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M. Ward (Matthew Stephen Ward)

Hold Time

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C’est sans tapage médiatique que la popularité de Matt Ward a dépassé les frontières de sa ville d’origine Portland (Oregon). Faut dire que le vivier folk y est de plus en plus vivace. Sa classe toute naturelle l’a également poussé au-devant de la scène. Faut dire que c’est un des musiciens les plus talentueux de sa génération.

« Hold time » constitue déjà son sixième album solo. Et si ce n’est son œuvre la plus excitante et la plus complète, elle mérite qu’on s’y intéresse. Il fait suite aux très réussis « Transitor radio » et « Post-War », parus respectivement en 2005 et 2006. Si chacune d’entre elles affiche des caractéristiques très différentes, le style est toujours bien identifiable, même si l’influence de la ‘sunshine-pop’ souriante de son side-project She & Him est ici plus marquée. L’actrice est d’ailleurs venue poser la voix le temps de deux titres délicieux (« Never had anybody like you » et « Rave On »). Plusieurs autres guests apparaissent sur l’elpee (ce qui est loin d’être le cas pour la majorité des featurings). Jason Lytle (des regrettés Grandaddy), Tom Hagerman (NDR : c’est lui qui a composé, à l’aide de son groupe Devotchka, la B.O. de « Little Miss Sunshine ») ainsi que la vétérane country Lucinda Williams.

« Hold Time » est un elpee de toute bonne facture. L’influence du mentor de M. Ward, Howe Gelb, est toujours bien présente. Mais on y décèle aussi l’ombre de Johnny Cash. Pour apprécier cet opus à sa juste valeur, plusieurs écoutes vous seront cependant nécessaires. Mais dès que vous serez imprégnés des mélodies, ces morceaux aux accents folks, country, blues ou rock ne vous lâcheront plus l’esprit. A l’instar de « To save me », une plage au cours de laquelle les claviers de Jason Lytle, suscitent en mon fors intérieur, l’espoir d’un retour des magnifiques barbus de Modesto (NDLR : un premier album solo sortira bientôt !) « Jaybird », ensuite. Une superbe compo sculptée dans les cordes. Le plus rock’n roll « Epistemology » également. Et enfin « Rave On », une reprise imparable de Buddy Holly qu’il partage en compagnie de Zooey. Sa voix douce et légèrement reverb berce l’esprit. Elle nous envoûte et nous emmène sous le soleil américain. M. Ward ou comment paraître rétro, sans pour autant devenir ringard. Un subtil équilibre entre le moderne et l’ancien… 

 

M. Ward (Matthew Stephen Ward)

Post-War

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Le nom de Matt Ward tourne dans notre tête comme un vieux 33 tours. « Transistor Radio », sa dernière sortie discographique, grésillait chaudement, allégrement. Plaque digitale en forme d’hommage microsillon, cet album nous conviait à vivre une époque révolue, une réalité surannée. Le passé se conjuguait au présent. « Post-War », le nouvel album de M Ward révèle une autre facette du personnage : celle d’un homme moderne, épris d’un folk progressif. En phase avec son temps. Le cinquième album de Matt Ward résulte d’après-midi méditatifs sous le soleil de Portland, d’intenses sessions acoustiques en compagnie de talentueux acolytes : Neko Case, Adam Selzer (Little Wings) ou Jim James (My Morning Jacket).

« Post-War » porte bien son nom. C’est un album en quête de paix, un enregistrement errant aux abords des Appalaches, voguant au gré des rives du Delta. Mélodies hypnotiques, chant de velours, Matt Ward aime les recettes ancestrales, concoctées au coin d’un feu de bois, faites de blues et de folk, de petites histoires (« Magic Trick ») et de grandes légendes (écouter « To Go Home », reprise dans le légendaire répertoire de Daniel Johnston). Produit par Mike Mogis (Bright Eyes, Cursive), ce nouvel album de M Ward dispose des atouts nécessaires pour séduire de nouvelles recrues, tout en conservant ses plus fidèles adeptes. Allez donc goûter aux joies de « Post-War » et évitez d’arriver après la bataille !

M. Ward (Matthew Stephen Ward)

Transfiguration of Vincent

Des cigales entonnent leur chant estival sur un instrumental country-folk limite mariachi, genre Calexico dans le Sud de la France. Puis un piano déboule sans crier gare (" Sad, Sad Song "), comme si Ed Harcourt avait pris le maquis, le temps d'une pause rafraîchissante en compagnie d'une Chan Marshall (les chœurs) toujours aussi timide. Pourtant, on n'est ni en pleine fournaise pyrénéenne, ni chez l'Anglais dandy fan de Brian Wilson : on est en Oregon, pays de cocagne de Matt Ward, songwriter encore mésestimé dont ce " Transfiguration… " est le troisième album, après " Duet For Guitars #2 " (1999) et " End of Amnesia " (2001). Sans forcer (une guitare, un piano, une batterie et un harmonica), Matt Ward écrit quelques-unes des plus belles pages du folk américain, mais un folk réservé, rongé par le doute, dénué de tout oripeau trop voyant. De l'anti-folk, diront certains, si ce n'est que Matt Ward sait chanter, d'une voix paisible et sereine, qui contraste joliment avec la tristesse de ses textes. Epaulé d'une belle brochette de musiciens aguerris (d'Howe Gelb à Deeana Varagona de Lambchop), Matt Ward convainc avec tact et finesse, là où d'autres ne susciteraient qu'ennui et bâillements polis. Du jazzy " Poor Boy, Minor Key " à la cover anémique du " Let's Dance " de Bowie, Matt Ward ne cesse de nous surprendre et de nous émouvoir. Une véritable transfiguration, comme il dit. Menée de mains de maître.