La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (484 Items)

Lilly Wood & The Prick : entre élégance et piquant !

Écrit par

Lilly Wood & The Prick est le projet fondé par Nili Hadida et Benjamin Cotto.

Le groupe a connu un démarrage fulgurant avec leur premier album, a enchainé les tournées mondiales, porté par leur hit international Prayer In C (plus d'un milliard de streams).

En janvier,  le groupe a sorti son cinquième album Christina, qui marque un virage artistique et une volonté d'explorer des univers musicaux différents.

Une volonté d'ouvrir la porte aux collaborations.  Ils collaborent avec e.a. avec Dan Black pour l'écriture et confient la production à Myd, (musicien et producteur connu pour son projet Club Cheval, pour ses colabs avec Brodinsky, avec le label Ed Banger...).

Lilly Wood & The Prick parle d’amour, d’amitié, de dérive, de solitude — mais toujours avec ce mélange rare de lucidité et de lumière. En studio, plus besoin de se convaincre ou de s’expliquer. L’alchimie est là, installée.

Le clip de Christina (feat. Myd) est à écouter ici.

Briqueville

Briqueville, De Casino, Sint-Niklaas le 24 janvier 2026 – Photos

Écrit par

Nazgûl-robes et masques dorés aux becs sinistres : lors de son dernier concert belge, Briqueville fait descendre les ténèbres avec une plainte hypnotique, des enregistrements de terrain inquiétants et une instrumentation traditionnelle saisissante.

Ce collectif mystérieux de metal, né sur les rives de l’Escaut, est composé de musiciens ayant évolué dans d’autres genres et groupes lors d’une vie antérieure.

Depuis plus de dix ans, ils se relaient incognito (oui, même pendant les répétitions) en véritables trashers du metal.

Leurs concerts sont considérés comme des rituels et leurs morceaux sont baptisés « actes » qu’ils numérotent chronologiquement. Osez une virée psychédélique pleine de stoner doom…

(source : De Casino)

N’hésitez pas à jeter un œil aux photos :

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/8988-briqueville-24-01-2026?Itemid=0

(Organisation : De Casino, Sint-Niklaas en collaboration avec Zingende Zwaluw)

 

 

Bonnie Prince Billy

L’amitié et la communauté de Bonnie ‘Prince’ Billy…

Bonnie ‘Prince’ Billy, nom de scène du musicien Will Oldham, sortira un nouvel album studio intitulé « We Are Together Again » le 6 mars chez Domino/No Quarter. À la suite de « The Purple Bird », Oldham a commencé à travailler sur cet elpee avant son séjour à Nashville pour enregistrer celui-ci, puis s'y est remis au printemps dernier, emmenant ces 10 chansons au studio End of an Ear à Louisville avec ses compagnons de tournée actuels Jacob Duncan (flûte et saxophone) et Thomas Deakin (clarinette, sifflet, guitare électrique baryton, accordéon, cornet), ainsi que Ryder McNair, Chris Bush, Ned Oldham et Erin Hill.

Oldham note : ‘Même si nous ne le percevons que vaguement, nous vivons actuellement un changement de monde. Celui dans lequel nous sommes nés est en train de disparaître, remodelé et dénudé par l'action humaine. Il reste à savoir ce que nous allons transmettre et comment nous allons refuser de nous abandonner. » We Are Together Again » semble être une réponse’.

Dans les chansons d'Oldham – et dans le cercle d'autres artistes réunis sous le nom de Bonnie ‘Prince’ Billy – l'amitié, la communauté et la joie obstinée de créer de l'art avec d'autres deviennent un moyen de persévérer. Il ne s'agit pas d'un déni de l'effondrement, ce qui serait une illusion, mais d'une sorte de défi : rester pleinement humain, pleinement joyeux, dans un monde dont l'horizon se rétrécit.

Jim Marlowe a assuré l'ingénierie des sessions d'enregistrement et coproduit l'opus en compagnie d’Oldham. Le premier titre partagé du long playing s’intitule « They Keep Trying To Find You », accompagné d'une vidéo produite par Jake Forman et chorégraphiée et réalisée par Abi Elliott.

« We Are Together Again » ne résout pas la peur, mais y répond par l'harmonie. C'est un album sur le miracle tenace de la communauté et sur le fait que tant qu'il y a des voix qui s'élèvent ensemble, la demande elle-même devient espoir.

Le single « They keep trying to find you » est à découvrir sous forme de clip

 

Gorillaz

IDLES en featuring sur le dernier single de Gorillaz

Écrit par

Gorillaz vient de sortir « The God Of Lying » en collaboration avec IDLES, troisième single issu de son futur album studio, « The Mountain », attendu pour le 20 mars 2026. Ce morceau, écrit par Damon Albarn et Joe Talbot, a été enregistré entre Londres, le Devon et Mumbai, et met en avant le charisme singulier du chanteur d’IDLES sur une ambiance dub, abordant des thèmes de tensions sociales et politiques.

L’opus promet une expérience sonore riche et collaborative, réunissant 15 titres et de nombreux artistes invités, dont Ajay Prasanna, Anoushka Shankar, Bizarrap, Black Thought, Johnny Marr, Sparks, Trueno et bien d’autres. « The Mountain » se veut une playlist pour célébrer la vie et explorer ses mystères.

La tournée ‘The Mountain Tour’ débutera à Manchester le 20 mars 2026, avec des dates à travers le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Europe, dont un concert exceptionnel au Tottenham Hotspur Stadium de Londres le 20 juin 2026, ainsi qu’un passage au festival Rock Werchter en Belgique le 4 juillet.

Le clip de « The God Of Lying » est à voir et écouter ici

 

 

Julien Fillion

Pour moi, le jazz, c’est la liberté.

Après avoir gravé un elpee éponyme, en 2021, Julien Fillion a sorti, en 2024, le single « Sahara », une pièce colorée aux multiples inspirations musicales, et « Ego », un EP de 5 titres sur le label Costume Records, Sur ce dernier, il plonge dans sa psyché et explore ses doutes et ses angoisses. Il compose de façon intuitive et arrive à créer des arrangements riches qui naissent d'une profonde introspection. Chaque instrument est une couleur, chaque note une réponse aux questions pour lesquelles les mots ne suffisent pas. Nous avons assisté au set ‘live’ de Fifty Lab Festival à Bruxelles et avons été très impressionnés par sa performance. Nous avions écrit à ce sujet : ‘Une improvisation multicolore. Tout le monde est encouragé, le son est ludique et les limites sont repoussées. Il s'ensuit un chaos instrumental, mais qui ne dégénère pas en bouillie. Les accroches musicales embellissent le tout. Distribuer des stimuli, monter en puissance vers un climax surnaturel et repousser les limites, voilà ce que fait Julien Fillion en permanence. Quelle montagne russe jazzy !’ (À lire ou relire ici)

Dans la foulée, nous avons eu une agréable conversation avec Julien...

Julien, pour briser la glace, une question classique : parlez-nous un peu plus de vous.

Je suis musicien et compositeur basé à Montréal, au Québec. Plus je vieillis, plus je me considère comme un multi-instrumentiste, car je jongle entre plusieurs instruments depuis quelques années, même si le principal reste le saxophone. Je collabore autant sur la scène pop que dans le milieu du jazz.

Qui vous a le plus influencé ?

Impossible de répondre à cette question (rires) ! J’ai l’impression de changer d’avis tous les six mois. Je dirais que mes influences viennent autant de mes professeur·e·s, de mes collègues, que d’artistes reconnus.

Votre premier album est sorti en 2021. Quelles ont été les réactions et vous ont-elles ouvert certaines portes ?

Toujours difficile à dire… mais oui, je crois que ça m’a ouvert des portes. C’était comme mettre un pied dans le monde de la création artistique, pas seulement dans celui de musicien accompagnateur. Au-delà des réactions du public, la vraie différence s’est opérée à l’intérieur : réaliser un premier album m’a donné confiance dans ma créativité et, rien que ça a changé ma vie.

Dans votre biographie, on parle de profonde introspection et de doutes au sujet de votre deuxième long playing. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Lorsque l’idée d’un second album m’a traversé l’esprit, pour la première fois, je me posais vraiment des questions sur ce que je voulais raconter. Le premier est souvent plus naïf, spontané, un mélange d’envies. Pour le deuxième, le processus a été beaucoup plus complexe : introspection, remise en question, recherche d’une vraie ‘voix’. Le timing n’aidait pas non plus, car je vivais beaucoup de choses sur le plan personnel. Me retrouver face à moi-même dans cette période a parfois été ardu.

A l’issue de votre prestation Fifty Lab Festival à Bruxelles, j’ai écrit, dans la review : ‘Ce que vous proposez relève du jazz ou est-ce tiré par les cheveux ?"

Pour certains, c’est du jazz sans hésiter. Personnellement, je considère ma musique comme de la musique instrumentale avant tout. Ensuite, c’est le public qui choisit l’étiquette — c’est lui qui a le contrôle (rires) !

Que signifie ‘ jazz’ pour vous en tant que musicien ?

Pour moi, le jazz, c’est la liberté. Freedom.

Les deux batteurs ont marqué les esprits, durant le show. Comment les avez-vous dénichés et quelle importance ont-ils ?

Ce sont des amis de longue date. C’est un privilège énorme de faire de la musique avec eux.

‘Un chaos instrumental qui ne dégénère jamais en bouillie’. Est-ce délibéré ?

Totalement réfléchi. On a travaillé chaque détail pour que, même dans les moments de gros ‘build-ups’, on ne tombe jamais dans le chaos sonore. L’objectif : garder le public embarqué du début à la fin.

Sur disque, tout semble plus ordonné. Est-ce aussi une volonté ?

Oui. Sur album, tout est forcément plus travaillé : la performance est captée, mixée, contrôlée. En live, j’adore aller ailleurs, pousser l’énergie beaucoup plus loin.

Comment avez-vous vécu votre passage à Bruxelles et les réactions ?

J’ai adoré jouer à Bruxelles et j’espère vraiment pouvoir revenir bientôt. Les réactions ont été très positives. Je ne suis pas resté longtemps, mais les gens que j’ai croisés semblaient avoir apprécié le projet.

Tu n’as pas chômé pour concocter « Ego.alt ». Quelle est la grande différence ?

« Ego.alt » constitue la version ‘live session’ filmée de « Ego » C’est un second souffle : plus brut, plus organique. Et le film réalisé par Marc-André Dupaul est sublime.

Et il y a aussi un nouveau single, « Soda ». Il recèle une histoire ?

C’est mon ami Daoud, un super trompettiste français, qui m’a invité sur sa compo. Tout le mérite lui revient ! J’ai eu l’immense privilège de pouvoir jouer sur ce morceau.

On sent une soif de progression dans ta musique. Quelle est la prochaine étape ?

Je suis encore au début du chemin. L’objectif est clair : tourner le plus possible à l’international. Avec mon équipe, on travaille d’arrache-pied pour multiplier les opportunités et faire rayonner le projet.

2025, une année décisive ?

2025 a été vraiment une belle année. J’aurais aimé un peu plus de dates de concerts, mais je suis satisfait du chemin parcouru.

Quels sont vos projets pour la suite ?

En 2026, je recommence à composer pour sortir un nouvel album en 2027 — et probablement en lui consacrant un nouveau film pour l’accompagner.

Avez-vous un objectif précis à long terme ?

D’ici cinq ans, j’aimerais pouvoir me focaliser uniquement sur la musique. J’adore accompagner des artistes au Québec, mais mon rêve d’enfant est de travailler à temps plein sur mon propre projet. Et j’ai la conviction que c’est possible… ?

(Photo : Jonathan Arseneau)

Will Paquin

Will Paquin est mort de rire

Écrit par

Etabli à Los Angeles, Will Paquin sortira son premier album auto-produit, intitulé "Hahaha", ce 12 septembre 2025.

Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est marqué par un chaos créatif et un humour distinctif. Le premier single, "I Work So Hard", reflète les influences de Paquin, telles que Ty Segall et les Oh Sees, et aborde le thème de la fausse productivité.

Le chanteur/guitariste qui avait l'habitude d'écrire en isolement, a commencé à se faire connaître en 2020 en gravant "Chandelier". "Hahaha" représente une évolution vers un son plus fort, brut et chaotique, conçu pour enflammer les foules. L'album a été écrit en grande partie sur la route, mêlant tristesse et énergie live.

Les références musicales de Paquin incluent les Beatles, Oh Sees, Ty Segall, Deerhoof, Can et Flaming Lips. L'album est une fusion de ces influences, créant un son unique. Paquin a travaillé avec son ami d'enfance William Levin pour produire l'elpee, ainsi que Nathan Boddy au mixage et Mike Bozzi au mastering.

"Hahaha" est une célébration de l'énergie partagée et du chaos, une catharsis garage-rock psychédélique destinée à être jouée devant une foule.

Le clip de « I work so hard » est disponible  et celui de « We Really Done It This Time » ici

 

 

Will Paquin

Le rire de Will Paquin

Écrit par

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock.

En attendant, il a partagé deux singles, « Hahaha » (le titre maître) et « I Work So Hard », que Paquin a commencé à l'école secondaire et qui reflète ses influences psychédéliques puisées chez Ty Segall, Oh Sees et les Beatles, mais recontextualisée dans l’univers contemporain. Paquin y parle de prendre conscience de sa propre fausse productivité.

Paquin avait l'habitude d'écrire en isolement, mais « Hahaha » marque sa sortie de cette solitude. Le long playing est fort, brut, chaotique et plein de vie, recelant des morceaux conçus pour enflammer une foule. Le passage de la solitude à la communion est un thème récurrent dans l'œuvre, écrite en grande partie pendant qu'il était en tournée.

L'album est une collection d'idées, de sons et de textures plus expérimentales que Paquin a nourris pendant des années

Restant indépendant et libre de toute contrainte de label, Paquin a pris le contrôle créatif total, produisant l'album avec son ami d'enfance William Levin. Les touches finales ont été apportées par Nathan Boddy et Mike Bozzi.

« I work so hard » est disponible sous forme de clip ici

 

 

Guerilla Toss

Les bizarreries de Guerilla Toss…

Écrit par

Guerilla Toss a annoncé la sortie de son nouvel elpee, "You’re Weird Now", le 12 septembre chez Sub Pop. Cet album, le cinquième du groupe et le deuxième pour Sub Pop, est une déclaration joyeuse sur la créativité. En enregistrant cet LP dans le Vermont, la chanteuse Kassie Carlson préparait des ‘punk lunch’ avec des ingrédients aléatoires du frigo du studio. Stephen Malkmus et Trey Anastasio ont participé à ces sessions, Malkmus comme producteur.

La formation a également partagé une vidéo animée pour leur nouveau single "Red Flag to Angry Bull", mettant en vedette un duo entre Malkmus et Carlson, et un solo de guitare d'Anastasio. Ce single suit "Psychosis Is Just a Number", un hymne no-wave sur le fait de rester présent dans le chaos.

Le clip d’animation de “Red Flag to Angry Bull” est disponible ici et de “Psychosis Is Just a Number” là

 

 

This Will Destroy Your Ears

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

Écrit par

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10 octobre 2025. Il a été produit et mixé par Ben Hampson (DITZ, Lambrini Girls) et masterisé par Katie Tavini (Bloc Party, Los Bitchos),

This Will Destroy Your Ears voit le jour en 2018 dans les Landes et part aussitôt sur les routes anglaises, partageant la scène avec USA Nails, JOHN ou Black Midi. Cette première tournée, dans un vieux Renault Master surnommé Georges par les Anglais, donne le ton : frontal, sans détour et farouchement DIY.

Son troisième elpee, « Funland », est le premier entièrement enregistré dans son propre studio d’enregistrement (Recording United), niché au cœur du tiers-lieu Kontainer, dans les Landes — un espace de création autant inspiré par la Factory de Warhol que par l’activisme DIY de Death By Audio. Inspiré de leurs virées anglaises, et en particulier de Blackpool — station balnéaire en Technicolor délavé — le disque tire son nom d’un parc d’attractions à la dérive : un mix improbable mais magique de machines à sous mourantes, de clowns tristes et de néons blafards. Une carte postale de cauchemar pop, quelque part entre David Lynch et Stephen King.

La vidéo du premier single « Gorgeous Eve Holds A Banger Hammer », est à voir et écouter ici

 

Millie Hopes

Une artiste vraie, vulnérable et déjà singulière…

Écrit par

Ce soir à l’AB Club, l’ambiance est presque à guichets fermés. Deux jeunes artistes en devenir, Lilly et Millie Hopes, vont y livrer des sets courts mais prometteurs, à l’instar de leur carrière encore au stade de ses prémices. Un format condensé — environ 20 minutes pour Lilly et 45 minutes pour Millie — qui laisse entrevoir un avenir musical des plus lumineux.

Anciennement connue sous le pseudonyme Noa Sans H, Noa De Sutter, alias Millie Hopes, s’impose comme l’une des voix les plus prometteuses de la scène pop belge. Originaire de la région de Charleroi, elle présente son tout premier Ep 4 titres, paru ce 23 mai 2025, sur scène. Sa pop aux influences indie et électro est marquée par une sincérité touchante et une maîtrise de l’écriture. En live, Millie Hopes offre une performance habitée, portée par une émotion brute et des mélodies envoûtantes. Un bel équilibre entre vulnérabilité et assurance artistique.

Originaire de Ronquières et désormais installée à Bruxelles, Lilly Michotte, aka Lilly, conjugue études de droit et passion musicale avec une étonnante maturité. Formée au chant, au piano et au solfège dès son plus jeune âge, elle se produit sur les planches depuis ses 12 ans et a déjà ouvert pour plusieurs artistes. Ce soir, elle monte seule sur l’estrade, sans musiciens, avec pour seul soutien des bandes instrumentales. Si l’on aurait aimé la voir entourée d’un vrai groupe, sa prestation n’en reste pas moins marquante. Chaussée de bottes noires et vêtue d’un short à pois, elle affiche une présence scénique nerveuse et captivante. Sa famille, installée au premier rang, l’applaudit non sans fierté. Le set démarre par « Don’t Kill My Vibe », une ballade en anglais aux accents feutrés, portée par une guitare douce bientôt rejointe par des claviers plus affirmés. « La Raison » embraie, une compo électro/pop à texte bien assumé qui évoque l’univers de Suzane. « Clôture », confirme à la fois son potentiel et sa sensibilité artistique. Un premier Ep est en préparation. Il devrait sortir prochainement. De son concert, on épinglera notamment « L’amour est + fort », dont les paroles, très intimistes, marquent les esprits. Un set court, mais convaincant. À revoir (page ‘Artistes’ ) !

Setlist : « Don’t Kill My Vibe », « La Raison », « Clôture », « L’amour est + fort », « Chrysalide «, « La Folle »

À seulement 25 ans, Millie Hopes s’offre un moment de vérité. Seule sur le podium, comme d’habitude, la jeune artiste belge présente résolument son tout premier Ep, « No Boy’s Club », dans le cadre de sa release party, à l’Ancienne Belgique. Ces quatre titres, intégralement interprétés en live, révèlent déjà une voix singulière, à la fois douce et puissante, portée par des textes d’une honnêteté désarmante. Millie a choisi le français pour s’exprimer — une langue qu’elle manie avec justesse, entre poésie et frontalité. Aucun artifice : un décor épuré, une simple caisse en bois pour seule scénographie, sur laquelle elle s’assied parfois entre deux morceaux. C’est dans ce dépouillement qu’elle brille le plus, mettant en avant ce qui compte vraiment : ses mots, ses mélodies, et cette émotion brute qui touche en plein cœur.

Vêtue d’une jupette noire plissée et d’un t-shirt blanc orné d’inscriptions, elle incarne une pop authentique, sincère, libre. Une esthétique assumée, à l’image de son projet : No Boy’s Club — un manifeste personnel autant qu’un espace d’expression, affranchi des regards et des codes imposés. Sur scène, Millie se livre.

Elle ouvre le bal par « Dans Ma Boucle », un morceau intime où elle explore ses émotions sans détour. Sa voix tremble à peine, mais sa présence est forte. Elle parle d’amour, de doutes, d’élan, avec une franchise rare. Le public, lui, découvre une artiste vraie, vulnérable et déjà singulière. Millie remercie les spectateurs pudiquement, les yeux brillants d’émotion. Ce soir, elle ne fait pas qu’interpréter des chansons : elle partage un bout d’elle-même. Et c’est peut-être cela, la promesse la plus précieuse de ses chansons.

Elle quitte la scène à deux reprises pour aller au contact d’un public attentif et présent. Finalement, « No Boys » déchaîne les corps, entraînant la foule dans une danse collective. Le set, bien que court (45 minutes), est d’une intensité remarquable. Par moments, le volume sonore frôle l’excès, mais on pardonnera facilement cette fougue juvénile.

Setlist : « Dans Ma Boucle », « A Tes Côtés », « Bonne Soirée », « Non », « Cheveux Blond Très Long », « M’Avouer », « Depuis Ton Départ », « J’ai Tout Gâché », « Miette », « A Travers Les Nuages », « Emmène-moi », « Pour De Faux », « No Boys »

Rappel : « No boys »

(Organisation : Intersection)

Bonnie Prince Billy

Il m'a fallu une vie dans la musique pour comprendre comment devenir meilleur acteur…

Écrit par

Will Oldham a longtemps eu le malin plaisir de changer régulièrement de pseudo (Palace, Palace Brothers, Palace Songs, Palace Music, etc.) ; mais il semble enfin s’être fixé sur celui de Bonnie ‘Prince’ Billy. D’ailleurs, c’est la même signature qu’il a posée sur ses derniers elpees. Artiste imprévisible, il s’entoure souvent de musiciens différents, quand il enregistre un disque, mais il participe aussi régulièrement aux sessions d’autres musicos.

Pour son dernier opus, « The purple bird », il a reçu le concours de ses amis, mais aussi quelques-uns de ses héros. Le long playing a été mis en forme par le producteur de Nashville, David Ferguson, avec qui il s’est lié d’amitié il y a pas mal de temps, lors d’une session consacrée à Johnny Cash. Ferguson a puisé dans son réseau d’amis artistes de Music City, en organisant des jams pour écrire des chansons et en rassemblant une équipe de musiciens de session pour réaliser ce qui allait devenir cet opus.

« The Purple Bird » est impeccablement mis en forme, mais à l’instar d’une compilation, il change constamment de ton, privilégiant le joyeux sur le mélancolique.  

Ainsi la mélodie de « Guns Are For Cowards » est paradoxalement impertinente et optimiste, alors que le thème est tragique.

Cette chanson été ajoutée, car le disque est essentiellement focalisé sur les sept co-écrites. J'y ai inclus quelques compositions personnelles dont « Guns Are For Cowards ». C’est l'une des rares de ma carrière que j'ai écrite en réaction à des événements dont j'ai été témoin ou que l'on m'a rapporté afin d'essayer de comprendre ou de participer plutôt que de me sentir impuissant.

Il y a quelques années, ma femme et moi avions rendez-vous chez le banquier dans le but d'obtenir un prêt. Le rendez-vous a été reporté car il devait se rendre aux funérailles d'un collègue abattu dans une agence du centre-ville de Louisville, dans le Kentucky, par un homme qui est entré et a tiré sur toutes les personnes présentes sur les lieux. Par ailleurs, j'étais censé partager une session avec un ensemble gospel. L’une des formations familiales, les Templeton Singers, a dû reporter la séance parce qu'un de leurs neveux, âgé de 13 ou 14 ans, avait été abattu à un arrêt de bus, alors qu'il se rendait à l'école. Enfin, j'étais censée avoir rendez-vous avec un homme politique local, lequel m'a annoncé qu'un membre de sa famille venait de se faire tirer dessus et qu'il devait le secourir. Je me suis demandé ce qui se passait et ce que je pouvais faire… c'est à dire composer cette chanson. J’ai pensé, je viens du Kentucky, je me rends dans le Tennessee et je vais présenter ce morceau qui remet en question la détention et l'utilisation d'armes à feu, à un groupe d'hommes blancs du Sud, plus âgés. La première personne à qui je l'ai soumise était David Ferguson, producteur de ce disque... le jour de l'enregistrement. Il l'a écouté, s'est tourné vers moi et a dit ‘Will, il n'y a qu'une seule manière de proposer cette chanson, c'est sous forme de polka’. ‘Peu importe ce que tu dis Fergus, pour moi, c'est bien’, ai-je répondu. Ça me convient... parce qu'au départ je ne savais pas ce qu'il allait en penser et où il allait l'emmener. 

« Is My Living in Vain ? » est d'une délicatesse et d'une vulnérabilité qui symbolise votre art.

(Il rit) Oui, je suis d'accord. Et c'est la seule reprise du disque !  Une chanson que j'interprétais seul chez moi ; et j'ai voulu l'intégrer pour équilibrer le disque face à tous les auteurs-compositeurs qui y participent.  Je suis le plus jeune musicien et compositeur de l’album, à l'exception de Brit Taylor et Adam Casey, qui se sont chargés harmonies vocales y compris de celles des choristes. Mais tous les autres sont les hommes blancs plus âgés et du Sud : « Am I Living in vain » a été écrit, à l'époque, par une jeune femme noire qui s’appelait Twinkie Clarke. Elle faisait partie des Clark Sisters de Detroit. Un succès dans le monde du gospel en 1980. Je me suis dit : ‘Eh bien, je ne peux pas faire grand-chose en tant qu’homme judéo-chrétien blanc américain, mais je peux chanter la chanson de quelqu'un d'autre pour essayer de donner un portrait plus complet de ce que j'essaie simplement d'accomplir dans le cadre de mes projets musicaux’.

Vous définissez cet opus comme un disque de ‘Nashville’...

Il s'agit d'un album de ‘Nashville’, à part entière, dans le même processus d'écriture au cours duquel ces personnes s'asseyaient intentionnellement à 10 heures, le mercredi matin, et composaient une chanson en plus de deux heures et demie. Cette façon de procéder est une institution à Nashville que je n'avais jamais expérimenté auparavant. Toute cette ville et ses infrastructures sont imaginées en fonction de ces musiciens de session qui sont comparables à des athlètes olympiques, dans la mesure où en deux jours de travail vous enregistrez en leur compagnie presque tous les éléments de 12 chansons. Comme un athlète olympique, un sprinteur qui en quelques secondes réalise le geste et la course parfaite. J'adore cela car chaque jour, j'avais l'impression d'essayer de rester en forme et de me préparer physiquement et mentalement à faire face à ce genre de défis afin d'être pleinement présent, réactif et à la hauteur de la situation.

Mais tous ces grands chanteurs country célèbres en Amérique et présents sur les albums, sont peu connus de ce côté-ci de l'Atlantique. Ce qui pose également la question de votre popularité aux Etats-Unis et en Europe...

En termes de chiffres, je pense que la taille de l'audience de Bonnie Prince Billy aux États-Unis est similaire à celle de l'Europe. Mais en Amérique, elle est vraiment beaucoup plus marginale et underground. Même si, numériquement, les concerts ont la même taille et la même notoriété, les labels auxquels je suis associé aux États-Unis ne sont pas très notoires, la promotion y est moindre et les spectacles se déroulent dans des petits clubs.

Avez-vous déjà pensé enregistrer un long playing en compagnie de Robert Plant et Alison Krauss, par exemple ?

Fergus est plutôt un bon ami d'Alison Krauss. Et à l'époque où Albini a produit le Page/Plant, il y a une vingtaine d'années, c'était la première fois que j'ai vraiment commencé à penser à Robert Plant, à la fois en tant qu'être humain et merveilleux chanteur. Il chantait très bien sur tous les disques de Zeppelin et par mal sur ceux en solo. Mais sur ce disque, je me suis dit : ‘Waouh, cette personne a vraiment une relation incroyable avec sa voix’. Et je pense que c'était un des talents propres à Steve Albini de faire ressortir l'essence de la voix d'un chanteur, d'en tirer le maximum. Si l'occasion se présentait, je ne la laisserais pas passer. Je pourrais en tant que pair, collaborer avec eux et même essayer, à l'instar d'Albini, de les pousser à réaliser des choses différentes qui conviennent à leurs énormes talents et capacités et les faire sortir leur zone de confort en se convertissant en artistes explorateurs. Mais Robert Plant est un artiste expérimental. La force de Plant et Page dans Led zeppelin était telle qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient, mais faisaient ce qu'ils pensaient devoir être fait. Et grâce à l'incroyable synergie et à l'éclat de leur énergie collective dans Led Zep, c'est devenu quelque chose qui n'existait pas auparavant.

Aux yeux et aux oreilles des d'Européens, la musique country est une sorte de nid ‘trumpiste’

C'est un peu réducteur. 

Je suis conscient que la musique country a le potentiel de résonner et de plaire à une très grande partie de l'humanité parce qu'elle est chantée en anglais. En fait, on accorde davantage d'attention aux paroles que dans toute autre forme de musique populaire.

L'amitié définit-elle votre carrière ?

Oui. La force motrice de mon engagement dans la musique est d'établir des liens plus larges avec les auditeurs, mais de me connecter plus spécifiquement et profondément avec les personnes que j'aimerais côtoyer. Appeler mon ami pour explorer l'interconnectivité et les relations humaines directes à travers… pas seulement des paroles, mais aussi une collaboration active, y compris en compagnie des artistes visuels. Comme Lori Damiano, qui a réalisé la pochette de ce disque. Et c'est une copie du dessin d'enfance de David Ferguson représentant l'Oiseau violet. Ce sont mes amis et je suis aussi leur fan. L'amitié est quelque chose qui a été mystérieuse pour moi, toute ma vie. J'ai beaucoup déménagé quand j'étais enfant, et j'ai toujours expérimenté l'amitié à distance. Et donc c'est une donnée que j'ai presque fétichisé au détriment des relations amoureuses. C'est un processus continu pour essayer de bien comprendre ce qu'est l'amitié et, le fait de savoir si j’en suis capable, parce que c'est ce que je souhaite le plus au monde.

Votre pseudo se réfère à Billy the Kid. Seriez-vous le dernier cow-boy ?

(Il rit) bien sûr. Nous comprenons progressivement et collectivement que l'idée d'un cow-boy est de la foutaise. C’est de la mythologie et une construction. Ainsi, j'ai l'impression d'adhérer à l'idée d'incarner, d'habiter ou de représenter une construction. Comme si elle appartenait à ce qu'est Bonnie Prince Billy...  Nous sommes tous d'accord pour dire que rien n'existe vraiment. C'est pourquoi nous créons des fictions sur lesquelles nous basons notre perception de la réalité juste pour essayer de donner du sens.

Le fait d'être acteur vous a-t-il aidé à devenir chanteur ?

Absolument ! Ce que j'ai finalement ressenti en poursuivant mes études d'acteur, puis ce qui m'a finalement déçu ou insatisfait, c'est qu'il y avait très peu d'acteurs qui utilisaient toute la diversité et les capacités de leur instrument principal : leur voix. Ils peuvent crier et être en colère, mais qu'en est-il de la mélodie et du rythme ? Et souvent, même les dramaturges ne se concentrent pas assez sur le rythme.

J'ai rencontré davantage d'épanouissement dans l'expérience musicale. Et pourtant, il s'agit toujours d'interpréter un texte, de communiquer une expérience humaine à autrui, puis d'utiliser l'expérience humaine de l'autre personne comme caisse de résonance.

A l'inverse, être chanteur vous aide-t-il à être acteur ?

J'aborde l'interprétation d'une chanson, à chaque fois, comme si elle était neuve. J’ai l'impression d'être un nouvel interprète, de me servir des paroles comme d'une simple feuille de route.

Par ailleurs, récemment, interprétant une scène avec Tom Hardy, phénoménal exemple d'un acteur qui explore les confins de ce qu'il accomplit, ce sont les deux heures de jeu les plus enrichissantes que j'aie jamais connue en tant qu'acteur ; comme si absolument tout pouvait arriver. Et à l’issue du tournage, Tom Hardy m'a dit : ‘Je ne sais pas qui tu es, mais j'ai vraiment aimé travailler avec toi’. L'un des plus beaux compliments que je n’ai jamais reçus. La musique me permet d'aborder quelque chose de nouveau à chaque fois avec fraicheur et spontanéité, de faire confiance à l'écriture, d’être prêt pour le travail et de vivre le moment présent. Il m'a fallu une vie dans la musique pour comprendre comment devenir meilleur acteur.

« The purple bird » : 31/01/2025 (Domino / V2)

 

MILLY

Your own becoming

Si on ne tient pas compte de la compilation « Our First Four Songs + Wish Goes On », « Your own becoming » constitue le second elpee de MILLY, une formation californienne (NDR : issue de Los Angeles très exactement) drivée par le multi-instrumentiste et chanteur Brendan Dyer. A l’origine, il s’agissait d’ailleurs de son projet personnel.

En général, MILLY surfe sur la vague noisy-rock américaine des 90’s. Tour à tour on pense à Pavement, Swell, Weezer ou Guided By Voices. Les riffs de guitare aux accroches efficaces se révèlent même parfois fiévreux, sulfureux, quasiment grunge, mais toujours en prenant soin du sens mélodique.

Le travail sur cet album a commencé grâce à une révélation qui ne peut survenir que lors d'une période de crise personnelle.

Dyer a souffert d'anxiété pendant la majeure partie de sa vie. Face à la peur et au doute, il a donc décidé d’effectuer de longues promenades tous les matins afin de maîtriser ses émotions, se vider l'esprit et… sortir de chez lui.

Au cours de ses balades quotidiennes, Dyer prenait des notes qui ont inspiré l’écriture des chansons de ce nouvel opus.

Seconde thérapie : exercer une activité artistique et se réunir avec ses amis les plus proches.

En gravant ce long playing, Dyer est parvenu à canaliser ses pensées les plus sombres pour les convertir en énergie galvanisante et créatrice…

Issu de « Los Angeles Filte » est en écoute ici

Si on ne tient pas compte de la compilation « Our First Four Songs + Wish Goes On », « Your own becoming » constitue le second elpee de MILLY, une formation californienne (NDR : issue de Los Angeles très exactement) drivée par le multi-instrumentiste et chanteur Brendan Dyer. A l’origine, il s’agissait d’ailleurs de son projet personnel.

En général, MILLY surfe sur la vague noisy-rock américaine des 90’s. Tour à tour on pense à Pavement, Swell, Weezer ou Guided By Voices. Les riffs de guitare aux accroches efficaces se révèlent même parfois fiévreux, sulfureux, quasiment grunge, mais toujours en prenant soin du sens mélodique.

Le travail sur cet album a commencé grâce à une révélation qui ne peut survenir que lors d'une période de crise personnelle.

Dyer a souffert d'anxiété pendant la majeure partie de sa vie. Face à la peur et au doute, il a donc décidé d’effectuer de longues promenades tous les matins afin de maîtriser ses émotions, se vider l'esprit et… sortir de chez lui.

Au cours de ses balades quotidiennes, Dyer prenait des notes qui ont inspiré l’écriture des chansons de ce nouvel opus.

Seconde thérapie : exercer une activité artistique et se réunir avec ses amis les plus proches.

En gravant ce long playing, Dyer est parvenu à canaliser ses pensées les plus sombres pour les convertir en énergie galvanisante et créatrice…

Issu de « Los Angeles Filte » est en écoute ici

Podcast # 48 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

La Fille de la Côte

La Meilleure Erreur de Cécile et Yann…

Écrit par

Peu de gens connaissent La fille de la Côte », l’ancêtre ou plutôt le brouillon de Meilleure Erreur. La raison en est simple, si Cécile et Yann Pons chantent depuis 1999 et sous divers noms, leurs textes désabusés et légers sur des mélodies qui pourraient avoir leur âge, ils n’avaient jamais jusque-là trouvé la bonne formule pour que le message passe complètement. Les chansons étaient bien là mais comme souvent, il fallait une tierce personne pour leur donner enfin une allure incontestable.

Cette personne, c’est Louis-Marin Renaud, ancien guitariste de Her, mais encore Lou Doillon, qui a transformé, seul dans son studio bordelais, les maquettes du duo parisien et leur a donné la forme évidente qu’elles ont sur ce disque.

Vingt ans c’est long. C’est une destination, et Cécile et Yann la partagent sans état d’âme. Mais pour qu’un couple fonctionne, il faut de l’obstination et il faut être trois comme disait Gainsbourg. C’est cela que raconte « Meilleure Erreur », leur premier opus.

S’il s’agit bien d’une ode à l’amour conjugal comme exercice périlleux et d’endurance, on y trouve aussi toujours une pointe d’autodérision, car si les chansons sont faites pour sublimer la médiocrité du quotidien, celles-ci n’oublient pas de s’en moquer aussi un peu.

Le nouveau single, « Lucille », est en écoute ici

 

Billy Talent

On n’a pas vu les 90 minutes passer

Écrit par

Fondée en 1993, dans l’Ontario, sous le patronyme Pezz avant de se rebaptiser Billy Talent en 1999, la formation canadienne est parvenue à s’imposer comme une valeur sûre du rock alternatif, construisant son succès autour de titres puissants tels que « Red Flag » ou encore « Fallen Leaves ». A son actif, sept elpees studio, dont le dernier « Crisis of Faith », paru en 2022, célébrait un retour aux sources. Son dernier album, « Live at Festhalle Frankfurt » est, comme son titre l’indique, un disque immortalisé en public.

Le concert est sold out, et c’est Wargasm qui assure le supporting act.

Né en 2019, ce duo anglais est surtout connu pour son mélange unique et dynamique de punk, de metal et d’électronique. Réunissant Milkie Way et Sam Matlock, il a rapidement attiré l’attention grâce son énergie brute et explosive libérée sur les planches et ses paroles percutantes. Sa musique est souvent décrite comme intense et provocante, alors que les paroles des compos traitent de la politique, de la société et de la mentalité des jeunes.

Les haut-parleurs crachent un collage de « Loveshack » des B-52's et « Before I Forget » de Slipknot. De quoi déjà mettre l’ambiance dans la fosse. D’autant plus que le couple est vêtu comme s’il allait à la plage. Elle porte un microshort et un haut de bikini de couleur noire et lui, un short hawaïen à fleurs. Ils sont accompagnés d’un scratcheur/claviériste/percussionniste (il frappe, de temps à autre, impétueusement sur une grosse caisse), d’un batteur et d’un bassiste.

Le concert s’ouvre par le titre éponyme du second album, « Venon ». La chorégraphie du duo –qui déménage beaucoup sur le podium– est sémillante et plaisante. Une belle interactivité s’opère entre les musicos et un public devenu chaud-boulette ; et votre serviteur l’est tout autant...

Un set puissant et électrique que vous pourrez (re)voir dans le cadre des Lokerse feesten… (Page ‘Artistes’ consacrée à Wargasm ici)

(Pour le reportage photos signé Romain Ballez, c’est )

Setlist : « Venon », « Fukstar », « Rage All Over », « Bang Ya Head », « Feral », « Pyro Pyro », « Feral », « Modern Love », « Bang Ya Head », « D.R.I.L.D.O », « Spit », « Do It So Good ».

Place ensuite à Billy Talent. Divisée en 4 parties, une grande toile a été tendue en arrière-plan. Tout au long du show, des vidéos y seront projetées. Perché sur une estrade, le drummer est entouré d’une imposante rampe d’éclairage.

A l’instar de la plupart de ses spectacles, « Devil in a Midnight Mass » entame les hostilités. Dès que les cordes de Ian D'Sa se mettent à vibrer, on attrape la chair de poule. Il ne faut pas très longtemps pour que les gobelets (réutilisables) de bière, volent aux quatre coins de la fosse, déclarant officiellement le premier mosh pit. Et ils se multiplieront tout au long de la soirée. Tout comme les pogos et round circles…

Si les Canadiens étaient peut-être conscients que leur discographie est gravée dans la mémoire du public, Benjamin Kowalewicz –bien qu’infatigable– n’a jamais demandé ni imploré d’interaction. Il a préféré ne pas perdre de temps en interprétant le plus de morceaux possibles. Après environ une demi-heure, « Rusted From the Rain » a véritablement dynamisé le set en rapprochant le band de la foule. Caractérisé par une solide attitude rock'n'roll, le leader connait ses classiques punk/rock très old school, par chœur. Puissant, « End of Me » nous replonge une dizaine d’années en arrière. Et le détonnant « Surprise Surprise » pète littéralement des flammes. Les fans transforment chaque chanson en hymne. Intense, « Viking Death March » constitue un autre moment fort du concert.

On n’a pas vu les 90 minutes passer. Et c’est l’hymnique « Red Flag » qui clôture une prestation qui vous rebooste pour la semaine…

(Pour le reportage photos signé Romain Ballez, c’est ici)

Setlist : « Devil in a Midnight Mass », « This Suffering », « I Beg To Differ (This Will Get Better) », « Afraid Of Heights », « The Ex », « River Below », « Pins And Needles », « Rusted From The Rain », « Try Honesty », « Surrender », « Saint Veronika », « End Of Me », « Diamond On A Landmine », « Reckless Paradise », « Surprise Surprise », « Fallen Leaves », « Devil On My Shoulder », « Viking Death March », « Red Flag ».

(Organisqtion : Live Nation)

 

Billions of Comrades

Un sentiment de révolte envahit Billions Of Comrades…

Écrit par

Billions Of Comrades vient de publier un nouveau single. Intitulé « SCAB AALO PAM », il annonce un nouvel elpee baptisé « Trotop » qui sortira en mars 2024.

Ce morceau est un exutoire destiné à combattre une police violente qui intimide, blesse et tue afin de maintenir l'ordre d'une société sexiste, raciste, classiciste et validiste.

Le groupe souhaite une police et une politique juste, non privilégiée, au service de la population et de la paix ! ACAB ou plutôt « SCAB AALO PAM », est disponible en vidéo,

 

Judith Hill

Le venin de Judith Hill...

Écrit par

Chanteuse, compositrice et multi-instrumentiste, Juidith Hill, sortira son nouvel opus, « Letters From A Black Widow » le 12 avril 2024. Un album taillé en 12 pièces qui présente une histoire fascinante oscillant de la douleur privée à la transcendance communautaire et constitue son travail le plus profond à ce jour.

Le premier extrait, « Flame » est sorti ce 23 janvier.

« Flame » met en valeur une voix puissante et un arrangement musical incendiaire, tandis que les paroles de la chanson fixent l'obscurité et la douleur avec une révélation révélatrice sur les réserves intérieures de Hill : ‘Donnez-moi le chaos et donnez-la-moi douleur/mais vous ne pourrez jamais tuer ma flamme’.

La Californienne se découvre une force intérieure qui émerge plus forte et plus provocante que jamais. Elle déclare ‘Comme le fer et l'acier, mon cœur est devenu impénétrable’. Dans les jours les plus sombres, elle se branche sur l'ampli et entend la pulsation lancinante de la guitare comme une vague d'énergie qui ravive son esprit.

Bien qu'elle joue elle-même de nombreux instruments, ce nouvel LP n'est pas un projet strictement solo. S'appuyant sur une base musicale inébranlable dont elle a bénéficié pendant la majeure partie de sa vie, le groupe de Hill implique ses deux parents, le bassiste Robert ‘Peewee’ Hill et la claviériste Michiko Hill, tandis que le drummer John Staten et, Daniel Chae (6 cordes) et un groupe d'amis se joignent à elle pour les chœurs.

Le clip consacré à « Flame », extrait du nouvel elpee, « Letters From A Black Widow », est disponible

En concert le 29 mai 2024, salle De casino à Sint-Niklaas

 

Kill The Thrill

L’autophagie de Kill the Thrill…

Écrit par

Avec « Capitan », les Marseillais de Kill the Thrill naviguent dans un paysage de rêve.

Kill the Thrill est doté d'une vision unique et insaisissable. Le duo français rêve d'un mélange abrasif mais hypnotique de rock industriel, de post-punk et de dark wave. Dès lors, le morceau extrait de son prochain album, « Autophagie », est accompagné des hallucinations surréalistes d’une vidéo cinématographique qui pourrait donner des cauchemars à David Lynch.

D'une durée de près de 10 minutes, « Capitan » est un voyage épique, bien que patient. Le premier plan de la vidéo apparaît lentement dans l'obscurité, comme si la caméra essuyait le sommeil de son œil. Les cordes bourdonnent comme des mouches tandis que le riff se transforme en un groove au format industriel, le tout servant de cadre à la voix patinée de Nicolas Dick.

Une mer d'images décousues inonde l'écran : statues englouties, flore en fleurs, colibris suspendus en plein vol. D'une manière ou d'une autre, ces visions surréalistes s'assemblent, gravitant autour du rythme régulier de la chanson, comme si elles étaient assemblées par leur propre logique onirique. Avant le rideau final, une apothéose de synthétiseurs rugit avec toute la terreur et l'émerveillement de la vie elle-même.

Voici ce que Dick et la bassiste Marylin Tognolli déclarent au sujet de leur nouveau single : ‘« Capitan » est un vaisseau habité, englouti par la réalité, en route vers son propre naufrage. Ce n'est pas un naufrage conçu comme une punition divine, mais comme un destin presque bienfaisant pour ce qui ne trouve pas sa place dans la compagnie des hommes. Le cycle avale tout et le recrache tout ce qui est simulacres, organique et inerte. Le clip a été monté comme un récit, chaque image faisant partie de l'allégorie. Une allégorie de paradis terrestres et temporaires...’

« Autophagie » sortira le 26 janvier 2024. En attendant, le clip consacré à « Capitan » est disponible .

 

 

Killing Joke

Décès de Kevin Walker, le guitariste de Killing Joke…

Écrit par

Kevin ‘Geordie’ Walker, le guitariste de Killing Joke, est décédé ce 26 novembre 1958, à Prague, des suites d’un AVC. Il allait avoir 65 ans. Avec le chanteur Jaz Coleman, c’était un des derniers membres fondateurs du groupe britannique. Son surnom, ‘Geordie’ provient de son accent ‘geordie’, rencontré au sein de la population issue du nord-est de l'Angleterre.

S’il reconnaissait avoir été influencé par Love Sculpture (le titre « Sabre dance ») et John Mc Kay (Siouxsie & The Banshess), il a lui-même eu une influence sur la musique industrielle. Et des artistes comme feu Kurt Cobain (NDR : sur l’elpee éponyme de 2003, Dave Grohl était derrière les fûts pour deux titres, « The Death & Resurrection Show » et « Loose Cannon ») et Kirk Hammett (Metallica) le considèrent comme une référence. A cause de la distorsion, du chorus, des riffs métalliques ou gothiques et de la reverb’ qu’il injectait dans son jeu. Pas étonnant qu’il ait également milité au sein de formations comme Murder, Inc., The Damage Manual et Pigface.

Killing Joke avait publié son quinzième elpee, « Pylon », en 2015, l’Ep, « Lord of Chaos », l’année dernière, et le single « Full Spectrum Dominance », en mars dernier.

RIP

William Doyle

Les printemps sont éternels pour William Doyle…

Écrit par

William Doyle vient d’annoncer la sortie de son nouvel album « Springs Eternal » prévue pour le 16 février 2024. Il fait suite à « Great Spans of Muddy Time » paru en 2021.

Par ailleurs, il décrit l'idée derrière le nouveau single « Relentless Melt » : en fait, ce titre provient d’une réflexion sur le concept de time’s relentless melt, tirée de l’essai de Susan Sontag ‘On Photography’. Sontag dévoile comment une photographie peut figer un moment de la vie d'une personne tout en décrivant le mouvement implacable du temps. ‘C'est une chose à laquelle j'ai beaucoup pensé pendant la réalisation de cet album’, déclare Doyle. ‘Ainsi, l'un des remèdes que j'ai trouvés contre le sentiment que la fin des temps se précipite vers nous se trouve dans ce que les chansons et les albums peuvent m'offrir’.

« Springs Eternal », avec sa sonorité pop artistique, est la création la plus ambitieuse et la plus ludique de Doyle qui offre une vue panoramique des extases et des angoisses de la vie dans les années 2020, pose la question de savoir comment nous existons en tant qu’êtres humains fragiles à une époque sans précédent, notamment avec la destruction climatique galopante et l'expansion technologique.

« Springs Eternal » présente une distribution de personnages étranges et passionnants - des cow-boys aux naufragés. ‘La plupart des chansons sont écrites à la première personne, mais plutôt que d'être autobiographiques, j'essayais d'imaginer des versions hyperréalistes de moi-même’, explique Doyle.

Au fil des 11 titres, nous pouvons entendre des narrateurs qui se trouvent au bord d'une catastrophe mondiale, d'un chagrin d'amour, d'une dépendance, d'un endoctrinement et d'une maladie mentale, jusqu'à ce qu'ils basculent dans le grand inconnu. Les paroles sont accompagnées de mélodies contagieuses pleinement assurées.

Un thème récurrent, celui de l'eau et des inondations, parcourt l'elpee, faisant allusion à la fois à la crise climatique mondiale et au déluge d'accablement que subissent ces Williams de l'univers parallèle. Ce n'est qu'au moment du mixage que je me suis rendu compte du nombre de références à l'eau, explique Doyle.

« Relentless Melt » est en écoute

 

Pills For Tomorrow

Les visions shoegaze de Pills For Tomorrow…

Écrit par

Pills For Tomorrow est un groupe d’indie pop aux accents shoegaze et psychédéliques, originaire de Grenoble. Un univers musical qui sert d’alternative aux analgésiques. Une invitation au mystique et aux expériences transcendantales.

Fondée en 2021, la formation a publié deux Eps la même année, « Confidence » au printemps, et « The promise » à l’automne, sous le patronyme Moleskine. Le band en a donc changé en 2022, année qui a marqué une évolution, la musique devenant plus planante et Nathalie y dévoilant son flow nonchalant. Pills for Tomorrow devient alors un véritable groupe. Nicolas Delmas (batterie) et Laurent Prost (basse) rejoignent la formation. Le band commence à se lancer dans les concerts et prépare la sortie d'un nouvel Ep : 6 morceaux sont enregistrés en avril 2023.

"Pills for Tomorrow" (qu’on pourrait traduire par ‘des pilules pour voir venir demain’), explore les émotions humaines, les expériences de la vie… et ses hauts et ses bas.

Le but absolu des compos serait de chercher à toucher la conscience et à ouvrir l'esprit, mais avant tout, écouter ces morceaux ce serait déjà comme une thérapie an-douleur de l’âme. Le combo rappelle que la musique possède le pouvoir de connecter, d'élever et de rendre l’instant plus lumineux.

Le nouvel Ep 6 titres, « Castle Rock » devrait paraître bientôt…

Le single « We’ll be a light » est également sorti sous forme de clip vidéo et il est disponible

 

 

ill Peach

Ce n’est pas une sortie pour ill peach…

Écrit par

ill peach a sorti son nouvel elpee, « This is not an exit », ce 3 novembre 2023. Il s’agit de son premier. Les premières graines ont été plantées dans les studios d'enregistrement de New York, où Pat Morrissey et Jess Corazza travaillaient ensemble comme auteurs-compositeurs professionnels, collaborant avec des artistes tels que SZA, Weezer, Pharrell, Saint JHn, Icona Pop et aespa. Le duo de Los Angeles avait besoin d'un exutoire pour ses compositions plus personnelles et plus à gauche, et ill peach est né.

« This Is Not An Exit » est une collection de chansons hymniques construites à partir d'éléments pop brillants et expérimentaux, ponctuées de refrains accrocheurs.

« Bloom », c’est son nouveau single extrait de cet opus, et il est disponible

 

 

Page 1 sur 16