L’aurore de Lathe of Heaven…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Amy Macdonald

Un concert à dimension humaine, malgré l’affluence...

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Le concert d’Amy Mcdonald, programmé ce dimanche 22 février, à l’Ancienne Belgique, affiche complet, malgré quelques dernières places remises en vente. La file s’étire jusqu’au bout de la rue des Pierres. Sous une pluie battante, la foule attend la native de Glasgow. À 39 ans, l’auteure-compositrice-interprète est venue défendre son sixième opus, « Is This What You’ve Been Waiting For », paru le 11 juillet 2025, quatre ans après « The Human Demands ». Cinq elpees classés dans le top 5 en Europe, plus de 12 millions de disques écoulés, 12 certifications de platine à l’international et plus d’un milliard d’écoutes en streaming : des repères qui expliquent l’ampleur du rendez-vous. Réputée sur scène, elle a déjà joué devant plus de 5 millions de personnes à travers le monde.

Côté musique, Amy Macdonald est responsable d’un mélange folk et de rock teinté de country contemporaine. Le titre éponyme regarde vers la nostalgie sans lâcher l’espoir. Ce nouveau long playing aligne des récits de déceptions, de sursauts et de victoires intimes, et confirme une écriture directe, fidèle à l’élan de « This Is The Life », mais nourrie par les années.

La première partie revient à Better Joy, combo pop-rock nerveux, qui chauffe immédiatement la salle.

Originaire de Manchester, la formation ouvre la soirée, drivée par la chanteuse-guitariste Bria Keely. Votre serviteur ne la connaissait pas, mais son versant indie/alternatif accroche d’emblée l’auditoire. Le set s’ouvre sur le single « Carnival » (2024), pop idéale pour les beaux jours : ligne mélodique efficace, refrains qui accrochent. Better Joy affiche déjà un son étonnamment solide pour un projet récent, sans se répéter : « What A Day » installe ensuite une atmosphère plus feutrée, quand « This Part Of Town » déroule des images de campagne anglaise. « Plugged In » mise sur un riff entraînant et une voix mise au premier plan ; le band dose l’énergie sans saturer l’espace. Bria Keely raconte ses histoires sans forcer le trait. Le combo vient par ailleurs de publier l’EP « At Dusk », dont plusieurs titres figurent sur sa setlist. Finalement, une entrée en matière convaincante, qui donne envie de suivre le combo de près (page ‘Artistes' ). 

Setlist : « Carnival », « What A Day », « This Part Of Town », « Quiet Thing », « Steamroller », « Plugged In », « Waiting On Time », « Dead Plants »

Une estrade surélevée court sur toute la longueur du podium. En fond, une tenture sert d’écran, devant laquelle s’alignent 50 spots, répartis sur cinq rangs (par paires). Sous l’estrade, une dizaine de projecteurs plus puissants arrosent la salle d’une lumière tantôt douce, tantôt aveuglante, au gré des riffs de guitare. Le batteur occupe le centre, flanqué d’un guitariste à gauche et d’un claviériste à droite : tout le monde reste sur une même ligne. Au niveau inférieur, Amy Macdonald prend place au milieu, guitare électro-acoustique en bandoulière, micro planté devant elle, voix rocailleuse en avant. À jardin, la bassiste (quatre-cordiste) ; à cour, un second guitariste.

Amy Macdonald ouvre les hostilités par « Is This What You've Been Waiting For ? » : une entrée en matière idéale. Le premier vrai pic, c’est pourtant « Mr. Rock & Roll », imparable en live ; le changement de tonalité dans le refrain met la foule en ébullition. Sur les planches, la chanteuse impose une présence évidente : elle échange souvent, installe une ambiance détendue, glisse des anecdotes entre deux titres et évoque la qualification de l’équipe nationale écossaise pour la Coupe du monde. Son accent, très marqué, ne laisse aucun doute sur ses racines – plus prononcé encore que celui de Sharleen Spiteri (Texas). La formation enchaîne « Dream On », « The Hudson », « Spark » et « Pride », qui gagnent en impact sur l’estrade par rapport à leurs versions studio. Macdonald prend aussi le temps d’aller vers la fosse : elle lit des pancartes au premier rang et offre même un médiator à un fan qui en réclame un. Malgré l’affluence, ces attentions gardent le concert à dimension humaine. Le guitariste Jamie invite ensuite l’auditoire à allumer les lampes torches des téléphones : en quelques secondes, la salle s’illumine, et l’instant suspend le temps. « I'm Done (Games That You Play) », l’un des titres phares du dernier opus, sonne particulièrement bien ce soir ; les six musiciens jouent sans retenue. Au cœur du set, l’enchaînement « Slow It Down », « Poison Prince » et « Can You Hear Me ? » maintient la tension au maximum, toute la salle reprend les refrains en chœur. Et « This Is the Life », évidemment, rassemble tout le monde : la foule la chante d’un bout à l’autre, nouveau temps fort de la soirée.

Le rappel s’ouvre sur « We Survive » en version acoustique et embraie par une reprise de « The Glen » (Beluga Lagoon) qui déclenche un nouveau chant collectif, le band se retrouvant désormais sur l’avant-scène. Pour conclure, « Let's Start a Band », extrait du premier long playing « This Is the Life », laisse la fosse debout : ça danse, ça chante, jusqu’à la dernière mesure. Les spectateurs quittent l’Ancienne Belgique en fredonnant encore.

Setlist : « Is This What You've Been Waiting For ? », « Dream On », « The Hudson », « Spark », « Mr. Rock & Roll », « Fire », « Pride », « Don't Tell Me That It's Over », « Run », « I'm Done (Games That You Play) », « Slow It Down », « Poison Prince », « Can You Hear Me ? », « Statues », « Barrowland Ballroom », « This Is The Life ».

Rappel : « We Survive » (Solo), « The Glen » (Beluga Lagoon cover) (Acoustique), « Let's Start A Band »

Photos  

(Organisation : Live Nation)

The Hickey Underworld

The Hickey Underworld de retour !

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Le groupe The Hickey Underworld, vainqueur du Humo's Rock Rally, retrouve son line up d’origine et prépare la sortie de son quatrième album, « Cold Sun », prévue le 13 mars 2026 chez V2 Records. Le premier extrait, « Euromancer », marque le retour de la formation après une pause de plusieurs années. Fondé par Younes Faltakh et Jonas Govaerts, le combo s’est distingué par une identité visuelle forte et des influences variées, allant du label Dischord Records à des sonorités pop et arabes. Après une séparation en 2016, les membres se sont retrouvés en 2023 pour enregistrer de nouveaux titres et reprendre les concerts. Plusieurs singles sont attendus avant la sortie de l’elpee, accompagnés de contenus visuels réalisés par Govaerts et le collectif Everything Is Terrible

« Euromancer » est en écoute ici

 

Golden Hours

Golden Hours au-delà des fils

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Le groupe Golden Hours, basé entre Berlin et Bruxelles et composé de musiciens issus de formations culte (Gang Of Four, The Brian Jonestown Massacre, Tricky, The Fuzztones…), annonce la sortie de son deuxième album, « Beyond Wires », prévue pour le 16 janvier 2026 sur Fuzz Club. En avant-goût, le single « The Letter » et sa ‘lyric vidéo’ est déjà disponible ici.

Enregistré entre Berlin et un manoir bruxellois, l’opus annonce une avalanche post-punk puissante, mêlant guitares saturées, rythmiques serrées et ambiances électriques. Les deux chanteurs principaux, Hákon et Wim, se partagent les titres, offrant une diversité de thèmes et une identité sonore affirmée. Golden Hours confirme ainsi sa place sur la scène alternative européenne en gravant un disque intense, personnel et expérimental.

Idlewild

Un dixième album studio pour Idlewild

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Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la collaboration au sein du groupe.

Depuis sa formation en 1995, Idlewild a évolué de combo punk adolescent à l'un des plus marquants de sa génération. Ce long playing revisite ses sons fondateurs tout en explorant de nouvelles textures et harmonies. Woomble résume l'album comme étant une réflexion sur le parcours musical de la formation écossaise, sans nostalgie, mais avec un élan créatif positif.

"Stay Out Of Place" est en écoute ici

 

 

Dvrkworld

Dvrkworld (Ep)

Écrit par

Originaire de Lanceston, une ville sise au nord de la Tasmanie australienne, Dvrkworld vient de graver son premier Ep. Une formation drivée par Mary Shannon, la chanteuse/guitariste de Meres.

Son expression sonore glaciale semble intrinsèquement liée au milieu sauvage et au climat de l'île du bout du monde.

Formé au début de l'année 2023, le groupe développe un mélange éclectique de garage-rock, de dream-pop, de rock psychédélique, de shoegaze et de grunge.

Recelant 7 plages et éponyme, cet Ep tient toutes les promesses suscitées par les 5 singles précédents.

Chargées de fuzz et de reverb et traversées de sous-jacents fluides, les sonorités de guitares sont riches et fluides, alors que la voix veloutée mais déchirante de Shannon flotte au-dessus de la mélodie.

Issu de cet Ep, « Lotus » est en écoute  

Podcast # 83 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Abandonned Building

Eroding Light

« Eroding Light » constitue le second opus d Abandoned Building, un quintet issu de Bradford (NDR : c’est dans l’ouest du Yorkshire, en Angleterre). Il fait suite à « Disappear Forever », paru en avril 2020.

Agrégeant différents genres, de l’indie rock au shoegaze, en passant par le post rock et même le psychédélisme, sa musique est influencée par le paysage post-industriel de la ville et la beauté austère des landes environnantes.

Les morceaux se distinguent par de longues plages instrumentales qui mettent en exergue le talent des différents musicos. Et lors des parties chantées, la voix chaude et mielleuse de Paul McNulty semble flotter sur l’ensemble sans jamais surplomber l’instrumentation.

Extrait de ce long playing, « Melting clouds » et en écoute ici

Podcast # 60 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Mayfield Park

ofminirhoghercurrents

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« ofminirhighercurrents » constitue le premier elpee de Mayfield Park, le projet solo instrumental de Ben Tucker, un musicien établi à Oakland.

Sur cet opus, pour lequel il assure également la production et le mixage, il explore un shoegaze atmosphérique, mélodique, captivant, onirique, introspectif, nostalgique et pittoresque, alimenté par des sonorités de guitare brumeuses, altérées ou cristallines, des percussions pulsées ainsi qu’une ligne de basse rebondissante…

Extrait de cet LP, « Contained » est en écoute ici

Podcast # 59 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Black Doldrums

Le magnétisme de Black Doldrums…

Le trio londonien Black Doldrums a annoncé la sortie de son deuxième elpee, « In Limerence ». Il est accompagné d'un nouveau single, « Hideaway », et d'un clip vidéo. L'album est prévu pour le début du mois de novembre.

Coproduit par Theo Verney (English Teacher, TRAAMS, Egyptian Blue), le post-punk gothique et morose de Black Doldrums est à sa plus pure et atmosphérique expression tout au long de « In Limerence » A la recherche d'un son plus propre et plus direct, tout en conservant l'intensité tourbillonnante de ses concerts, ses influences darkwave et shoegaze familières sont ici contrastées par de brillants moments de ‘goth-pop’.

La suite du premier opus « Dead Awake » (2022) reste fidèle à l'esprit de la formation tout en poussant les choses vers l'avant d'une manière qui semble intemporelle, plus significative, et apporte avec elle une nouvelle clarté et une honnêteté lyrique en approfondissant par la même occasion les thèmes du regret, de la solitude, de la confusion et de l'obsession.

Le combo (composé des membres fondateurs Kevin Goddard [guitare/chant] et Sophie Landers [batterie] ainsi que du nouveau bassiste Daniel Armstrong) déclare à propos du nouvel album : ‘Il y a un thème constant qui consiste à essayer de trouver le bonheur dans un monde moderne déroutant. À une époque de protestation, cet album est lui-même une protestation en exprimant comment se sentir dans un tel monde.’

À propos du premier single, « Hideaway », ils ajoutent : ‘C'est une chanson d'amour avec un petit quelque chose en plus. Un désir et une envie de laisser entrer quelqu'un et de lui montrer qui nous sommes vraiment à l'intérieur. En bien comme en mal, pour le meilleur comme pour le pire. Je veux que tu saches qui je suis. Maintenant que tu es à l'intérieur, tu n'aimeras peut-être pas ce que tu verras’.

Le clip consacré à « Hideway » est à voir et écouter ici

 

 

Coldplay

Le concert de Coldplay à Glastonbury sera diffusé en direct dans le monde entier sur BBC.com

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Pour la première fois, la BBC diffusera en direct les performances principales de Glastonbury. Le concert de Coldplay du samedi 29 juin 2024 sera disponible en direct sur le site récemment relancé BBC.com, de 22h45 à 00h45. La performance restera disponible à la demande dans le monde entier pendant 10 jours après la diffusion en direct. 

Vendredi, Coldplay a sorti son nouveau single, "feelslikeimfallinginlove" (music vidéo ), qui a rapidement atteint la première place du classement iTunes mondial et a déjà dépassé les 6 millions de streams sur Spotify. Le morceau, décrit par NME comme "euphorique", peut être écouté ici. Le clip officiel de la chanson sortira prochainement.

"feelslikeimfallinginlove" est le premier single extrait du dixième elpee à venir de Coldplay, "Moon Music", qui sortira le 4 octobre 2024. L'album, annoncé plus tôt cette semaine, établira de nouvelles normes de durabilité, chaque vinyle étant fabriqué à partir de bouteilles en plastique 100 % recyclées (neuf par disque). Il est dès maintenant disponible en précommande en version EcoCD, EcoRecord LP et en digital. 

Crédit photo : Anna Lee

 

Hildebrandt

Will

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Après avoir gravé « Les Animals » et « îLeL », Wilfried Hildebrandt, aka Hildebrandt, nous propose son troisième elpee « Will », une œuvre au cours de laquelle il allie mélancolie, douceur et ironie.

Au début, depuis son petit studio sis près de sa ville natale, le Rochelais postait, sur les réseaux sociaux, de petites vidéos à voix nue sur instrument brut, des clips reflétant sa simplicité, sa clarté, sa sincérité et sa générosité.

Lescop l’a remarqué le premier et lui a indiqué qu’il pourrait, un jour, produire un de ses albums. Ils sont devenus amis et non seulement Lescop a mis en forme ce « Will », mais il a construit une véritable colonne vertébrale aux douze compos à l’aide du piano, des chansons aux mélodies simples, sans arrangements électroniques ; des airs à fredonner et des paroles faussement désinvoltes.

Wilfred a des choses à raconter. Dès « A Part Ça », il initie une électro/pop hautement relevée, à l’aide de mots sensibles et poétiques. On doit tout repousser, remettre les projets à plus tard pour chérir l’urgence, pour se sentir vivant dans les tripes. Ensuite, il faut relativiser reconnaître que l’on ne va pas si mal en se préservant des angoisses.

« Rater Sa Vie « l’inspire et se sert de petits gimmicks attractifs. Il se passe d’idéal. Son duel vocal, sur le refrain, est vraiment superbe.

Bien en rythme, « On Voit Mieux La Nuit » est à la fois dansant, tendre et classieux.

Sur le plus mélancolique « Pour L’Apparat », il s’interroge sur l’utilité des artistes et leur travail de création tandis qu’il est justement rejoint par Buridane, dans sa recherche de vérité brute pour « Tu Ne Mens Jamais ».

Tout au long de « Méfie-Toi », l’ironie et la détermination mènent la danse. Cette ballade aux allures de fin de bal des années 60 monte en crescendo avant de s’élancer vers des guitares presque noisy.

« La Soif » évoque l’amour charnel qui s’inscrit dans le temps.

Le titre maître va à l’essentiel, l’artiste espérant que chacun y trouve un écho personnel. Pour Wilfried, une musique qui se fredonne est une musique réussie…

 

Texas & Spooner Oldham

Une collaboration étonnante entre Texas et Spooner Oldham…

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Texas et le pianiste américain Spooner Oldham se sont associés pour revisiter les plus grands classiques du groupe écossais dans un album réimaginé et mis à nu en piano-voix. Intitulé « The Muscle Shoals Sessions », il paraîtra ce 29 mars 2024.

Enregistré au célèbre ‘Fame Recording Studio’ de Muscle Shoals en Alabama, au cours de l'été 2022, l'album recèlera douze des plus grands succès de Texas, ainsi que deux reprises ("Would I Lie To You" de Charles and Eddie et "Save The Last Dance" des Drifters). Réduites à l'essentiel, guidées par la voix pleine d'âme de Sharleen Spiteri, accompagnées par les délicates lignes de piano de Spooner Oldham, les chansons brillent tout simplement dans ce format et prouvent leur valeur en tant que classiques intemporels à part entière.

A propos de cette expérience unique, Sharleen a déclaré

‘Avoir la possibilité d'aller à Muscle Shoals pour enregistrer, c'était comme être enfant dans un magasin de bonbons. Travailler avec Spooner a été une source d'inspiration et d'amusement, et c'est tout simplement un être humain merveilleux. Le fait que la musique Northern Soul ait été une influence majeure pour Texas a rendu l'association avec Spooner tout à fait magique et logique…’

En attendant, la version de « Say What You Want » est disponible sous forme de clip ici

 

Her Wild Love

Wake up before the night is over (Ep)

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Her Wild Love est un duo bruxellois, en couple depuis 2006, réunissant la chanteuse Sarah de Saint-Hubert et le multi-instrumentiste Rafael Van Mulders. Elle est créatrice de mode, et lui, luthier.

« Wake up before the night is over » constitue le premier Ep de leur projet lo-fi et intimiste. Un disque qui s’ouvre par une valse tramée sur des accords de piano, même si, en filigrane, on perçoit un certain feeling blues. Psyché/folk, « Feu sacré » (NDR : les chansons sont interprétées en anglais ou en français) nous replonge au cœur de la ‘flower power’ de la fin des sixties. Détachée, la voix de Sarah épouse même régulièrement les inflexions de Kendra Smith (Mazzy Star). Elle se mue en chuchotement sensuel sur « Lightly ». Et en prière sur « Short pain, long run », une piste dont le tempo subtilement tribal et les accords de guitare tour à tour surf ou grésillants nous entraînent dans un univers étrange et inquiétant.

Et si « Keep chins up » trahit des accents disco, l’Ep s’achève par la ballade plus acoustique « Nothing’s missing » …

Golden Hours

Golden Hours

Écrit par

Golden Hours est un collectif qui réunit d’anciens et actuels membres de Gang of Four, The Brian Jonestown Massacre, Tricky, The Fuzztones et The Third Sound. Enregistré à Berlin et Bruxelles, cet elpee a bénéficié du concours d’un alchimiste de choix : le Belge Wim Janssens, mieux connu pour son travail auprès de Wellboy et Tricky. Eponyme et découpé en 8 pistes, le premier album de Golden Hours alterne titres chantés et instrumentaux.

L’album s’ouvre par « Come and find me », un morceau dont la ligne de basse semble empruntée à Birthday Party. Indolent dans l’esprit de Jesus & Mary Chain, « The forgotten one » s’emballe en fin de parcours, au contact des solos de guitare. Mid tempo, « Japan on my mind » est parcouru de notes de claviers entêtantes. Mais la meilleure plage est incontestablement « Dead on ». Dépassant les 6 minutes, elle est découpée dans des guitares fuzz hypnotiques, abrasée par la voix du chanteur, dont le baryton est aussi profond que celui de Sivert Høyem (Madrugada), et s’achève par un sifflotement ‘enniomorriconesque’. « Calling me home » trahit des réminiscences –ce qui s’explique aisément– empruntées à TBJM et The Third Sound. 

Graham Reynolds & Marta Del Grandi

Graham Reynolds et Marta Del Grandi s’attardent dans le silence…

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Graham est un compositeur moderne par excellence, ingénieux et sinistrement poignant. Quant à Marta, c’est une compositrice éclectique réputée pour ses influences modernes et ancestrales stimulantes.

« Linger In Silence » est un vrai suspense, soutenu par des cordes qui montent en puissance jusqu'au crescendo. Marta chantonne, le piano de Graham se soumet, un accordéon fredonne et une guitare en acier gémit ; la scène change, la tension monte. Le morceau est épique avec des cymbales qui s'écrasent au beau milieu d'un symbolisme enjoué.

Le résultat est la double interprétation d'une même chanson : « Linger In Silence » est le résultat d’une brève rencontre en anglais et en italien qui offre deux points de vue dérivés d'une même mélodie évocatrice. La construction est lente avec une section centrale panoramique et, inévitablement, une fin remarquable.

‘J'ai vu Marta del Grandi en concert pour la première fois au printemps dernier à Austin. Un spectacle fantastique ! Lorsque la collaboration est devenue possible, j'ai sauté sur l'occasion. Elle apporte tout un monde de créativité sonore et pousse le matériel vers de nouveaux horizons, en ajoutant des paroles et des voix avec sa touche personnelle. J'espère que nous pourrons bientôt nous retrouver sur scène ensemble’, explique Graham.

‘C’était un honneur de collaborer avec Graham, j'ai écrit et enregistré les voix au Lac Majeur l'été dernier et les paroles sont inspirées par le calme et la paix de ce magnifique scénario’, ajoute Marta, élève de jazz au Conservatoire G. Verdi de Milan...

« Linger in silence » est en écoute

 

 

Neon Fields

Neon Fields dans la cage aux lions…

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Neon Fields est un groupe britannique qui s'est formé en 2020, juste avant que la pandémie mondiale ne frappe. Pendant les périodes de fermeture qui ont suivi, le trio établi à Bristol a repoussé les limites du genre en partageant sa musique à distance et en affinant ses sonorités dans l'isolement. Le résultat est un style unique et sophistiqué qui révèle des paysages sonores cinématiques, des tonalités industrielles et des récits créatifs.

Neon Fields se prépare à sortir un nouvel opus, en attendant, il nous propose son nouveau single, « Cage of lions », et il est disponible solus forme de clip ici

 

 

Hiss Golden Messenger

Jump for joy

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Drivée par le chanteur/compositeur/MC Taylor, Hiss Golden Messenger est une formation issue de Durham, au Nord de la Californie. Fondée en 2007, elle compte 11 elpees à son actif, dont le dernier, « Jump for joy » vient de paraître.

Pour cet album, MC Taylor s’est inventé un personnage, un ado qui absorbe tout ce que le monde contemporain lui offre et le restitue dans son mode de vie. Mais la thématique ne s’arrête pas là, puisqu’elle aborde également la religion et les relations humaines.

Entonnant, mais pour un artiste qui a longtemps souffert de dépression, la musique de cet album se révèle paradoxalement optimiste. A l’instar de l’allègre « Feeling eternal ».

Une expression sonore qui oscille entre americana, soul et folk tout en laissant la porte ouverte au funk. « Shinbone » réverbère même des accents dub. Dynamisé par un piano honky tonk, le titre maître rend hommage au légendaire Little Feat. « I saw the new day in the world » baigne au sein d’un climat réminiscent de Steely Dan, alors que le spectre de Prince plane tout au long de la ballade mid tempo « Sunset on the faders ».

Upper Wilds

Jupiter

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Après « Mars » (2018) et « Venus » (2021 »), Upper Wilds met le cap sur « Jupiter », une nouvelle destination dans son exploration du système solaire. Le guitariste, chanteur et leader, Dan Friel, est un passionné de l’espace et il reflète cette passion dans ses compos. Dans sa musique aussi ? Oui, mais d’une manière subtile. Surtout dans ses lyrics.

Parce que l’expression sonore et quand même pêchue, frôlant régulièrement l’univers du métal.

« Greetings », bref morceau d’ouverture, mêle 55 langues, dans un chœur en cascade. La repise du « Books about UFOs » de Hüsker Dü se distingue par son riff de guitare à la Thin Lizzy et l’intervention du saxophone hurlant de Jeff Tobias (Sunwatchers). Ce dernier ainsi que Katie Eastburn (KATIE) assurent les backing vocals sur « Short centuries », un morceau qui rend hommage à Julia Mora et Waldramina Quinteros, le couple marié le plus âgé de la planète terre, mettant ainsi en exergue le pouvoir de l’amour et son pouvoir sur la durée de l’existence. Plusieurs plages sont imprimées sur des tempos bien enlevés. A l’instar des bien punks et frénétiques « Drifters » et « Radio to forever ». D’« Infinity drama » et d’un « Voyager » lancé au galop. Faut dire que la section rythmique du bassiste Jason Binnick et du drummer Jeff Ottenbacher impose régulièrement un rythme impitoyable voire tonitruant. Si « 10’9’’ » ne dure que « 6’56’’ », il est profilé sur deux lignes de guitares. L’une groovy et l’autre crépitante, stridulante, un peu dans l’esprit du hard rock des seventies, alors que sinistre, la voix de Dan emprunte les inflexions de Peter Murphy (Bauhaus). Des inflexions et même un timbre qui réapparaissent circonstanciellement sur cet opus, car, en général, le chant de Friel se décline plutôt en falsetto… 

Enfin, le long playing a été enregistré sous la houlette de Travis Harrison, dans son studio ‘Serious business’ à Brooklyn (Guided By Voices, Built To Spill, The Men) …

Hiss Golden Messenger

Un vent d’optimisme souffle sur Hiss Golden Messenger…

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Hiss Golden Messenger sortira son nouvel album « Jump for Joy » le 25 août 2023. Le premier single, « Nu-Grape », recèle des couplets entraînants et un refrain teinté de gospel, avec Aoife O'Donovan et Amy Helm aux chœurs.

Sur le plan musical, lyrique et conceptuel, « Jump for Joy » est totalement différents des autres elpees du groupe. Tout d'abord, il contient les chansons les plus optimistes et les plus groovy que le leader, chanteur et compositeur M.C. Taylor ait jamais écrites. La narration est quelque peu autobiographique, car M.C. Taylor a créé un personnage pour se représenter à travers les diverses expériences qu'il a vécues dans sa vie musicale.

Comme l'explique Taylor à travers le personnage, ‘J'ai pu pénétrer dans ces lieux qui existent si profondément dans ma mémoire sensorielle : moi à 16 ans, sachant intuitivement qu'il devait y avoir quelque chose pour moi, quelque chose de mystérieux et de divin qui n'était pas rempli d'une douleur déroutante ; moi avec mon groupe de hardcore, à 18 ans, errant dans les vastes étendues du Texas sous une grosse lune mandarine, cherchant de la monnaie pour remplir le réservoir d'essence, essayant de faire un soundcheck pour un spectacle qui n'a jamais eu lieu. Il y a moi à 30 ans, ayant des enfants, écrivant des chansons comme s'il s'agissait d'épitaphes de pierre tombale, ne comprenant pas encore que rien n'est si permanent et sérieux et que je devais être plus doux avec mon esprit. Il y a moi à 35 ans, toujours à la poursuite de cette chose parce que je l'ai touchée une ou deux fois et que je sais que c'est le seul moyen pour moi de me sentir entier, réèl et utile, mais dans le rétroviseur, je peux voir tous ceux qui ont abandonné à la recherche de quelque chose de plus facile et de moins déchirant…’

Comme le suggère le titre de l'album, une ambiance joyeuse imprègne le disque et offre un sentiment de liberté dans la musique.

Issu de cet LP, « Nu-Grape » est disponible sous forme de clip

 

 

Golden Hours

Le Japon est dans l’esprit de Golden Hours…

Écrit par

Basé entre Berlin et Bruxelles, Golden Hours est composé d'anciens et d'actuels membres de Gang Of Four, The Brian Jonestown Massacre, Tricky, The Fuzztones, The Third Sound et Fifty Foot Combo, pour n'en citer que quelques-uns.

Le collectif sort aujourd'hui une nouvelle vidéo et un single pour « Japan On My Mind », extrait de son premier elpee éponyme sorti ce 31 mars 2023 et maintenant en deuxième pressage vinyle.

À propos de « Japan On My Mind », Janssens a déclaré : ‘Cette chanson ressemble à une rencontre entre Tindersticks et The Flaming Lips dans un bar de Tokyo par une nuit pluvieuse. Des synthés sinistres et des basses sont complétés par des coups de guitare et des riffs minimaux, suivis d'une outro qui plonge ce voyage mélancolique de 4 minutes dans le vide.’

Le clip de « Japan On My Mind » est disponible

 

 

Eaves Wilder

Eaves Wilder fédératrice ?

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La jeune artiste londonienne Eaves Wilder partage aujourd'hui son nouveau single, » Better Together », sa première sortie depuis son Ep « Hookey », paru en début d’année.

« Better Together » témoigne du talent d’écriture d’Eaves Wilder, une écriture à la fois recherchée, érudite et ludique. Inspirée par une interview de Pharrell dans laquelle il déclarait que les chansons devraient être des assertions, elle se met dans la peau de deux personnes aux perspectives complètement opposées : l'une sceptique quant à l'amour, et l'autre essayant de la convaincre du contraire.

‘Je suis devenue sceptique après la relation qui a inspiré ma chanson’ « I Stole Your Jumper »’, explique l’artiste. ‘Je ne vais pas me diviser en deux pour être ta moitié, voilà comment je voyais les choses…’

Le clip de « Better together » est disponible

 

 

David Newbould

Power up !

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Originaire de Nashville, David Newbould a été contaminé par la musique dès son plus jeune âge. D’après les rares informations dénichées sur la toile, il publie des albums depuis 2007. Et ce « Power up ! » constitue son cinquième. Mais son parcours est plutôt mystérieux. 

L’album s’ouvre sur le morceau maître, une compo découpée dans des riffs de guitare blues/rock incisifs. Mais le reste est d’une autre nature ! Dès le sublime « Peeler Park », David nous réserve un americana comme seuls les Sudistes sont capables de nous proposer. Bien senti et sous tension électrique, son country/rock alternatif évoque Drive-By Truckers, Wilco voire Neil Young.

Le Texan maîtrise parfaitement son sujet. On ressent l’expérience du musicien qui roule sa bosse de saloon en saloon depuis de longues années. La production n’est ni trop léchée, ni trop garage. Elle laisse percoler les émotions vécues par le barbu.

Lors des sessions d’enregistrement de ce « Power up ! », David Newbould a pu compter sur une kyrielle d’invités qui viennent, tour à tour, enrichir l’expression sonore. Ainsi une superbe intervention au violon traverse « Ready for the Times to Get Better », une autre de saxophone, le morceau maître, sans oublier les incursions de guitare slide ou d’orgue, disséminées tout au long de l’opus.  

Bref, si vous appréciez l’americana, ne manquez surtout pas cet elpee de David Newbould…

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