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White Fence

L’orange de White Fence

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White Fence revient en force. Le 24 avril paraîtra « Orange », le nouvel album de Tim Presley, enregistré en ‘ice fifelity’ par Ty Segall dans son studio Harmonizer II. Après sept ans d’absence discographique, le groupe ravive sa pop éclatée et nerveuse avec une précision nouvelle.

Le premier extrait, « Your Eyes », est un bijou électrique où guitares ensoleillées, caisse claire incisive et mélodie ascensionnelle se mêlent pour peindre une romance lumineuse. Le titre est accompagné d’un clip réalisé par Agathe Rousselle, qui capture Tim Presley dans un monochrome élégant, les yeux tournés vers nous comme un écho vibrant du morceau.

Le single « Your Eyes » est disponible sous forme de clip 

À propos du disque, Tim Presley confie :

‘Amour/perte, addiction/réhabilitation, et un bon long regard dans le miroir… Mais aussi l’absurdité de la vie. Je voulais chanter de tout mon petit cœur. Chanter la vie.’

Avec l’aide de Ty Segall (également à la batterie), d’Alice Sandahl aux claviers et de Dylan Hadley sur deux morceaux, « Orange » traverse les sons pop des années 60 aux 2000 avec une liberté nouvelle — comme des Kinks projetés dans l’ère spatiale.

 

Faïence…

La tendance de Faïence…

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Faïence, c’est la réunion de deux musiciens aux parcours déjà riches, Médéric Gontier (Tahiti 80) et Julien Bouchard. Ces deux-là se connaissaient déjà à travers le travail de l’autre pour lequel ils avaient le plus grand respect. Mais il a fallu une véritable rencontre pour que se nouent une vraie amitié et un projet musical qui se concrétise désormais

Ce premier disque emprunte son nom à un premier single entêtant, intitulé « J’ai tendance ». Le chant nonchalant de Julien ou la diction plus incisive de Med répètent à l’envi combien en toutes circonstances ils ont ‘tendance à [s]e perdre’, mais si l’on aime l’âge d’or des 90s, les singles power rock de Blur ou les Dandy Warhols, on se repère très vite ! Ou plutôt on se ‘re-perd’ dans ce titre immédiat qui appelle vite la touche replay…

Le clip de « J'ai tendance » est à découvrir

White Fence

De l’autre côté de la barrière blanche…

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Soirée garage ce 4 décembre 2013 au Vk* de Bruxelles, puisque se produisent, dans le cadre de l’Autumn Falls, Mountain Bike, Night Beats, White Fence et Ty Segall. Sachant que les hostilités commencent à 19h45, Ludo et votre serviteur décident de prendre la route suffisamment tôt. Pas de souci, on débarque à Molenbeek, vers 19h20. Mais fâcheux contretemps, trouver une place de parking est une véritable galère. Après avoir sillonné les artères en long et en large, on déniche finalement un emplacement, chaussée de Mons. Un peu de marche, et il est 20h10, quand on pénètre au sein du Vaartkapoen…

Malheureusement, vu l’heure d’arrivée, on n’a pu assister au concert de la formation belge Mountain Bike. Alors place à Night Beats. Un trio établi à Seattle qui a publié son deuxième elpee cette année, « Sonic Bloom ». Référence à Sonic Boom, pseudo de Peter Kember, le cofondateur de Spacemen 3 ? Probablement. Mais dans les grandes lignes, car si le band puise son inspiration dans le psyché garage, il lorgne surtout vers The 13th Floor Elevators. Encore que les sonorités de guitare me font parfois penser au groupe insulaire Gun, un combo qui avait gravé un hit en 1968, « Race with the devil ». Les trois musicos portent des cheveux longs comme à cette époque. Et fatalement, leur musique trempe dans le revivalisme de cet acabit. Les moments les plus mélodiques sont vraiment bien ficelés et la basse peut se révéler hypnotique. Le drummer frappe comme un malade ; si bien que régulièrement un roadie doit venir remettre son matos en place, parce qu’il se disloque. Malheureusement, les envolées acides manquent quand même de fil conducteur et on se demande parfois où elles veulent nous conduire. Paraît que sur disque, le trio offre un visage plus séduisant. Bref, s’il a manifestement du potentiel, il doit encore bosser pour vraiment s’imposer dans le circuit.

White Fence, c’est le projet de Tim Presley. On raconte qu’il serait issu de la famille du King. C’est à vérifier. Une chose est sûre, il est aussi prolifique que Ty Segall. Les deux artistes sont d’ailleurs très amis et ont enregistré ensemble un album, « Hair », l’an dernier. Depuis 2010, il a d’ailleurs publié six elpees, sans compter les Eps et les collaborations diverses. Sur les planches, il est soutenu par un bassiste coiffé d’une casquette de marin, d’un drummer et d’un second gratteur qui caresse une douze cordes à manche scié le plus souvent à l’aide d’un bottleneck ; il est, en outre, également préposé aux bidouillage électroniques. Un peu timoré, malgré des paillettes autour des yeux, il communique l’aspect space rock aux compos. Tim arbore un coupe de cheveux plutôt mod. Il porte un pull blanc torsadé et tient sa guitare très haute sur la poitrine. Honnêtement, je dois avouer avoir éprouvé des difficultés à entrer dans leur set. D’abord la voix de Presley n’est pas assez mise en valeur à mon goût, et puis il y a ces brisures constantes dans le rythme qui ne facilitent pas l’accroche. Pourtant, après 20 bonnes minutes, je perçois le fil conducteur. Enfin s’il y en a un. En fait, le franc tombe. Le spectre du Velvet Underground apparaît. Et tout se clarifie. La barrière blanche tombe alors, si vous préférez. Mais si les mélodies sont bien présentes, elles éclosent entre les envolées expérimentales. Manifestement, White Fence est un groupe underground, et pour apprécier sa musique en ‘live’, il est indispensable d’en écouter d’abord ses disques…

Lors du concert conjugué de Kurt Vile et de Scout Niblett, on m’avait mis la puce à l’oreille. Ty Segall et ses acolytes se produiraient assis. Et lors de l’installation du matos, cette rumeur se confirme. Un drummer s’installe de profil, à droite. Son kit de batterie est minimal : une caisse claire, un tom basse et une cymbale. A gauche, se plante un bassiste. Et au milieu Ty Segall et Sean Presley (NDR : le frère de l’autre ?) aux grattes acoustiques électrifiées. Ces deux musicos chantent et ce dernier se met parfois à siffloter. Quand ils conjuguent leurs voix en harmonie, il faut avouer qu’il y a de quoi tomber sous le charme. Curieux de se produire sous cette configuration, car les compos ont la pêche. La première partie du concert privilégie les titres du dernier opus, « Sleeper ». Segall court même prendre la place du batteur pour « The man man ». Souriant, Ty a un physique qui me fait penser à celui de Kurt Cobain. En plus enveloppé. Il secoue régulièrement sa tignasse en grattant son instrument. Les deux sixcordistes y sont impressionnants de maîtrise. Leur manière d’électrifier leurs cordes acoustiques à l’aide des pédales est absolument épatante. Et le quatuor finit par libérer un groove dévastateur. Simplement, Ludo, notre photographe et votre serviteur sont collés contre l’estrade. Or les mouvements de foule commencent à s’amplifier. Les gobelets de bière à voltiger. Le crowdsurfing s’invite aux réjouissances, mais surtout les bousculades débridées. Ca pogote sec, certains spectateurs manquent d’être piétinés dans la cohue ; mais sous les coups de boutoir, nos vertèbres commencent à encaisser. Une situation qui nous force à battre en retraite. Or, vu la hauteur du podium et l’affluence (NDR : c’est sold out, donc il doit y avoir 600 spectateurs), on ne voit plus rien. On entend, c’est chouette, mais le concert n’a plus la même saveur. Il y a bien eu un rappel et puis, on a vu deux fans ressortir avec la guitare que Ty leur avait offerte. Sympa. Sauf pour les conditions du spectacle. A revoir dans d’autres circonstances…

Autumn Falls

Mountain Bike + Night Beats + White Fence + Ty Segall

(Organisation Vk* + Toutpartout + Heartbreaktunes)

Voir aussi notre section photos ici

 

White Fence

Is Growing Faith

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Au début des années 2000, suite à la sortie du premier album des Strokes, on assistait au come-back du rock garage. Rock garage, oui ! Mais pas trop ! Production irréprochable, mélodies parfaites. Tous les ingrédients étaient présents pour connaître le succès et conquérir le cœur de milliers d’adolescents et autres. Cette nouvelle tendance a été également l’occasion de redécouvrir les initiateurs du genre à travers des groupes tels que The Modern Lovers, Television ou encore The Sonics.

A la différence de The Strokes, The White Fence a réussi à retrouver l’esprit originel du rock garage, s’éloignant des productions moins lissées et exploitant un univers sonore moins accessible. Fondé par Tim Presley, ce groupe californien (NDR : les membres du groupe sont issus de Los Angeles et San Francisco) parvient à concocter du bon vieux rock ‘old school’, à la sauce psyché. Si le son caractéristique est toujours bien présent, on ressent, en même temps, l’influence du soleil californien. Mais aussi cette odeur de sueur mélangée à celle de produits illicites. Un coup d’œil sur les photos du booklet reflète l’état d’esprit au sein duquel baigne cet opus. On y voit le quartet dans leur cave (ou garage).

Le second elpee de White Fence est partagé entre morceaux plus rythmés, lorgnant surtout vers le punk-rock (« Body Cold ») et ballades rappelant inévitablement les Beach Boys (« Your last Friends alive » et « Stranger Things Have Happened (To You) ».

Malgré quelques morceaux dispensables, « Is Growing Faith » tient parfaitement la route. Il nous replonge dans le même univers garage de l’époque. Et on en ressort totalement ravis…

 

Fence

The Family (Ep)

Voilà que la pop lo-fi des Limbourgeois de Fence se taille une place respectable dans les hit-parades de Flandre et de Wallonie, avec ce " Family " bondissant comme un bon Weezer, entraînant comme une rengaine de Pavement, sympathique comme un air de Fountains Of Wayne. Avec en prime deux inédits pas désagréables (" Suzie, the lone crusader ", gentil, et " Walking nun ", bien accroché au plancher des vaches avec sa grosse basse), ce maxi est la preuve par trois que Fence devient une valeur sûre de la pop belge.

 

Fence

Angels On Your Body

Déjà le deuxième album pour les Limbourgeois de Fence ; et toujours cette sensation d'avoir déjà entendu cette musique quelque part, près de San Francisco, au milieu des années nonante, jouée par un groupe dont le leader s'appelait Stephen Malkmus. Les mélodies, la voix parfois en décalage (ou même quasiment fausse), l'impression de désaccord(s), mais aussi la sympathie, la spontanéité font de Fence une sorte de Pavement belge (sans oublier, du côté francophone, Austin Lace) ; ce qui, comme comparaison, n'est finalement pas désagréable (imaginez vous lancé dans une carrière musicale et vous voir comparé, par exemple, à Milli Vanilli…). Avec un nouveau batteur (Samuel) et cet album tout frais, Fence devrait donc se faire facilement une place dans le paysage rock de notre plat pays (puisque pour l'instant, leur renommée reste confinée au Nord). Surtout qu'avec des compos comme " Bastard ", le groupe ose s'affranchir de ses influences pop-indie (j'ai oublié de mentionner Weezer) pour lorgner du côté de la country (un peu comme Chitlin' Fooks, le groupe de Pascal Dewez (Metal Molly) et Carol Van Dyk (Bettie Serveert)). Et puis il ne faut pas oublier les quelques hits en puissance que sont par exemple " 3 Floors Down " et " Witty Boy ", parfaits pour un début de festival, le bob sur la tête et les pieds en éventail…

 

Fence

The return of Geronimo

Bien que fondé en 1994, Fence n'en est qu'à son premier album. Mais pour un coup d'essai, il faut reconnaître que le quartette limbourgeois, de Hasselt, pour ne rien vous cacher, a réussi un coup de maître. Produit par Frans Hagenaars (Bettie Serveert, Metal Molly, Evil Superstars), " The return of Geronimo " s'offre purement et simplement les scalps de Pavement, Sebadoh, Pixies et de Weezer. Excusez du peu ! Une performance de choix qui devrait permettre à la scène pop/rock belge de mettre une nouvelle et belle plume à son chapeau (NDR : de cow-boy ?)