L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Leonard Cohen

Leonard Cohen s’est éteint à l’âge de 82 ans

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Leonard Norman Cohen est décédé ce 10 novembre 2016, à Los Angeles, en Californie. Il était né le 21 septembre 1934 à Westmount (Montréal), au Québec. De son véritable nom Leonard Norman Cohen, ce poète, romancier et auteur-compositeur-interprète canadien s’est imposé dans l’univers du folk, fin des sixties, avant de teinter son style de multiples influences, oscillant de la pop au cabaret, en passant par la country et la world. D’une voix grave, il chantait le plus souvent au sujet de l'amour passion, de la religion, de la solitude, de la sexualité, des relations humaines et de la politique. C’était un Juif pratiquant. Ses plus grands tubes ? « Suzanne », « Bird on a wire » et « Hallelujah ». Il a exercé une influence majeure sur des artistes comme Suzanne Vega, Nick Cave, Ian McCulloch et Jean-Louis Murat. Notamment ! Il venait de graver un album studio, « You want it darker », le 21 octobre dernier. Il était monté sur scène, au Festival de l'île de Wight, en 1970, juste après Jimi Hendrix. Plus de 1500 artistes ou groupes ont repris ses compositions. Outre son impressionnante discographie, il a publié une dizaine de livres (romans, recueils de poésie, psaumes, prose, etc.). RIP.

Leonard Cohen

Can’t forget

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Les 10 titres de cet album ont été enregistrés lors de la dernière tournée de l’artiste, baptisée « Old Ideas Tears », en public ou lors du soundcheck. Il recèle deux nouvelles compos : « Got a little secret » et « Never gave nobody touble » ainsi que deux covers jamais immortalisées sur support, « La Manic » et « Choice ». Interprétée dans la langue de Molière (NDR : un événement !), la première est une chanson d’amour signée par le Québécois Georges Dor. Et la version touche au sublime. Le deuxième est un morceau issu de la plume de feu George Jones, chanteur country américain disparu en 2013, à qui il rend ainsi hommage.

L’elpee recèle également quelques chansons plus notoires, à l’instar du tube « I can’t forget », mais également de « Light as breeze », « Joan of Arc » ou  encore « Nights comes on ». 

Petite parenthèse, mais elle donne une coloration positive à ce ‘live’, une véritable bonne humeur baigne tous ces morceaux, un climat qu’entretient l’humour contagieux de Leonard Cohen…

 

Leonard Cohen

Old Ideas

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Alors que Bob Dylan avait décidé de surfer sur la vague de la musique folk et populaire dès la naissance du genre, au début des années 60, Leonard Cohen, dans l’ombre de son contemporain, avait surpris et convaincu les labels qu’il était possible de graver des disques très personnels, follement poétiques, anarchiques et capables de plaire au grand public dès 1967, en publiant « Songs of Leonard Cohen ».

Quarante-cinq ans de carrière plus tard, le sublime dandy ténébreux âgé de 77 ans nous démontre encore, à travers son douzième album intitulé « Old Ideas », qu’il demeure vraisemblablement le meilleur parolier du monde.

On aurait en effet pu craindre une œuvre de plus ou de trop qui aurait suivi les plus que mitigés « Ten New Songs » (2001) et « Dear Heather » (2004) ; mais le dernier opus studio du chanteur canadien a pris huit ans avant d’éclore comme un authentique événement musical.

Dix titres sur lesquels le diseur magnifique, imprégné de son âge, se raconte dans un dialogue sincère avec lui-même. Un exercice de style, et non d’égo, où le poète canadien égrène ses réflexions sur la mort, le temps qui passe, les vicissitudes de la vie et du corps, sans jamais quitter les rivages sombres de son lyrisme ténébreux, portant même le cap au large de l’autodérision. Dix titres au cours desquels Leonard Cohen atteint un sommet artistique d’une rare beauté. Moment choisi par le dandy, plutôt adepte du self control, pour nous livrer son être.

 Chaque album de Cohen possède sa propre atmosphère, sa propre ambiance et son propre langage. Sur « Old Ideas », la voix bien timbrée, érodée par le temps, n’a jamais été aussi grave, aussi profonde, virilement éraillée, presque fragile. Une voix parée des arrangements habituels –claviers minimalistes, violons langoureux, chœurs féminins, soli old-fashioned– sur un fond délibérément dépouillé, mieux dosé. Léonard Cohen ne réinvente pas sa musique mais semble revisiter ses différentes facettes. Ici, on y retrouve quelques-unes des grandes dames de la chanson américaine, tous répertoires confondus, du folk au jazz et du blues au gospel ; les traditions yiddish et même celtiques ne sont pas oubliées. Dix nouvelles chansons d’où s’exhalent avec grâce l’essence du grand âge et l’expérience quintessenciée qui, d’esquisse en épure singulièrement précises, tenteraient le sublime, l’œuvre absolue. Les textes, admirablement ciselés, semblent caresser la vie d’un homme usé par le temps, un old man en fin de chemin ; il le sait et chante qu’il ne lui reste guère de temps devant lui à durer : « The Darkness ».

Malgré la richesse de l’œuvre antérieure du musicien montréalais, le pessimisme existentiel et la quête intérieure érigent ce dernier essai en l’(une des) œuvre(s) la plus importante(s) de la carrière de Léonard Cohen. Tirons trois perles de cet album somptueux : «  Going Home », texte à l’ironie aussi cruelle que désabusée, « Show Me The Place », douloureux et splendide cantique d’amour défunt, et « Come Healing », parfum de rédemption qui invite à la réconciliation de l’âme et du corps… 

C’est précisément parce que le Beau n’est rien d’autre que le commencement du terrible que cette œuvre d’une tragique noirceur se transforme en un hymne étincelant, d’une ténébreuse beauté. Maudit d’entre les poètes maudits, Leonard Cohen (fan absolu de Baudelaire) tend le doigt vers des horizons brûlés laissant transparaître implicitement des références à la grande littérature américaine du XXème siècle. Ainsi, on y retrouve des accents inspirés de William Faulkner, Ernest Hemingway, William Burroughs, John Fante, Allen Ginsberg ou encore Charles Bukowski. « Old Ideas » : un moment de pure grâce musicale et d’intensité littéraire. Un album déjà culte !         

        

Leonard Cohen

Songs from the road (cd + dvd)

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Entre 1994 et 2006, l'auteur-compositeur-interprète canadien ne s’est plus produit sur scène. Ce qui ne l’a pas empêché d’enregistrer l’un ou l’autre album ou de publier ses recueils de poésie. Mais ce n’est qu’en 2008, qu’il décide enfin de repartir en tournée. « Songs From The Road » constitue le troisième elpee ‘live’ consacré aux concerts de Cohen, accordés depuis. Un périple de 84 dates qui avait attiré près de 700 000 spectateurs à travers le monde. Ce dernier opus réunit douze chansons enregistrées lors de son dernier périple. Y figurent des classiques issus des 70’s comme Famous Blue Raincoat », « Avalanche », « Suzanne », « Lover, Lover, Lover », des années 80, tels que « Hallelujah », « Heart With No Companion » ou des années 90, dont « Waiting for the Miracle » et « Closing Time ».

Le répertoire Dvd est identique à celui du cd. Il est quand même enrichi d’un documentaire réalisé dans les coulisses et d’une interview accordée, par les membres du groupe. Il a été filmé entre 2008 et 2009, en haute définition et en 5.1 Surround Sound, par sa fille Lorca Cohen.

Le booklet est superbe et les notes de pochettes recèlent deux articles, l’un rédigé par Leon Wieseltier du magazine ‘The New Republic’, et l’autre, Ed Sanders, producteur et réalisateur des enregistrements audio et vidéo.

Vous disposez de l’essentiel des infos, en ce qui concerne la fiche technique. Musicalement, il y a bien quelques titres un peu plus allègres, le plus souvent caractérisés par la présence de chœurs et/ou d’un orgue vintage, mais en général, le ton est un peu trop paisible à mon goût.

 

Leonard Cohen

Dear Heather

A 70 piges, Leonard Cohen continue à sortir de temps en temps des disques : le dernier datait de 2001 (« Ten New Songs »), et voyait sa collaboratrice Sharon Robinson endosser le rôle de productrice, voire de compositrice. C’est qu’à l’âge des pampers taille XXL et de la compote de pommes, mieux vaut s’entourer de dames pour se persuader qu’on est encore un homme. Mais là où « Ten New Songs » montrait un Cohen encore affable et inspiré, « Dear Heather » semble sonner le glas d’un des plus grands songwriters de l’histoire de la musique populaire. C’est qu’il faut se les farcir, ces douze complaintes fanées… Où l’on entend à peine le Canadien, qui chantonne péniblement en préférant laisser la place à ces nourrices gérontophiles. Sur ce disque, le vieux peine à imposer sa marque : on nage en pleine sénilité, et c’est glauque à entendre. Les femmes, comme d’habitude, font donc tout le boulot. Leonard Cohen n’est plus tout jeune, et sa musique sent le renfermé : comme quand on visite un vieil oncle et qu’il nous tanne de ses radotages. La prochaine fois on viendra avec des fleurs, auxquelles on veillera à épingler cette banderole : « A notre vieil ami Leo, So Long & Goodbye ».

Leonard Cohen

Ten new songs

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Après avoir passé six longues années dans un monastère, Léonard Cohen s'est enfin décidé à refaire surface. En sortant bien sûr ce nouvel opus. Une période au cours de laquelle, il n'a pas chômé, puisqu'il a écrit plus de 200 poèmes. Egal à lui même, il nous propose, ma foi, un album fort classique. Simplicité, dépouillement, harmonie, intimisme et quiétude reflètent toujours cette recherche profonde de la vérité. Côté musical, la texture repose sur un tempo hypnotique délicatement découpé dans un folk revisité par le rythm'n blues nightclubbien. Pour enregistrer cet opus, Cohen a reçu, bien évidemment, le concours de ses deux meilleures amies qu'il côtoie depuis plus de vingt ans. En l'occurrence Sharon Robinson, responsable de la musique et des backing vocaux ; et puis Leanne Ungar à la production. A près de septante piges, le poète américain vient de démontrer qu'il avait encore de beaux restes ; et puis rassurera, sans aucun doute, tout ceux et toutes celles qui le considèrent comme une figure de référence de toute la nouvelle génération de songwriters…