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METZ

Sans concession

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METZ se produisait au club de l’Aéronef, ce samedi 23 novembre. Son cinquième elpee, « Up on gravity Hill », est paru en avril dernier. Il est moins âpre que les précédents. Mais lorsque le trio torontois est sur les planches, son cocktail de noise-rock, de post-punk et de hardcore, parfois légèrement teinté de funk blanc, est sans concession.

Il revient à Stuffed Foxes d’assurer le supporting act. Un sextuor issu de Tours réunissant quatre sixcordistes, dont l’un double régulièrement aux claviers, un bassiste qui pianote, de temps à autre, également, sur un petit clavier, et un batteur. Parmi les guitaristes, figurent deux solistes. Caché derrière le chanteur, le premier se charge des distorsions et le second, imperturbable, semble canaliser l’énergie dispensée par le groupe. D’ailleurs, hormis ce dernier et le drummer, dont les interventions sont aussi amples qu’efficaces, ils entrent régulièrement dans une forme de transe.

L’expression sonore navigue à la croisée des chemins du shoegaze, du post rock et de la prog. Elle alterne passages empreints de sérénité ou chargés d’une folle intensité instrumentale. Le band s’autorise même une reprise, plutôt réussie, du « Ghost rider » de Suicide. Le seul bémol émane du préposé aux vocaux ; surtout lorsqu’il se met à hurler. Dommage, car la formation dispose d’un fameux potentiel. D’ailleurs, lors du morceau final, le plus calme, en tout cas, il s’est mis à chanter. Allez comprendre ! N’est pas Frank Black qui veut ! ((Photos Ludovic Vandenweghe ici)

METZ débarque vers 21h15, sous les acclamations de la foule et attaque immédiatement son set par « No Reservation / Love Comes Crashing ». Une véritable agression sonore. Aux drums, Hayden Menzies pilonne ses fûts. Alex Edkins chante d’une voix déclamatoire tout en dispensant des riffs de guitare grinçants. Telle une mélopée, la mélodie devient ensuite insidieuse et le refrain, paradoxalement hymnique.  

La voix d’Alex est chargée de reverb tout au long de « Blind Youth Industrial Park », une sorte de « Danse du sabre » électrique, mais également d’« Acetate », un morceau entrecoupé de brefs breaks, alors que la sixcordes crisse comme une scie circulaire.

La formation maîtrise parfaitement son chaos organisé. Chaque salve de feedback et chaque accord chargé de distorsion semblent à la fois instinctifs et soigneusement élaborés.

Pendant le convulsif « Get Off », Alex grimpe sur les retours de scène alors qu’un spectateur tente un premier crowdsurfing, au cours duquel il balance sa bière sur les premiers rangs. A partir de ce moment, ces slams vont se poursuivre tout au long du concert, s’achevant même par le stagediving de quelques casse-cous.

« Entwined » se distingue par son riff accrocheur alors qu’une boîte à rythmes amorce « Demolition Row ». Après la ballade presque shoegaze « Light Your Way Home », « Mess of Wires » emprunte le tempo d’une valse qui accélère en fin de parcours.

Bref et percutant, « The Swimmer » émarge au punk pur et dur.

Alors qu'il torture ses cordes, la sueur coule du visage d'Edkins. Sa chemise est d’ailleurs complètement trempée.

Le band n’en n’oublie pas son single à la mélodie entêtante, « 99 ».

Après l’offensif « Headache », le show s’achève par « A Boat to Drown In », au cours duquel le batteur révèle toute l’amplitude de sa technique.

Le combo revient rapidement pour accorder « Wet Blanket », en rappel. Alex invite l’auditoire à frapper dans les mains en cadence, puis la compo repart rondement, le batteur marquant parfois cette course échevelée par des coups de sticks comparables à des coups de feu.

METZ est scintillant mais terrifiant, comme une force de la nature sauvage qui ne peut être bridée. Mais si la frustration principale procède du son de la basse de Chris Slorach, qu’on pourrait résumer à un gros bourdonnement, difficile de comprendre pourquoi le light show nous a semblé autant à contre-courant…

Le band a annoncé qu'il allait faire une ‘pause indéfinie’, à l’issue de sa tournée européenne. (Photos Ludovic Vandenweghe )

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

 

METZ

METZ magnétique ?

Le 12 avril, METZ sortira « Up On Gravity Hill », son premier LP en 4 ans. Ce dernier a été mis en forme par Seth Manchester (Mdou Moctar, Lingua Ignota, Battles, The Body) et compte parmi ses invités Amber Webber de Black Mountain et le compositeur/arrangeur de cordes Owen Pallett.

METZ, un groupe autrefois connu pour exploser les tympans avec des chansons de rage joyeuse, a, au cours de ses derniers albums, commencé à explorer les moyens de transformer l'abrasivité en atmosphères, l'évolution de sa musique n'étant pas seulement le reflet de la maturation du groupe lui-même mais aussi d'un monde qui a changé et qui exige des nuances et de la compassion pour être compris et pour survivre. C'est le cas de « Up On Gravity Hill », où le groupe continue de soumettre la puissance brute de la musique rock à ses fins les plus délicates et les plus complexes. Cette collection de chansons profondes, détaillées et inébranlablement personnelles fusionne pour former non seulement l'album le plus percutant de METZ à ce jour, mais aussi son plus beau.

Pour mettre en lumière cette évolution, le groupe a partagé deux nouveaux singles contrastés : le stomping motorik « 99 », et le plus mélodique « Entwined (Street Light Buzz) », qui offre un éclat de guitare plus rêveur à la Swervedriver, jamais utilisé auparavant par le trio canadien.

Alex Edkins, le leader de METZ, a déclaré : ‘« 99 » et « Entwined (Street Light Buzz) » sont deux morceaux qui ne pourraient pas être plus dissemblables d'un point de vue stylistique et thématique. « Entwined (Street Light Buzz) » est une chanson qui parle des liens profonds que les humains peuvent entretenir les uns avec les autres. « 99 » parle du fléau de la cupidité des entreprises et de la logique du résultat qui sévit dans la société moderne…’

METZ annonce également une tournée internationale en tête d'affiche pour défendre « Up On Gravity Hill », avec une série de dates au Royaume-Uni et dans l'Union européenne à l'automne, du 3 au 29 novembre.

Les clips de « 99 » et « Entwined (Street Light Buzz) » sont disponibles ici et

 

 

METZ

La descente de METZ

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"Come On Down", c’est le titre du nouveau single de METZ. A ce propos, Alex Edkins a déclaré "'Come On Down' a été enregistré à l'origine pendant les sessions d'"Atlas Vending"mais n'a jamais été complètement terminé. Pendant la pandémie, j'ai vraiment été attiré par l'idée de collaboration comme moyen de combler le vide laissé par l’absence de ‘live’. J'ai contacté des amis de tous horizons afin de retrouver ce sentiment de communauté que procurent les concerts. Joe Talbot (IDLES) est un ami de longue date avec qui METZ a partagé la scène de nombreuses fois, et cette chanson était une façon très naturelle et amusante de le retrouver et de faire quelque chose de positif de notre temps libre...’

Et de son côté, Joe Talbot a reconnu : ‘METZ est un groupe que nous admirons depuis qu'il est entré dans nos vies et a rendu les choses meilleures. Je n'oublierai jamais la première fois que je les ai vus, ni aucune autre fois. Me permettre de chanter avec eux est un cadeau et j'espère que vous l'aimerez. Je l'aime et je les aime. Longue vie à METZ’.

Le clip de "Come On Down" est disponible

 

METZ

Atlas Vending

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« Atlas Vending » constitue le quatrième elpee de ce trio torontois, un disque qui a été coproduit par Ben Greenberg, le guitariste de Uniform (NDR : un duo indus-metal) et mixé par Seth Manchester (Daughters, Lingua Ignota, The Body). Naturellement percutante, sauvage, parfois même brutale, la musique de cet opus s’avère cependant plus complexe que sur les précédents essais.

D’abord on y retrouve ces riffs tranchants, abrasifs, saccadés, ces stridulations et distorsions électriques très caractéristiques, la voix blanche et impétueuse d’Alex Edkins, sans oublier ce tempo frénétique adopté sur plusieurs plages. Le tout baignant au sein d’un climat aussi malsain que claustrophobe. Parfois dans l’esprit des débuts de Fugazi voire d’At The Drive In.

Mais le plus intéressant procède des nuances rencontrées sur plusieurs pistes. A l’instar du post punk « Framed by the comet’s tall », une compo au cours de laquelle la violence semble bien maitrisée. Et puis surtout du titre final, « A boat to drown it ». Un morceau de plus de 7’30 évoluant sur un tempo obsessionnel, hypnotique,’motorik » mais qui surfe sur une vague d’électricité ‘mybloodyvalentinesque’. On rencontre d’ailleurs également des harmonies vocales réminiscentes du MBV sur « Blind youth industrial ». Enfin, le tempo quasi-binaire peut également se révéler tribal, amérindien (« Pulse »).

Maintenant, pas de panique, la musique de Metz est toujours aussi bruitiste…

METZ

Automat

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Il faut écouter METZ dans de bonnes conditions ; car si elles ne sont pas réunies, son noisy/punk plutôt féroce et sous tension peut s’avérer stressant sur la longueur. A contrario si elles le sont, c’est un véritable régal sonique et un défouloir de qualité…

Le trio canadien, actif chez Sub Pop depuis 2012, livre aujourd’hui « Automat » un ‘faux’ 4ème album –toujours aussi nerveux– réunissant une série de faces B (« Pure Auto »), relectures (« Negative Space ») et reprises (« Pig » de Sparklehorse) accumulées depuis ses débuts. Dans la lignée de groupes tels que The Jesus Lizard, Helmet ou Big Black, METZ cogne fort et les guitares agressent les tympans. Pas pour rien qu’ils s’appellent METZ ou ‘mess’ (= le désordre) ! Néanmoins, ces flip sides rageuses ne sont définitivement pas à jeter ni nécessairement destinées aux ‘fans only’ !

METZ

Après 45’, la Metz était dite !

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C’est la deuxième fois que votre serviteur se rend chez les chtis, cette semaine. Depuis l’aménagement (?!?!?) du piétonnier à Bruxelles, il est plus facile de se rendre à Lille, quand on veut assister à un concert. Pourtant, à l’instar de l’Ancienne Belgique, l'Aéronef soutient 'Liveeurope', la première initiative paneuropéenne destinée à promouvoir les artistes émergents. 'Liveurope' est un label de qualité européen attribué aux salles de concerts dont les critères d’excellence et de diversité déterminent la politique artistique. Coordonné par l'AB, ce projet est destiné à stimuler les jeunes talents issus du Vieux Continent, tout en leur permettant de se produire devant un nouveau public. La soirée a été baptisée 'Chez Ti, Chez Mi' (NDR : je vous le disais qu’on était chez les chtis !) La salle est bien remplie pour accueillir Crows et Metz.

Des groupes répondant au nom de Crows, il doit y en avoir une brouette. Celui-ci est londonien. Et reconnaît pour influences majeures Queens Of The Stone Age et The Brian Jonestown Massacre. Ce quatuor réunit Steve Goddard, Jith Amara, Lawrence Rushworth et le chanteur James Coxde. Ce dernier se sert de deux microphones aux tonalités différentes. On dirait qu’il est en perpétuelle recherche d’équilibre. Il s’appuie sur ses pieds de micros comme s’il s’agissait de béquilles. Il est chaussé de godasses élimées. Elles sentent (?!?!) le vécu…

Dès le début, on en prend plein des oreilles. Les riffs de grattes sont lourds, distordus, hargneux, puissants. Excellent showman, James déborde de dynamisme. Il entre facilement en communication avec l’auditoire. Féroce, sa voix semble habitée. Les drums sont percutants. Le batteur fait même littéralement exploser ses cymbales. Et la basse vous remue les tripes. Elle est même le fil rouge du single « Crawling ». Les haut-parleurs crachent leurs décibels. Ils vous transpercent le corps avec un bonheur certain. Quoique forgée dans le métal, l’expression sonore demeure cependant mélodieuse. Une belle découverte !

Metz ne nous vient pas de Lorraine, mais du Canada. De Toronto, très exactement. Le line up implique le guitariste Alex Edkins, le batteur Hayden Menzies et le bassiste Chris Slorach. Le combo est hébergé chez Sub Pop. Pour rappel, c’est le premier label de Nirvana. Le trio compte deux albums à son actif : « I » et « II ». Ce dernier est paru en mai 2015. Ces deux elpees ne comptent qu’une trentaine de minutes. Et les sets ‘live’ dépassent rarement les trois-quarts d’heure.

Metz pratique un punk/rock burné, malsain, furieux, animal, tourmenté, instinctif dont les sonorités évoluent à la limite de la saturation. Et pourtant, même si des bouchons sont indispensables pour vous protéger les tympans, le volume ne dépassera jamais les 95db. Mais la musique libère une telle intensité, suscite une telle excitation, qu’on ne peut que vibrer. Et puis, l’ingé son semble maîtriser parfaitement son sujet, ne laissant jamais le concert sombrer dans la cacophonie, privilégiant un confort d'écoute idéal.

Le set s’ouvre par « Headache », l'intro du premier album. Hystérique, le chanteur/guitariste est déjà en nage dès le premier morceau. Sa voix est âpre et gutturale. Le drummer défonce frénétiquement les peaux de ses fûts, à la manière d'un Dave Grohl ; la basse de Chris (NDR : on dirait qu’il est monté sur ressorts) vrombit comme celle de Krist Novoselic. On se croirait revenu au début des 90’s. Le spectre de Nirvana plane même parfois. L’ampli ‘Orange’ d’Alex crache des riffs de gratte poisseux, dévastateurs. Les titres –de véritables brûlots– dépassent rarement les 3 minutes. Il n’y a aucun temps mort entre les morceaux. Bruts de décoffrage, bruitistes, il sont également susceptibles de tremper dans le garage ou la noise.

« Eraser » communique une véritable décharge de punk viscéral. « Acetate » nettoie vos neurones, à l’aide d’acide sulfurique. Brutal, spasmodique, mais minimaliste, « I.O.U » lorgne davantage vers Steve Albini. « Wasted » vous retourne les tripes. Et les cordes, tant de la basse que de la guitare sont volontairement désaccordées pour achever le concert (NDR : le spectateur ?) Ce « We blanket » ponctue ainsi ce carnage jouissif… Car si cette musique te vide la cervelle, elle te donne la banane. Pas de rappel. Littéralement sur le cul, la foule accuse le coup et semble médusée. Après 45’, la Metz était dite !  

Les Sex Pistols, Clash et consorts on baigné ma tendre jeunesse. Ma seconde jeunesse, je l’ai vécue à l’écoute de Pearl Jam, Nirvana, Alice In Chains et d’autres combos qui émargeaient au mouvement grunge. Lorsque trois ans plus tôt, j’ai découvert Metz, j’ai eu l’impression d’être à l’aube d’une troisième jeunesse. C’est d’ailleurs la cinquième fois que votre serviteur assiste à un de leurs shows. Et puis, il faut croire que le Canada sera la nouvelle terre promise des amoureux du larsen jubilatoire. Après le spectacle, deux chtis me confessaient avoir les tympans en compote, mais avoir passé un très bon moment. Ben, faut savoir que pour les rapports sexuels, il est indispensable de se protéger. Mais qu’il existe aussi des protections pour les tympans… Qu’on se le dise !

(Organisation : Aéronef)

METZ

II

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En 2012, Metz nous avait asséné une véritable estocade sonore en publiant son premier opus, simplement baptisé « I ». Et il y avait bien longtemps qu’on avait plus été secoué aussi vigoureusement. En outre, il faut avouer que escouade faisait du bien. Trois ans plus tard, avoir passé de longs mois sur les routes américaines et européennes, le trio est de retour. Et il ne semble pas s’être assagi. Le combo torontois reprend les événements là où il les avait laissés. Autant dire que si vous avez aimé le premier LP, vous apprécierez tout autant le second. Toujours paru chez Sub Pop, il propose une musique incisive et surtout farouche. Pas question de faire dans la dentelle ni de lisser les contours. La production (si elle existe) est garage. Le post punk noisy dispensé par le combo est probablement sans équivalent aujourd’hui.

Dès "Acetate", piste qui ouvre l’opus, la basse de Chris Slorach décrète l'état d'urgence. La guitare d'Alex Edkins libère ses décharges électriques tandis que son chant (voire ses cris) est (sont) toujours aussi frénétique(s). Alors que Hayden Menzies cogne métronomiquement ses fûts. Et jamais le climat du long playing ne perd en intensité.

Rien de tel que l'écoute de "II" pour se défouler un bon coup ou pour se réveiller. Envoyez valser la finesse. La puissance et le bruit constituent les fils rouges de Metz.

METZ

Plein la tronche !

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Il fallait être prêt pour assister au concert du mercredi 17 juin, à la Rotonde du Bota.

Si le public belge sait recevoir –et ce n’est plus un mythe– les musiciens canadiens savent offrir. Le plus bel exemple ? Metz. Il nous vient tout droit de Toronto ; et ce soir, il a décidé de nous défoncer les tympans dans la joie, l’allégresse et la béatitude. Amen ! De quoi satisfaire les aficionados…

Il fait beau, chaud, et le houblon coule à flots au sein et autour du Botanique. Les casquettes et les chapeaux sont bien vissés sur la tête des badauds qui croisent les inconditionnels arborant fièrement le t-shirt du groupe phare de la soirée.

La moyenne d’âge oscille autour des 35 ans et on reconnaît certaines têtes habituées à fréquenter ce type de spectacle. Et à s’y remuer. Faut dire qu’il est un peu élitiste. Bien que signé chez Sub Pop, le combo ne bénéficie pas réellement d’un support radio tout public. C’est bon d’être snob dans le fond… enfin, perso, je l’assume quoi…

Mais commençons par le début. Soit le supporting act. Qui ouvre les hostilités à 20h00. En l’occurrence Bad Breeding. Un trio. En transe, les musicos britanniques –et c’est une habitude– se comportent comme des fous furieux. Mais la fluidité du flow a de quoi susciter l’interrogation. Inaudible, incompréhensible dans ses vociférations, culpabilisant et outrancier, le band communique à merveille cette sensation de déni de confort. Balançant un noisy punk/rock avec la délicatesse d’une punaise que l’on chevauche pieds nus. Les Britons suent comme je p**** sur les femmes infidèles (NDR : mais non, là je déconne).  

Le set est magistral. Les postures du chanteur sont inquiétantes. Il descend dans la fosse et y reste pour hurler tout en observant ce qu’il s’y passe. Il est dérangeant et met mal à l’aise l’auditoire. Il a un regard de schizo sociopathe. Bad Breeding provoque, bouscule et en une vingtaine de minutes nous assène la première gifle de la soirée. P***** : 20 minutes simplement foudroyantes… (NDR : pour mieux comprendre l’attitude et l’esprit du band, je vous invite à cliquer ici et …)

Et si vous souhaitez regarder les photos c’est encore ici

Pendant que les roadies s’affairent, on court au ravitaillement ; ou tout simplement à la fontaine à mousses…

21h00. Accrochez-vous, le set de Metz démarre. Il va durer 60 minutes seulement et ne déboucher sur aucun rappel (NDR : pas très cool ça !)

Les Canadiens sont aussi bouillants que leurs prédécesseurs. C’est la soirée ma parole !

Encore un trio. Il faut croire qu’un line up basique est idéal pour décupler les décibels et lacérer l’espace sonore de déflagrations électriques.

Le set sera court mais intense. Alex Edkins et sa bande ne font pas certainement dans la dentelle ; ils préfèrent mordre, déchirer, déferler et tout renverser sur leur passage… La quantité d’énergie libérée est hallucinante. Les hurlements sont dévastateurs. On se demande quand même comment ils parviennent à faire autant de bruit à l’aide de 10 cordes et 4 fûts…

Venu défendre « II », son deuxième elpee, le band n’oublie pas d’insérer dans sa setlist quelques perles issues du premier album (« Knife in the Water », « Headache », etc.) Les morceaux s’enchaînent (« Spit You Out », « Nervous System », « Wait In Line » …) Le show semble bordélique et sauvage. Et pourtant, le band parvient parfaitement à maîtriser son sujet, tant à travers les accords que la reverb. Des pros dans le style. Edkins et ses acolytes semblent s’éclater sans en faire des tonnes. Pas nécessaire. Simplement envoyer le bois pour que l’auditoire en prenne plein la tronche. Et pas un seul spectateur n’y échappera. A un moment ou à un autre, ce sera pour sa poire. Lors d’un concert aussi bruitiste, il faut une âme de jardinier pour accepter un tel pilonnage sans broncher.

Il est 22h00, les tympans en sang et la gueule de travers, on quitte la Rotonde. Heureux comme après avoir vécu un orgasme qu’on n’espérait plus connaître…

Petite remarque quand même, si on souhaite conserver une tache sur le sofa, c’est que ce genre de set ‘live’ élude toutes les subtilités ciselées sur disque. Il est donc brut de décoffrage…

On gardera cependant à l’esprit son potentiel énergétique et sa violence qui en font sa spécificité et notre petit bonheur. Il a donc fallu enfiler quelques pintes, après ces concerts, histoire de se remettre de ses émotions. Raison ou prétexte ? J’hésite encore…

Un doute qui nous a d’ailleurs beaucoup émus…

(Pour les photos, c’est )

Organisation Botanique

 

 

 

 

METZ

C’était quand le nirvana du grunge ?

Écrit par

Ce lundi 11 mars 2013, au Club de l’Ancienne Belgique de Bruxelles, se produisait Metz, la formation qui monte dans l’univers du noise-grunge. Une popularité croissante confirmée par l’engouement suscité par ce concert, puisqu’il affichait sold out, en moins de temps qu’il ne fallait pour l’écrire. En outre, c’est sans doute une des dernières fois que la formation évolue dans une petite salle…

Ce soir, Blackup assure la première partie. Et dès 20 heures, l’auditorium est presque comble, lorsque le band monte sur l’estrade. Un ensemble né de la rencontre entre membres de Fifty Foot Combo et The Andrew Surfers & The Featers. Sauvage, leur punk rock est authentique. Pendant une grosse demi-heure, les musicos vont se livrer à fond. Les grattes crissent, les fûts sont pilonnés et le chanteur hurle à se détruire les cordes vocales. Rien de bien original, mais une bonne mise en bouche, avant le plat consistant…

Metz n’est pas un groupe lorrain, mais canadien. Issu de Toronto, très exactement. On leur prête comme influences majeures, Big Black, Melvins, Jesus Lizard, Nirvana, My Bloody Valentine, Jon Spencer, Sonic Youth et les Pixies. Entre autres. Signé chez Sub Pop (NDR : le label qui hébergeait à une certaine époque, la bande à feu Kurt Cobain), le combo a publié son premier elpee, en automne dernier. Un disque qui a carrément bluffé les fans de noise rock, malgré sa brièveté : 29 minutes !

Alex Edkins, Hayden Menzies et Chris Slorach débarquent sur les planches vers 21h30. Les boules Quiès sont indispensables, car le son est énorme. Le groupe enchaîne d’abord les morceaux de son elpee. Et on est littéralement soufflé par une tempête sonore de force 10. Marécageuse, la guitare gronde. Pulsante, la basse ronronne. Ces deux musicos font les cent pas sur l’estrade. Un tonnerre de drums secoue constamment les lieux (NDR : doit pas être normalement constitué, ce type, pour taper de cette manière sur ses fûts). Alex, le chanteur (NDR : c’est aussi le gratteur !) pousse des cris perçants. Tout au long du set, qui ne durera que 40 minutes, le trio va libérer une énergie qui ne faiblira jamais. Manifestement il a de l’endurance, même s’il n’a pas accordé de rappel…

De la fougue, des décibels et de la sueur. On se serait cru de retour, au début des 90’s, en plein nirvana du grunge…

(Organisation AB)