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Jon Lord

Windows (Réédition)

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Jon Lord est un des fondateurs de Deep Purple, un groupe notoire né en 1968. Ce célèbre claviériste anglais y a milité jusqu’en 2002. Jon a malheureusement quitté ce monde en 2012. Il avait 72 ans. Il restera l'un des musiciens les plus doués de sa génération. De formation classique, il réussit, dès 1969, à faire enregistrer Deep Purple en compagnie d’un groupe philharmonique, "Concerto for Group and Orchestra". Il poursuit cette expérimentation sous son propre nom, en 1971 et publie "The Gemini suite", en 1971, œuvre pour laquelle il avait reçu le concours du London Symphony Orchestra. L’étape suivante, "Windows", est immortalisée ‘live’ à Munich, le 1er juin 1974. Eberhard Schoener, adepte des synthétiseurs, qui dirige pour l'occasion le Munich Chamber Opera Orchestra, y collabore. Ce "Windows" a été remasterisé. Quelques musiciens rock ont participé à cette aventure, dont David Coverdale et Glenn Hughes", alors impliqués chez Deep Purple, mais également Tony Ashton, Ray Fenwick et Pete York.

L’opus ne recèle que deux plages. "Continuo on BACH" s’étale sur plus de 16'. Il s’agit de la vision personnelle de l'artiste sur une fugue inachevée de Jean-Sébastien Bach. La seconde dépasse la demi-heure. C’est le titre maître. Divisé en trois mouvements, il permet d'une part aux sopranos de l'orchestre de chambre de tirer leur épingle du jeu, et d'autre part, une fusion de rock, blues et jazz dans la sphère classique, permettant également aux deux vocalistes du band insulaire, Coverdale et Hughes, de mettre leurs organes en exergue. Lors de ces expériences opérées entre rock et classique, il y a toujours à boire et à manger. Votre chroniqueur n’avoue aucune addiction particulière en cette matière.

 

Jon Lord

Décès de Jon Lord, l’organiste de Deep Purple

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Né le 9 juin 1941 à Leicester, Jonathan Douglas Lord est décédé le 16 juillet 2012 à Londres d'une embolie pulmonaire suite à un cancer du pancréas. Claviériste, il était un des membres fondateurs du groupe de hard rock Deep Purple. C’est sur l’album culte « In rock » qu’il s’était véritablement révélé, et en particulier sur l’épique « Child in time ». Conseillé par Keith Emerson, il avait aussi enregistré en compagnie du Philarmonic Orchestra de Londres, un album qui s’était soldé par un véritable désastre. Au cours des 30 dernières années, il avait opéré d’incessants allers-retours au sein de Deep Purple, parenthèses (parfois longues) qui lui avaient permis d’enregistrer de nombreux disques solos, mais également au sein de Whitesnake, The Hoochie Coochie Men ou en compagnie de Tony Ashton.  

 

The Hoochie Coochie Men Featuring Jon Lord

Danger – White Men Dancing

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Le fan de Deep Purple est un collectionneur. L’industrie du disque l’a compris depuis longtemps et les cordons de la bourse des amateurs du Pourpre Profond n’ont jamais l’occasion de rester serrés bien longtemps. e.a.r music/edel a cependant décidé de traiter les inconditionnels du groupe anglais avec le plus grand respect en leur proposant des produits de qualité, agrémentés de nombreux bonus. Après le Cd/Dvd live acoustique « Live in Australia » de Glenn Hughes et le fantastique Cd/Dvd « Live in Anaheim » de Ian Gillan, le label allemand sort fin juin « Danger, White Men Dancing » le premier album studio de The Hoochie Coochie Men Featuring Jon Lord. Cerise sur le gâteau, le Cd est accompagné d’une réédition du premier Dvd du combo : « Live at the Basement » filmé en Australie le 7 février 2003.

Pour ceux qui avaient manqué l’affaire, The Hoochie Coochie Men est un groupe de blues fondé par le bassiste d’origine australienne Bob Daisley (ex. Rainbow, Ozzy Osbourne, Vow Wow, Black Sabbath, Dio, Uriah Heep...) et le guitariste/chanteur Tim Gaze (ex. Rose Tatto, Pete Wells Band, Jimmy Barnes…)  En 2003, lors de sa tournée australienne, Jon Lord rejoint le combo, le temps de quelques concerts, pour interpréter des standards du blues. Leur prestation enregistrée au célèbre club « The Basement » à Sydney est filmée et sort en Dvd.

Celui-ci se vend si bien, que Daisley, Lord et leurs compères décident de continuer l’aventure et d’enregistrer un album studio.

Si « Live at the Basement » était principalement composé de reprises, « Danger White Men Dancing » comporte une grande partie de nouvelles chansons composées par le groupe.

Le titre d’ouverture : « The Blues just got sadder », donne le ton général de l’album. Du blues, transcendé par l’orgue Hammond de Jon Lord. Cependant, certains titres comme « Gotta find me some fire » et « Tell your story walkin » sont de petits joyaux de hard rock anglais classique, dans la lignée de ce que propose encore Thunder aujourd’hui. Si la plupart des plages sont chantées par le Tim Gaze, on note cependant la présence d’invités prestigieux : Jimmy Barnes, la star du rock australienne à la voix râpeuse reprenant « Heart of stone » des Rolling Stones et « The Hoochie Coochie Men » un morceau de Willie Dixon qui fleure bon les marécages et les hôtels de passe du Mississipi. Un tout grand moment de l’elpee.

Ian Gillan prête, lui aussi, sa voix à deux titres, « If this ain’t the blues »  et « Over and over », une des plus belle ballades que le chanteur de Deep Purple ait jamais interprétées, mais qui aurait plus sa place sur son dernier album que sur celui des Hoochie Coochie Men.

Que vous soyez inconditionnels de Deep Purple, fan de blues, de classic rock ou même de hard rock, « Danger White Men Dancing » est un album incontournable. Et enrichi du Dvd « Live at the Basement », il en devient indispensable ! Vous savez ce qu’il vous reste à faire.  

 

Jon Lord

Live at the Basement

Écrit par
Jon Lord est loin d’être un illustre inconnu, même pour les fans de blues. Avant toute chose, ce claviériste a forgé sa notoriété chez Deep Purple, avant de rejoindre Whitesnake. Mais auparavant, il avait quand même sévi chez les Artwoods, un groupe de R&B qui impliquait Art Wood (le frère de Ron) et Keef Hartley… Apparemment, lors d’un périple en Australie, il a été contacté pour jouer en compagnie des Hoochie Coochie Men, une formation locale de blues rock. Une chose est sûre, le 7 février 2003 il se produisait au ‘Basement’, un club de Sidney. Et quelques jours pus tôt, c'est-à-dire le 23 janvier, à l’Opéra, pour y diriger le Sidney Symphony Orchestra. Blessé au pouce et incapable de jouer du piano classique, il s'était réservé l'orgue. Ce double opus immortalise donc le concert accordé au ‘Basement’.
 
Le premier morceau de plastique s’ouvre par "Hideaway". Un instrumental, et pas n’importe quel instrumental, puisqu’il est signé Freddie King. Une adaptation drivée par le guitariste Tim Gaze, un ancien membre du combo rock, Rose Tatoo. Tim et Jon ont écrit "Lonesome traveller blues". Jon se montre très à l'aise à l'orgue Hammond sur cette version labellisée Cream, largement pompée du célèbre "Crossroads". Ce qui n’est guère étonnant lorsqu’on connaît la polyvalence et les qualités de ce musicien. Tim Gaze se charge des vocaux. Son timbre n’est cependant pas inoubliable. Il est correct, sans plus. Jim Conway introduit "Blues with a feeling" à l'harmonica, une compo écrite, bien sûr, par Little Walter. Jon se fait plaisir en reprenant le célèbre "Green Onions" de Booker T, un titre qu'il interprétait déjà chez Red Bludd ; c'est-à-dire le premier groupe au sein duquel il a sévi dans les sixties !! "24/7 Blues" est le blues lent de rigueur pour un concert d’une telle dimension. Les fleurons notoires du Chicago blues commencent alors à défiler. "Baby please don't go", tout d’abord. Un fragment caractérisé par l’excellence du jeu d’orgue, "I just wanna make love to you" et "You need love", ensuite. Pas à la manière de Led Zeppelin, mais dans le respect de son auteur, Willie Dixon. Mené tambour battant, comme le ferait Nine Below Zero, "The money doesn't matter" et une plage très dynamique. Jim Conway se révèle très brillant dans cet exercice de style ! Consitutée de Rob Grosser aux drums et de Bob Daisley à la basse (NDR : un ex Mungo Jerry, Uriah Heep, Black Sabbath et Rainbow), la section rythmique assure bien son rôle. Tramée sur le dobro et le washboard, la version de "Strange Brew" est très calme. Une composition que chantait Clapton, à l’époque du Cream. Celle du "Dallas" de Johnny Winter est excellente, mais très roots.
 
Le second CD s'ouvre par le classique des classiques : "Hoochie Coochie man". L’ex leader de Cold Chisel, Jimmy Barnes, a été invité pour assurer le chant. Ce vocaliste possède une sacrée voix, très hard rockin' blues, dans un registre proche de feu Bon Scott, l’ancien chanteur d’ACDC. La slide largement amplifiée de Tim Gaze émerge de "New old lady blues", un R&B funky écrit par Daisley. L’opus recèle encore quelques bons morceaux. Tout d’abord le "Who's been talking" de Howlin' Wolf, une version soft qui met en valeur les différents musiciens. "Six strings down" ensuite. Un titre issu du répertoire de Jimmie Vaughan, caractérisé par quelques prouesses pyrotechniques aux cordes. Et enfin, l’inévitable "Dust my broom". Le concert touche à sa fin et Jon Lord se rappelle enfin qu’il a fréquenté très longtemps le Deep Purple. Dans son style si spécifique, il introduit le fameux "Back at the Chicken Shack" de Jimmy Smith, une adaptation très heureuse et surtout bien plus jouissive. Alors que les bonnes choses sont finies et que nous quittons déjà le ‘Basement’, Jimmy Barnes revient chanter avec douceur le "When a blindman cries" du Deep Purple de l’époque Ian Gillan…