La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Jeff Buckley

Live à l´Olympia

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Comme son titre l'indique, cet album a été enregistré en public, à l'Olympia de Paris. Le 6 juillet 1995, très exactement. Au cours de ce set physique, intense, d'une virulence rare, il avait notamment repris le " Kick out the jams " de MC5. Un climat qu'il maintient tout au long de " Dream brother " et d' " Eternal life ". Le reste de l'opus s'inscrit davantage dans l'esprit de " Mystery white boy ", réunissant les inévitables " Lilac wine ", " Grace " ou " Hallelujah ". On a même droit à un pastiche assez humoristique du " Kashmir " de Led Zeppelin, auquel Jeff vouait pourtant une grande admiration. L'opus est, en outre, enrichi d'une version de " What will you say ", qu'il avait interprétée dans le cadre du festival des musiques sacrées de Saint-Florent-le Vieil, le 18 juillet de la même année, en compagnie d'un des plus grands chanteurs mugham, l'Azeri Alim Quasimov. Le 29 mai 1997, Jeff Buckley disparaissait tragiquement dans les eaux du Mississipi. Son corps ne sera retrouvé que le 4 juin de la même année, en aval, au pied de la célèbre Beale Street de Memphis, le berceau du blues…

Jeff Buckley

Mystery white boy

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Le 29 mai 1997, Jeff Buckley se noyait accidentellement dans le Mississipi. Une perte considérable pour le rock ‘n’ roll lorsqu'on sait qu'il avait à peine 30 ans et que le les portes du succès venaient à peine de s'entrouvrir. Mais un drame mis à profit par les paparazzi nécrophages, dont la plupart connaissaient à peine l'existence de cet artiste et encore moins l'étendue de son talent. Comme quoi l'histoire est un éternel recommencement. Pensez à Jim Morrison, Jimi Hendrix, Janis Joplin, et la liste est loin d'être exhaustive. Maintenant, il ne faut pas pour autant verser dans la sinistrose. D'ailleurs, le plus bel hommage qu'on pourrait lui rendre, serait sans doute de s'intéresser à sa musique. Et, éventuellement de succomber sous le poids de son potentiel créatif. A travers ses albums studio, bien sûr, mais également ses deux œuvres posthumes. Soit " Sketches (for my sweetheart the drunk) " et " Mystery white boy ". Deux doubles albums. Dont le dernier est exclusivement constitué de prises ‘live’. Immortalisées lors de sa tournée mondiale accomplie entre 95 et 96. Jeff Buckley était avant tout un chanteur exceptionnel. L'amplitude de son falsetto lui permettait des excursions vocales tantôt gémissantes, sinueuses, intuitives, frénétiques ou frémissantes, mais surtout bouleversantes, capables de dessiner des spirales à travers chaque intonation et chaque octave. En outre, il était parvenu à s'entourer d'un excellent backing group. Et on peut s'en rendre compte tout au long de ce " Mystery white boy ", riche en improvisation et exercices de style hautement dramatiques. Un choix particulièrement judicieux opéré par la mère de Tim et ses anciens musiciens. On y retrouve ainsi des inédits tels que " I woke up in a strange place ", " Etenal life " et " Moodswing whiskey ". Une cover particulièrement décapante du " Kangaroo " de Big Star, digne du King Crimson circa " Lak's tongue in aspic ". L'inévitable " Hallelujah " de Cohen, panaché de " I know it's over des Smiths, ainsi que ses inévitables standards, " So real ", " Dream brother ", " Last goodbye ", " Grace ", parmi les plus incendiaires. Une électricité qui se dilue dans une sorte de brume chatoyante, mélancolique sur des fragments tels " That's all I ask " ou " Lover, you should've come over ". Un testament !

 

Jeff Buckley

Sketches for my sweetheart the drunk

Destin tragique pour la famille Buckley, qui a vu le père, Tim, décéder d’un arrêt cardiaque, suite à une overdose, à l’âge de 28 ans, alors que le fils s’est noyé l’an dernier dans les eaux du Mississipi. Jeff n’avait pas 31 ans. Et tout comme son paternel, il risque de devenir une légende posthume. Pas parce que son label veut tirer parti de ce drame, mais simplement parce que cet artiste était bourré de talent. Bourré de talent et en même temps détenteur d’une voix exceptionnelle, sorte de falsetto poignant, à mi chemin entre le timbre de son père et celui de Thom Yorke (Radiohead). Voyez le topo ! Double CD, " Sketches for my sweetheart the drunk " réunit des compositions que Jeff avait prévues pour son nouvel opus. Quatre d’entre elles avaient d’ailleurs déjà été produites par Tom Verlaine. Et puis des raretés, notamment, des démos qu’il avait réalisées à son domicile. 21 titres alimentés par une musique cosmique, underground, tramée dans une sorte de blues/folk/jazz/rock alternatif. Mais underground dont l’originalité pourrait bien, d’ici quelque temps, inspirer une nouvelle génération de créateurs. M’enfin, seul l’avenir nous le dira…