris son temps avant d'enregistrer ce premier album, distribué par Musicast en France et Bang ! en Belgique ! Malheureusement, après être tombé sous le charme de la plage d’ouverture, le soufflé est rapidement retombé. Adapté d'un poème de Marion Donnelly, le titre maître passe complètement à travers. A cause du rythme qui ne suit pas, tout d’abord. Et puis de la chanteuse qui finit par agacer à force de crier. En outre, on ne peut pas dire que les lyrics soient toujours judicieux. Ils se révèlent même parfois totalement incompréhensibles, voire obscurs ou encore absurdes (« Frigo »). Pourtant, cette voix est capable, paradoxalement, de prendre de l'ampleur lorsqu'elle est murmurée. Et « Chamane » en est la parfaite illustration. A cet instant, l’équilibre entre les instruments - et en particulier les guitares - poussés à leur paroxysme et la voix sensuelle, susurrée, d'Isa semble retrouvé. Un des meilleurs titres de l’opus. D’ailleurs, cet elpee recèle de véritables perles. A l’instar de « Paresse » (dont les paroles sont, elles, bien senties) ainsi que « Plaisir ». Cette véritable bouffée d’air frais contraste avec les passages laborieux pour ne pas dire fatigants qui grèvent le début de l’œuvre. Tout au long de ce fragment énergique, Isa chante des phrases courtes entrecoupées d'un refrain primal et efficace.

Pas toujours convaincant, « Coma », se termine beaucoup mieux qu’il n’a commencé. Le groupe manifeste pourtant beaucoup de bonne volonté et même parfois d’originalité. Mais il est vrai qu’on a parfois du mal à séparer le grain de l’ivraie, tant les différents morceaux soufflent le chaud et le froid.

 

Magnolia Electric Co.

Fading Trails

Suite des aventures de Jason Molina au pays des matins qui déchantent : après le gracieux mais souffreteux « What Comes After The Blues », il st de retour pour un Ep de neuf titres. En fait une compile de quatre sessions différentes, concoctées sous la houlette de James Lott, de David Lowery, de Steve Albini et de lui-même. Si les trois premiers titres (sessions « Nashville Moon », Albini) dévoilent leur spleen à la « Rust Never Sleeps » et donnent à voir un soleil noir quand on ouvre les yeux, ce n’est qu’un mirage de plus. Une vision de l’americana, renfrognée, atrabilaire, mystique, sauvée du marasme par un songwriting affûté. Après le temps se gâte encore (sessions « Black Ram », Lowery), et le riff bat en retraite (« A Little At A Time ») : ‘C’est comme une épée qui vous coupe la tête et qui pleure’, dirait sans doute Dylan, avant de pisser dans son froc en écoutant le reste (le piano hanté de « The Old Horizon »…) A la fin Molina est tout seul chez lui (« Spanish Moon Fall and Rise », « Steady Now »), et on dirait qu’il va se pendre dans sa cave. ‘The world does have to end pain’, gémit-il en grattant sa guitare… C’est un peu décadent ? Et ce n’est pas fini : après « Pyramid Electric Co. », Molina sort ces jours-ci son deuxième disque solo, « Let Me Go, Let Me Go, Let Me Go ». Espérons qu’il ne mette pas les voiles pour de bon, ce serait un beau gâchis.