La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Mano Solo

A l’Olympia

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Véritable idole pour les uns, interprète irritant pour les autres, on ne peut enlever à Mano Solo sa constante intégrité ainsi que son évident talent ! Pour rappel, victime du SIDA, il est décédé en 2010, à l’âge de 46 ans. Ce ‘live’ immortalisé à l’Olympia permet de rendre un dernier hommage au très attachant fils du caricaturiste Cabu. Depuis son premier album solo sorti en 1993, « La Marmaille Nue », Mano Solo s’était peu à peu –et avec succès– construit un univers de ‘gavroche’ passionné, lyrique et poétique. Le concert à l’Olympia s’est déroulé en 2009 et réunit des morceaux issus de ses différents albums –mais surtout de son dernier intitulé « Rentrer au Port »– dont les déchirants « Des Années Entières » et « Une Image ». Bien que l’artiste français semble souvent ‘surjouer’ en injectant dans son interprétation un sentimentalisme exacerbé, son interprétation poignante et ses textes d’écorché vif gomment rapidement ces considérations…

Les fans ne peuvent passer à côté de ce ‘live’ d’adieu. Depuis le Père-Lachaise, où il repose, Mano Solo peut être satisfait de ce dernier testament sonore, reflétant un condensé de son écriture si particulière et tellement humaine… Notons que les bénéfices de la vente de ce disque seront reversés à l’association Fazasoma (http://www.fazasoma.org )

 

Mano Solo

Mano Solo s’est éteint à l’âge de 46 ans…

Écrit par

De son véritable nom Emmanuel Cabut, Mano Solo, est décédé ce 10 janvier 2010. Hospitalisé à l’issue de son dernier concert accordé à l’Olympia de Paris, le 12 novembre dernier, il avait depuis été victime de plusieurs anévrismes. Né à Châlons-sur-Marne, il avait entamé une carrière personnelle début des années 90, après avoir milité au sein du groupe punk, les Chihuahuas. Responsable d’une dizaine d’albums, il était aussi bien engagé dans l’univers artistique, social que politique. Atteint du SIDA, il était depuis de nombreuses années sous trithérapie. Il avait enfin décroché trois disques d’or. Son dernier elpee « Rentrer au port » était paru ce 28 septembre.

http://manosolo.net/test-bonze

Mano Solo

Les années sombres

Terriblement sinistre mais réaliste, le titre du deuxième elpee de l'ex-leader du défunt combo français, La Marmaille Nue. Peintre, dessinateur et poète, Mano Solo est séropositif. A 15 ans, il était toxico. Aussi, aujourd'hui il a des choses essentielles à dire. En un minimum de temps. Pas question donc pour lui de les gaspiller en futilités. Ses lyrics traduisent d'ailleurs parfaitement cet état d'esprit... Au cours des derniers mois, il s'est même découvert une conscience politique. En fustigeant les essais nucléaires décrétés par le pouvoir hexagonal. N'hésitant pas à interpeller la foule au cours de ses concerts. ‘Personne à ce jour, ajoute t-il, ne s'est pourtant manifesté, pour défendre la philosophie de Chirac. Soit son électorat a honte, soit mon audience pense à gauche. Un peu comme moi, même si j'ai applaudi la chute du mur de Berlin’. De sa voix écorchée, désabusée, il épanche toute sa tristesse fiévreuse: ‘La musique qui pleure avec moi... un manque d'amour... pays sans femme et sans chien’. Des phrases qui reflètent parfaitement le climat cafardeux mais poignant au sein duquel baigne ce disque. Dix-sept chansons, dix-sept rengaines empreintes de chagrin, d'ennui et d'abandon plaquées sur fond de blues, jazz, guinguette, flamenco ou cabaret. Dix-sept témoignages du spleen vécu par ses contemporains pendant ces années sombres...

 

Mano Solo

La Marmaille Nue

Après avoir touché à la poésie, au dessin et à la peinture, ce Châlonnais a décidé d'embrasser une carrière musicale. En fait, Mano a beaucoup de choses à raconter. Toxico à quinze ans, séropositif à vingt-quatre, il n'a plus beaucoup de temps à perdre. Tout au long de "La Marmaille Nue", il nous parle de déprime, de solitude, d'absence d'idéal, et bien sûr de SIDA sur un ton brumeux, écorché, imprégné d'un drôle de trémolo. Entouré d'une formation qui limite sa participation à la clarinette, au violon, à la guitare et à l'accordéon, son expression flotte entre guinguette, jazz et flamenco, un style qui malgré quelques affinités avec Les Négresses Vertes ou Pigalle s'inscrit plutôt dans la tradition de la bonne chanson française...