Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Mayflower Madame

Paint it in blue (single)

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« Paint It in Blue » constitue le deuxième extrait du troisième elpee de Mayflower Madame, « Insight », qui sortira le 1er novembre 2024  

Le rock sombre et psychédélique de ce groupe norvégien est issu d’un mélange unique de guitares rêveuses, de synthétiseurs éthérés, de lignes de basse lancinantes et d’interventions de drums ‘motorik’ que hante la voix envoûtante du leader, Trond Fagernes, et dont les textes parlent d'amour et de dépendance.

Combinant les grooves rythmiques du krautrock et du post-punk avec les atmosphères étincelantes du shoegaze et du néo-psychédélisme, la musique nous entraîne dans un voyage hypnotique à travers les ombres, un périple rempli de mélodies obsédantes et de rythmes palpitants.

La vidéo de « Paint It in Blue » est disponible ici 

Podcast # 42 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Mayflower Madame

L’extase annoncée de Mayflower Madame…

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Le groupe norvégien Mayflower Madame publie ce 10 mai 2024, « A Foretold Ecstasy », premier single extrait de son troisième elpee, qui paraîtra cet automne. Le titre est accompagné d’une vidéo réalisée par Astrid Serck, collaboratrice visuelle de longue date du groupe.

Dans « A Foretold Ecstasy » le groupe affine son alliance caractéristique de post-punk, de shoegaze et de psychédélisme dans un paysage sonore plus net, caractérisé par une section rythmique puissante, des synthés atmosphériques et des guitares saturées de reverb.

Selon le chanteur Trond Fagernes, les paroles parlent de la recherche constante d'une sorte d'exaltation ou de sensation enivrante pour soulager ses troubles intérieurs, tout en étant conscient que ce n'est qu'un état passager suivi d'une chute inévitable.

Le futur long playing a été mixé et masterisé par le célèbre ingénieur italien Maurizio Baggio (The Soft Moon, Boy Harsher, The Vacant Lots.

Le clip de « A Foretold Ecstasy » est disponible

 

 

Squirrel Flower

Tomorrow’s fire

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Née à Boston, Ella Williams s’est établie à Chicago, ville où le rock indé contemporain est à nouveau en pleine effervescence. Pour enregistrer « Tomorrow’s fire », le troisième LP de son projet Squirrel Flower, elle a reçu le concours de musiciens qui militent chez Bon Iver, Wednesday et War on Drugs. Mais si l’instrumentation est, en général, bien électrique, sa voix puissante passe aisément à travers pour communiquer son angoisse face au dérèglement climatique. En fait, toutes les compos qui figurent sur ses trois albums traitent du même sujet. Cependant ce dernier opus est manifestement celui qui adopte le format le plus rock, tout en préservant l’aspect délicat et nostalgique des mélodies.

Ce long playing s’ouvre par « I don’t use a trash can », un titre qui figurait déjà sur son premier album, « Early Winter Songs From Middle America », paru en 2015, mais qu’elle a complétement remodelé, en l’enrichissant d’harmonies vocales complexes. Indolent, « When a plant is dying » libère une intensité électrique digne du Crazy Horse de Neil Young. Caractérisé par ses guitares distordues, « Stick » libère davantage de sonorités grunge. La lente combustion de « Canyon » nous enveloppe dans un brouillard de guitares fuzzées et chargées de reverb. Et le dernier titre de cet opus, « Finally rain », s’ouvre sur une trame acoustique avant de monter progressivement en intensité électrique. Contagieux, « Intheskatepark » frôle l’univers de l’indie pop alors que « What kind of dreams is this ? » prend la forme d’une prière…

Squirrel Flower

Les feux de Squirrel Flower…

Écrit par

Squirrel Flower, c’est le projet d’Ella Williams, une chanteuse/songwritrice établie à Chicago. Elle publiera son nouvel opus, « Tomorrow's Fire », le 13 octobre 2023.

« Tomorrow's Fire » est une tempête qui éclate, un disque de rock, fait pour être joué fort, tout en glissant, sans effort, sur les états d'âme, la légèreté et la lourdeur.

Les titres phares « Full Time Job » et « When a Plant is Dying » racontent le désespoir universel qui accompagne la vie d'une personne handicapée.

Lors des sessions, elle a reçu le concours de quelques musicos, dont Matt McCaughan (Bon Iver), Seth Kauffman (Angel Olsen band), Jake Lenderman (MJ Lenderman, Wednesday) et Dave Hartley (The War on Drugs).

‘Les chansons que j'écris ne sont pas toujours autobiographiques, mais elles sont toujours vraies’ explique Williams.

Les clips consacrés à « When A Plant Is Dying' here »

et « Full Time Job » sont disponibles ici et

En concert le 16 novembre 2023 au Botanique de Bruxelles

 

The Garbage & The Flowers

Cinnamon Sea

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The Garbage & the Flowers est une phrase extraite de la célèbre chanson « Suzanne », signée par feu Leonard Cohen. C’est également le patronyme choisi par cette formation originaire de Nouvelle-Zélande, mais aujourd’hui établie en Australie. La toile ne fournit pas beaucoup d’infos au sujet de cette formation fondée en 1991 par Yuri Frusin et Helen Johnstone, rejoints d’abord par le batteur Torben Tilly. Au fil du temps, le groupe a connu des phases d'interruption et de résurgence, travaillant avec des musiciens tels que Paul Yates, Heath Cozens, Rachel Davies, Kristen Wineera et Stuart Porter. Il a même sorti des albums et des K7 devenus aujourd’hui quasi-introuvables.

A vue d’œil, les musicos doivent avoir dépasser les cinquante balais. Et il nous propose donc un mini elpee réunissant cinq morceaux dont la production DIY saute aux oreilles. Un court instant, on a l’impression d’être replongés au cœur des 60’s.

Entraînée par les voix de Frusi et Johnstone qui alternent derrière le micro, sa musique se fait tantôt psyché/rock, tantôt psyché folk ou carrément ‘unplugged’. Le spectre du Velvet Underground plane régulièrement tout au long de ce mini elpee. Quand ce n’est pas celui de Syd Barrett ou encore de Nick Drake.

Si l’écoute de « Cinnamon Sea » devrait ravir les mélomanes nostalgiques, on imagine mal The Garbage & The Flowers traverser les océans et conquérir un nouveau public. De toutes manières, ce n’est clairement pas son objectif… il serait plutôt enclin à accorder des prestations champêtres aux milieu des quatre vents…

Flower Face

Il y a un requin dans l’eau de Flower Face…

Écrit par

L'artiste montréalaise Ruby McKinnon, alias Flower Face, a sorti son nouvel album, "The Shark In Your Water", ce 27 mai 2022. Cette collection de dix titres est une exploration d'une beauté dévastatrice du moment où l'amour devient une obsession. McKinnon partage des histoires d'intimité déchirante, de travail à travers les traumatismes de l'amour, et la lutte constante de l'identité de soi.

Issu de cet opus, le sombre et lunatique "Spiracle" a été traduit en clip. Sa construction en spirale offre un début puissant et cinématique et donne le ton de cette odyssée mélancolique. 

Pour écouter et regarder le clip de "Spiracle", c’est

 

 

Sunflowers

Endless voyage

Écrit par

Troisième elpee pour Sunflowers, un trio portugais (NDR : issu de Porto, très exactement), dont la musique semble, à premier abord, instrumentale. Il faut d’ailleurs attendre le 4ème morceau pour entendre les vociférations du chanteur. M’enfin, pas comme au sein de certains groupes de métal. Plutôt caverneuse, elle intervient cependant, sur les titres les plus musclés.

« Endless voyage » est partagé entre plages percutantes et morceaux atmosphériques aux bidouillages électroniques, quand ils ne virent pas carrément à la lounge (NDR : ou si vous préférez à de la musique d’ascenseur). Depuis le paisible « Prologue », une brève intro à écouter religieusement, aux deux versions épiques du titre maître. Frénétique, la première est soulignée de chœurs sauvages, alors que la suivante, d’abord incantatoire (ces chœurs !) s’égare dans un périple cosmique, expérimental, truffé d’interventions de synthés vintage.

Mais le plus intéressant procède des morceaux les plus énergiques, nés d’un cocktail explosif entre garage, punk, noisy, psychédélisme et krautrock. A l’instar du sauvage « Deflective machine », de « A conflict taking place » et ses chœurs martiaux, qui ne ferait certainement pas pâle figure sur un album de Ty Segall, du groovy « Dreamweaver » qui semble hanté par Jon Spencer ainsi que d’« Oscillaitons », toutes guitares dehors. Entre chaos électrique et harmonies synthétiques, « Endless voyage » doit son imprévisibilité à ses contrastes.

Mayflower Madame

Prepared for a nightmare

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Tiens, un groupe norvégien qui pourrait aisément se produire dans le cadre d’un W-Festival. La voix du chanteur n’est pas inoubliable, mais oscillant de Sisters of Mercy, en passant par Joy Division, Chameleons, Cure et du plus contemporain Black Rebel Motorcycle Club, la musique baigne dans une forme de post-punk-goth-dark-cold-wave qui devrait plaire aux nostalgiques du genre. Basse cotonneuse, guitare cristalline, chargée de reverb, claviers atmosphériques, drums syncopés (la plupart du temps) ainsi qu’un zeste d’électronique et de psychédélisme voire de shoegaze entretiennent un climat ténébreux, lancinant, hanté, brumeux, mais un peu daté quand même…

Sunflowers

Castle Spell

Écrit par

Deuxième opus pour ce duo portugais réunissant Carolina Brandão et Carlos de Jesus. Il fait suite à « The intergalactic guide to find the red cowboy », paru en 2017. La musique de Sunflowers puise manifestement son inspiration majeure sur la scène yankee, et tout particulièrement les Cramps, Jon Spencer Blues Explosion et les B52’s. Les B52’s lorsque les répliques vocales rappellent celles échangées entre Fred Schneider et Kate Pierson. Jon Spencer pour cet aspect revêche et sauvage du punk. Et le recours au thérémine. Enfin les Cramps, pour le tempo tribal, enlevé, hypnotique, parfois même obsessionnel. Le spectre des Ventures, plane cependant tout au long du surf/garage/flamenco « Surfin with the phantom », un morceau à l’atmosphère cinématographique (Tarantino ?) et puis le furieux « A spasmatic milkshake ». Quelques traces de Sonic Youth contaminent le titre maître, alors que la mélodie tourmentée du plus pop, mais angoissant « The Maze (Act1-2) » s’étire sur plus de 6’30. Et dans un registre plus viscéral, « Monomania » bénéficie d’un refrain accrocheur. Enfin, si la nonchalance de « We have always lived in the Palace » lorgne vers le Velvet Underground, le recours au mellotron apporte une coloration un peu kitsch à la plage. Bref, un album percutant !

 

Black Flower

Artifacts

Écrit par

Black Flower, c’est le projet du saxophoniste/compositeur/multi-instrumentiste Nathan Daems. Un artiste belge qui milite ou a milité au sein de différents groupes, dont Antwerp Gipsy-Ska Orkestra, Orchestre International du Vetex, Bazaar d’Orient, Mafiasko Taxi, Va Fan Fahre et Maguaré. Ses influences majeures, il les puise dans le jazz éthiopien de Mulatu Astatke, celui considéré comme avant-gardiste de John Zorn et l’afrobeat du Nigérian Fela Kuti. Ce qui ne l’empêche pas de teinter ses compos de références orientales, d’afrobeat et de dub, d’y incorporer des cuivres ou des les imprimer sur des rythmes balkaniques. Sans oublier de la charger de groove. Maintenant, il faut reconnaître que ce type de musique s’adresse surtout à un public plus qu’averti !

 

Lower Dens

Escape From Evil

Écrit par

La ville de Baltimore, dans le Maryland, enfante régulièrement des groupes hors normes. Sur la scène contemporaine, Beach House et Future Island en sont certainement deux des plus beaux fleurons. Beach House est d’ailleurs une des formations de dream pop la plus reconnue à l’heure actuelle. C’est justement un album d’un combo fort comparable que votre serviteur s’apprête à chroniquer. Lower Dens a d’ailleurs régulièrement assuré la première partie de ses mentors. Il s’agit également de deux bands s’appuyant sur une chanteuse à la voix androgyne, Victoria Legrand et Jana Hunter.

Le décor planté, nous pouvons maintenant nous intéresser à « Escape From Evil », le troisième opus du quatuor américain. Après deux premières productions complètement réussies, l’impatience était de mise. Le premier titre mis à disposition des mélomanes, quelques semaines avant la sortie de l’elpee, met directement les choses au point. « To Die In L.A. » débute sur un rythme très entraînant. L’instrumentation est certes simple mais terriblement efficace. Et que dire du refrain ? Jana entonne un « Die » qui résonne longuement dans votre tête et dont vous aurez bien du mal à vous débarrasser. La définition même de la chanson addictive.

Autant dire qu’après un tel trailer, la suite de l’LP était attendue avec grande curiosité. Et le single annonçait en effet la couleur. Le quatuor a pris un léger virage électro-dream pop sans toutefois trop s’éloigner du Lower Dens traditionnel, car la voix de Hunter est fortement mise en avant sur de nombreux morceaux un peu plus dépouillés (« Ondine » et « I Am The Earth », par exemple).

Malgré ces sonorités plus électroniques, les guitares sont présentes et permettent de surprenantes analogies comme par exemple le morceau de clôture, « Société Anonyme », qui adopte cette gratte atmosphérique spécifique aux Smiths. Nous n’attendions pas vraiment ce genre de surprises de la part des citoyens de Baltimore ; et pourtant ce dernier titre est clairement un des plus marquants de l’opus.

Tantôt joyeux et rythmé, comme sur l’hypnotique « Company », tantôt sombre et presque inquiétant, à l’instar de « Your Heart Still Beating », Jana Hunter et ses compagnons livrent un troisième LP qui se révèle le sommet de leur discographie. Puisant toujours au cœur de ses premières inspirations (Siouxsie and the Banshees, etc.), mais en apportant sa touche personnelle, Lower Dens franchit un nouveau cap et inscrit à l’encre indélébile son nom sur la carte mondiale de la dream pop. La réponse de Beach House est attendue pour fin août ; et pour cause, le duo y sortira son cinquième album.

Lower

Seek Warmer Climes

Écrit par

Lower nous vient du Danemark. De Copenhague, très exactement. « Seek Warmer Climes » constitue le premier album. Auparavant, ces Danois avaient déjà publié plusieurs Eps ; mais surtout partagé deux ‘split cd’ en compagnie de leurs compatriotes d’Iceage. Ces deux formations pratiquent un post-punk brutal et sans concession.

Les dix titres de « Seek Warmer Climes » constituent autant d’hymnes obscurs et urgents à la gloire du post-punk. A cause de la voix vindicative d’Adrian Taudro, de la ligne de basse puissante, écrasante même, des interventions de guitare dissonantes, chargées de décibels et des drums percutants. Il règne un climat oppressant tout au long de cet elpee, avant que les percus tribales ne viennent suggérer l’exploration d’un « Expanding Horizons (Dar Es Salaam) », en toute fin de parcours…

Dans le style, Lower a parfaitement réussi son premier long playing. Et franchement, j’aimerais pouvoir assister à un de leurs spectacles, en ‘live’ ; la forte personnalité du vocaliste apportant –suivant les reviews publiées sur la toile– une dimension particulière à leurs shows… 

 

Bee And Flower

Suspension

Écrit par

Selon le centre d’observation botanique mondial des plantes carnivores, il existe plus de 180 espèces d'Utriculaires qui ont une répartition cosmopolite. Elles peuvent adopter un habitat aquatique ou terrestre, être épiphytes ou volubiles.

Depuis l’année 2000, une nouvelle espèce reine a été répertoriée, du nom de Bee And Flower ; et son comportement est étudié de près par d’imminents spécialistes.

Classée dans la famille des Cheap Satanism, « Suspension » est le nom donné à la troisième mue depuis sa découverte.

Flottante et sans racine, son habitat s’est étendu entre New York et Berlin et aurait été aperçu dans nos contrées.

Sa capacité à attirer l’auditeur serait due à plusieurs facteurs provoquant un type de dépendance, notamment par l’utilisation d’un organe vocal fiévreux et une orchestration végétale dont les racines semblent s’étendre sous les ramifications d’autres plantes hautement toxiques (Angels of Light, Bad Seeds).

Nombre de ses feuilles portent de petites outres d’où s’écoule un venin subtil.

Un poison qui ne nous paraît velouté que par la saillie faite par d’infinis brins de soie sur l’auréole de nos rêves évanouis.

 

Keiki / Bee and Flower

Split 10"

Écrit par

‘222’ serait-il devenu le nouveau chiffre fétiche du diable ? Pour célébrer ses deux années d’existence, le label belge Cheap Satanism a en effet décidé de sortir deux splits/Ep consacrés chaque fois à deux groupes issus de son écurie, invités à proposer deux de leurs compos. Le premier proposé par la microstructure bruxelloise est partagé entre le duo bruxellois Keiki (également pilier du label) et le combo américano-berlinois Bee and Flower. Devrait suivre une plaque consacrée à nos Joy as a Toy et aux Italiens de Germanotta Youth (impliquant Massimo Pupillo de Zu).

Pour Keiki, ce disque constitue une sorte de récréation ludique avant la prochaine sortie de son troisième elpee, « Popcorn from the Grave ». Hanté par leur spoken word si singulier et nourri aux guitares stridentes, noisy et minimalistes, le ‘satanic-pop’ bon marché de ces vétérans fait à nouveau mouche. Et Pete Simonelli d’Enablers est venu apporter son concours au second morceau, « Full Body Wolf ».

Le rock de Bee and Flower est teinté d’accents pop (« Jackson ») ou cinématographiques (« You’re Not the Sun »). Deux titres plus légers, mélodieux, aux vocaux délicats, mais aux guitares distordues ainsi qu’aux textes dérangés, qui figureront sur leur prochain long playing, « Suspension ». Il règne d’ailleurs, tout au long de ces plages, une atmosphère étrange, mélancolique et même malsaine…

 

Lower Dens

Twin-Hand Movement

Écrit par

Absente des circuits depuis 2007, Jana Hunter avait publié deux Eps et deux elpees sculptés dans le folk. Sans oublier un split cd partagé en compagnie de Devendra Banhart. Des œuvres acclamées par critique. « Twin-Hand Movement » n’est pas on nouvel opus réalisé en solitaire, mais un long playing concocté par son nouveau groupe : Lower Dens. Un combo dont les musicos sont, comme elle, issus de Baltimore. Et première constatation, l’Américaine a abandonné ses confidences pastorales pour laisser place à la fée électricité. Tout au long de cet elpee, sa voix douce et profonde est moins mise en évidence. En fait, elle la met davantage au service de l’instrumentation basique guitare/basse/batterie, afin de permettre à la formation de développer un rock atmosphérique, chargé de nuances et souvent convaincant. Le disque recèle même en « Holy Water », un titre instrumental redoutable. Mais en général les compos baignent au sein d’un climat vaporeux, mélancolique, au spleen palpable. Superbe plage ‘shoegaze’, « Tea Light » conjugue parfaitement intensité et harmonie alors que le bouleversant « Rosie » lorgne carrément vers l’univers de Galaxie 500. En fait, ces sonorités ouatées, élégantes, Lower Dens les doit probablement à Chris Coady, producteur qui avait mis en forme « Teen Dream », le dernier album de Beach House. Et pour que votre info soit complète, sachez que ce disque est paru sur Gnomonsong, le label de Devandra Banhart et Andy Cabic (Vetiver).

Si plusieurs écoutes sont nécessaires, afin de bien s’imprégner de « Twin-Hand Movement », cette œuvre constitue certainement un des meilleurs albums paru en ce début d’année !  

 

Lower Forty-Eight

Skin Failure

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Monotreme Records est donc un label à retenir. Suite à l’excellente (?) chronique consacrée au tout excellent « City of dis » de The Mass, Monotreme (UK) envoie donc un deuxième band américain sur mon lecteur. L’engouement ressenti pour The Mass laisse place à un ennui tout relatif concernant LFE. Disons que mon époque Fugazi, avec tout le respect que je leur dois, est passée, toujours à la recherche que je suis de nouvelles émotions. Jamais véritablement mordant, LFE tombe plus rapidement dans le college band plutôt que d’incarner un quelconque porte-drapeau d’une scène noisy rock alternative ricaine. Un retour donc vers la grande époque fin 80 début 90 où sévissaient Husker Dü, Slint ou certains énergumènes de chez Amphetamine Records. Jamais mauvais, mais jamais transcendant non plus.

The Flower Kings

Adam & Eve

Écrit par
Flower Kings est un grand groupe. Ses albums sont toujours attendus avec fébrilité. Et donnent lieu à des débats passionnés entre fans. 'Adam & Eve' n'échappera pas à cette règle. Signalons d'emblée que toute composante jazz a complètement disparu et que, globalement, le groupe a pris une direction plus sobre, directe et heavy. Le band réédite le coup de 'Unfold the Future' en ouvrant l'album par une longue plage en forme d'hommage à Yes. 'Love Supreme' propose un chant et des harmonies vocales souvent héritières du géant modèle, jusqu' au refrain ('Coming up - Growing up'), plus Andersonien que nature. On a ainsi droit à l'un ou l'autre clin d'œil adressé à la basse à Squire, aux claviers de Wakeman ; et on se demande si Howe n'est pas intervenu sur certains passages. Quelques notes de guitare en second plan (après 7 bonnes minutes) sortent d'ailleurs tout droit de 'Relayer'. Accumulant les références, la plage ne se lancera toutefois dans aucun de ces développements grandioses chers à Yes (et à la portée de nos Suédois chéris). Très réussie et attachante, cette première plage a quand même un petit goût de redite. Après deux courtes plages enchaînées et très plaisantes, 'A Vampire's View' s’enfonce au sein d’une atmosphère oppressante ponctuée d'un très beau refrain chanté. Mais l'argument est ténu et ce morceau aurait gagné à être deux fois moins long. Joli interlude au piano. Puis la plage titulaire : une pêche incroyable dans un registre heavy (déjà abordé sur 'The Rainmaker'), seulement entrecoupé d’un break apaisé. Simple mais efficace. Après une sucrerie brève mais bien fondante ('Starlight Man'), 'Timelines' prend un démarrage explosif et échevelé avant d’étendre sa langueur sur plus de 6 minutes peu passionnantes. Longue plage de plus de 18 minutes, 'Drivers Seat' se perd malheureusement dans un cocktail de choses déjà entendues et ne parvient jamais à décoller. A vrai dire, c'est la seule vraie déception de l'album, même si on décèle un peu l'ombre de la toute récente collaboration Stolt/Tillison. 'The Blade of Cain' clôture l'album dans une très classique envolée lyrique, belle, ample et émotionnelle à souhait, mais trop esseulée pour être transcendée. Bref, un album un peu aride et meublé de réemploi. Certes pas un mauvais CD, mais un chapitre mineur dans l'œuvre de la formation. Pourtant, Flower Kings est et reste un grand groupe. Et le fan déçu trouvera une belle consolation dans les nombreux et passionnants projets parallèles auxquels ses musiciens ont apporté leur contribution (Tangent, Karmakanic, Tomas Bodin, Kaipa, …)

The Flower Kings

Unfold the Future

Écrit par

Roulez tambours, sonnez trompettes : les Flower Kings ont encore frappé! Et nous mettent K.O. une fois de plus. Roine Stolt a dû un jour parier que son groupe deviendrait une anthologie du Prog à lui tout seul. Et le bougre pourrait bien y arriver! Il y a sur ce (double) CD à peu près tout ce qu'il faut pour séduire un amateur du genre. Cet opus commence en fanfare par un morceau de 30 minutes qui constitue le plus bel hommage que l'on ait rendu à Yes à ce jour ( Starcastle et autres clones et tâcherons peuvent rentrer au vestiaire). Le morceau est étincelant, accumule les clins d'œil et autres allusions, tout en revendiquant son identité. C'est bien du Flower Kings, et du meilleur cru: énergique, inspiré, dense, complexe, contrasté, aventureux et chargé d'émotion. Un must! Pour notre plus grand bonheur, la qualité ne faiblit jamais ensuite. Entre tonus (" Monkey business "), expérimental façon Crimson période 'Starless and Bible black' (" Christianopel "), petite douceur (" The Navigator ") et autres séquences plus classiques (" Black and White ", " Silent Inferno " ), le premier CD suscite l'enthousiasme du début à la fin. Mais la grosse surprise nous attend sur le deuxième CD: en alternance avec des morceaux de facture très familière, on baigne carrément dans un jazz-rock varié, entre ambiance feutrée (" Grand old World ") et concentré rythmique (" The Devil's Danceschool "). Le tout nous conduit vers une dernière et superbe plage, épopée de 24 minutes inénarrable, dont la finale flirte avec le free jazz. Détailler les qualités des musiciens nécessiterait une succession lassante de superlatifs. Ils sont immenses tous les cinq. Leur plus grand atout est sans doute de n'être jamais arrivé à la conclusion que leur instrument n'avait plus de secret pour eux. Une mention quand même pour le bassiste Jonas Reingold, qui décidément s'avère une excellente recrue et n'est sans doute pas étranger à l'enrichissement de la palette de couleurs des Flower Kings. A n'en pas douter, un album à ranger d'emblée parmi les meilleurs du groupe. Faites-vous plaisir. Ils le valent bien.

 

The Flower Kings

The Rainmaker

Écrit par

Flower Kings enregistre un album par an. A cet égard, on peut saluer la régularité quasi-métronomique avec laquelle le groupe nous propose ses réalisations studio. D'autant plus que lorsqu'ils ne sont pas doubles, leurs disques sont toujours généreux (celui-ci flirte avec les 77 minutes !). Ceci dit, leur elpee précédent avait de quoi inquiéter un peu. Bien loin d'être mauvais, il sentait juste le réchauffé. Doit-on à nouveau déplorer quelque grisaille ? Que nenni ! Ce 'faiseur de pluie' annonce plutôt le beau temps. Il nous révèle un groupe en pleine forme et fidèle à lui-même, tout en proposant des éclairs de génie aussi originaux qu'une canicule suédoise !

Tenter de décrire dans le détail un CD de Flower Kings en moins de 10 pages est illusoire. Sachez simplement qu'il n 'y a absolument rien à jeter. Après un court chant ethnique, un riff très métal et un peu lourdingue ainsi qu'une section chantée très flower-power, on sait où on a mis les pieds. Reste à se laisser balader de plage en plage en vrais gourmets. Au menu : cavalcade de breaks improbables, digressions jazzy ou autres, reprises héroïques, morceaux de bravoure, parenthèses intimistes, ballades acoustiques, finales romantiques, riffs carrés, sonorités originales et petites mélodies obsédantes. Bref : la spécialité des chefs ! Derrière les fourneaux, tout le monde est irréprochable. Les superbes voix de Roine et de Hans font à peu près jeu égal et leurs duos et dialogues sont toujours aussi irrésistibles. Les claviers sont omniprésents sans jamais tirer la couverture à eux. Un fameux atout, ce Thomas Bodin ! La guitare, bien que très variée, se fait plus volontiers métal et renonce ici à quelques tics. Le batteur est précis et pêchu. Et le bassiste Jonas Reingold affirme sa présence. Il est d'ailleurs un des arguments du renouvellement chez Flower Kings, tant son jeu riche et séduisant, volontiers jazz-rock (il évoque parfois carrément Stanley Clarke) envahit l'espace sonore.

Rayon bonnes surprises, signalons encore la plage titulaire, un instrumental en crescendo façon Ravel, avec une finale très atmosphérique. Et aussi 'Elaine', d'abord acoustique, introduisant ensuite basse et clarinette : un mariage réussi que l'on n'avait plus entendu depuis les premiers albums de … Sting. En guise de synthèse : un album riche et dense, passionné et passionnant, méritant le même accueil qu'un faiseur de pluie au Sahara. Longue vie aux Rois des fleurs !

 

The Flower Kings

Alive on planet earth

Écrit par

Vous aimez le rock progressif ? Vous appréciez les ambiances 'live' ? Surtout n'ignorez pas ce CD plus longtemps ! Pour faire bref, on est en présence d'un des meilleurs groupes du genre donnant le meilleur de lui-même dans les meilleures conditions. Résultat : cet elpee constitue le meilleur 'live' prog depuis « Yessongs ».

Passons au détail, maintenant. Lorsqu'il s'en va parcourir le monde, Flower Kings a cinq albums studio à son actif (dont trois doubles). Cinq CDs de rock progressif pur jus, très riches et généreux, bourrés d'idées, d'énergie, d'originalité, d'émotion et de jolies choses. Chacun d'eux recèle au moins deux ou trois plages absolument incontournables. C'est de cette mine d'or, de cette anthologie prog, que sont extraits les morceaux captés au cours de concerts donnés aux Etats-Unis, au Canada et au Japon et rassemblés sur « Alive … » Pour ceux qui ont besoin de repères, Flower Kings est à situer quelque part entre Yes, Camel et UK, mais avec une grande liberté d'inspiration, une culture musicale très étendue, et surtout une indiscutable personnalité, qui rend le groupe reconnaissable entre mille ! Flower Kings, c'est aussi cinq musiciens hors pair et deux voix superbes. La sélection retenue ici est fort judicieuse, malgré quelques absents de taille. Que voulez-vous ? Un double CD ne pouvait tout contenir ! Quant à l'interprétation ? La grande claque ! Nos Suédois sont en pleine possession de leurs moyens, le son est excellent et la production étincelante... La scène donne ainsi une nouvelle dimension à chaque morceau : les passages musclés sont encore 'boostés' et les plus doux sont joués de façon plus lâche, ce qui donne à l' ensemble plus de relief et d'ampleur, tout en générant des instants dégoulinants d'une émotion à vous donner des frissons. Comme le groupe s'accorde également quelques digressions par rapport aux versions originales, ce CD est vraiment une œuvre à part entière. Un maillon faible ? « The Lamb lies down on Broadway » : unique reprise, ni ridicule ni sacrilège, mais dispensable, surtout si l'on aime beaucoup l'original . Pour le reste, soyez-en sûr : c'est géant !

 

The Flower Kings

Space Revolver

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Difficile de succéder à « Alive on Planet Earth », même si pour beaucoup d'amateurs de musique, les enregistrements 'live' sont un produit à part. Et puis la participation de Roine Stolt, incontestable leader du groupe au projet à succès « Transatlantic », soulevait bien des questions quant au devenir immédiat de Flower Kings. Soyez tranquilles, bonnes gens, il est l'heure du petit nouveau, et tout va bien.

« Space Revolver » est dans la droite ligne de ses prédécesseurs 'studio' : un album riche, contrasté, proposant son lot de trouvailles sonores, de développements improbables et de moments d'émotion. Une fois de plus une sorte de kaléidoscope musical. La plage d'ouverture annonce la couleur : « I am the Sun (part I) » démarre de façon très classique, avant de s'égarer dans moult méandres musicaux pour notre plus grand bonheur. Après une courte plage intimiste, « Rumble Fish Twist » passe d'une véritable logorrhée de notes complètement délirantes (qui au passage introduit le nouveau bassiste, Jonas Reingold ) à une longue respiration superbement aérienne. « Monster within » est à la hauteur de ce qui précède, tandis que « Chicken Farmer Song » et « Underdog », d'abord pop et enjoués, proposent de belles harmonies vocales. Il faut attendre le très court (et très 'Crosby, Stills and Nash') morceau suivant pour entendre chanter Hans Froberg et non plus Roine. « Slave Money » fait un peu redondant dans ce festival, tandis que « 'A Kings Prayer », simple mais chargé de feeling, introduit « I am the Sun (part II) », qui clôture en beauté. Un album globalement fort réussi, avec des musiciens toujours aussi créatifs et brillants (mention spéciale pour Thomas Bodin aux claviers), et un nouveau bassiste qui ne fait pas regretter le pourtant très bon Michaël Stolt. Alors… pourquoi « Space Revolver » nous laisse-t-il un peu sur notre faim ? Peut-être à cause de l'absence de surprise ? Il est vrai que Flower Kings exploite ici une formule éprouvée, peut-être même sans la superbe de certains de ses précédents albums. Mais peut-on décemment leur reprocher de ne pas sortir des CDs toujours meilleurs, alors que la barre fut placée d'emblée si haut ? On espère qu'ils parviendront à se renouveler, bien sûr. Mais pour l'heure, ils font du Flower Kings, et, à l'instar de la peinture à l'huile, c'est déjà bien difficile !