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Foals

Life is yours

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Si Arcade Fire s’est englué dans le disco (NDR : son dernier elpee, « We », le confirme), Foals a décidé de se frotter au funk et à l’afro-beat. D’ailleurs, il a fallu se pincer deux fois plutôt qu’une avant d’admettre qu’il s’agissait du même groupe. Parce que les synthés ont pris une place de plus en plus importante. Tout comme les lignes de basse. On retrouve, heureusement, la voix haut-perchée de Yannis Philippakis. Et puis, quand même, des riffs de gratte, mais le plus souvent dispensés à la manière d’un Nile Rodgers.

Les compos sont donc particulièrement dansantes. Qu’elles soient découpées dans la new wave synthétique (« Under the radar »), émargent au punk funk (« 2001 »), libèrent un groove rafraîchissant à la LCD Soundsystem (« The sound »), s’inspirent des rythmes de l’Afrique de l’Ouest, dans un contexte plus expérimental, un peu comme lors d’une rencontre hypothétique entre Talking Heads et Animal Collective (« Flutter ») ou réveillent en notre fors intérieur le souvenir de Prince (« Looking high »), à moins que ce ne soit celui de Michael Jackson… Et ce ne sont pas les morceaux d’ouverture (le titre maître et ses synthés staccato) ainsi que le final « Wild green » dont les accents électro sont très prononcés, qui risquent de modifier l’impression générale. D’autant plus que la production est soignée aux petits oignons. Pas la tasse de thé de votre serviteur, mais dans le style, il faut admettre que les morceaux seront irrésistibles sur le dancefloor…

Foals

Everything Not Saved Will Be Lost - Part 2

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En mars 2019, la formation insulaire (NDR : elle est issue d’Oxford, faut-il le rappeler !) nous proposait un premier volet de son « Everything Not Saved Will Be Lost ». La seconde partie est parue en octobre dernier. 

Lorsqu’il était interrogé à ce propos, Yann Philippakis avait répondu, énigmatique : ‘Les morceaux sont remplis d’anxiété, d’inquiétude et de tout un tas d’émotions contradictoires’.

Ces quelques indications lèvent le voile sur l’ambiance au sein de laquelle baigne cette œuvre tout en insistant sur un point essentiel : le groupe s’applique avec panache à dépeindre le désordre du monde. Tel Atlas qui le porte sur ses épaules sans faillir, The Foals l’englobe dans sa musique pour en réaliser la critique.

Si les choses perdues étaient sondées sur le premier tome, un sentiment de manque et le climat sombre qui en émane, sont largement retranscrits sur le second.

L’artwork de la pochette est d’ailleurs bien plus obscur et les mélodies davantage abrasives et grinçantes que celui du précédent opus, dont les couleurs étaient résolument électro/pop. 

L’abime de l’âme humaine est mis en exergue dès le premier morceau, « Red Desert ». Les notes de synthétiseur semblent faire office de célébration mémorielle, avant d’être éclipsées par les riffs acérés de Jimmy Smith, qui a remplacé Walter Gerves.

Le ton est alors donné et The Foals nous entraîne au cœur d’un univers psychédélique aux sonorités lancinantes (« The Runner »).

Frénétique, le rythme adopté par la batterie entretient une atmosphère lourde, presque angoissante. Une véritable course contre la montre qui soulève un vent de révolte (« Wash Off »). Morceau de transition, ce rock puissant n’est pas sans rappeler celui pratiqué aux débuts de l’aventure du groupe.

D’ailleurs bien qu’on puisse affirmer qu’« All things not saved will be lost » soit une œuvre qui reflète la maturité, le band ne renie pas ses influences originelles. A l’instar de « Black Bull », dont l’énergie communicative réverbère des accents empruntés au « Planet of Sound » des Pixies.

« Like Ligthning » concède un peu de lumière. L’éclair qui transperce la voûte céleste met alors en exergue la virtuosité des musiciens, ainsi que la voix atypique de Yann Philippakis. Mention spéciale au clip réalisé par Virginie Kypriotis qui met en scène un yéti dénonçant les aspérités de la société tout en arborant un badge sur lequel figure la mention ‘Make america great again’.

A l’écoute de « Dreaming of », on est envahi par un sentiment de plénitude alors que les interventions de guitare communiquent une forme de puissance à l’ensemble, un peu comme chez le légendaire Led Zeppelin.

Les notes sensuelles du piano communiquent un effet onirique à « Ikaria ».

Le jeu de gratte de Jimmy Smith brille de mille feux sur « 10 000 feets », alors que la voix atmosphérique du chanteur monte à 10 000 pieds.

Chargé de spleen, « Into The Surf » suscite paradoxalement un sentiment de légèreté. Il s’agit d’une réponse à « The Surf », plage qui figure sur le premier chapitre. Variations de rythmes ainsi que voix et chœurs conduisent le mélomane vers un véritable enchantement.

Magistral, « Neptune » clôt ce long playing. Une piste qui s’étale sur plus de 10 minutes. Inhabituel dans le chef de Foals. Portée par les riffs de Jimmy Smith, la compo exhale une forme de sérénité particulière, hissant sans peine « All things not saved will be lost » au Panthéon du Rock.

Si les deux parties ont été enregistrées lors des mêmes sessions, il n’en demeure pas moins qu’elles sont résolument antinomiques. Si le premier volume se voulait plus synthétique, le second en revient à un format plus rock. Ce qui n’empêche pas la corrélation. Tel le Yin et le Yang, « Everything not saved will be lost » constitue une allégorie de la double facette de l’univers.

Foals

Everything not saved will be lost (Part 1)

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Walter Gervers, membre fondateur et bassiste de Foals, a donc tiré sa révérence. Il n’a pas été remplacé. Les autres musicos ont donc décidé de pallier à cette absence par le recours à des lignes analogiques placées sur des synthés. Des textures électroniques qui reproduisent aussi bien des timbales, des clochettes, des marimbas que des beats. Parfois on pense à une rencontre entre Ryūichi Sakamoto et Depeche Mode. A l’instar du single « Exits », une compo caractérisée par ses harmonies vocales hymniques. L’esprit du musicien/compositeur/producteur japonais hante également l’excellent « White Onions ». Mais la quintessence de l’opus est atteinte sur la pop song classique et entraînante « On the luna », un morceau au cours duquel on retrouve ces riffs de gratte cinglants, ainsi que l’expérimental, particulièrement fouillé, « Cafe d’Athens », une piste dont la rythmique s’inspire de Radiohead alors que la mélodie lorgne vers Jamie XX. Mais hormis le saccadé « Syrups » ainsi que la plage finale « I’m done with the world (& it’s done wigh me) », sorte d’épitaphe en piano/voix, le reste fait quand même pâle figure, l’électro contaminant l’expression sonore au lieu de l’enrichir.

On retiendra quand même les lyrics des compos qui traitent aussi bien des troubles sociopolitiques, de l’instabilité économique que de l’inquiétude face au changement climatique.

A l’origine, Foals avait prévu de graver un double elpee. Finalement, il y en aura deux, dont le second devrait paraître dès l’automne prochain.

Foals

What Went Down

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Si vous ne connaissez pas Foals, je vous invite à vous intéresser à la discographie de ce band insulaire. Et pour cause, « Antidotes », son premier essai, mérite assurément de figurer dans la catégorie des albums rock indispensables publiés depuis le début de ce millénaire. La suite est un peu moins convaincante, même si quelques pépites se cachent sur « Total Life Forever » et « Holy Fire ». La découverte de ces trois elpees est donc assez indispensable avant d’attaquer « What Went Down ».

En fait, pour apprécier le quatrième LP des gars d’Oxford, il faut savoir d’où ils viennent et comprendre leur évolution musicale. Car si elle est fracassante sur « What Went Down », elle reflète finalement assez mal le parcours de Foals.

Les guitares math rock qui caractérisaient autant le groupe à ses débuts sont maintenant remplacées par un son plus brut, plus puissant. Et ce sur la plupart des titres. Il n’y a bien que sur « Birch Tree » que nous retrouvons cette signature si particulière. Au fil de sa discographie, Yannis Philippakis semble prendre conscience qu’il a finalement une voix intéressante et en profite pour la mettre davantage en valeur sur certains morceaux. Le problème c’est qu’en général, les instruments finissent par s’effacer pour laisser un ensemble ennuyeux et carrément plat. « Give It Up » est probablement la chanson au cours de laquelle Yannis chante le mieux, tout album confondu. Oui mais c’est également une des plus lassantes du groupe… « London Thunder » est plus aboutie mais elle manque également de cette folie ‘foalsesque’. Yannis a déclaré qu’il ne pourrait plus jamais écrire un  titre complètement dingue comme « Cassius » ; et c’est bien dommage parce que c’est exactement ce qui manque à « What Went Down ».

A la lecture de ces premières lignes, vous imaginez sans doute que cet elpee est un échec. Ce n’est pas le cas. Parce que s’il a ses défauts, il révèle également une nouvelle facette du band. Et il ne faut pas longtemps avant d’être plongé au sein de l’oeuvre ! Dés le titre maître, on prend une claque. Foals se déchaîne et relance complètement la machine après un « Holy Fire » bien trop mollasson. Une des deux perles embraie ensuite. « Mountain At My Gates » peut compter sur sa construction en crescendo et son incroyable pont final, pour régaler le mélomane. Dommage que ce morceau ne dure pas plus d’une minute, car il aurait pu devenir la meilleure chanson de l’année. Et c’est en fin de parcours que figure la seconde. « A Knife On The Ocean » constitue un parfaite compo de clôture. Durant près de sept minutes, on est plongé dans un monde empreint de mélancolie, voire de nostalgie. Finalement, le parfait équilibre entre la profondeur de l’expression sonore et la voix de Yannis est atteint. Le refrain en est la preuve incontestable. « A Knife On The Ocean » devrait servir de référence au combo pour le futur. Varié, « Snake Oil » concède une touche blues/rock alors que le refrain de « Lonely Hunter » est immédiat.

Finalement, Foals vient de graver un très bon album, de meilleure facture que les deux précédents, sans pour autant atteindre la qualité d’« Antidotes ». Si l’absence presque totale des sonorités math rock est regrettable, on peut néanmoins être satisfait des risques pris par le groupe et de son évolution. Chaque long playing de Foals est différent et plus mature. En affichant un tel potentiel, Foals devrait nous réserver encore bien des surprises, dans le futur. Et on ne va pas s’en plaindre !

 

Foals

Holy Fire

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Le carton plein est consommé ! « Holy Fire », troisième LP de Foals est celui qui propulse la formation dans la stratosphère. Le décollage initié à la sortie de « Total Life Forever » se confirme. Depuis leur signature auprès de Transgressive Records en 2006, suivi en 2007 de la publication de « Hummer », un premier single bien torché, puis encore un an plus tard d’un « Antidote » ultra addictif, les Anglais n’ont eu de cesse de perfectionner leur art du Math-Rock. Notamment en y incorporant des touches subtiles de Pop, de New Wave et de Post Punk.

Le quintet allume le feu sacré, trois ans après avoir été touché par la grâce sur un « Total Life Forever » de toute beauté. « Holy Fire », à son tour, réunit dix mélopées oniriques révélant une nouvelle fois la maîtrise quasi irréprochable des cinq musiciens. Outre les singles « Inhaler » et, évidemment, « My Number », qui ont largement amplifié les ventes de leur discographie, ce nouvel opus n’atteint certes pas les sommets de somptuosité de « Total Life Forever », mais n’en est pas moins un digne successeur.

La mise en bouche aérienne du « Prelude » déboule sur un « Inhaler » explosif. Un Foals ‘vénère’ qui enchaîne sur un « Miami » bis (« My Number ») et des « Everytime », « Late Night » et « Out Of The Woods » à la fois élégants et atmosphériques. Foals prend son temps. Finie l’urgence distillée sur « Antidote ». Ici, les compos sont de celles qui ne sont pas nécessairement accrocheuses à la première écoute mais qui, tôt ou tard, vous tombent dessus comme une évidence. A l’image d’un « Providence » rageur ou des ballades « Stepson » et « Moon ». 

Grâce à « Holy Fire », Foals se dirige lentement mais sûrement vers les grandes arènes. Des arènes que les cinq gaillards d’Oxford sont maintenant plus que jamais disposés à mettre sur les genoux, fidèles à leur réputation ‘live’. Celle-ci a d’ailleurs été démontrée une fois encore de façon magistrale sur la scène de l’AB le 15 mars dernier. Tout simplement remarquable.

Foals sera de retour en Belgique à deux occasions. Un premier arrêt sur la plaine de Kiewit le 17 août lors de la 28ème édition du Pukkelpop. Et un second rendez-vous au Cirque Royal à Bruxelles, le 11/11. Dépêchez-vous, il n’y aura très certainement pas de place pour tout le monde !

 

Foals

L’esthétisme du flou sonore…

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Armé de deux albums, Foals, nouvelle sensation 2010 de la scène pop-rock britannique, était venu défendre ses couleurs sur les planches de l'Orangerie. Un premier elpee paru en 2008 qui nous avait fait une forte impression : "Antidotes". Et un second, "Total Life Forever", né d'influences aussi riches qu'énigmatiques. Ce dernier ouvrage subtilement mis en abîme par l'excellent single "Spanish Sahara" bénéficiait néanmoins de l'étroite surveillance de la critique. Une critique divisée et particulièrement attentive aux remous sonores provoqués outre-Manche.  

En effet, l'excellence à laquelle la scène anglaise nous avait traditionnellement habitués brille depuis quelques années par son absence. Une vacuité artistique qui incite à crier prématurément au génie. Car on ne nous offre que trop rarement des groupes de talent à entendre. Foals serait-il l'exception ou simplement un produit de consommation rapide qui viendrait s'échouer sur notre discothèque ? Un de plus ? Les avis divergent. La scène, lieu idéal offert aux cinq d'Oxford pour faire définitivement taire les rumeurs. 

Quelques secondes suffisent pour étourdir les oreilles les plus exigeantes. Pas le temps de respirer, de penser. "Blue Blood" transpire à peine et nous entraîne machinalement vers les profondeurs abyssales de l'univers magique de "Foals". La formation sue de créativité. Successivement, elle redessine ses titres. Fausse improvisation qui surprend de matériaux sonores décomposés, de riffs déstructurés, de mélodies rompues... Une maîtrise technique qui force naturellement le respect.

Un set largement sous influence eighties qui embrasse perpétuellement l'âme de Talking Heads. Un nouveau cru ‘Foals’ qui tente néanmoins de s'éloigner du math rock de ses débuts. Mais sans jamais vraiment y parvenir. Les non-tubes s'enchaînent 'mathématiquement'. L'intro de "This Orient" les rappelle d'ailleurs aux sources. Pourtant, les élans de gratte sont moins fréquents, la voix de Yannis Philippakis moins agressive. Et, paradoxalement, les compos plus élaborées, plus fluides que par le passé.

Globalement, les musiciens usent de rythmes hyperkinétiques, de mélodies nerveuses, de riffs angulaires... Un post-rock-punk parfois excité qui pousse le leader à partager les danses transcendantes des spectateurs sur le parterre. Autre facette du groupe, "What Remains" et "Heavy Water" insufflent une mélancolie en lisière de la new-wave. Un tout survolé d'une dimension électronique qui évoquerait doucement l'univers musical d'Efterklang. Quant à "2 trees", il nous plonge dans un climat atmosphérique, mélancolique, réalisant une fusion parfaite entre les trames électro de Durutti Column et l'intensité électrique de Kitchens of Distinction. Un concert construit de strates alambiquées et pas toujours identifiables qui laissent quelquefois un arrière-goût de porridge indigeste. Un brouillon sonore finalement rompu par la grâce hypnotique du tubesque  "Spanish Sahara". Un voyage musical d'une esthétique hallucinante. 

Le groupe crache sur les codes et le formatage. Et c’est tant mieux. Car, finalement, Foals s'expose élégamment aux feux grisants de la grande scène indé-pop britannique. 

(Organisation Botanique) 

 

Foals

Total life forever

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Encore une fois, on va me regarder de travers après avoir lu la critique de cet album. Le deuxième de Foals. Qui est excellent, rassurez-vous. Simplement, parce que votre serviteur n’y a pas rencontré les mêmes courants référentiels (NDR : un grand mot, je l’avoue). Pas très contemporains, il faut le reconnaître, à contrario de tout ce que j’ai pu lire dans la presse spécialisée.

Pour enregistrer cet opus, le quintet s’est isolé en Suède. Du côté de Göteborg. Au beau milieu d’une zone industrielle. Et les musicos ont bossé comme des malades. En essayant de s’écarter au maximum du math rock de leurs débuts. Pour embrasser des influences très eighties. Celles de Talking Heads, tout d’abord. Que l’on retrouve en filigrane, tout au long de l’elpee. Et en particulier l’œuvre majeure « Remain in light ». Un disque qui a influencé les courants postpunk, world et new wave. Et le titre d’entrée « Blue blood » ainsi que l’hypnotique « After glow » en sont probablement les plus belles illustrations. Lorsque le tempo ralentit, et emprunte un profil funkysant, c’est plutôt à INXS (NDR : le contagieux « Miami »), à Spandau Ballet (NDR : époque « Chant no.1 ») et même à XTC (NDR : les percus menaçantes et ce remarquable travail sur les voix opéré tout au long d’« Alabaster »), que je pense. Quant à « 2 trees », il nous plonge au sein d’un climat atmosphérique, mélancolique, réalisant une fusion parfaite entre le feeling de Durutti Column (NDR : surtout pour la trame électro) et l’intensité électrique de Kitchens of Distinction. « Black Gold » lorgne même vers le reggae et le dub du Clash (NDR : et de « Sandinista! », of course !), tout en s’autorisant des digressions électriques à la Skids. Et en finale, « What remains » est même hanté par le spectre de Peter Gabriel. A cause de cette sensibilité world. De ces chœurs en boucle, aussi ; même si la dimension électronique évoque davantage Efterklang. L’occasion d’en revenir à des références plus contemporaines. Comme sur « Spanish Sahara », dont les montées euphorisantes, cette sensibilité romantique et cette tension progressive auraient pu naître d’une rencontre hypothétique entre Snow Patrol, Grandaddy et Sophia. Ou encore le single « This Orient ». Dont l’intro math rock puise aux sources du combo, alors que les envolées de six cordes empruntent manifestement à Bloc Party. Et pourtant, les élans de gratte sont moins fréquents. La voix de Yannis Philippakis moins agressive. Et les compos paradoxalement plus élaborées et plus fluides.

Bref, un chouette album, même s’il est le fruit d’un cocktail d’influences aussi riches qu’énigmatiques. Quoique… D’ailleurs, pas sûr que si les membres de Foals lisent cette chronique, ils vont être très heureux d’avoir ainsi vu leur musique décortiquée…