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The Reds Pinks & Purples

Le passé, le présent et le futur de The Reds, Pinks and Purples

The Reds, Pinks and Purples sortira son nouvel album, *Acknowledge Kindness*, le 24 avril. Les 11 titres mettent en lumière la vie du compositeur prolifique Glenn Donaldson à travers un mélange émouvant de passé, de présent et d’avenirs possibles.

Donaldson vient de partager le single « Houses », à propos duquel il commente : ‘Cette chanson est atypique pour moi dans la mesure où elle est en 6/8 et aussi parce qu’elle ne parle pas directement des gens. Elle parle des espaces entre les maisons, où poussent les plantes et s’accumulent les objets. Eux aussi ont peut-être une vie. Mon ami Steven R. Smith joue de la guitare baryton sur le canal gauche, et la vidéo est réalisée par Katiana Mashikian, qui joue de la basse dans le groupe live The Reds, Pinks & Purples et fait partie du groupe April Magazine’

*Acknowledge Kindness*est né d’un nouvel état d’esprit, d’un plateau plus assuré où Donaldson observe à la fois le présent et le poids de ce qui l’a précédé. Les chansons semblent ancrées dans un sentiment de nostalgie plus profond et plus actif, Donaldson s’appuyant sur cet instinct tout au long de l’opus, se permettant de regarder en arrière et de passer au crible de vieux sentiments. ‘Cet album parle probablement d’apprendre à vivre avec ses fantômes et d’essayer d’être vivant dans le présent’, commente Donaldson.

Inspiré par de vieux journaux intimes, la poésie, des disques bouleversants et des balades dans le parc sous l’emprise de la drogue, Donaldson compose une indie pop magnifiquement mélancolique pour les fans des Go-Betweens, de The Cure et des Smiths, transformant les moments de calme en univers lumineux chargés d’émotion. Les guitares cristallines qui ponctuent l’elpee transforment les souvenirs pesants en une source d’espoir, dévoilant un univers à la fois nostalgique, intime et discrètement expansif. ‘J’ai travaillé sur cet album pendant huit mois, en essayant de trouver les arrangements parfaits tout en gardant les émotions au cœur de l’œuvre’, explique Donaldson.

Le clip du single « Houses », est disponible

 

The Reds Pinks & Purples

Reconnaitre la gentillesse de The Reds, Pinks and Purples

Les Reds, Pinks and Purples sortiront leur nouvel opus, « Acknowledge Kindness », le 24 avril 2026. Les 11 titres mettent en lumière la vie du prolifique auteur-compositeur Glenn Donaldson au travers d’un amalgame émotionnel entre le passé, le présent et les futurs possibles.

« Acknowledge Kindness » est né d'un nouvel état d'esprit, d'un plateau plus sûr où Donaldson observe à la fois le présent et le poids de ce qui l'a précédé. Les chansons semblent ancrées dans un sentiment de nostalgie plus profond et plus actif, Donaldson s'appuyant sur cet instinct tout au long de l'elpee. Par ailleurs, il se permet de regarder en arrière avec détermination, de passer au crible d'anciens sentiments et de revisiter des moments qui ont autrefois été douloureux.

Donaldson commente : ‘Cet album parle probablement d'apprendre à vivre avec ses fantômes et d'essayer d'être vivant dans le présent. Il y a un certain type d'album au son puissant que j'aspire à créer, comme California de l'American Music Club ou 16-Lover's Lane des Go-Betweens, des œuvres qui abordent la douleur mais deviennent un moyen de transport pour l'auditeur’.

Quant au nouveau single « Heaven of Love », il aborde le cynisme avec une énergie positive qui repousse les ombres pour déboucher sur un refrain glorieux.

Le nouveau single « Heaven of Love » est en écoute ici

 

 

Julinko

Les nébuleuses de Julinko

Écrit par

L’album « Naebula » de Julinko (Giulia Parin Zecchin) se distingue dans la musique dévotionnelle par son atmosphère éthérée et rituelle, mêlant doom hallucinatoire, néo-folk synthétique et art-rock fantomatique. Julinko, figure discrète de la scène expérimentale italienne, y révèle la puissance et la polyvalence de sa voix, capable d’exprimer aussi bien la ferveur brute que la délicatesse. Les morceaux explorent des structures originales, alliant minimalisme européen, drones, répétitions et influences folk, tout en intégrant des textures denses issues du métal outsider et d’un univers lynchien. Entièrement écrit et interprété par Julinko, « Naebula » propose une expérience musicale intense, propice à l’obsession, au désir et à la contemplation, dans la lignée d’artistes comme Meredith Monk, Diamanda Galás et Jarboe.

La sortie de l’elpee est prévue pour le 23 janvier2026. En attendant, elle a partagé le single « Cloudmachine » sous forme de clip, et il est disponible ici

 

 

The Legendary Pink Dots

The Legendary Pink Dots se sent si seul au ciel…

Le nouvel elpee de The Legendary Pink Dots, « So Lonely in Heaven » paraîtra ce 17 janvier 2025. Fondé à Londres en 1980, ce groupe de rock expérimental anglo-néerlandais est toujours dirigé par son cofondateur et leader Edward Ka-Spel.  Il s'agit de son deuxième album complet depuis la fin du Covid. Les membres de la formation étaient encore dispersés dans trois pays et sur deux continents lorsqu'ils ont commencé à écrire les compositions, suite à des idées qui ont circulé dans le cyberespace pendant des mois. Cependant, la magie a fini par opérer collectivement, dans de petits espaces, dès que l’enregistreur était en marche.

La musique des Legendary Pink Dots incorpore des éléments de néo-psychédélisme, de musique d’ambiance, de musique électronique, de musique sur bande, de folk psychédélique, de synthpop, de post-punk, de jazz progressif, de noise music, de musique pop, de rock gothique et de rock alternatif, parfois tout cela en même temps.

‘La Machine est tout ce que nous sommes. Elle voit tout, entend tout, sait tout et nous nourrit, nous abreuve et nous recrache - nous en avons perdu le contrôle au moment de sa conception. Vous pouvez tousser, maudire et mourir, la machine vous ressuscitera sans les défauts, à votre apogée, souriant sur un écran, invitant quelqu'un dans une pièce isolée à vous rejoindre. C'est une invitation du paradis, où chacun peut être ce qu'il veut être. Vous serez l'ombre de vous-même. Vous vous répéterez sans cesse. Vous chercherez désespérément une explication. Vous vous sentirez seul…’ a déclaré Edward Ka-Spel.

Ce sont David Bowie, The Residents, Can, Faust et les compositeurs de musique concrète tels que Pierre Henry qui ont influencé les Dots à leurs débuts. Le groupe se compose actuellement d'Edward Ka-Spel (chant, claviers, compositeur), Erik Drost (guitares), Randall Frazier (claviers, électronique) et Joep Hendrikx (électronique en direct).« So Lonely in Heaven » est en écoute ici

 

 

The Reds Pinks & Purples

Pour Glenn Donaldson, la pire chanson peut devenir le plus gros hit…

The Reds, Pinks & Purples, groupe underground prolifique de San Francisco et alias du musicien aux multiples talents Glenn Donaldson, a annoncé la sortie de son nouvel elpee, "Unwishing Well", le 12 avril 2024. Il a également partagé la vidéo de "Your Worst Song Is Your Greatest Hit", le premier titre extrait de l'album.

Donaldson canalise toute la sagesse gagnée par le voyageur qu’il est pour proposer des opéras rock de l'ère contemporaine qui font l'éloge de récits d'ascensions et de chutes extrêmement influentes.

Depuis son émergence à la fin des années 2010, The Reds, Pinks & Purples est devenu l'incarnation absolue du prestige de Donaldson. À partir d'un héritage musical qui retrace une longue liste de succès mineurs et de tragédies majeures, Glenn distille une frise chronologique en un phénomène musical qui incarne quelque chose de plus que toutes ses inspirations analogues.

Donaldson vous emmène dans une visite guidée des mouvements underground de San Francisco qui auraient existé, qui auraient pu exister ou qui n'ont peut-être jamais existé dès le départ. Le catalogue convoité de Reds, Pinks & Purples offre une histoire autorisée et anonyme de débutants imparfaits et ambitieux, de dilettantes, d'auteurs, etc.

"Unwishing Well" veut faire l’éloge des groupes à la mode qui se sont effondrés, des magiciens du succès et des éternels esthètes omniprésents et souvent peu inspirés qui travaillent sur les marchés médiatiques lucratifs.

Et tandis que Glenn raconte de nombreuses histoires sur les secrets méconnus du do-it-yourself, "Unwishing Well" offre des hymnes cathartiques sur le malaise moderne.

Le morceau central de "Unwishing Well" tourne autour de la chanson-titre qui traite du bien-être et des souhaits tempérés par la ‘réalité dégrisante d'un scepticisme ultra-pragmatique’. Donaldson montre au public où le rêve n'aboutit pas. C'est le groupe qui ne réussit jamais, l'idée qui ne décolle jamais, la reconnaissance qui n'arrive jamais ou la promotion à l'échelon suivant qui reste risiblement inaccessible.

"Your Worst Song Is Your Greatest Hit" est en écoute

 

Stephen Steinbrink

Disappearing Coin

Écrit par

Issu de Phoenix, dans l’Arizona, mais établi à Oakland, en Californie, Stephen Steinbrink doit avoir enregistré près d’une vingtaine d’albums solo, cassettes y compris. Difficile d’ailleurs d’établir exactement sa discographie en se servant des infos recueillies sur la toile, les différents sites spécialisés dans le domaine ne proposant pas nécessairement la même liste. Toujours est-il que son dernier elpee, « Utopia Teased », remonte à 2018. A l’issue de l’enregistrement de cet opus, l’artiste a voulu donner une nouvelle orientation à son existence. Il s’était même tourné vers le bouddhisme et avait entamé une formation monastique, avant que n’éclate la crise de la COVID. Brisé dans son élan, il s’est alors replongé dans l’univers de la musique en se consacrant à la production pour d’autres groupes ou artistes.

Pour enregistrer « Disappearing Coin », Stephen a reçu le concours de quelques collaborateurs, dont son fidèle arrangeur, Andrew Dorsett, mais aussi Nick Levine (Jodi), Taylor Vick et Paul Frenzi (Ever Ending Kicks). Ce dernier participe activement au titre qui ouvre le long playing, « Opalescent ribbon ».

Une constante tout au long de l’opus, le soin apporté aux harmonies vocales. Limpides, atmosphériques, superbes, elles rappellent très souvent celles de Crosby, Stills & Nash. Une impression qui s’accentue lorsqu’acoustique, la guitare est jouée en picking et qu’on entend les doigts qui glissent sur le manche. Il y a cependant l’une ou l’autre compo plus électrique, mais elles ont le bon goût de préserver la délicatesse des accords (les deuxièmes versions de « Cruiser » et « Nowhere real », une plage allègre soulignée par des sonorités de piano électrique).

Au cours de ce long playing, on rencontre des notes d’ivoires sonores çà et là, une ligne de basse élégante, un zeste de synthé, deux instrumentaux (le titre maître et le final, « Is it what I want, but not what I need » et ses tonalités d’orgue de barbarie) et même de subtils arrangements de cordes sur « Who cares », une piste traversée par une pedal steel ; et dans le même esprit, un morceau qui lorgne distraitement vers la country, « Cool & collected ».

Un album plutôt minimaliste, très agréable à écouter, même s’il véhicule des accents revivalistes, empruntés aux seventies…

Decisive Pink

Le ticket pour la gloire de Decisive Pink…

Écrit par

Connexion, création, communication : c’est le fil conducteur de « Ticket To Fame », premier album du duo Decisive Pink. Réunissant Angel Deradoorian (ex-Dirty Projectors) et Kate NV, artiste russe de pop expérimentale, le duo avait sorti le single « Haffmilch Holiday », en décembre dernier. Le tandem nous propose son nouveau single, « Destiny », et annonce la sortie de son album « Ticket to Fame », le 23 juin 2023.

Malgré son titre évocateur, l’album évite ouvertement toute forme d'ambition. Il s'agit plutôt de mettre en avant les petits plaisirs de la vie et de s'amuser des dérives de la nature humaine. « Destiny » est une observation ironique sur la foi et la façon dont nous fonctionnons dans ce monde. S'inspirant des pratiques divinatoires, Deradoorian, à travers ce nouveau clip sombre mais kaléidoscopique, pose la question et c’est à nous de choisir votre réponse : ‘Est-ce que tu veux changer les choses ? Voulez-vous tenter votre chance ? Vous le voulez ? Tournez la roue de la fortune et vous verrez / Comment votre avenir se transforme en réalité’.

Certaines cartes du tarot divinatoire comme L'Impératrice, Les Amoureux et La Reine des Coupes, sont présentes pour que l'auditeur puisse trouver sa propre interprétation. Cependant, il y a un message plus large qui reflète ces temps incertains et souvent violents.

Le clip de « Destiny » est à voir et écouter ici

 

 

Super Pink Moon

Iron rain

Écrit par

Super Pink Moon, c’est le projet d’Ihor Pryshliak, le leader de Somali Yacht Club. Chanteur/compositeur et multi-instrumentiste (claviers/guitare), il est établi à Lyiuv, en Ukraine. Pas étonnant qu’introspectifs, les lyrics traitent de la guerre, et des émotions qu’elle entraîne : douleur, tristesse, désespoir, culpabilité, etc.

« Iron rain » constitue le second album de SPM, un œuvre dont la musique émane d’un cocktail subtil entre psychédélisme, shoegaze, cosmic rock et metal. Les harmonies sont très susceptibles de rappeler Ride, alors qu’Ihor emprunte parfois les inflexions de Ian Brown (« Per aspera ad astra »).

Le long playing recèle plusieurs instrumentaux dont « Forwardbreakforward », un morceau qui s’enfonce dans le prog/metal, le floydien « Mirage », l’expérimental « Hollowness », au cours duquel on a l’impression d’entendre des bandes passées à l’envers et l’étrange finale, curieusement intitulée « ウクライナにславаあれ ».

Petit coup de cœur pour l’excellent et accrocheur « Collision » qui parvient à combiner sonorités de gratte métalliques caverneuses (pensez à Prong) et shoegaze tout en soignant le sens mélodique. Un régal !

Parfois, le son est si dense qu’on a du mal à imaginer qu’il est le fruit du travail d’un seul artiste…

Super Pink Moon

Super Pink Moon sous les bombes et les missiles…

Écrit par

Le multi-instrumentiste ukrainien Ihor Pryshliak (guitariste et frontman de Somali Yacht Club) aka Super Pink Moon sortira son nouvel opus ce 16 février 2023. Intitulé « Iron rain », il a été composé et enregistré aux débuts de l'invasion russe en Ukraine, une œuvre qui dépeint l'angoisse et la tourmente ressenties alors que le peuple tente de survivre à chaque nouvelle journée de chaos. Entremêlant avec finesse post-rock, shoegaze, post-metal et indie rock, ces dix titres particulièrement riches submergent l'auditeur, propulsé par des dynamiques changeantes et des riffs et nappes entêtants, le tout parcouru par le chant rêveur d'Ihor Pryshliak.

Au sujet de cet LP, Ihor explique : ‘La première moitié de l'album a été enregistrée avant le 24 février, jour de l'invasion russe en Ukraine, et la seconde moitié après. Pour les Ukrainiens, cette date a laissé une profonde blessure qui saigne encore massivement. Pour échapper à la réalité, je devais me concentrer sur autre chose, sinon j'allais devenir fou. Musicalement, mon idée était de brouiller les pistes autant que possible. J'ai donc essayé de créer des mélodies et rythmiques complexes aux multiples couches, tout en les gardant aussi accessibles que possible.’

Deux plages de cet opus son en écoute ici

 

 

Thinking With Sand

Dreams & half truths.

Écrit par

Thinking With Sand nous vient de Bristol, en Angleterre. A l’origine, soit entre 2005 et 2009, le line up était réduit à un duo et proposait une forme de shoegaze électronique. Relancée en 2020, la formation a intégré un drummer, et c’est en trio qu’elle nous réserve cet elpee.

Après une intro atmosphérique (probablement des bandes passées à l’envers, on est entraîné au sein d’un univers sonore déchiré entre shoegaze et noisy/rock. Inévitablement on pense à My Bloody Valentine pour l’électricité sinusoïdale et les harmonies vocales vaporeuses. Mais hormis « Between », imprimé sur un tempo new wave, bien qu’offensives dans l’esprit d’un Hüsker Dü, les compos semblent toutes coulées dans un même moule et finissent par lasser…

Thinking With Sand

Les rêves et les demi-vérités de Thinking With Sand…

Écrit par

Thinking With Sand est un trio lofi shoegaze / noiserock issu de Bristol, (Angleterre) et de Newport (Pays de Galles), mêlant la noise pop vaporeuse de My Bloody Valentine et le sens mélodique ainsi que l’impétuosité de Hüsker Dü. A l'origine duo shoegaze électronique entre 2005 et 2009, le projet a été ressuscité en 2020. Depuis la fin de l'année 2021, il est devenu un trio, avec Dean du groupe post-punk gallois Science Bastard, à la batterie.

L’album « Dreams And Half Truths » paraîtra ce 12/08/2022 et quelques extraits sont en écoute

 

 

Link Protrudi

The Best of

Écrit par

Link Protudi n’est autre que Rudi Produti, le leader du groupe légendaire The Fuzztones. Flanqué des Jaymen, il permet ainsi à un projet parallèle de rendre hommage à la musique surf, à Link Wray et au rock’n’roll originel. Sur ce ‘best of’ on retrouve des plages issues des albums « Drive it home », « Missing link », « Naked Crisco Twister party » et « Seduction » ; mais dans des versions inédites et remasterisées. Exclusivement instrumentaux, les morceaux nous replongent à la fin des 50’s et au début des 60’s, à une époque où le son surf de la guitare électrique était une référence ; et en particulier chez les Shadows.

Link Produdi & The Jaymen

The Reds Pinks & Purples

You might be happy someday

Écrit par

Issu de San Francisco, Glenn Donaldson a déjà multiplié les projets (Skygreen Leopards, Jewelled Antler, FWY ! et la liste est loin d’être exhaustive). Son dernier, il l’a baptisé The Reds Pinks & Purple ; et cette formation nous propose son deuxième album, un disque qui fait suite à « Anxiety art », paru en 2019. A première écoute, on en déduit que ce combo aurait pu figurer au sein de l’écurie Sarah Records. Issu de Bristol, ce label arty a sévi de 1987 à 1995 et a notamment hébergé des groupes comme sur The Orchids, Field Mice et Sweetest Ache. C’est d’ailleurs d’abord à ces bands que l’on pense en écoutant la musique de The Reds Pinks & Purples. Elle sonne plutôt britannique. Douces-amères, mélancoliques ou ensoleillées, suivant les morceaux, elle s’appuie sur d’élégantes mélodies tissées par des cordes de guitare chatoyantes, tintinnabulantes voire cristallines (Lotus Eaters ?), alors que les inflexions vocales de Glenn rappellent plutôt celles de Paddy McAloon (Prefab Sprout). Enfin, le titre maître qui clôt cet opus, semble même hanté par The Smiths, les accords de gratte semblant même empruntés à Johnny Marr…

Une excellente surprise !

Blink 182

Nine

Écrit par

Curieux, le huitième elpee de Blink 182 s’intitule « Nine », un disque qui fait suite à « California », gravé en 2016. Suite a des divergences musicales, le chanteur/guitariste Tom DeLonge a donc quitté le navire en 2015, et a été remplacé par le leader d’Alkaline Trio, Matt Skiba.

Pour mettre en forme ce nouvel opus, la formation a fait appel à John Feldman, mais on ne peut pas dire qu’il ait fait le bon choix, les compos souffrant d’une sophistication extrême, annihilant le peu d’esprit punk qui lui restait encore. En outre, punk et voix vocodées ont rarement fait bon ménage. D’ailleurs, le seul morceau qui échappe à ce traitement vocal, « On some emo shit », un hymne de désespoir et d’incertitude, constitue également le meilleur du long playing. La plupart des compos sont d’ailleurs hymniques. Sombres, les lyrics sont signés par le bassiste, Mark Hoppus, et traitent le plus souvent de sa dépression et de ses expériences personnelles ; mais ils tiennent vraiment la toute. Et puis, les interventions aux drums de Travis Barker sont toujours aussi remarquables. Il se montre d’ailleurs particulièrement créatif sur le morceau contaminé par le hip hop (NDR : pas étonnant quand on sait qu’il participe régulièrement à des projets du style comme Run The Jewels, Lill Wayne ou Young Dro), « Hungover you ». Malheureusement, ce sens mélodique stéréotypé (NDR : on a l’impression que toutes les mélodies se ressemblent) achève un ensemble qui dès le départ, avait déjà du plomb dans l’aile…

Ginkgoa

One Time (Ep)

Écrit par

Intitulé « One time », le nouvel Ep (NDR : gravé l’an dernier, le premier –un éponyme– remonte à l’an dernier ; et il avait affolé les compteurs) de Ginkgoa est paru ce 15 juin. Une imparable machine à danser réunissant la New-yorkaise Nicole Rochelle, une militante Femen très engagée, et le Parisien Antoine Chatenet.

Après avoir tourné à travers toute l'Europe, pendant 4 longues années, en compagnie de Jérome Savary, pour interpréter le premier rôle de son spectacle, Nicole rencontre Antoine à Paris et tombe immédiatement sous le charme de sa plume. Ginkgoa vient de naître. Si New York chantait Paris. Si les films des années trente reprenaient leurs couleurs originelles, au cours desquels Jeanne Moreau et Anna Karina danseraient l’une avec l’autre dans un de ces cabarets où l’on entendrait Billie Holiday. « One Time », la première vidéo extraite de l’Ep, rend hommage aux femmes, en dénonçant le regard machiste du cinéma hollywoodien. En remontant des images issues des films des années 50, Ginkgoa a voulu nous interroger sur le regard porté par le cinéma sur les femmes. Un message fort à découvrir tout au long du clip qui est consacré à ce morceau ; et il est à découvrir ici

Responsable de mélodies pop ultra catchy, la paire nous entraîne dans une véritable transe, en empruntant des sonorités swing au vieux New York. Ces étourdissants rythmes électro ou si vous préférez ces beats à coloration ‘French Touch’ n’ont qu’un seul objectif : faire danser tout ce qui est susceptible de… danser…

Et de l’électro swing, le couple en consomme allègrement. A l’instar du classieux « Boy Bounce », hanté par Caravane Palace. Puis de « Don’t give a damn », une plage composée dans une chambre d'hôtel lors de la tournée chinoise. « What We Do » consomme une bonne dose de modernité. Zoé Colotis ne pouvait pas faire mieux.

Et toujours bien électro, « Got To Gimme » clôt ce disque. Rien de tel pour avoir des fourmis dans les jambes. En ‘live’, cette plage doit vraiment déménager…

The Pinkertons

What Goes Around Comes Around

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Un groupe wallon qui répond au patronyme de The Pinkertons ne pouvait qu’être influencé par Weezer ; et des titres tels que « Sweet Little B… » ou « Unsent » le prouvent. Du début à la fin, c’est une certitude « What Goes Around Comes Around » s’avère être particulièrement influencé par les années 90. Depuis Genappe, ce quatuor réunissant Christophe Charmant (chant et guitare), Alain Jonet (basse), Alexandre Delcroix (guitare) et Nicolas Closjans (batterie) dévoile 10 morceaux qui doivent tout au power-rock américain (et californien en particulier) de ces nineties et à des groupes comme Lit (« Blue as Hell ») ou Jimmy Eat World. Beau boulot !

 

Fink

Un artiste à suivre de très près…

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Ce soir, l’Ancienne Belgique est en mode Box. Pas ce qui était prévu au départ. Mais vu le manque de réservations, cette disposition s’imposait. N’empêche, il doit bien y avoir 900 personnes pour accueillir Fink.
Chanteur, guitariste, compositeur et producteur anglais, Fin Greenall, aka Fink, compte huit albums à son actif, publiés en 20 années de carrière (NDR : au départ, il était dj). Et son dernier, « Resurgam », est paru en septembre dernier. Un disque pour lequel il est revenu à un élecro/folk plus classique.
Pas de supporting act, mais un film projeté sur un grand écran partagé entre séquences assez différentes, parmi lesquelles on épinglera les étapes de la fabrication d’un vinyle et des extraits de concerts notoires, qui se sont produits en Grande-Bretagne, depuis les 60’s jusque l’an 2000. 

Vers 20h45, les lumières s’éteignent. On remarque la présence des fidèles acolytes de Tim ; en l’occurrence le drummer/guitariste Tim Thornton et le bassiste Guy Whittaker, un musicien atypique, particulièrement doué, qui va se servir de trois basses différentes, une à 6 cordes, une à 5 et une autre à quatre, montée sur une énorme caisse électro-acoustique. Le line up est enrichi d’un second gratteur et d’un deuxième drummer, qui va également se consacrer aux claviers. Fink est coiffé d’un petit chapeau mou.

Le light show est constitué de 3 grillages garnis de spots placés derrière chaque artiste et d’autres assemblages réunissant de petites lampes leds montées sur des supports qui ressemblent à des trépieds de claviers. Le light show ne va pas seulement se focaliser sur les artistes, mais également la fosse.

Le set s’ouvre par « Warm Shadow ». Puissante ou tendre, mais bien maîtrisée et chargée d’émotion, la voix de Tim est impeccable. En outre, il est particulièrement interactif avec la foule. Et percutant, son toucher de gratte est à la fois hanté par JJ Cale et Keziah Jones. Le backing group affiche une technique irréprochable. Et tout particulièrement la section rythmique. Caractérisée par ses mélodies envoûtantes, la musique oscille entre folk’n’blues austère, trip hop brumeux et dub aérien. Lors des morceaux les plus intenses, quatre des musicos se consacrent à la gratte électrique. Fink s’est aussi réservé l’une ou l’autre compo, en solo, en s’accompagnant aux ivoires. Et le résultat s’est révélé savoureux. Un artiste à suivre de très près…

(Organisation : Live Nation)

Linkin Park

Le chanteur de Linkin Park s’est suicidé…

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Chester Bennington, le chanteur de Linkin Park, s’est pendu à l’aide de sa propre ceinture, ce 20 juillet, soit à la date d’anniversaire de son ami, Chris Cornell, décédé le 18 mai dernier. Et le choix de cette date ne serait pas un hasard, car son départ l’avait littéralement dévasté…

Tourmenté, dépressif, il a longtemps lutté contre son addiction aux drogues et à l’alcool. Ce qu’il avait d’ailleurs appelé ses démons. Il avait également déclaré avoir détesté la vie. Il avait 41 ans.

Marié et père de six enfants, nés de deux épouses différentes, Chester Bennington a également milité au sein de deux autres formations. Tout d’abord Dead by Sunrise. Mais surtout Stone Temple Pilots, qu’il a fréquenté de 2013 à 2015, pour remplacer Scott Weiland, ce dernier retrouvé mort dans son sommeil, en décembre 2015.

Fondé à la fin des 90’s, Likin Park est responsable d’une forme de nu-métal, soit un heavy metal contaminé par le hip-hop et l’electro. Et ses deux albums sont considérés, par la presse spécialisée, comme incontournables dans le style. Publiés en 2000 et 2003, ils s’intitulent respectivement « Hybrid Theory » et « Meteora ». Son septième elpee, « One more light » est sorti en mai dernier ; et le groupe se préparait à partir en tournée pour le défendre…

R.I.P.

Sinkane

Life & Livin’ It

Écrit par

L’heure de Sinkane semble avoir sonnée ! Actif depuis 2007, le pétillant New-yorkais (NDR : quoique d’origine soudano-britannique) est parvenu à gravir un pallier en publiant « Life & Livin’ It », son 6ème elpee. Et il est parfait. A peine sorti de sa belle aventure vécue auprès de William Onebayor, Ahmed Galab semble transcendé par sa courte proximité du monde si particulier du sorcier nigérian. Fruit d’un mélange de funk, de doo-wop (« Won’t Follow »), d’afro-pop au accents 70’s (Fela Kuti en tête) et de disco (« Telephone »), la musique de cet  LP communique une fameuse dose de bonne humeur tout en libérant un groove irrésistible. Sinkane bénéficie, en outre, du concours d’Antibalas, une section de cuivres issue de Brooklyn ; de quoi booster certains morceaux, et tout particulièrement le single imparable « U’Huh », une compo qui aurait pu figurer au répertoire d’Isaac Hayes. L’expression sonore se singularise également par ses claviers vintage généreux et s’enflamme lorsque le falsetto souffle sur les braises de « Fire »… Et c’est un bel euphémisme d’admettre qu’on se sent vivant à l’écoute de « Life & Livin’ It » !

 

Cody Jinks

I’m not the devil

Écrit par

Chanteur de country, Cody Jinks n'a pas encore 40 ans. Mais avant de se lancer dans ce style, le Texan militait au sein d’un combo de trash metal baptisé Unchecked Agression. Son précédent elpee solo, "Adobe Sessions", remonte à début 2015. Couvert de tatouages, les cheveux longs et la très longue barbe poivre et sel, Jinks a dorénavant décidé de perpétuer l’héritage d’une musique célébrée par Johnny Cash, Waylon Jennnings et Merle Haggard.

Dès "The same", la voix est grave et posée. Les cordes électriques et acoustiques se conjuguent alors que l’ensemble est enrichi d’interventions de violon et de pedal steel. Superbe ballade, le titre maître est généreusement tapissé par un orgue Hammond. Le troubadour est doué pour torcher de bien jolies chansons aux mélodies particulièrement agréables à l’oreille. Caractérisé par de solides interventions à la guitare et à la pedal steel, "No words" nous entraîne sur les longues routes poussiéreuses du Nord du Texas. "Give all you can" se distingue par la présence du piano et de voix féminines ! Une seule reprise : le "The way I am" de Merle Haggard (NDR : cet authentique outlaw californien est disparu en avril dernier, à l’âge de 79 balais). Véritable ‘honky tonk’, "Chase that song" constitue la plage la plus remuante de l’opus. Mais c’est le piano sautillant qui rythme bien l’ensemble. Joshua Thompson assure la mise en forme. Et elle est impeccable. Elle met d’ailleurs bien en exergue, le baryton de Jinks. "Heavy load" et "Church at Gaylor Creek" baignent au sein d’un environnement musical dominé par le violon et la pedal steel. Le cow-boy attaque en solitaire, armé de sa sèche, la tendre ballade "Grey". "Vampires" est une autre ballade. Majestueuse, pure, presque magique, elle est superbement entretenue par les cordes électriques. "Hand me down" clôt le long playing. Une piste étrange, presque lugubre…

 

The Kitchen Sink Drama

Every good boy deserves failure

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Le ‘Kitchen Sink Drama’, est tout d’abord un mouvement culturel britannique qui s’est développé à la fin des fifties et au début des sixties. Il visait spécifiquement le théâtre, l’art, le roman, le cinéma et la télévision ; et reflétait un sentiment de colère éprouvé par ses instigateurs, désillusionnés par la société moderne. C’est ensuite une chanson de Soft Cell, parue en 1983. Et enfin, le patronyme d’un quintet liégeois drivé par la chanteuse Claire Wilcock.

« Every good boy deserves failure » constitue son premier elpee. Il réunit 10 plages qui nous replongent carrément à la fin des seventies. Pensez d’abord à Blondie. Les compos sont rafraîchissantes et les mélodies sont souvent contagieuses (« Idiots », « Kitchen sink drama »). La voix est aussi candide que celle de Deborah Harry. Elle se fait même parfois déclamatoire ou s’autorise des onomatopées hymniques. Si la musique est new wave, c’est surtout dans l’esprit yankee. Les claviers ou synthés sont on ne peut plus vintage, mais aucun instrument ne tire la couverture à soi, l’ensemble se révélant subtilement équilibré.

Quant aux lyrics, ils tournent le plus souvent en dérision les attitudes machistes, à moins qu’ils ne soient tout simplement féministes. Le débat reste ouvert. Les textes figurent d’ailleurs à l’intérieur du booklet. Probablement ce qui est arrivé de mieux au pop/rock belge depuis pas mal de temps…

 

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