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Quintana Dead Blues Experience

One of us

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Ce Bordelais a commencé la musique à l’âge de 7 ans. Des études classiques qui le conduisent à jouer de la flûte traversière. Mais à 18 ans, il tourne le dos à cet enseignement pour se consacrer à la basse. Il va ainsi sévir dans une bonne dizaine de projets différents, au cours desquels il chantera même en espagnol, et passera de la quatre à la six cordes, acoustique ou électrique, avant d’opter pour une aventure en duo qu’il baptise le Quintana Dead Blues Experience. Mais en 2017, il décide de continuer l’aventure en solitaire. Armé de sa gratte et s’appuyant sur un vieux séquenceur, en l’occurrence une GrooveBox Roland MC909.

« One of us » constitue le second elpee du Quintana Dead Blues Experience, un opus qui fait suite à « Older », paru en 2019.

Découpé en 10 plages, cet LP fait la part belle au blues, mais un blues contemporain, qui se nourrit de rock intense et sauvage, un peu dans l’esprit des Kills, des Black Keys originels voire du Jon Spencer Blues Explosion (NDR : ce explique, sans doute, le choix du patronyme). La voix de Piero Quintana est bien timbrée et elle emprunte parfois des inflexions à Dave Gahan (Depeche Mode) ou à Peter Murphy (Bauhaus).

Les arrangements sont soignés. L’électronique est judicieusement intégrée. Certaines compos sont infiltrées d’accès de Farfisa. Il y a même des chœurs sur « So hard to say ». Quintana s’est proclamé ‘One man rock’n’roll electro heavy blues’. C’est une carte de visite qui tient la route…

Quintana Dead Blues Experience

Le Quintana Dead Blues eXperience à fond la caisse…

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Le Quintana Dead Blues eXperience, c’est le projet de Piero Quintana, un bluesman qui s’est forgé sa notoriété sur les planches, à l’aide d’une vieille GrooveBox Roland MC909. Il est considéré comme un One man Rock'n'roll Electro Heavy Blues et sa musique est à la fois radicale, sauvage, émotionnelle, sincère et énergique. Piero vit chaque concert comme si sa vie en dépendait : une intensité qui découle de la forte identité du chanteur à l’univers inclassable et personnel.

Son nouvel elpee devrait paraître en septembre 2022. En attendant, il nous propose « Crazy », un second extrait qui a bénéficié d’un clip d’animation réalisé par Loran Gouy, sur une idée de Jessica Calvo Ruiz. Et il est à voir et écouter ici.

 

 

Quintana Dead Blues Experience

Older

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Manifestement, pour l’instant, la scène musicale hexagonale est en pleine effervescence. Patronyme à rallonge, le Quintana Dead Blues Experience n’est cependant qu’un one man rock'n'roll electro heavy blues band. Et pour cause, un seul personnage se cache derrière cette description exhaustive : Piero Quintana. Ce Grenoblois est considéré comme un vétéran. Et pour cause, ses premiers enregistrements remontent à 1993. Persévérant et un peu maniaque, il prend un malin plaisir à tirer le max de sa gratte et d'une vieille groovebox MC909, pour injecter de l’électro dans ses compos. En outre, il est plutôt doué pour torcher des chansons aussi variées qu’énergiques.

Piero attaque sauvagement ses cordes tout au long de "Stranger", le morceau d’ouverture. Pas de compromission instrumentale ! A contrario, sa voix n'est ni lourde, ni criarde, mais plutôt agréable à l’écoute ; ce qui lui permet de communiquer davantage de contrastes dans ses compos. De toute évidence, il est davantage influencé par le rock'n'roll que le heavy metal. Il introduit également des bruitages et des boucles électroniques, dans son expression sonore, à l’aide de son séquenceur. A l’instar de "Kinda low" et "Long way". Bien blues, "Sea Haven" nous transperce littéralement et finit par éclater. En fin de parcours, l’opus nous réserve deux superbes ballades, "Worn out" et "Fucking the devil", deux pistes qui grimpent progressivement en intensité…

The JPS Experience

I Like Rain

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Six années de travail ont été nécessaires pour confectionner ce triptyque destiné à remettre en lumière The Jean Paul Sartre Experience (NDR : patronyme originel), groupe injustement mésestimé voire carrément oublié à qui le label Fire Records a voulu rendre justice.

La préparation méticuleuse de ce ‘best of’ a nécessité de nombreuses heures d'interviews et un travail de sape conséquent, afin de rendre palpable l'évolution de cette expérience juvénile empreinte, dès le début, d'une grande sensibilité et d'une précoce maturité.

"I like Rain" dresse donc la cartographie d'une carrière, certes escarpée, mais dont la ligne de conduite ascensionnelle ne pouvait que les conduire, tel Icare, au plus près du soleil.

Des débuts fragiles au milieu des années quatre-vingt aux tumultes ‘noise’ des années 90, cette compile propose en filagramme, l'histoire d'un grand groupe resté petit.

Influence évidente de nombreuses formations qu'il serait exhaustif de citer, la discographie de JPS Experience fait figure de référence, tant leur parcours est exempt de la moindre faute de goût….

Toujours épris de liberté, sans doute initiée par les paysages à perdre de vue de leur Nouvelle-Zélande natale, Dave Yetton, Gary Sullivan et Dave Mulcahy ont donc, dès leurs débuts, enregistré leurs mélodies subtiles sur d'élégantes harmonies porteuses de tous leurs rêves adolescents.

Cette candeur teintée de nostalgie sera présente tout au long de leur carrière, achevée en 1994.

C'est donc non sans une certaine fierté que Fire Records ressort ces trésors cachés à fin de réhabiliter l'aura d'un groupe qui a laissé sa trace comme l'étoile au firmament.

Soigneusement remasterisé, recelant son lot d'inédits, de faces cachées et autres joyeusetés particulièrement excitantes, ce coffret luxueux nous offre donc une occasion magnifique de nous replonger ou simplement de découvrir la magie électrique de chansons parfois simplement parfaites.

Histoire revisitée en diagonale de trois albums majeurs parus initialement sur Flying Nun et qui malgré la longueur, ne lassent pas un seul instant.

Entre évidence Pop et incursions jazzy, noisy ou encore funky, les prémices de styles qui émergeront quelques années après leur disparition se ressentent clairement au travers de ce parcours exaltant au cœur d'une discographie sertie de pépites.

Si les ayants droit de Jean Paul Sartre auront finalement le dernier mot, résumant le patronyme du band en JPS Experience, il lui aura sans doute manqué peu de chose pour entamer sa marche menant vers le succès commercial.

À l'écoute de "I Like Rain", on ne comprend d'ailleurs toujours pas pourquoi...

 

 

 

Jimi Brown Experience

Jimi Brown Experience

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Jimi Brown Experience est, comme son nom l’indique, une formation qui rend hommage aux deux géants intemporels dont elle emprunte le nom. Et le répertoire. En l’occurrence, Jimi Hendrix et James Brown, même si cette précision est superflue lorsqu’on se plonge dans ce premier LP éponyme. Entièrement instrumental, ce « Jimi Brown Experience » dont les  compos oscillent entre jazz, rock et funk confectionnent un fond musical distrayant. Un fond, et c’est tout. Les sept membres de la troupe possèdent un talent indéniable mais passent complètement à côté de leur sujet.

Vu le patronyme ambitieux, le mélomane curieux attend légitimement, du collectif français, qu’il balance un LP direct, parcouru de crises de folie, de gouttes de sueur perlant le long de la galette, de sensualité et/ou de hargne. Ici, les neufs gaillards caressent les guitares là où elles devraient être malmenées, tapotent la basse là où elle devrait incessamment ondoyer de droite à gauche et vice-versa, bouchonnent la batterie là où elle devrait éclater à l’oreille de l’auditeur, et noient le tout dans un océan de saxophones. Des saxos qui deviennent, pour le coup, indigestes au bout de six ou sept morceaux. Les reprises des « Purple Haze », « I Feel Good », « Get On The Good Foot » et autres « Fire » semblent sortis tout droit d’une compile gratos à l’achat de trois paquets de Douwe Egberts. Quelque secousses et un peu de nerf ne ferait certainement pas de mal au clan Jimi Brown Experience.

 

Michel Drucker Experience

Le grand voyage

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« Le grand voyage » constitue déjà le troisième album de ce groupe hutois. Il fait suite à « #1 », paru en 2004 et « Seul en vie », en 2006. Le nouvel opus lorgne de plus en plus clairement vers une pop psychédélique à la française. Donc lisse et radiophonique. Les compos sont truffées de guitares, arrangements de cordes (NDR : discrets mais élégants, il faut l’admettre) et sonorités néo-vintage assez proprettes. D’ailleurs, mellotrons, moogs et orgues ‘Hammond’ donnent en effet l’impression de sortir d’un clavier numérique à modélisation analogique. Instrumentation électronique mais aussi plus ‘classique’ (NDR : dont les inévitables accès de guitares triturés par les pédales wah wah) se mêlent à un fatras de loops pour organiser un grand voyage psychédélique aux accents musicalement (trop) corrects. Hormis « Lucifer Sam », emprunté à Pink Floyd, les lyrics sont interprétés dans la langue de Molière. La production est parfaite. Faut dire que les musiciens sont de redoutables techniciens. Mais cette mise en forme est tellement lustrée, qu’elle finit par rendre les compos trop semblables. En m’empêchant véritablement de ‘triper’. Deux exceptions confirment cependant la règle. Tout d’abord « La raison vacille », morceau au cours duquel l’Américain Tommi Zender (NDR : il est responsable de trois albums à ce jour, dont deux sous son patronyme) vient donner un coup de guitare et « Respire pour deux », une chanson qui bénéficie de la participation de Karin Clercq, pour un duo vocal particulièrement réussi, rappelant quelque part le échanges opérés autrefois par Dominique A et Françoise Breut. Sans quoi, le reste de l’elpee, baigne un peu trop, malgré ses références ‘pinkfloydesques’, dans la ‘variétoche’…

 

Lydie Experience

Lydie Experience

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Lydie Experience est une tentative brouillonne et moyenne, mais en tout cas osée. Elle vient  réinterpréter le répertoire de Jimi Hendrix au travers d’une pop psychédélique et électronique instable. Le modèle s’insinue quelque part entre Stereolab et Goldfrapp, mais rien n’est moins certain. La voix est souvent plus parlée que chantée, tantôt doucereuse, tantôt glamour-cabaret, mais toujours sur le fil du rasoir. Dérangeante, un peu hypnotique aussi, Dieu ou Diable, candide et hantée. Un passage chaud laisse place à des vapeurs givrées. Au secours ! On voudrait trancher ou faire cesser l’écartèlement. Lydie Brice, diplômée en improvisation vocale du conservatoire de Strasbourg, ne freine aucunement ses ardeurs expérimentales. C’est si vacillant qu’on attend indéfiniment que la boucle se referme sur une mélodie, un timbre, une tonalité. Disons, un parti-pris quelconque. Mais le chemin reste incertain, ouvert, instable, hésitant entre les tentatives louables (« Button belly window », « Voodoo child ») et celles parfaitement insignifiantes. Une chose est sûre, à l’issue de l’écoute de ce disque, on fronce les sourcils en éprouvant un léger tournis.

The Judy Experience

Judy is rising (Ep)

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Six titres sur l’Ep de cette formation drivée par James Brooks Caperton, un personnage qui a sévi au sein de Veronica Lipgloss and The Evil Eyes, combo responsable d’un album intitulé « Cold Standard Laboratories », en 2005. Une œuvre particulièrement intéressante, mais totalement passée inaperçue.

Le Californien a décidé de poursuivre l’aventure sous son propre patronyme, mais semble y avoir entraîné la flûtiste Michelle Rodriguez et le percussionniste Nathan Carrera. The Judy Experience emprunte un chemin balisé, entre 95 et 99, par feu Dream City Film Club, au sein duquel militait le chanteur/guitariste/claviériste Michael J. Sheehy (NDR : il a depuis entrepris une carrière en solitaire). Mais un DCFC qui se serait intéressé à  la musique avant-gardiste de Tuxedo Moon.

Hormis « Candace prance », composition orientaliste dynamisée par un groove envoûtant et tribal, née de la fusion entre drums, percus et basse et hantée par un saxophone geignard, reptilien, trois compos évoluent sur un tempo lent, presque sinistre ; la guitare discordante mais terriblement efficace et le sax torturé se partageant l’essentiel de l’espace sonore. Hanté par un vocal issu d’outre-tombe, le titre maître ressemble à du Siouxsie & The Banshees défilant au ralenti, alors que « Cloak of the priestess » nous entraîne dans un univers visionnaire. Parcourue par une flûte pastorale et caractérisée par des cordes de guitare jouées en picking, cette plage toute en subtilité et en atmosphère me rappelle quelque part le « Foxtrot » de Genesis (NDR : celui de l’Archange Gabriel, bien sûr). Une manière de jouer des cordes que l’on retrouve sur le final « Fall river ». Les drums y sont imposants. Mais c’est surtout le vocaliste qui fait la différence. Son timbre falsetto est d’ailleurs aussi bouleversant que celui de Jeff Buckley. Ce groupe (ou artiste) a du potentiel, c’est une certitude. Il est donc à suivre de très près.

Experience

Positive Karaoke With a Gun/Negative Karaoke With a Smile

Michel Cloup, ton univers impitoyable… Après Diabologum, cette canaille de Toulousain avait fondé un nouveau clan, l’irascible Experience. Où le bonhomme se lâche et vitupère, contre cette société qui nous programme, nous ficelle et nous dévore tout crus, avant l’indigestion. Une expérience sans compromis, qui laisse des traces et même un mauvais goût, dans les oreilles et dans la bouche. Comme son pote Michniak à l’accent nonchalant, Michel Cloup régurgite son cerveau pour mieux clamer sa haine. De la bêtise, du confortable et de nos certitudes. Qu’il sorte un disque de reprises est étrange… Pour massacrer l’ennui ? Mais l’ennui est une chose saine, mes bons amis, et même l’une des marques de l’esprit sain, qui raisonne bien, amen, et tant que l’ennui existe, c’est qu’il reste des choses à faire, à côté. Comme jouer de la musique, et en écouter, et pourquoi pas s’amuser à jammer entre potes sur des reprises de Public Enemy (« Show ‘Em Watcha Got »), Shellac (« Prayer to God »), Q Ant Not U (« Collect the Diamonds »), Suprême NTM (« Qu’est-ce qu’on attend ? ») ou encore Bonnie « Prince » Billy (« Sombre », une belle adaptation, toute en tension EMO, du grandiose « I See a Darkness »)… En bonus, un DVD d’1h30 d’extraits de concerts, en France, en Espagne et ailleurs, de clips, d’images backstage, sur la route, en van, en avion, en métro russe, récoltée et montée par Widy le guitariste. Allez, un peu de karaoké à la sauce Experience n’a jamais fait de tort à personne.

Divine Soma Experience

Welcome to the land of dragons

Chez Divine Soma Experience, on retrouve le bassiste d'Ozric Tentacles, Roly Wynne. Une indication qui devrait plus ou moins situer le style musical dispensé tout au long de ce "Welcome to the land of dragons". Encore que la dimension atmosphérique y soit encore plus marquée. Rythmes tribaux, techno, dub et space rock se mêlent ainsi dans un éther psychédélique capable de pénétrer au plus profond de votre inconscient... (NDR: rigolez pas, mais à peu de choses près, c'est ce qui est indiqué sur la bio). Et au pays des dragons, cette divine soma expérience s'exprime en termes de surréalisme virtuel (NDR: allô la terre!).

 

Mao Tse Toung Experience

Armourer

Mao Tse Toung Experience a sans doute la glose facile. Sur ce CD, il cherche à javelliser, par la techno, des clichés qui appartiennent tantôt à Sisters Of Mercy, Début de Soirée, Human League, New Order, Ultravox, Front 242, Shamen et quelques autres. Faut-il en rire jaune? Peut-être même voir rouge à l'écoute de toutes ces chinoiseries? Faites un peu le tour (de France?) de l'album. Et en fonction de la performance, vous lui attribuerez le Mao jaune ou la lanterne rouge...

 

The JPS Experience

Bleeding Star

Chouette, Flying Nun est à nouveau distribué chez nous. Flying Nun, c'est ce label néo-zélandais qui nous avait permis de découvrir toute une série de formations intéressantes, parmi lesquelles les Chills et les Verlaines font aujourd'hui figure de références. JPS Experience nous vient d'Auckland. Mais au fait que signifie JPS? Jean-Paul Sartre, ni plus ni moins. Nous avons cependant beau chercher un iota d'existentialisme chez ce quartet antipodal, il ne nous a pas été possible d'établir le moindre parallèle avec le philosophe/écrivain français. Les lyrics traitent d'ailleurs plutôt de rêves, de fantasmes, d'évasion ou de mélancolie, des textes qui collent parfaitement à une noisy pop mélodique, excitante, élégante, fouettée de guitares scintillantes, écorchées, vibrantes et caressée d'harmonies vocales limpides, opiacées. Le titre maître réalisant même la fusion parfaite entre l'expression ténébreuse de Jesus & The Mary Chain et celle plus fluide, plus tendre de House Of Love. Epatant !