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Fleetwood Mac

Décès de Danny Kirwan, l’ancien guitariste de Fleetwood Mac…

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Fondé en 1967 par le guitariste Peter Green, le drummer Mick Fleetwood et le guitariste Jeremy Spencer, Fleetwood Mac, que rejoint le bassiste John Mc Vie, quelques mois plus tard, Fleetwood Mac connu trois vies. Rejoignant le line up en 1968, le guitariste Danny Kirwan a vécu la première, soit la plus blues, mais également l’évolution de la musique du groupe, vers un style plus folk/pop. C’est lui qui conjugue sa guitare avec celle de Peter Green sur le fameux « Oh well » (voir ici) et l’instrumental « Albatross » (voir ). Et puis il a également participé à l’enregistrement de plusieurs elpees du band, soit « Then Play On » et « Blues Jam at Chess » en 1969, « Kiln House » en 1970, « Future Games » en 1971 et « Bare Trees » en 1972. Mais il est ensuite viré du band. Il tente une aventure en solo, de 75 à 79, mais sans grand succès. Confronté à des problèmes d’alcoolisme, il devient même SDF début des 90’s.

Fleetwood Mac est surtout connu pour sa période la plus pop ; celle qui lui a permis de vendre des millions d’albums et de décrocher d’énormes tubes. L’arrivée de Christine McVie, épouse de John McVie, en 1970, et de Stevie Nicks, en 1974, va rendre la musique davantage accessible. Notamment à cause des harmonies vocales féminines. Et puis de mélodies contagieuses. Parmi ses plus grands hits, on épinglera « Hold me », « Go your own way », « Dreams » ainsi que « Rhiannon », et la liste est loin d’être exhaustive. Fleetwood Mac continue de se produire en concert et compte aujourd’hui 50 ans d’existence. 

Danny Kirwan est décédé à Londres, ce 8 juin 2018, à l’âge de 68 ans.

R.I.P.

Fleetwood Mac

Madison Blues

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Sous-titré "Live & Studio recordings", cet opus est paru sur le même label que l’album de John Mayall" Rollin' with the blues". Le Mac est un groupe au passé prestigieux. Il a rencontré un énorme succès lors du blues boom anglais. Depuis sa conception en 1967 jusqu'en 1970 ; c'est-à-dire lors du départ désillusionné de son leader, Peter Green. La formation rencontrera cependant une deuxième vague de succès sans précédent, à partir de 1975 ; mais en pratiquant un AOR (adult oriented rock) américanisé.
 
Cet elpee a été immortalisé en février 1971, après de départ de Peter Green, mais avant la fuite mystique de Jeremy Spencer. A ce moment précis, le line up impliquait pour section rythmique John McVie et Mick Fleetwood, les guitaristes Jeremy Spencer et Danny Kirwan, ainsi qu’une nouvelle figure, Christine Perfect. C'est-à-dire l'épouse de McVie, transfuge du Chicken Shack.
 
Le premier disque s’ouvre par quatre plages issues d'une session du Christine Perfect Band. A l'époque, elle était d’ailleurs considérée comme la meilleure chanteuse de blues britannique. Pour la circonstance, elle est soutenue par deux guitaristes, Top Topham (NDR : le premier gratteur des Yardbirds), et l’ex Jellybread, Rick Hayward. De ces sessions, j’en retiendrai le très bluesy "Hey baby", au cours duquel Christine joue due piano à la manière d'Otis Spann, et le remuant "Tell me you need me". La nouvelle formation du Mac était entrée en studio pour enregistrer l'elpee "Kiln house". Cinq titres ont été sélectionnés de cette période, parmi lesquels le tonique "Crazy bout you baby", l'excellent "Down at the Corner" et le très West Coast "Tell me all the things you do", une compo balayée de guitares aventureuses. "Station man" configure les harmonies vocales conjuguées par Lindsay Buckingham et Stevie Nicks qui feront le succès du futur Mac. L’opus recèle quelques inédits ‘live’, dont quelques petites perles. Et en particulier, "One together" que chante Jeremy Spencer, une ballade très fifties réminiscente de Buddy Holly. "I can't stop loving you" ensuite, un fragment au cours duquel la slide commence enfin à gémir. "Lonely without you" également. Une bien jolie ballade que chante Christine devant cette slide dépouillée et geignarde.
 
Poursuivant ces sessions ‘live’, le second morceau de plastique se révèle beaucoup plus intéressant, parce qu’il se consacre davantage au blues. Spencer s’illustre à la slide avec beaucoup de bonheur. Tour à tour sur "Madison blues", le "Preaching blues" de Son House, un "Dust my broom" bien saignant, tout au long duquel le piano de Christine est bien planté dans le décor, et "Don't go please stay" ; sans oublier les parodies de rock'n'roll "Jailhouse rock", "Teenage darlin" et "Honey hush". Danny Kirwan tire également son épingle du jeu, mais dans un style beaucoup plus proche du Grateful Dead que du blues. Il en fait la plus belle démonstration tout au long de "The purple dancer". Il se révèle également tout bon guitariste sur "Get like it used to be" et une nouvelle version de "Station man". Cet album ne suscite pas le délire. Il constitue simplement un testament d’une époque mal connue du groupe. Une histoire qui aurait pu prendre une autre tournure, si Jeremy Spencer n’avait pas quitté le navire pour rejoindre la secte des Children of God. A partir de ce moment toute la pression allait reposer sur les épaules de Dany Kirwan. Il restera au sein du groupe jusqu'en août 1972. C'est-à-dire jusqu’à l’arrivée de Bob Welsh. Le groupe allait alors s'établir à Los Angeles en 1974, pour y trouver la recette du succès universel.
 
Ce coffret recèle également un DVD consacré à une longue interview accordée par Jeremy Spencer.

Fleetwood Mac

Showbiz Blues

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Franchement, je me demande comment Receiver se débrouille pour dénicher autant d'archives de Fleetwood Mac. Ce label avait déjà consacré un premier volume intitulé "The Vaudeville years", au mythique groupe insulaire. Il vient de remettre le couvert à travers une sélection de 29 plages jamais éditées. Du moins dans la version présente. Le coffret est enrichi de remarquables photos d'époque ainsi que d'un arbre généalogique du groupe, dessiné depuis ses origines. Un travail réalisé par le maître du genre, Pete Frame.

Le premier disque débute par trois plages du combo Peter B's et une version anglaise de Booker T & the MGs. Le line up était alors composé de l'organiste Peter Bardens (futur Camel), du bassiste Dave Ambrose (Brian Auger Trinity) ainsi que de Peter Green et de Mick Fleetwood. Jeremy Spencer adorait parodier certains artistes. Il en avait même fait une obsession. A commencer par Elmore James. Il en épousait parfaitement la technique à la slide, alors qu'il n'avait même pas 20 ans. C'est tout à fait évident sur "The sun is shining" et "My baby's sweeter". Il adorait aussi Elvis Presley. Il reprend ici "Don't be cruel". Et puis Buddy Holly, dont il adapte "You're the one". Peter Green plutôt obnubilé par BB King. Il interprète ici son "How blue can you get" et "Buzz le baby". Peter était aussi inspiré par Howlin' Wolf. Une inspiration qui se manifeste tout au long de "Long grey mare". Et puis par Otis Rush. Sa version d' "I have to laugh", un titre jamais édité, est belle à pleurer. Du tout grand Peter ! Le disque épingle également la 1ère prise studio de "Mind of my own" ; au moment où Danny Kirwan a fait son entrée dans le Mac. Nous sommes alors en 1968. Saluons au passage le Green acoustique de "Show-Biz blues" et deux essais qui allaient y aboutir : "Do you give & damn for me" et "Him and me". Le premier elpee se termine par "Leaving town blues", lors d'un duo échangé entre la six cordes de Peter et le violon gitan de Nick Pickett (John Dummer Band). La Boston Tea Party, accomplie en février 1970, avait duré trois nuits. Le deuxième CD s'ouvre par deux remarquables titres extraits de la première : "Black Magic woman' et "Jumping at shadows". Ils n'apportent cependant rien de plus que les versions déjà éditées et prélevées lors des autres sessions nocturnes. Le reste relève d'un concert accordé à Londres 70, peu de temps avant que Green ne quitte le groupe. Pourtant le Mac était au sommet de son art. Pour preuve cette version de 14' du "Rattlesnake shake", de "Stanger blues" dont l'intro ressemble furieusement à "What'd I say", du rock'n'roll de Jeremy Spencer, "Tiger", et de "Great balls of fire". Peter Green chante "Twist and shout". Et là franchement, c'est une curiosité ! Mais le quart d'heure le plus extraordinaire a été immortalisé sur "Green Manalishi". Green y alterne la guitare wah wah et une basse à six cordes, avec un sens de l'improvisation époustouflant. Un exercice de style qui préfigurait son futur album solo, "The end of the game". La fin de la partie, un titre prémonitoire ! Merci à Receiver pour ce flashback opéré au cœur d'une époque aussi extraordinaire.