Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Jacques Higelin

A 77 ans, Jacques Higelin a rejoint le "Paradis païen"…

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Jacques Higelin nous a quittés ce 6 avril 2018 à l'âge de septante-sept ans. Sa disparition totalement inattendue est sans doute une des raisons pour laquelle elle nous laisse sans voix et abasourdis, terriblement attristés.

Votre serviteur ne compte plus les concerts auxquels il a eu la chance et le plaisir d'assister. D'ailleurs, ce n'était pas des concerts, mais des grandes fêtes, des happenings, des meetings, des coups de gueule et surtout, beaucoup de poésie.

Jacques était essentiellement un poète et un rockeur. Un poète de l'amour, qu'il a chanté mieux que quiconque (réécoutez "Je ne sais plus dire je t'aime" ou "Elle est si touchante"). Il était aussi un rockeur libre et rebelle qui détestait toutes les injustices quelles qu'elles soient.

Sur scène, il se donnait toujours à fond et il en sortait souvent aussi épuisé que nous, si pas plus, malgré cette énergie qu'il savait si bien insuffler.

Hélas, les idoles de notre jeunesse atteignent tous peu à peu la ligne de la vie. Dura lex, sed lex. Mais leur aura, elle, ne nous quitte pas et il faudra surtout retenir cette chance énorme d’avoir pu voir et entendre tous ces artistes de leur vivant. Cette génération était bénie des dieux. Mais sans doute est-ce le propre de toutes les générations.

Allez, champagne pour tout le monde, ... ils doivent commencer à bien s'amuser là-haut !

Higelin me manquera beaucoup, ce Pierrot lunaire éternellement jeune et indigné. Il me manque déjà.

Ce soir, le "Paris-Zénith" du dix huit octobre 2010 va passer en boucle sur ma platine...

 

Jacques Higelin

Coup de foudre

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Higelin ? Tout un programme. Et pourtant ! Depuis quelques années, l’ami Jacques s’était fait plutôt discret. Il faut dire que la qualité des œuvres proposées n’était plus à la hauteur de son passé ni de son immense talent. A croire qu’il avait mis sa gouaille en mode vibreur, voire silencieux.

Mais en 2010, soit à 69 ans bien sonnés, il décide de nous revenir en publiant « Coup de foudre », son dix-septième album studio au compteur depuis les prémices de sa carrière, en 1965 (hé oui déjà !) Après quelques réalisations plutôt anodines, il nous sort un de ses meilleurs elpees, un peu comparable au superbe « Tombé du ciel », qui date de 1988. Cet opus fait suite à « Amor Doloroso » qui amorçait en 2006 un retour en force. Ce trublion de la chanson française, digne héritier de Charles Trénet, autre fou chantant, a repris dans son équipe les mêmes membres qui lui ont valu un retour aux sources. Et les recettes sont les mêmes pour un résultat encore meilleur que quatre années plus tôt. Comme il y a 22 ans, les mélodies sont au rendez-vous. Variées, agréables, ludiques ou tout simplement belles. L’accent est mis sur l’accessibilité de ses chansons.

Car à dire vrai, pour apprécier Higelin, il faut oser entrer dans son univers, accepter ses coups de gueule, ses avis bien tranchés, son sens désopilant de la réalité du monde dans lequel il vit. Pas si simple. Surtout quand lors d’une première écoute, on n’a pas l’oreille accrochée par la ligne mélodique de la chanson.

Ici, pour « Coup de foudre », Jacques a rendu ses textes directement accessibles grâce à une clarté, une pureté des sons qui vous capturent immédiatement. Il s’en sert alors royalement pour nous proposer son grand carrousel de mots. D’amoureux fou dans « Coup de foudre » qui ouvre l’album, il passe au statut de paumé du cœur dans « J’ai jamais su », puis critique notre société de consommation « Qu’est ce qui se passe à la caisse ». Comme en ses plus beaux jours, il visite ses thèmes préférés : l’amour, la joie, la misère, la violence parfois et puis la poésie encore et toujours.

Il nous faisait peur le bougre en sortant à près de 70 ans un nouvel album. Allait-il être capable de relever son niveau, de se hisser à nouveau au sommet de son art ? Visiblement, comme le bon vin, il s’améliore encore au fil des années. Mais il faut prendre soin de choisir alors la bonne bouteille ! Sortez les verres ! Santé !

 

Jacques Higelin

Presque sans voix...

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Je ne sais pas ce qui a causé la demi-heure de retard au début du concert d'Higelin hier soir. Soit il attendait qu'il fasse bien nuit, soit, c'est plus probable, il avait besoin de récupérer un peu de voix. En effet, même si dans son état normal le monsieur n'est pas exactement un Freddie Mercury, il était évident dès les premières strophes que ses cordes vocales n'étaient pas au mieux de leur forme.

La première chanson, "Le Minimum", passe pourtant bien. Il commence son set assis sur son piano, puis se met au clavier de celui-ci, en éternel gamin turbulent. Mais il nous explique bien vite sa situation, avec au passage une remise en place bien sentie d'un fan devenu pénible à force d'enthousiasme.

Pourtant, c'est l'enthousiasme du public, trop heureux de le revoir enfin (le bonhomme n'est pas passé à Nice depuis longtemps), qui le portera tout au long du concert, lequel déroulera essentiellement des chansons de son dernier album, "Amor Doloroso", plus quelques classiques comme "Tombé du Ciel" ou "Champagne". Le tout balancé sur un ton très rock, en particulier grâce aux solos concis mais très efficaces de Yann Pechin à la guitare, et à l'énergie du tout jeune batteur, Romain Metra, alliée à celle plus maitrisée du percussionniste, Dominique Mahut. Christopher Board aux claviers et Brad Scott à la contrebasse n'étant pas en reste.

En fin de parcours, Jacques Higelin s'excusera encore de ‘ne pas avoir été à la hauteur de ce que vous méritiez’, mais les acclamations du public témoignent d'un avis différent. Même si cela aurait pu être encore meilleur, le concert n'a déçu personne.

Jacques Higelin

Amor Doloroso

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En voilà un qu’on croyait mort et enterré. Et, contre toute attente, le père d’Athur H renaît de ses cendres, délivre un « Amor Doloroso » de toute beauté et en profite pour serrer la main à son glorieux passé. Souvent présenté comme un des monuments de la chanson française, Jacques Higelin subissait les effets du temps. D’ailleurs, le nouveau millénaire ne semblait point correspondre à l’œuvre du Français. Mais c’était mal connaître Higelin, son verbe élégant, sa poésie chancelante. D’un phrasé impeccable, il donne une suite convaincante à son admiration pour Charles Trenet (écouter « L’hiver au lit à Liverpool », « Se revoir et s’émouvoir »), réintègre le panthéon de la chanson par la grâce d’un album somptueux, presque radieux, quand l’homme ne décide pas d’appuyer ‘sur la gâchette’ (« Prise de bec », « Ici, c’est l’enfer ») et de raviver quelques idées noires. Sur « Amor Doloroso », Jacques Higelin chante l’amour (« Amor doloroso », « J’t’aime telle », « J’aime ») sous toutes ses facettes : joie, tristesse, douleur, bonheur et confusion. Aimer chanter. Voilà sans doute le secret de cette belle résurrection.