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First Aid Kit

The Lion’s Roar

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Plus qu’un simple kit de survie folk offert aux amateurs du genre, il y a maintenant trois ans, les sœurs Södeberg prouvent, en publiant « Lion’s Roar », que leur baume vocal agit sur la longueur ! Le public les avait découvertes lors de la superbe reprise du morceau « Tiger Mountain Peasant Song » des Fleet Foxes et ensuite à l’occasion de la sortie de leur premier album « The Big Black and the Blue ». Elles reviennent aujourd’hui à la tête d’un nouvel opus, un disque découpé en 10 morceaux particulièrement raffinés. Une œuvre produite par l’inévitable Mike Mogis (Bright Eyes, Jenny Lewis, Monsters of Folk) à Omaha, dans son Nebraska natal. Et, la plupart des chansons composées par les jeunes Suédoises donnent réellement l’impression de venir directement de l’ancestrale et austère country américaine… Les voix profondes et puissantes de Johanna et Klara se complètent à merveille et l’instrumentation –acoustique bien entendu– confiée à des musiciens du cru est devenue plus riche. Sur le titre « Emmylou », les deux sœurs murmurent ‘I’ll be your Emmylou, I’ll be your June… you’ll be my Gram, you’ll be my Johnny too…’ Tout est dit…

L’album se clôture de magnifique manière par « King of the World », une chanson interprétée en compagnie de The Felice Brothers et de Conor Oberst, invité à chanter le dernier couplet… la boucle est bouclée ! A découvrir dans le cadre des PIAS Nites, qui se dérouleront à Bruxelles, le 16 février prochain, à Tour et Taxis.

 

First Aid Kit

The Big Black and The Blue

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First Aid Kit est le joli sobriquet médical choisi par les sœurs Klara et Johanne Söderberg, respectivement âgées de 16 et 19 ans. Un duo familial probablement fondé au coin du feu, non loin de Stockholm. Le groupe s’est forgé une petite armada de fans depuis février 2009 et la sortie de leur Ep inaugural, « Drunken Trees », sur le label du duo The Knife (NDR : ce sont des compatriotes !), Rabid. Rapidement signé sur Wichita pour la distribution européenne, First Aid Kit a publié en janvier son premier elpee, « The Big Black and The Blue ».

Les jeunes sœurs pratiquent une forme de country-folk, ma foi forte conventionnelle. Et « The Big Black and The Blue » en est une parfaite illustration. L’originalité n’est d’ailleurs pas un objectif principal chez First Aid Kit. Les compositions creusent d’ailleurs le même sillon que leurs aînés Alela Diane (NDR : l’influence est flagrante sur « Heavy Storm »), Bosque Brown, Fleet Foxes (NDR : dont elles reprennent régulièrement leurs chansons, en concert) ou encore Mariee Sioux. Les frangines ont déclaré être fans de Gram Parsons et de Conor Oberst. Elles parviennent à capturer le sens mélodique du natif d’Omaha ainsi qu’une certaine forme d’atemporalité de ses compos. Mais pas à y injecter cette étincelle d’émotion, si caractéristique du trentenaire. Néanmoins, vu la qualité du travail d’écriture des deux divas, et la maîtrise de leur sujet, les carences s’estompent assez rapidement. D’autant plus que leurs voix sont superbes. De quoi permettre au mélomane de se lover dans leurs comptines délicates. Et d’y prendre un plaisir certain. Ténébreux, leurs lyrics sont souvent liés à l’univers marin. Un peu comme si elles étaient le fruit des divagations américaines de Laurent Chalumeau. Mais le plus important, c’est qu’elles se marient parfaitement à l’instrumentation. Epurée. Essentiellement acoustique. Et pourtant, c’est lorsque les deux artistes osent élargir leur univers sonore, qu’elles se montrent les plus intéressantes. Notamment tout au long de « A Window Open », une compo parcourue d’un clavier vintage. Ou lorsque le tempo s’élève et s’excite quelque peu. A l’instar de « I Met Up With the King ». De quoi démontrer que la paire possède un potentiel. Mais susceptible d’être développé et surtout à bien explorer.

“The Big Black and The Blue” est une œuvre finalement, dans les grandes lignes, bien meilleure que celle que nous a légués dernièrement Alela Diane. De quoi démontrer que le talent n’attend pas nécessairement le nombre des années. Jamais la Suède ne s’était aussi bien projetée au cœur du Midwest américain ; et pourtant ce n’était pas faute d’essayer… Pensez à Nolaï Dunger et Christopher Astrom, pour vous en convaincre. Souhaitons simplement qu’au fil du temps, First Aid Kit parviendra à guérir bien plus que des petits bobos. Pour atteindre cet objectif, il leur appartiendra de se libérer de leurs influences ‘americana’, parfois trop contraignantes. A applaudir le 9 avril au Botanique !