Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (7 Items)

Gina Sicilia

Heard the lie

Écrit par

Originaire de Philadelphie, Gina Sicilia est aujourd’hui âgée de 33 ans. Malgré des études de journalisme, elle s’est finalement tournée vers la musique. Cette jeune chanteuse de blues et roots a publié, dès 2009, "Allow me to confess", un premier elpee fort bien reçu dans l’univers du blues. Elle signe alors sur le label Vizztone. Son 5ème opus, "The Alabama sessions", avait été enregistré au célèbre studio Muscle Shoals (NDR : c’est dans l'Alabama). Depuis 2013, elle est établie dans la Music City, à Nashville. "Heard the lie" constitue déjà son 8ème LP. Faut dire que sa plume est particulièrement féconde…

Le titre maître ouvre le long playing, une excellente plage au cours de laquelle la voix caractéristique de Gina crève déjà l'écran sonore, alors que Dave Darling (NDR : également le producteur) se réserve un envol remarqué. Cette voix est particulièrement savoureuse, lors des ballades ; à l’instar de "How many times", dont le parfum soul est exhalé par les chœurs, d’"Angels watching" et de la finale "Growing dim". La version du "Ready for love" de Mick Ralphs (NDR : ce morceau figurait sur le premier elpee de Bad Company, paru il y a plus de 40 ans) est surprenante. Mais si Sicilia parvient à se la réapproprier, elle n’a pas l’étoffe de l’originale. Gina et Janiva Magness cosignent "Brighter day", une compo soul empreinte de douceur, au cours de laquelle cette dernière lui donne la réplique vocale. Les ivoires et les percus d'Herman Matthews s’imposent tout au long de "Man in the sky", un blues aux accents gospel. Le dobro de Doug Livingston enrichit l’americana "Sugar", une piste délicatement rythmée. Les cordes sont omniprésentes tout au long du vivifiant "I do bad things", une plage bien roots…

 

Gina Sicilia

Tug of War

Écrit par

Originaire d’Italie, Gina Sicilia est née du côté de Philadelphie. Jeune et charmante (NDR : elle affiche 32 printemps), elle chante et excelle à la composition. Elle a commencé à enregistrer dès 2006. Elle s’est établie, depuis 2013, à Nashville. "Tug of war" (NDR : traduisez ‘Bras de fer’) constitue son 7ème essai. Les deux derniers, "The Alabama Sessions", paru en 2014, et "Sunset Avenue", en 2016, se limitaient à 5 titres. Elle vient donc de publier un nouvel opus, même s’il inclut les titres qui figuraient sur les Eps, un elpee pour lequel elle a reçu le concours de Glenn Barratt et Dave Darling, à la mise en forme.

Le long playing s’ouvre par quatre nouveaux morceaux. Tout d’abord "I don't want to be in love", une piste co-écrite par Dave Darling. Et elle ne manque pas de charme. La voix est bien mise en exergue. L’instrumentation tient parfaitement la route ; et tout particulièrement la guitare de Zach Zunis. Darling se consacre à la basse et assure les répliques vocales. "Damaging me" est un titre plus pop. Walter Runge y dispense une intro à l’orgue dont les sonorités évoquent certaines compos de Tom Petty. Jennings en profite pour dispenser un solo expressif et de toute beauté sur les cordes. La voix de Gina est chargée de passion tout au long de la ballade country "He called me baby". Et c’est Joel Bryant (NDR : apparemment, ce dernier est décédé depuis la sortie de ce long playing) qui siège derrière l’orgue pour cette ancienne compo signée Harlan Howard. Empreinte de douceur et de mélancolie, "I'll stand up" est une superbe ballade, au cours de laquelle Gina manifeste tout son courage et sa détresse dans son combat... Les interventions à l'orgue d'Arlen Victor et les cordes acoustiques de Dave Darling sont respectueuses de la version originale. Plus rythmé, "Heaven" baigne dans l’allégresse. "All my loving" est une chanson qui figurait sur l’album des Fab four, gravé en 1963, "With the Beatles". L’adaptation est superbe. Lente, traduite en ballade, Gina se l’est carrément réappropriée. Sa voix est tout à fait saisissante. Elle vit cette plage face aux cordes de Darling. Et les morceaux qui figuraient déjà sur les deux Eps précédents sont tous d’excellente facture. A l’instar du plus acoustique "Never gonna end" et de la tendre ballade country "I cried", morceaux au cours desquels elle épanche une forme de mal être ainsi que son désespoir, alors que Charlene Holloway se consacre aux chœurs. Dans le même esprit, autre plage empreinte de douceur, "They never pay me" constitue un des sommets de l’elpee. Jennings y signe une excellente intervention, chargée de feeling. "Abandoned" en est un autre. Elle y parle d’amour, un sentiment qu’elle exprime d’une voix franche et déterminée, devant l'orgue de Walter Runge et les cordes de son soliste ! En fin, elle adapte le "Tell him" de Bert Berns, un hit popularisé par les Exciters, en 1962.

Gina Sicilia

Sunset Avenue (Ep)

Écrit par

Originaire de la banlieue de Philadelphie, Gina Sicilia est à peine âgée de 30 ans. En 2014, après avoir publié 4 elpees, elle décide de rejoindre Nashville. Et y grave un premier Ep 5 titres, baptisé "The Alabama Sessions", des compos mises en boîte aux célèbres studios de Muscle Shoals. En août 2016, elle a remis le couvert en sortant un nouvel Ep, réunissant le même nombre de plages. Pour la plupart de gentilles ballades traitant de la vie d’une jeune femme au sein du monde contemporain. Depuis, Gina semble être revenue chez elle, en Pennsylvanie. Elle n’en a pas pourtant perdu son talent à composer des ballades au charme certain… 

« Abandoned » ouvre la plaque. Elle y traite du thème d’un amour perdu. Gina possède une jolie voix, expressive aussi, mais dotée d’une solide réserve de puissance. Ron Jennings en profite pour signer un très bon solo sur les cordes électriques. "Never gonna end" est davantage enlevé. Soul, le vocal de Miss Sicilia est plus subtil. Et s’appuie sur la réplique de Charlotte Holloway, alors que les cordes acoustiques de Glenn Barratt (NDR : c’est lui qui s’est chargé de la mise en forme) et les accords de piano dispensés par Walter Runge enrichissent l’ensemble. Blues lent, "I cried" est de toute bonne facture. Une reprise : le "Tell him" du producteur Bert Berns. Composé en 1962, ce titre soul avait été traduit en hit par les Exciters, la même année. Et tout en tenant parfaitement la route, la nouvelle version est respectueuse de l’originale. La plage finale est tout aussi réussie. Un blues singulier imprimé sur un tempo qui souligne ce triste constat : "They never pay me". La voix est parfaite. Passionnée, elle navigue sur un fond d’orgue, alors que les cordes s’autorisent une dernière sortie. Et elle est impeccable…

 

Gina Sicilia

The Alabama sessions (Ep)

Écrit par

Son père était d’origine calabraise. Elle est née à Newtown, en Pennsylvanie, un faubourg de Philadelphie, où elle vit d’ailleurs toujours. Agée de 29 ans, Gina Sicilia a chopé le virus de la musique dès son plus jeune âge. Alors qu’elle n’est encore qu’adolescente, elle écrit ses propres chansons. Ce qui ne l’empêche pas de réussir ses études de journalisme. Elle enregistre son premier opus, "Allow me to confess", en 2006, sous la houlette de Dave Gross, qui semble être son compagnon. Elle embraie par "Hey sugar", en 2008 et "Can't control myself" en 2011. Et enfin "It was'nt real" en 2013, pour le label Vizztone. Elle y adapte le succès d’Etta James, "Don't cry baby". Ce qui explique pourquoi, par la suite, on va la comparer à cette célèbre chanteuse de blues.

"The Alabama sessions" est un Ep 5 titres qu’elle autoproduit. L’an dernier, elle a émigré à Nashville. Et en janvier de cette année, elle s’est rendue à Sheffield, dans l’Alabama voisin, pour y entrer aux célèbres Muscle Shoals, afin d’enregistrer ce disque. Cinq compos qui traduisent un changement de cap. Elle veut en quelque sorte y signer sa déclaration d'indépendance, une espèce de survie, selon ses propres mots!

Son backing group a également changé. Le line up réunit ainsi Bryan Farris (guitares et piano électrique), Mike Vargo (basse) et Scott Key (batterie).

Première constation, les cinq plages affichent une coloration différente. "Sinkin' low" est une piste séduisante et rafraîchissante, qui jouit manifestement d’un potentiel pop. La voix de Gina n’a guère changé, mais elle est mise en exergue sous un autre angle. Je préfère "Wasted it all on you", une compo plus intimiste, au cours de laquelle son chant d’une grande pureté se libère de cet environnement de cordes acoustiques, traversé par un solo subtil et discret, dispensé par Farris. Bien plus proche du blues, "I'm in trouble" replonge dans son ancien style. Farris se révèle un gratteur efficace au sein de cette instrumentation qui met une nouvelle fois bien en exergue les vocaux accrocheurs de Gina. "No use at all" est hanté par la Music City de Nashville, une ballade country savoureuse, au cours de laquelle toute la sensibilité naturelle de l'artiste est parfaitement restituée. "My love" est une chanson très personnelle. Confidentielle, même. Elle y exprime ses sentiments, sa passion ou alors elle cache bien son jeu. On en apprendra davantage lorsqu’elle publiera son nouvel album… 

 

Gina Sicilia

It wasn't real

Écrit par

Jeune et charmante, Gina est originaire de la banlieue de Philadelphie. Elle est à peine âgée de 28 ans. Cette fille d'immigré italien a décroché sa licence de journalisme à l'université de Temple. A l’âge de 12 ans, elle écrit déjà ses propres chansons. Elle publie son premier opus, "Allow me to confess", en 2007. Et embraie par "Hey Sugar", en 2008 et "Can't control myself", en 2011. Pour enregistrer cet elpee, elle avait reçu le concours du bassiste Steve Hornick, du drummer Erik Johnson, du claviériste Joel Bryant, de la percussionniste Mayra Casales et du guitariste Jef Lee Johnson. Ce dernier est depuis décédé. Et plus précisément, le 28 janvier dernier. Agé de 54 ans, il avait travaillé pour David Litterman, Mc Coy Tyner et Aretha Franklin.

"It was'nt real" est une excellente ouverture. Un blues cool, largement teinté de jazz, caractérisé par la voix sensuelle, voluptueuse de Gina. Une compo au cours de laquelle les interventions à l'orgue de Joel Bryant sont chaleureuses, alors que Jay Davidson se réserve un billet de sortie sur son saxophone ténor. Issue du répertoire d’Etta James, "Don't cry baby" est une compo qui évolue dans le même registre. Tout au long de ce blues cabaret, la voix veloutée de Gina trahit sa flamme pendant que le sax ténor, toujours en effervescence, fantasme devant le piano et la basse acoustique. La batterie d'Erik prélude un vocal syncopé sur "Please don't stop", une tranche de vie qui semble apporter de la joie à Miss Sicilia. Une voix qui devient carrément limpide sur "Wake up next to you", une ballade intimiste stimulée par un tempo exotique, au cours de laquelle les cordes de Jef Lee se réservent une sortie tout en délicatesse. "Walkin' along the avenue" est un petit joyau sculpté dans le swing. Une plage dont les brillantes interventions à l’harmo chromatique sont assurées par un invité de marque, Dennis Gruenling. Et au sein de cette atmosphère jazzyfiante tapissée par l’orgue Hammond, c’est la basse qui imprime le rythme. Blues remarquable, "City by the water" est dominé par la voix de Gina, une compo enfiévrée ponctuée par une nouvelle escapade valeureuse du saxophone. Superbe ! "Write a little song with you" baigne au sein d’un climat intimiste, une ballade country empreinte de délicatesse. Il ne manque qu'une pedal steel pour épouser le chant subtil de Gina, mais ce rôle est dévolu au dobro de Mike Brenner. Encore une autre ballade : "Don't wanna be no mother" ; et elle ne dénote pas dans l’ensemble. Plage royale, "Oh me, oh my" est soulignée par les interventions de Brenner à la lap steel. D’excellente facture, cet opus s’achève par "Walkin' shoes", une dernière ballade country, paradoxalement bien nerveuse. Les arrangements de voix sont judicieux. Et Johnson s’autorise une dernière sortie en picking. En enregistrant cet elpee, Gina Sicilia a frappé fort. Elle est parvenue à inscrire cette œuvre au carrefour du blues, du jazz et de la country, en préservant la qualité de son chant, mais surtout l’impact émotionnel, présent en permanence.

 

Gina Sicilia

Hey sugar

Écrit par

A l’instar de son compagnon d’écurie Dave Gross, Miss Sicilia n'affiche que 23 ans au compteur. Ce dernier a d’ailleurs participé activement à la confection du second opus de cette artiste talentueuse. Il fait suite à "Allow me to confess", paru l’an dernier. Non seulement cette jeune dame est très douée aux vocaux, mais c’est également une compositrice prolifique.

L'album s'ouvre dans le jazz. Traditionnel, même. La voix de Miss Sicilia est naturellement puissante. Elle ne doit donc guère forcer pour aborder ce nouveau chapitre. Tout en manifestant un panache certain. Ce jazz lui colle à la peau. L'atmosphère ne varie pas sur son "So attracted to you". La structure est complexe. Les changements de rythme bien huilés. Au cœur de cette ambiance délicieuse, la trompette feutrée de Jon-Erik Kellso et la clarinette de Gerry Niewood se mettent en exergue, alors que David Maxwell apporte sa touche roadhouse à l'ensemble, de ses accords de piano redoutables. "Kissing in the dark" aborde enfin le blues pur et dur. Une plage introduite par la guitare primaire de Dave Gross et l'harmonica de Dennis Gruenling. Deux fameuses pointures, il faut le rappeler ! L’émotion étreint Gina. Elle semble apprécier ces baisers volés dans l’obscurité. Sublimée par ce plaisir qui l’envahit, elle force la voix. Gross sort de sa réserve et forge un solo implacable. L’elpee baigne souvent au sein d’un climat désuet. Tout en observant le ciel, Gina chante passionnément "I pray most everyday". Les cordes sont acoustiques. Maxwell montre toute sa dextérité aux ivoires. Le saxophone ténor reste volontairement en retrait afin de souligner la passion qui hante la chanteuse. "Jack & Jill" est imprimé sur un tempo indolent. Chris Revelli martèle pourtant solidement ses peaux. David est passé à l'orgue Hammond. Dave opère une sortie chargée d’un maximum d’intensité, tout en dispensant un minimum de notes! Miss Sicilia est capable de changer de registre. A l’instar de "What the moon could never do", ballade country rafraîchissante, semblant sortir tout droit de Nashville. Et son timbre se fond naturellement dans ces nouvelles saveurs sonores. "Bad years comin' on" s’attarde dans cette atmosphère très américaine. Tout comme la jolie complainte "Hey sugar", un morceau enrichi par des chœurs émouvants, comme s’ils sortaient d'un vieux jukebox poussiéreux des années 50. La voix de la jeune Gina est très sensuelle. Un atout dont elle aime user et abuser. Ce timbre chaud nous chuchote son "Cherry Tree" dans le creux de l’oreille. Impossible de résister à son charme. Et pourtant, notre pulpeuse pennsylvanienne aime le blues. Et elle le démontre sur le ravissant "Lowest of the low", un morceau au cours duquel elle crie son désarroi de l’instant. Lors de cette plage, elle est soutenue par Gruenling à l’harmonica. Il distille d’incessantes phrases empruntées à Little Walter, avant de s'isoler sur l'instrument chromatique. Un moment éblouissant et aussi et surtout le sommet de cet opus. Miss Sicilia nous tartine encore une solide couche de country bien sirupeuse pour refermer cet album. Lors de deux reprises. Tout d’abord, le "Nobody's darling but mine" de Jimmie Davis, un personnage qui a cumulé une carrière musicale et politique, puisqu'il a été, à deux reprises, gouverneur de la Louisiane. Et puis le "Coat of many colors" de Dolly Parton. Enfin, elle achève l’elpee par "Plain apple pie", une compo chargée d’émotion. Quoique de bonne facture, « Hey sugar » néglige un peu trop le blues à mon goût. Un goût sans doute trop sucré. A l’instar du titre de l’album. Une sensation accentuée par la couleur de la pochette : rose bonbon et vert pistache.

Gina Sicilia

Allow me to confess

Écrit par

Etablie dans la région de Philadelphie, Gina est encore très jeune. Elle fêtera d’ailleurs ses 22 printemps en juin 2007. Elle est atteinte par le virus de la musique depuis qu'elle est haute comme trois pommes. C’est en écoutant Bobby Bland que l'envie irrésistible de goûter au blues et à la soul music l’envahit. Elle n’est alors âgée que de 14 ans. Non seulement cette chanteuse est passionnée, mais, en outre, sa soif d’écrire lui procure énormément d'attention et d'affection de la part de musiciens déjà attitrés. Elle vient donc de concocter son premier album, un disque partagé entre huit de ses compositions et trois reprises. Et sous la houlette d’un autre jeune talent déjà confirmé, Dave Gross.

 L'album s’ouvre par "That's a pretty good love", un R&B franc et direct très proche du style de Mr Ray Charles. Mais abordé à la manière d'une chanteuse type de ce genre musical : Big Maybelle. La voix de Gina est puissante, quoique affichant beaucoup de réserve. Elle conduit avec panache cette ouverture très cuivrée. La guitare de Dave Gross est omniprésente. Gina signe "I ain't crazy", un excellent blues imprimé sur un tempo modéré, à la texane. Assurée par le bassiste Scot Hornick et le drummer Mike Bram, la section rythmique se révèle très efficace. Gross décoche une flèche meurtrière sur les cordes. Le solo est énergique, digne des seigneurs ; et en particulier Ronnie Earl et Duke Robillard. Karel Ruzicka Jr déploie beaucoup d'énergie sur son ‘honky sax ténor’. Miss Sicilia chante le "Try me" d'Esther Phillips. Elle injecte beaucoup d'émotion tout au long de cette ballade. Très suggestive, elle est sculptée dans le blues lent. Son timbre est clair, précis, vivifiant : une révélation ! Karel essuie des larmes de bonheur à l’aide de son sax, pendant que piano et orgue se fondent dans le décor sonore. Le swing envahit "One of many". L’apparition de l'harmonica chromatique de Dennis Gruenling, un des fleurons de la côte Est des Etats-Unis n’y est pas étranger. Il signe ici une brillante envolée. "Pushover" appartient au répertoire d'Etta James. Couverte d’accents pop et soutenue de chœurs féminins, cette ballade ‘soul’ rythmée, séduisante et amusante est ici très bien restituée. Toutes les autres compos sont issues de sa plume. "Rest of my days" nous rappelle les lentes ballades popularisées par un Otis Redding au sommet de son art. Arthur Neilson est guitariste. New-yorkais aussi. Mais c’est surtout le gratteur attitré de Shemekia Copeland. Il se réserve ici les cordes. Susceptible de véhiculer une dose d’émotion assez conséquente, le vocal tendre de Gina me fait ici penser à la longiligne louisianaise Marcia Ball. Cette situation semble largement inspirer Dave Gross dans son jeu rythmique. Le titre maître monte en puissance lorsque la vocaliste extériorise sa colère. Caractérisée par sa sonorité réverbérée, la guitare semble sortie des bayous louisianais. Blues cabaret savoureux, "Set my heart on fire" évolue sur un tempo très lent et un ton désespéré. Pour la circonstance, Dave Gross se fait très TBone Walker sur ses cordes. Lance Ong égrène de courtes phrases sur son piano, au bout du studio, tandis que Matt Stewart enflamme sa trompette inspirée par l'heure tardive. Pour notre plus grand bonheur, Dennis Gruenling revient illuminer de son talent "There lies a better day". Gross peut alors jouter à haut niveau et produit sa meilleure sortie de l'album! Bien jolie ballade country, "That much further" est bercée moderato par le rythme d'une valse.  Gina chante clairement au milieu des sonorités entretenues par la mandoline d'Arthur Neilson et le violon de Mazz Swift. Et pour ajouter à la couleur locale, Dave a choisi une guitare ‘baritone’ au son grave et réverbéré. Gina achève cet opus de bonne facture par "When my ship comes in", une plage baignant au sein d’un climat similaire, même si pour la circonstance, gospel et musique spirituelle viennent enrichir la solution sonore. Le futur de cette chanteuse est manifestement chargé de promesses…