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Question existentielle pour MGMT…

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C’est ce 23 février 2024 que MGMT publiera son cinquième opus, « Loss of life », un disque qui fera suite à « Little Dark Age », paru en 2018. Le duo Andrew VanWyngarden et Ben Goldwasser a travaillé en compagnie du producteur Patrick Wimberly (Beyoncé, Lil Yachty) et du collaborateur de longue date, Dave Fridmann (The Flaming Lips, Spoon), qui a mixé l'album comme pour les quatre précédents

Le premier single de l'album, « Mother Nature », est alimenté par des guitares et des synthés. Il passe d'une introduction mélancolique à un tourbillon hystérique de bruit en fin de parcours.

L'étonnante vidéo animée de « Mother Nature », produite par 2n, a été réalisée par un autre collaborateur de longue date de MGMT, Jordan Fish, qui travaille avec le groupe depuis « Oracular Spectacular ». Dans le clip, deux amis animaux nommés Dog et Turtle font équipe pour lutter contre un méchant collectionneur d'animaux. Et il est à voir et écouter ici

 

MGMT

MGMT

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Il faut avouer que les deux premiers albums de MGMT m’avaient laissé quelque peu perplexe. Pas qu’ils étaient de mauvaise facture. Au contraire. Mais vu la signature aussi rapide du band chez un label major, j’étais sceptique quant à la suite de leur parcours artistique. Je me suis planté, mea culpa. Et de nombreux confrères continuent de tirer sur le pianiste, car ils n’ont probablement toujours pas compris leur démarche. Il est vrai qu’elle n’est vraiment pas facile à appréhender. Car leur troisième elpee est un petit chef-d’œuvre. Et le producteur, Dave Fridmann, n’est certainement pas étranger à cette réussite. Il avait déjà mis en forme le deuxième elpee du duo new-yorkais, « Oracular Spectacular », mais c’est surtout le producteur attitré de Mercury Rev (NDR : au sein duquel il a d’ailleurs sévi comme bassiste, jusqu’en 2001) ainsi que des Flaming Lips. Notamment. Sa patte est donc incontestablement présente tout au long du nouvel elpee de MGMT. Et tout particulièrement sur le morceau final, « A orphan of fortune », une plage majestueuse, crépusculaire, digne de la bande à Jonathan Donahue ou de Wayne Coyne. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Et si le duo se sert allègrement de l’électro, c’est très souvent dans l’esprit d’Animal Collective. Voire même d’of Montreal. A l’instar de « A good sadness », une compo luxuriante sculptée dans un disco singulier, qui ouvre une forme de trilogie cosmique. Le presque dub « Astro-Mancy » lui emboîtant le pas et l’atmosphérique « I love you too, death » achevant l’exercice de style, une piste au cours de laquelle les vocaux en apesanteur sont bien mis en exergue, avant qu’ils ne se fondent dans une expression sonore qui prend alors crescendo de l’amplitude et de la richesse, sans avoir –ou presque– recours aux percus.

Le long playing s’ouvre par « Alien days », un titre de prog pop, qui aurait pu naître d’un débat parlementaire entre les anges et les démons, au sein de votre âme. Nonobstant ses synthés, « Cool song n° 2 » nous renvoie au « More » du Floyd. Cette profondeur des percussions reflète parfaitement cette impression. Les drums sont à nouveau floydiens tout au long de « Mystery disease », alors que les vocaux nous renvoient à Wire et la structure de la compo aux Doves. « Your life is a lie » constitue certainement la composition la plus contagieuse de cet LP. Et pourtant, on ne distingue ni couplet ni refrain. Du grand art ! Un clin d’œil au Beach Boys ? « Plenty of girls in the sea ». Un peu de soleil et des filles en bord de mer. Sur la plage, si vous préférez ? Encore que si la compo semble plutôt hantée par le spectre de Brian Wilson (NDR : ces voix !), le tempo emprunte carrément au glam de Garry Glitter. Une cover ? « Introspection » de Faine Jade, un ensemble garage obscur issu de sixties. Une chouette reprise susceptible de vous inciter à fureter au sein des compiles Pebbles et Nuggets. En publiant ce disque éponyme, Benjamin Goldwasser, Andrew VanWyngarden et Dave Fridmann on réussi un véritable tour de force. A ce titre, ils méritent qu’on leur tire notre chapeau.

En achetant le cd ou le vinyle, un code secret vous permettra de télécharger une vidéo réalisée sous influence, un clip multicolore qui propose un périple complètement décalé d’un drôle d’insecte déambulant au sein d’un univers imaginaire. Et ce au son des 10 pistes de l’opus. De quoi donner une dimension encore plus hallucinée aux compos…

 

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Congratulations

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Autant aller droit au but. En concoctant « Congratulations », les New-Yorkais de MGMT n’ont même pas essayé de satisfaire celles et ceux qui rêvaient d’un bis repetita. Quitte à se pencher et se soumettre aux coups de bâtons inévitables. Ceux qui n’ont été marqués que par les petites pépites electro-pop servant de singles au travail précédent du duo peuvent passer leur chemin. Andrew VanWyngarden et Ben Goldwasser n’ont gardé d’« Oracular Spectacular » qu’un psychédélisme assumé. MGMT s’en fout royalement de survivre à une hype, aussi conséquente soit-elle. Suffit de jeter un œil à leurs prestations ‘live’, souvent controversées tant les mecs n’y mettent aucune volonté. Et « Congratulations » est la quintessence même de l’œuvre dilettante. Les deux hommes ne se soumettent à la volonté d’aucun. Des neufs morceaux, pas un ne passerait la rampe du test radio. Sans concession.

« Congratulations » est la grande rencontre de toutes les influences rock, glam et psyché possibles et imaginables, puisées au cœur des sixties, secouées, absorbées et recrachées sous forme de morceaux aussi percutants qu’addictifs. Parfois même troublants. Comme ce « Siberian Breaks » long de douze minutes, loin de toutes illusions de grandeurs auxquelles on aurait pu s’attendre de la part d’une formation de cette trempe. En n’en faisant qu’à leur tête, MGMT ne s’y sont pas trompés. Certes, ils ne risquent pas d’en vendre des millions d’exemplaires, mais « Congratulations » a le mérite d’être simple, juste et sincère. En deux ans, les ‘Kids’ ont bien grandis.  

Pour écouter l’intégralité de l’album et visionner le clip zarbi de « Flash Delirium » : http://www.whoismgmt.com/be-en/music/congratulations

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Oracular spectacular

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Cet album est paru l’an dernier, mais il vient seulement de bénéficier d’une distribution officielle en Belgique. Il est le résultat des élucubrations de deux jeunes Américains. Andrew VanWijngarden et Bert Goldwasser. Issus de Brooklyn, très exactement, ils sont apparemment experts en recyclage. Pour enregistrer cette œuvre, le duo a reçu le concours de Dave Fridmann (Mercury Rev, Flaming Lips) à la production. Et inévitablement, on sent son empreinte tout au long de cet « Oracular spectacular ». MGMT (prononcez Management) tapisse les 10 plages de synthés eighties. Souvent dans l’esprit des Berlin Blondes. Mais sa musique est le fruit d’un savant cocktail opéré entre glam, psychédélisme, disco, funk blanc, new wave, folk, électronica, indus, prog, noise, pop et space rock. Et la liste n’est certainement pas exhaustive. D’ailleurs, aux références susvisées, le fait de citer des noms comme Bowie, le Genesis de l’Archange Gabriel, les Bee Gees, Grandaddy, Stackridge, Ween, LCD Soundsystem, Suicide, les Sparks, Of Montreal, Prince ou encore Hall and Oates ne peut que davantage noyer le poisson. On a même droit sur « Handshake » à un morceau particulièrement étrange; sorte de conte merveilleux abordé à la manière de Mew. Une constante : les vocaux falsetto. Souvent reverb. Et les arrangements très soignés. Quand à la plupart des lyrics, ils traduisent les rêves de star des deux Newyorkais. 

Si vous souhaitez voir le concert mega d' MGMT du 6 mars au Paradiso à Amsterdam, cliquez sur le lien suivant : http://www.fabchannel.com/mgmt_concert

Vidéoclip: http://www.youtube.com/user/mgmtmusic
iTunes:http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=264720008&s=143446