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La fuite d’Ellside

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Eugene McGuinness

Chroma

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Le dernier elpee d’Eugene MacGuinness, je l’ai découvert il y a peu. Et je l’ai franchement savouré. Aussi, mon appétit gourmand de pépites pop/rock ne pouvait passer à côté du  nouvel essai de l’artiste britannique…

« The Invitation to the Voyage » recelait une myriade de tubes sucrés (« Japanese Cars », « Sugarplum », etc.) « Chroma » creuse un même sillon, livrant de véritables perles au charme indiscutable. L’influence de la pop anglaise des 60’s est toujours bien présente. A l’instar du titre qui ouvre l’elpee, « Godiva », qui doit tout aux Beatles et à leur « Day Tripper ». De plus, a contrario du parfois décevant Miles Kane dont il est d’ailleurs le guitariste en tournée, McGuinness n’oublie pas d’alléger ses mélodies, pour les rendre réellement contagieuses, comme sur « I Drink Your Milkshake » dont le refrain semble piqué aux Kinks. Moins focalisé sur les synthés que le précédent opus, « Chroma » s’avère encore plus accessible à travers sa palette de couleurs résolument pop. Et un titre comme « She Paints House » devrait lui permettre de se faire une place au soleil auprès de The Coral et The Last Shadow Puppets, qui partagent une même passion rétro-futuriste du rock anglais que notre cher Eugene…

 

Generationals

Alix

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L’indie-rock est un univers foutraque. On peut y mettre tout ce qu’on veut, pourvu qu’il soit plus ou moins alternatif. En pratique, il est issu de la contre-culture, de l’underground si vous préférez, et réunit des artistes et groupes à la recherche d'un rock authentique, éloigné des standards commerciaux.

Generationals ne serait pas indé. Pourquoi ? Parce qu’il est américain ? Quelle erreur ! Ce duo a la grande classe. Mais si le ‘Star and Stripes’ est bien dessiné sur le passeport de Ted Joyner et Grand Widmer, à l’écoute d’« Alix » on aurait plutôt misé sur l’‘Union Jack’. Autre erreur, imaginer que le pays de l’Oncle Sam ne pourrait pas enfanter des musicos dont l’approche artistique est aussi flegmatique que celle de leurs amis britons.

Fondé en 2009, Generationals compte 4 albums studio à son actif, dont cet « Alix ». Si les précédents elpees exploraient un créneau plus fondamentalement rock, ce dernier adopte un profil davantage pop aux relents 90’s.

Caractérisé par ses beats délicatement ciselés en une voix chaloupée, les morceaux se savourent comme un dessert au parfum créole vanillé ; et c’est volontiers que l’on s’en ressert de nouvelles tranches…

Si en général les artistes apportent un soin tout particulier aux 3 voire 4 premières plages de leurs long playings, y réservant même la quintessence de leur création, avant de remplir le reste, pour respecter le timing, la paire étasunienne a recours au processus inverse. 

Ainsi « Black Lemon », qui ouvre maladroitement l’LP, est de facture douteuse et franchement cheap. Sur des faux airs de calypso, « Gold Silver Diamond » est paru en single. Une plage contagieuse que vous risquez de siffloter le reste de la journée. Et un bon coup de boost pour relancer la machine. Car la suite, que ce soit « Reading Signs », « Charlemagne », « Welcome to the Fire », « Heart in Two », « Now Look At Me » ou « Would You Want Me » rivalisent d’excellence.

Finalement, la seule interrogation réellement fondée procède du jour de sortie de l’album. Ce sera le 16 septembre pour les shops et le 15 sur les plateformes légales de téléchargement. Car il aurait pu devenir un magnifique compagnon de vacances que l’on aurait embarqué dans sa valise entre ses chemises à fleurs et les huiles de bronzage, tant le climat festif de longues journée d’été ressort tout au long de l’opus.

Ou alors, ce serait là, la troisième erreur : penser que l’été se termine le 21 septembre.

« Alix », est un très bon album, simple, plaisant et attachant.

 

The Baptist Generals

Jackleg Devotional to the Heart

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10 ans ! C’est le temps qu’il a fallu à Chris Flemmons et ses sbires pour enfin nous léguer un successeur à « No Silver/No Gold », sorti en 2003… Et c’est peu dire que le folk-rock hanté des Texans nous a foutrement manqué. « Jackleg Devotional to the Heart » constitue leur 3ème album. Il réemprunte le chemin tracé quelque part entre Neutral Milk Hotel et Modest Mouse, mais sous une formule plus dépouillée (« Clitorpus Christi », « Turnunders and Overpasses »). Instrumental acoustique, « Machine en Prolepsis » met en exergue le potentiel de la bande de Denton. Mais dès le deuxième titre, on retrouve la voix si particulière, profonde de Flemmons, une voix qui rappelle celle de Will Johnson. « Dog That Bit You » libère, en outre, une énergie pop contagieuse. Si certaines pistes s’égarent inutilement dans des constructions alambiquées (« Oblivion Overture », « 3 Bromides »), les Généraux livrent le plus souvent des batailles folk plutôt épiques, au cours desquelles il manque toutefois le grain de folie d’un Neutral Milk Hotel. Bien que de bonne facture, ce nouvel opus n’atteint pas le niveau des précédents essais. Et à ce titre, c’est une petite déception. Les aspirations étaient peut-être trop importantes après une telle absence…

 

Generationals

Heza

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Generationals n’est sans doute pas destiné à incarner le groupe d’une génération, mais démontre une nouvelle fois, après l’éclosion de Woods et Real Estate, que la scène folk yankee est en bonne santé. Si vous appréciez ce style conjugué aux mélodies pop (« Awake ») ou dispensé sous une forme plus contemporaine (« Extra Free Year »), vous serez fatalement comblés et surtout ne risquez pas de sombrer dans un état neurasthénique souvent propre au genre. Issu de la Nouvelle-Orléans, ce duo réunit Ted Joyner et Grant Widmer ; et il a le bon goût de se démarquer de l’expression sonore proposée, en général, du côté de la Louisiane. « Heza » constitue son troisième elpee, une œuvre au charme discret mais également à la rage euphorisante. Les harmonies vocales glissent sur des rythmiques trépidantes à la limite de la surf-music, mais dans l’esprit de The Drums (« Say When »), une mini-chorale entame un refrain imparable (« You Got Me ») avant que des samples ne propulsent Generationals aux côtés de The Radio Dept. ! Et comment résister au funk mutant de « Put a Light On » ? Un opus proche de la perfection, donc…

 

Van Der Graaf Generator

Alt

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Le seul intérêt de cet album procède de la présence de Hugh Banton et de Guy Evans auprès de Peter Hammill, réunis au sein du Van der Graaf Generator. Soit les trois-quarts du line up qui a marqué les seventies, puisque David Jackson, le saxophoniste, malgré sa participation à la tournée de réunion en 2005, brille par son absence, se consacrant aujourd’hui à d’autres projets. Bref, non seulement les 14 plages de cet opus sont exclusivement instrumentales, mais elles se résument à des exercices d’improvisation sans queue ni tête. Dispensable.

 

Eugene ‘Hideaway’ Bridges

Born to be blue

Écrit par

Eugene Bridges fêtera ses 50 ans en 2013. Il est le fil du bluesman Hideaway Slim. Ce guitariste est également chanteur. Il s’est forgé sa voix, comme tant d’autres, en chantant le gospel dans les églises locales. Mais très vite, il se passionne pour le R&B. Il quitte sa Louisiane natale pour le Texas où il s'enrôle dans l'US Air Force. Il milite alors au sein de trois groupes, The New Chosen, The Mighty Clouds of Joy et son Eugene Bridges Band. Pendant un an, il va tourner en Europe comme gratteur au sein du Big Joe Turner's Memphis Blue Caravan avant de remonter sa propre formation. Il est alors signé par le label anglais Blueside. Ce qui lui permet de mettre en boîte son premier opus, en 1998 ; un disque produit par le célèbre Mike Vernon, naguère fondateur du mythique label Blue Horizon.

En 2000, il passe chez Armadillo. Il enchaîne les long playings : "Man without a home" en 2000, "Jump the joint" en 2003 et "Coming home" en 2005, sans oublier sa carrière plus personnelle au cours de laquelle il publie un opus éponyme en 2007, un "Live in San Antonio" en 2009 et plus près de nous "Rock and a hard place" en 2011. Eugene se nourrit à la musique américaine pour forger son style : blues, R&B, soul, funk, gospel et rock! L’écurie insulaire Manhaton a réédité sa toute première œuvre, "Born to be blue", aujourd'hui introuvable.

« If you don’t wanna love me » ouvre l’elpee. Une plage veloutée, trempée dans le pur soul blues. La voix est parfaitement taillée pour le style. Le piano de Peter Zivkovic et l’orgue de James Hallawell se chargent de soigner l’environnement sonore. « Little Boy blue » est une compo aventureuse. Très éclectique, le jeu de cordes épouse la voix, lorsqu’il ne s’égrène pas en chapelet de notes finement ciselées. « Tears of a fool » est empreint d’une grande sensibilité. C e feeling oscille d’ailleurs de la tristesse à la mélancolie, en passant par la passion.  L’intro de « Born to be blue » lorgne vers le grand B.B King, une piste qui rend hommage au blues. Et d’abord à son père Othineil. La partie de cordes est de toute bonne facture. Bridges excelle dans l’écriture de petites plages de R&B. Il les chante en y injectant une fameuse d’émotion, évoquant même parfois le mythique Sam Cooke. A l’instar de « Learn how to let you go » ou la finale « A change is gonna come ». Il se met dans la peau de BB King pour attaquer « Aching heart », un blues lent superbe, d’une grande pureté, qui libère tellement de souffrance, de passion et d’amertume. Un sommet de près de 8’. Une empreinte BB, mais davantage swing, qui imprègne également « Somebody loves you » et « Good thang ». Eugene apprécie également beaucoup Jimmy Reed ; et il le démontre tout au long d’« Ain’t no reason no more ». Et on retrouve ses racines gospel, sur « Good times », titre sur le quel il est accompagné au chant par George Chandler. 

 

Geneviève Laloy

Bleue

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Son job, c’est prof ! Mais à ses heures perdues, elle se transforme en chanteuse. Privilégiant pour style, le jazz. Ah oui, c’est vrai, les profs ont plein de temps à perdre, c’est bien connu…

« Bleue » constitue son troisième opus. Enregistré et mixé fin 2001, le disque vient d’atterrir dans les bacs, il y a un tout petit mois.

Responsable de quasi tous les textes et toutes les partitions, hormis quelques notes qu’elle doit à son cousin Philippe, notre prof a correctement fait ses devoirs. Et elle a pu compter sur la complicité d’une fameuse ‘classe’ peuplée d’élèves qui ont, pour les quinze premiers, joué d’un instrument ou d’un autre, et pour le reste, une autre petite quinzaine également, pris part aux chœurs pour ces beaux mots agréablement mis en musique.

Thème central de ses nouvelles chansons, le ‘bleu’ est omniprésent. Partout, tout le temps.

Mais ce bleu peut prendre plusieurs sens… Il y a la grande bleue dans laquelle la jeune Geneviève se baignait enfant (oui c’est elle sur la photo allongée dans les vagues) ; mais lorsqu’il est utilisé comme adjectif, bleu peut également signifier amateur ou amoureux (être bleu de…) Et enfin la couleur peut symboliser un thème en soi sans faire référence aux deux sens précités.

Si donc dans certaines histoires, car il s’agit bien d’histoires que nous raconte Geneviève, c’est l’eau qui est au centre des préoccupations, celle-ci passe parfois la main aux histoires d’amour ou aux petits épisodes d’une vie. Bref, tout ce qu’il y a de plus banal.

A l’écoute des 15 titres, on a tendance à retomber soi-même en enfance et ceci n’est pas un hasard. Geneviève Laloy a sans hésitation aucune, destiné ce troisième opus à une catégorie d’auditeurs à la limite de l’enfance et de l’adolescence, auditeurs qu’elle connaît très bien puisqu’elle les fréquente continuellement vu son orientation professionnelle. Les thèmes développés conviennent parfaitement à ce jeune public.  

Musicalement, le piano opère son apparition dans l’orchestre aux accents volontairement acoustiques. Violons, violoncelles, contrebasse, harmonica et autres cuivres évoluent en eaux jazz mêlées de latino et folk. De quoi communiquer une consonance joyeuse, sensible et fraîche à cet elpee.

Deux titres sortent du lot pour leur ton et leur musicalité : « Pôle Nord » et « Théophile et Anabelle ». Deux chansons qui devraient se traduire en succès radiophoniques (faudra choisir la bonne station…).

Malgré ces deux perles, ce disque reste malgré tout destiné à la ‘classe biberon’, dont hélas je ne fais plus partie depuis longtemps…

 

General Bye Bye

Girouette

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Suivant la bio, General Bye Bye serait un haut gradé de la musique alternative d’origine franco-allemande ! Et pour cause, il réunit trois Français et une Allemande établie à Paris. En l’occurrence Philippe Beer-Gabel (guitare, voix, mélodica et ‘kantélé’), Jana Klein (voix), Emmanuel Quirié (claviers) et Etienne Gillet (batterie, bugle).

« Girouette » constitue leur premier elpee. Un opus dont les compos sont sculptées dans des riffs de guitare bien yankees. Réminiscents des 90’s. Curieux que leur dossier de presse mentionne, parmi leurs influences majeures, Blonde Redhead, The Shins ou encore Death Cab for Cutie. Car le combo n’affiche ni la classe, la puissance mélodique et encore moins la mise en forme de leurs références. Ce qui n’empêche pas le band de montrer des compétences certaines. Simplement, leur style indie lorgne davantage vers Pavement (pour les guitares) et surtout Imperial Teen (pour les claviers bubble-gum nonchalants). Surtout lorsque l’intensité des six-cordes se conjugue à la perfection des claviers très pop. Mais l’originalité de leur musique procède de l’utilisation d’un kantalé, un instrument traditionnel à cordes finnois, pincé à la manière de la cithare. 

Bien sûr, certaines plages passent complètement à travers. Et je pense tout particulièrement au dissonant « French Cancan » ou à l’ennuyeux « Girouette ». Mais le disque recèle quelques petites perles. A l’instar du très cool « When It’s Gonna Rain » ou encore du très inspiré « Maniac Mansion », le meilleur titre de l’œuvre. Même que l’accent franchouillard, susceptible d’agacer, passe curieusement ici bien la rampe. J’épinglerai encore le tendre « Time Is On y Side », un morceau destiné à panser nos blessures (NDR : de guerre ?).

Pour un coup d’essai, General Bye Bye ne s’en tire pas trop mal. Mais pour gagner du galon, notre général aurait tout intérêt à soigner davantage son sens mélodique. L’anglais de son vocaliste, également. Et puis de mieux cibler ses objectifs. Car tout au long de cette plaque, les morceaux tirent un peu trop dans toutes les directions.

General Bye Bye se produira ce 15 mai à L’Escalier à Liège.

General Fiasco

Buildings

Écrit par

Qu’est-ce qui pourrait pousser trois jeunes Irlandais à se jeter dans la gueule du loup, heu du rock ? Une tradition ? Un héritage abandonné par leurs aînés des Cranberries voire de U2 ? Alors là, pas vraiment. Le seul point commun entre ces 3 groupes procède de leur origine : une île occupée par leurs meilleurs ennemis british, c’est tout ! Ah si, il y en existe une autre évidemment : ils jouent de la musique ; mais chez General Fiasco, pas vraiment du même tonneau que celle de leurs illustres compatriotes. Mais qui donc se cache derrière ce pseudonyme bizarre ? Fiasco général ! Amusant, révélateur, annonciateur ? Il faut espérer que leurs qualités musicales soient inversement proportionnelles à leur patronyme.

Au sein de la formation, militent les frères Strathern : Owen au chant et à la basse ainsi qu’Enda à la guitare. Un combo complété par un ami de lycée : Stephan Leacock, qui se réserve les drums. Leur carrière débute en 2007 par quelques concerts ‘discrets’ ; cependant, ils sont vite repérés par des formations de plus gros calibre telles que The Wombats ou The Pigeon Detectives, pour n’en citer que deux. Un single sera l’élément déclencheur de leur courte carrière. « Rebel Get By » paraît en novembre 2008 et, jouant au cachet sur les émissions musicales de la BBC, ils sont rapidement considérés comme un des dix meilleurs espoirs à venir du rock britannique.

Deux ans plus tard, nos trois ‘gamins’ nous présentent leur premier album, « Buildings ». Et ici, ça se corse. Il y a deux façons de voir les choses. On aime pour la fraîcheur, le côté gentil rock inoffensif ou alors on jette vite fait ; vu justement un manque d’originalité évident. Personnellement, j’aime assez cette musique facilement accrocheuse, pas trop compliquée et qui entre bien dans l’oreille dès la première écoute. Evidemment, c’est pas réellement original, mais les dix plages ne sont pas non plus désagréables à se déverser dans les oreilles. J’épinglerai même quelques belles réussites telles que « Sinking Ships », vraiment superbe, « Ever so Shy » qui déménage pas mal ou encore « I’m not Made of Eyes » que ne renierait pas Snow Patrol, par exemple.

En conclusion, personnellement, j’aime assez ce style un peu facile mais tellement à la page actuellement ; n’en déplaise aux détracteurs grincheux de General Fiasco. Je dirais même plus, j’en redemande. A quand le prochain Jonas Brothers par exemple ? Le fiasco, c’est peut-être bien les ‘critiques casseurs’ qui se le prendront en pleine poire un de ces quatre…

 

Nick Oliveri / Mondo Generator

Death Acoustic

Écrit par

L’ex-Queens Of the Stone Age effectue un retour par la (toute) petite porte. L’acoustique de la mort de Nick Oliveri réunit quelques nouvelles compositions mais se focalise essentiellement sur des reprises. La reine déchue s’égosille sur des morceaux de Kyuss (« Love Has Passed Me By »), Danzing (« Hybrid Moments ») ou même de sa formation originelle (« I’m Gonna Leave You »). Le résultat de ce travail de dépouillement est assez pénible à entendre. A trois exceptions près (« Follow Me », « I’m Gonna Leave You » et « Hybrid Moments »).

Oliveri apparaît sur son « Death Acoustic » comme un être en chute libre qui tente désespérément de s’accrocher aux dernières branches de l’arbre. Les vocalises du bonhomme sont parfaites lorsqu’elles sont noyées sous les distos de son Mondo Generator. Mais, ici, elles sont tout simplement insupportables. L’intitulé de cette œuvre est donc probablement le seul choix judicieux opéré par le musicien.

 

Nick Oliveri / Mondo Generator

Cocaïne Rodeo

Écrit par

Mondo Generator est le bébé de Nick Oliveri, l’ex-bassiste un peu taré (NDR : et pour cause, l’hurluberlu avait pris l’habitude de jouer sur scène dans son plus simple appareil) des Queens Of The Stone Age et de Kyuss. « Cocaïne Rodeo » a été enregistré en 1997, mais n’a été mis en vente, pour la première fois, qu’en 2000.

Pour les fans de QOTSA et de Kyuss, ce disque est sans aucun doute possible un album culte. En effet, pas moins de trois musiciens militant chez ces deux formations y participent. Nick Oliveri, bien sûr, à la basse et aux vocaux, Josh Homme à la guitare et Brant Bjork à la batterie. Pourtant, la musique pratiquée n’a pas grand-chose à voir avec celle des ‘Desert  Rockers’ californiens. On y décèle un peu de ‘stoner’ quand même, parce que l’on ne se refait pas ; mais c’est surtout du punk mâtiné de hard rock ou même du post hardcore qui est ici consommé.

Les vocaux écorchés d’Oliveri et le son brut des guitares préservent Mondo Generator de la philosophie plus commerciale adoptée chez les groupes qui l’ont rendu célèbre. On reconnait circonstanciellement l’intensité d’un Black Flag, la folie d’un Dead Kennedys (au niveau de la basse), la fougue du Nirvana pré-« Nevermind », mais aussi, parfois, l’esprit des jam bands des seventies. L’équilibre est d’ailleurs un peu difficile à trouver entre hymnes punk d’une minute trente (« Uncle Tommy », « I want to to die ») et jams susceptibles de s’étendre jusque 13 minutes (« Another Tension Head »). Ces variations de style reflètent probablement l’esprit un peu tordu et décousu de l’ami Nick.

Pour qu’une réédition soit intéressante, il faut, bien sûr, qu’elle contienne son lot de cadeaux et celle de 2009 nous gâte, car c’est carrément un deuxième disque qui nous est proposé en bonus. Ce second opus est un live, brut de décoffrage (mais au son correct) intitulé « Alive and Wired ». Il a été enregistré au Troubadour de Los Angeles en décembre 2003. Une exception : le dernier titre. Intitulé « Autopilot », il est issu de la prestation du groupe immortalisée lors de l’édition 2004, au Reading Festival, et bénéficie de la participation de Mark Lanegan (Screaming Trees, Mad Season, QOTSA) au chant.

Une réédition plutôt agréable pour les fans, mais pas vraiment indispensable pour les autres.

General Elektriks

Good City for Dreamers

Écrit par

Si le Petit Larousse est expert en définitions ; il reste encore des mots qui n’y figurent pas encore et qu’il faudrait inventer. Dans le registre des collectionneurs, nous pouvons cependant déjà agrémenter notre vocabulaire personnel de quelques définitions succulentes. Difficiles à placer en société, les buzicéraphiles (collectionneurs de bougies en cire), quarterchécophiles (collectionneurs de carnets de chèques), scarpatologistes (malades des sandales) ou luminospéléophilistes (obsédés de la lampe de mineur) peuvent paraître snobs. Par contre, la Bible de la langue française ne répond pas à cette énigme : comment appelle-t-on les collectionneurs de claviers musicaux ? Aujourd’hui, on peut sans équivoque balancer l’info, chez Musiczine on les appellera dorénavant les Hervésalteristes. Mieux connu sous le patronyme de Général Elektriks, le Français Hervé Salters n’a qu’une obsession dans la vie ; mais elle est de taille : chiner et collectionner tout ce qui peut produire un son vintage en appuyant sur des touches. Véritable ogre du synthétique, Hervé n’en est pas à son coup d’essai. Il y a 4 ans, il produisait déjà « Cliquety Kliqk », un album ardu et complexe. Sur sa fiche de paye, le nom de la société qui lui envoie la maille n’est autre que Quannum ; et ses collègue de bureau se prénomment Blackalicious, DJ Shadow et Lyric Born. Rien que des inconnus quoi ! De quoi, en tout cas, attiser les envies.

Emigré au States, le Français revient sur le devant de la scène en concoctant ce « Good City for Dreamers ». Et force est de constater que même pour son plus grand malheur de ne pouvoir disposer que de deux mains, il les utilise à la perfection. Soutenus pas des beats funky, soul ou hiphop, enrichi par des cuivres jazzyfiant et affichant une bonne dose de chill-out, « Good City for Dreamers » incarne l’élément clé de la scène électronique pour cette d’année. Parsemé d’accents à la Mattafix ou Beastie Boys version « The Mix Up », l’album fait aussi parfois penser à une flip side des Hot Chip. Comment ne pas reprendre en chœur, à l’instar du morceau « Young Folks » de Peter Bjorn & John, le refrain sifflé tout au long de « Raid the Radio » ? Comment ne pas succomber à l’alchimie aphrodisiaque de « You Don’t Listen » ? Comment ne pas se taper la cuisse, en rythme, en écoutant « Helicopter » ? Comment pouvez-vous rester assis devant votre écran à lire cette chronique, alors qu’à cette heure, il existe peut-être près de chez vous un disquaire encore ouvert pour vous procurez « Good City for Dreamers » ?

 

Geneviève Laloy

Hirondelles

Écrit par

Initialement répertoriée comme ‘chanteuse pour enfants’, Geneviève Laloy décide de ‘vieillir’, de franchir un palier en nous proposant, à tous cette fois, adultes et enfants, douze nouvelles chansons qui en font un très très joli moment de plaisir.

Virevoltant autour de sa belle voix : des ‘hirondelles’. Drôles d’oiseaux en réalité qui se prénomment Philippe (flûte traversière, saxo et deuxième voix sur certains morceaux), Didier (accordéon), Vincent (contrebasse et chœurs), Paul (guitares et chœurs), Kathy (violoncelle), Stéphane (percussions) et Thierry (harmonica).

Dans un style épuré et chaud, l’ensemble nous invite à voyager au sein de différents ‘courants’ : du folk au jazz surtout, le tout traversé de relents de musique médiévale. Quant aux mélodies, elles me font un peu penser à la belle époque de Beau Dommage, groupe mythique des 70’s...

Jamais on ne s’ennuie tant chaque plage est originale, chaque nouvelle chanson est entraînante et se retient facilement, apportant joie et fraîcheur. C’est en écoutant pareil disque que notre âme d’enfant (« Cachez-vous ») encore si présente mais hélas bien enfouie sous des tonnes de ‘tracas de la vie’ revient à la surface. L’objectif n’est pas de nous faire réfléchir, de nous attrister ou de nous mettre en garde contre des problèmes de société. Non, les choses simples sont également très jolies à chanter : la nature (« La campagne »), le plaisir de la vie (« Poisson doré », « La luge »). Bref, inutile de se ‘prendre la tête’ !

Merci donc à Geneviève et à ses ‘hirondelles’ de signer de leur(s) plus belles(s) plume(s) des textes et des musiques qui dégagent un petit coin de ciel bleu dans l’univers de nos vies. La grisaille qui nous entoure est pour certains l’environnement quotidien.  Envolez-vous !

Un petit moment de plaisir à partager…

 

Ricky Gene Hall

Bam!

Écrit par

Musicien particulièrement doué, Ricky Gene joue aussi bien de la guitare, de la basse, du tuba, de la trompette, du piano que de l’harmonica. Bien qu’originaire de Pickville, dans le Kentucky, sa famille s'est rapidement établie dans l'Ohio. Il monte son premier groupe, HKH, à l'âge de 10 ans, en compagnie de son frère aîné. Début de ce siècle, il fonde Rick Hall & the Blues Healers ; une formation responsable d’un album en 2004. Mais c’est chez les Goods qu’il va trouver son bonheur musical. La formation commet un premier album en 2008. Il est éponyme. Le line up est limité à un trio : Ricky se charge de la composition, du chant et de la guitare, Tom Martin de la basse et Rocky Evans des drums. La musique est empreinte d’une grande simplicité, même si la guitare domine l’espace sonore de ce blues largement teinté de rock sudiste. Et Hall possède une fort bonne voix, très harmonieuse.

L’elpee s’ouvre par le très funky "Way I feel". L’attaque est très proche de celle opérée habituellement par le trio texan, ZZ Top. Introduit par des cordes de guitare alertes mais parcimonieuses (NDR : ce qui n’empêche pas la présence de soli for bien ficelés !), "Noth'n at all" est imprimé sur un mid tempo. Un blues également réminiscent du ZZ Top ; mais un ZZ Top des débuts, celui qu’il pratiquait fin des sixties, début des seventies. Le tempo s’élève sur le titre maître. Ricky se dresse sur ses pédales pour communiquer de l'effet dans ses cordes, mais sans jamais glisser sur un quelconque terrain dur et lourd (hard & heavy). La formule du trio est idéale pour attaquer "Real fine woman", un blues lent qui atteint directement sa cible. Empreinte d’une grande sensibilité, la voix de Hall transpire le vécu. Et lorsqu’il ne chante pas, il souffle délicatement dans son harmonica. Il interprète le "Amos Moses" de Jerry Hubbard d’une voix légèrement nasillarde, dylanesque ; un roots rock alimenté par une slide réverbérée. Il opère une sortie impressionnante face à la section rythmique aussi solide que parfaitement soudée. "Just my luck" concède des accents country très prononcés, profondément ancrés dans le sud. Evoluant sur un rythme allègre et puissant, cette compo évoque l’univers du zydeco, mais sans l'accordéon. Bien jolie ballade balayée par des cordes de guitare mélodieuses et paisibles, "This old guitar" trempe dans le southern rock. Les Goods adaptent le "Read me my rights" de Delbert McClinton, tout en respectant le côté funky roots du compositeur. Et pour cause, la slide épouse un phrasé proche du Lowell George de Little Feat. "Revelation radio" change de registre. Hydratée par l'orgue Hammond de Bernie Nau, cette plage est enrichie par les chœurs gospel de Tony et Brent Hall. La basse est bien à l'avant-plan sur le "Bad is bad" de Huey Lewis", un R&B particulièrement funkysant. En fin de parcours, la formation lorgne de nouveau vers ZZ Top sur l’indolent "Postman" ; mais sous une forme dépouillée. De toute bonne facture, cet opus s’achève par le blues flegmatique "Blues leave me too", un morceau que chante notre Ricky d’un timbre chargé de passion…

Eugene Hutz

The Pied Piper Of Hutzovina (Dvd)

Écrit par

Difficile d’écrire quelques lignes lorsqu’on n’est pas du tout inspiré par ce qu’on entend ou ce qu’on voit. Pourtant, j’apprécie l’œuvre de Gogol Bordello et de son leader charismatique Eugene Hutz. Mais rien n’y fait, ce Dvd me pompe l’air. Il s’agit, en fait, d’un ‘road movie’  consacré au voyage opéré par le chanteur, au sein de différents pays de l’Est ; un périple filmé par sa compagne Pavla. Cette tentative de retour aux sources aurait pu être passionnante. Les paysage filmés nous extasier. Les moyens de transport utilisés nous mettre l’eau à la bouche. C’est loin d’être le cas. Principale raison : les prises de vue sont lamentables. Et les prises ‘live’ beaucoup trop rares. En fin de parcours, on a quand même droit à quelques minutes de spectacle de rue, qui nous sortent enfin de notre torpeur.

Il ne me reste plus qu’à vous communiquer le sypnosis de ce Dvd, si, d’aventure, vous souhaitiez gaspiller votre temps, votre patience et votre argent. ‘Eté 2004, Pavla Fleischer est tombée amoureuse d’Eugene Hutz, chanteur du groupe new-yorkais gypsy-punk Gogol Bordello. C’était lors d’un road trip accompli en Europe de l’Est. Captivée par son énergie et sa verve musicale, et cherchant un moyen de mieux le connaître, elle a décidé de saisir son énergie sur pellicule et de documenter son voyage.’ Il ne vous reste donc plus qu’à suivre les aventures des membres du groupe lors de leur pérégrinations qui les ont conduits, jusqu’en Ukraine, la patrie de Hutz…

Eugene McGuinness

Eugene McGuinness

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Eugene McGuinness est à peine âgé de 22 ans. Un Londonien de LIPA, l’école des arts de la scène, fondée à Liverpool par Paul Mc Cartney. Il vient donc d’enregistrer son premier elpee. Mais il s’était déjà illustré au début de l’année en concoctant « The Early Learnings Of… », un mini elpee. Désormais soutenu par un groupe, Eugene McGuinness propose ici une œuvre très prometteuse. Traditionnelle dans la forme, mais un peu courte quand même, elle est découpée dans une pop anglaise élégante et soigne autant les paroles que la recherche mélodique. On pense à la pop des Kinks, même si la voix lorgne davantage vers Morrissey ; le tout en bien plus éclectique et détraqué.

Le disque démarre fort par deux titres de rock (« Rings Around Rosa » et « Fonz »), avant de céder la place à deux ballades romantiques à souhait, trahissant les origines irlandaises du bonhomme ; et en particulier une très belle compo intitulée « Moscow State Circus ». Désuet, « Those Old Black Movies Were True » rappelle une vieille comédie musicale. Rockabilly déglingué, « Nightshift » vient nous sortir d’une agréable torpeur en préalable à une fin de parcours plus intimiste. La pop ‘kinksienne’ d’« Atlas » cède ensuite la place à l’atmosphère hivernale de « Knock Down Ginger » avant de conclure par le joliment suranné « God In Space ». Un disque de toute grande classe que je vous conseille vivement.

 

General Mindy

Delusions of Grandeur

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« Delusions of Grandeur » constitue le premier album d'un groupe anversois composé de Johan Verckist (voix et guitare), Philipp Weies (guitare), Hans De Prins  (synthé), Luk Michiels (basse) et Steven Cassiers (drums et percussion). Formé en 2004, le groupe n'est plus inconnu en Flandre où il a déjà remporté quelques prix, notamment lors du concours organisé par le Poppunt Magazine, pour sa chanson « Travel in Style ». En 2006, General Mindy atteint la demi-finale de l'Humo's Rock Rally et, l'année suivante, nos amis anversois attireront même l'attention du label anglais Jesus Factory qui sélectionnera leur chanson « Frequently Obscene » pour alimenter leur compilation annuelle de nouveaux jeunes talents.

Le groupe fraîchement émoulu n'a donc pas à rougir du parcours déjà entamé même si, jusqu'à ce jour, il est passé relativement inaperçu dans le sud du pays. Il ne devrait pas non plus rougir de son premier album, un condensé de tout le potentiel emmagasiné par ces cinq artistes. Dès les premiers instants d'écoute, on sent les influences de Johan et ses amis qui sont aussi nombreuses que variées. Cette impression ne me quittera pas tout au long des treize plages de l'album. Le groupe les assume en affichant une palette de morceaux très diversifiée. La voix de Johan Verckist dans « Max Harris », la première chanson de l'elpee, recèle des intonations qui évoquent furieusement Murray Lightborn, le chanteur charismatique du groupe The Dears. La musique des artistes anversois, une pop pêchue, entraînante et équilibrée, sait se montrer musclée. Les jeux de guitare échangés entre Johan Verckist et Philipp Weies sont d'ailleurs très bons. Le groupe manifeste une réelle cohésion et chacun a le loisir d'exprimer ses talents. Cela fait plaisir à entendre ! La mélodie est également susceptible de se fondre dans la douceur. Bref, nos amis ne se refusent rien, pas même des accents folks dans le morceau « Prozac Candy » des plus réussis. Oserais-je dire que le petit air que nous fredonne Hans De Prins, à l’aide de son synthé, dans « Features » m'a rappelé les sempiternelles mélopées de notre André Brasseur national ?

Chaque compo de « Delusions of Grandeur » mérite un commentaire. Tantôt pour l'image qu'ils évoquent, le dialogue des instruments ou encore le clin d'œil adressé à tel ou tel artiste du goût des Anversois. General Mindy démarre du bon pied, c'est certain. Cependant, tout l'album n'est pas du même niveau. Le contraire aurait été étonnant pour un premier opus. La musique est parfois perfectible, un peu brouillonne. Et puis les petits effets électroniques parsèment parfois inutilement la mélodie, la parasitant du même coup. Rien de bien méchant en somme. Si General Mindy poursuit sur sa lancée, son avenir est assuré !

Clint Eastwood & General Saint

Stop That Train

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Enrichi de quelques mixes destinés aux ‘soundsystems’ de l’époque, cette réédition remet au goût du jour le deuxième album de cet excellent duo de deejays jamaïcains basé à Londres. Lors de la confection de leur premier opus, les deux gaillards avaient utilisé les riddims puissants du producteur Henry ‘Junjo’ Lawes pour poser leurs rimes dynamiques, parfaitement représentées sur l’excellent « Another One Bites the Dust ». Sur ce « Stop that Train » paru en 1983, ils ont préféré mettre sur pied les « Inity Rockers », leur propre groupe dont relevait le saxophoniste Courtney Pine. Leur son a alors gagné en propreté et « Stop That Train » a fait un énorme carton en Angleterre, Hollande, Allemagne et Espagne. Ce disque résume bien le talent particulier de Clint Eastwood et General Saint : un flow à l’unisson proche du hip hop, un sens de l’humour qui n’exclut pas la gravité (« Nuclear Crisis »), de l’originalité et un sens certain des mélodies. Ajoutez-y les grosses rythmiques dancehall (à la mode à l’époque) et vous obtiendrez une série de titres toujours très susceptibles aujourd’hui de remplir les pistes de danse et de laisser apparaître un sourire de contentement sur les visages de ceux qui préfèrent taper du pied.

Nick Oliveri / Mondo Generator

Demolition Day / III The EP

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Entièrement composé et interprété par l’ex-reine de l’âge de pierre, « Demolition Day / III The EP » n’a de Split CD que l’aspect. Explorant dans un premier temps un univers semi-acoustique jubilatoire en solo, « Demolition Day » sonne comme une vengeance personnelle. Une manière efficace de démontrer que le bassiste n’a besoin de personne pour égayer les tympans de ses fans. Il se permet d’ailleurs de revisiter le tubesque « Autopilot » de son ancienne formation à l’aide de Mark Lanegan, co-interprète originel du morceau. Après six morceaux méritoires, Nick Oliveri rejoint son Mondo Generator, entamant une seconde partie tonitruante pour laquelle il faudra malheureusement se contenter de 4 morceaux. Du charme guitaristique de la première moitié au gros son de la seconde, ce Split CD ravira ceux qui n’avaient pas apprécié l’éviction du petit chauve du palais royal de Josh Homme.

Genesis

Inside Genesis – The Gabriel Years 1970 – 1975 (Dvd)

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Tous les aficionados de prog savent pertinemment que Genesis a vécu ses années les plus créatives entre 1970 et 1975. Tout en apportant la théâtralité dans la musique, la bande à Petere Gabriel a commis, au cours de cette période, quatre elpees incontournables : « Nursery Cryme », « Foxtrot », « Selling England by the pound » et « The lamb lies down on Broadway ». Ce Dvd décortique techniquement la forme de cette musique. Journalistes spécialisés, musiciens de studio et producteurs décortiquent en long et en large le phénomène Genesis. Le document est illustré par de multiples séquences musicales. Mais constamment interrompues par les analyses des spécialistes, elles finissent par perdre de leur charme. Si le Dvd avait pu réunir ces prestations scéniques (NDR : parfois inédites) en entier, il aurait recueilli toutes mes faveurs. Ce n’est pas le cas, vous l’avez compris…

Gene Taylor

Gene Taylor

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Agé de 51 ans, Eugene Davis Taylor J est né au Texas. A Fort Worth très exactement. Paradoxalement, c'est en séjournant sur la côte Ouest qu'il va choper le virus de musicien. Il y fait la connaissance de James Harman. Les deux musiciens décident alors de partager leur passion en se produisant en duo. Une passion qu’ils vont entretenir très régulièrement, au cours des trente dernières années. Gene a également transité chez les Hawks de Ronnie Hawkins, tourné en compagnie de Canned Heat, puis rejoint les Blasters des frères Dave et Phil Alvin, en 1980. Son premier album solo, "Handmade", est paru en 1986, chez Spindletop. Depuis, il s’est consacré essentiellement à la confection des albums de James Harman et surtout de Kim Wilson flanqué des Fabulous Thunderbirds, en compagnie desquels il se produit depuis une dizaine d'années.
 
Basé désormais à Austin, au Texas, Gene Taylor est donc revenu à Los Angeles pour enregistrer son second album solo. Produit par Jerry Hall, cet elpee a bénéficié du concours de Dave Carroll à la batterie et du bassiste Bill Bateman, musicien avec lequel il a été dans tous le bons coups au sein des Blasters, au cours des dernières années. Sans oublier, James Harman qui se réserve, pour la circonstance, l'harmonica. Gene est un musicien complet. Un des rares capable de jouer le blues, le rock'n'roll et le boogie woogie, avec le même bonheur. Il rend ici un hommage aux pionniers du boogie woogie.
 
L’album s’ouvre par le "Pinetop's boogie woogie" de Clarence Smith. Et embraie par "Pete's thing", dont l’arrangement relève d’un thème de Pete Johnson, avant de se lancer dans le "Honky-Tonk train blues" de Meade Lux Lewis. Gene Taylor chante très bien le blues. Il en fait la plus belle démonstration tout au long de "Sugar Bee". Une leçon lumineuse de piano blues ; et puis sur le "Six weeks old blues" de Peetie Wheatstraw. L’opus peut également nous plonger dans l’univers de la Louisiane. Celui de la Nouvelle Orléans, en particulier. A l’instar de la reprise du "Mississippi heavy water blues" de Barbecue Bob, un bluesman légendaire décédé à l’âge de 29 ans en ...1931. L’harmonica de James y est très présent. Nous ne quittons pas la Louisiane, mais dans un registre différent, pour la reprise du "Yaya" de Lee Dorsey. Gene est passé, cette fois, à l'orgue. Une formule qui ne fonctionne pas trop mal, il faut l’avouer. Il intègre parfaitement les différents styles de piano. Et en particulier celui de Baby Boy Warren, le pianiste de Detroit, sur "Santa Fe", un fragment qu’il chante remarquablement. Ce morceau constitue, sans aucun doute, un des sommets de cet album ! Tout comme son "This world". Une plage aux accents plus modernes, opérant une symbiose entre le piano et 'harmonica. Cette longue amitié atteint son paroxysme sur "The loser and the wheel", que les deux hommes ont écrit ensemble. James Harman chante d'un voix si présente. Un excellent album qui s’achève par un cri de désarroi : "Is there peace?".