New Brutalism de 087 à 089…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Michael J Sheehy

Michael J. Sheehy mérite un peu d’amour…

Michael J. Sheehy enregistre des albums depuis près de trente ans, d’abord en tant que fondateur et porte-parole du groupe culte Dream City Film Club au milieu des années 90, puis comme artiste solo et leader du groupe de garage rock aux accents roots, Miraculous Mule. Il a tourné avec des artistes tels que Kristin Hersh, Tindersticks, John Cale et Peter Murphy, tandis que ses chansons ont été utilisées dans des films comme ‘Intimacy’ et la série télévisée ‘Deadwood’ .

Après une pause de six ans, Sheehy vient d’annoncer la sortie, le 5 juin, de « Don’t We Deserve Some Kind of Love ? », son septième elpee solo, dont deux titres, « Full Moon, Empty Belly » et « Don’t Put Yourself Beyond The Reach Of Love », sont parus sur un seul single, le 20 mars.

Parfois, quand j’écris des paroles, j’essaie de laisser les mots aller où bon leur semble’, explique Sheehy. Pour « Full Moon, Empty Belly », il s’est imaginé que son personnage principal était un loup-garou se demandant ce que la nuit lui réservait. ‘Je suppose que mon subconscient a choisi le loup-garou comme métaphore, et c’est en quelque sorte parfait : l’idée de malédiction, de dysmorphie et de lanugo (une affection où des poils fins poussent sur tout le corps pour compenser le manque de graisse corporelle chez les personnes souffrant d’anorexie)’, ajoute-t-il.

S'accompagnant au piano, « Don’t Put Yourself Beyond The Reach Of Love » voit Sheehy pleurer la perte d’un ami dont il s’est éloigné, devenu reclus à cause de sa propre addiction. Prônant le choix de l’amour et de la compagnie plutôt que l’isolement et la solitude, il entonne ‘It’s OK to be frightened’ dans les aigus, et un frisson sacré parcourt votre colonne vertébrale.

En explorant les thèmes de la dépendance, du rétablissement, du pardon, de l’amour, de la perte et de la quête d’identité, ce nouvel opus met clairement en lumière un changement de perspective amorcé par le précédent long playing, gravé en 2020, « Distance Is The Soul Of Beauty ». ‘J’ai arrêté de boire en 2012 et, après vingt ans d’abus d’alcool, il y avait beaucoup de dégâts et de débris dont il fallait s’occuper’, explique Sheehy.

Sheehy est devenu père en 2017 et, lentement mais sûrement, les chansons ont recommencé à jaillir. Pour la première fois, de minuscules rayons de lumière ont commencé à percer à travers les fissures de ses chansons souvent graves. ‘J’écris toujours pour les mêmes personnes, mais ma perspective a changé. Plutôt que de refléter la misère à travers les chansons et ma façon de vivre, j’essaie d’offrir de l’espoir, de l’humour et une sagesse durement acquise.’

« Don’t We Deserve Some Kind Of Love ? » a bénéficié de la participation de Fiona Brice (violon), Sandy Mill (chœurs), Ian Burns (batterie) et Patrick McCarthy (guitare). L’album a été enregistré chez lui sur une période de cinq ans, alors que Sheehy était père au foyer et travaillait le soir dans un bar de Camden, au nord de Londres.

« Full Moon, Empty Belly » est en écoute là

 

 

Michael J Sheehy

With these hands

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Sixième album solo pour l’ex-Dream City Film Club. Une œuvre conceptuelle, semi-autobiographique, au cours de laquelle il raconte l’histoire fictive d’un boxeur professionnel (Michael a pratiqué cette discipline sportive au cours de sa jeunesse). Rien que le sous-titre (NDR : ‘The rise and fall of Francis Delaney’) vous donne une idée du récit en question. Evoluant quelque part entre Tom Waits, Nick Cave et David Eugene Edwards (16th Horsepower, Wovenhand), la musique de Sheehy puise autant dans la roots, le blues, le r&b, la country, le vaudeville, le gothique que le gospel. Baignant au sein d’un climat particulièrement malsain, presque vaudou, « Fight for your right to fight » est même hanté par Screamin’ Jay Hawkins. Michael possède une très belle voix de crooner. Tour à tour tendre, ténébreuse, voluptueuse ou envoûtante. Que vient régulièrement enrichir des chœurs gospel. Des chœurs gospel dispensés a cappella, lors de la finale « Goodnight Irene », un éloge funèbre empreint d’une grande délicatesse. Trois artistes féminines ont participé aux sessions d’enregistrement : Sandy Dillon, Patsy Crime et Gemma Ray. Cette dernière pose même, en solitaire, son timbre bouleversant, sur « Frankie my darling ». Sheehy est bien sûr soutenu par une formation : les Hired Mourners (NDR : les Mercenaires Pleureurs !) Qui se partagent guitare électrique, orgue (NDR : vintage !), piano, percus, slide, basse et sporadiquement banjo ainsi que violon(s) (NDR : les arrangements de cordes sur « When did we grow so old » sont absolument fabuleux !) Bref, il y avait longtemps que je n’avais plus conclu par ces termes : un must !

Michael J Sheehy

Ghost on the motorway

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A ce jour, Michael a enregistré 6 albums : trois comme chanteur/guitariste chez Dream City Film Club, trois en solitaire. Dont le dernier en date « Ghost in the motorway » est paru chez Glitterhouse. Rien que la chanson maître de l’album vous donne une petite idée du climat qui règne tout au long de l’opus. Elle relate l’histoire d’une victime d’un accident de la route. Histoire fatale, vous vous en doutez. Et la suite se passe de commentaires. Même le titre de l’elpee. Un disque qui ne respire pas la joie de vivre, même si Michael manie avec beaucoup d’habileté l’humour noir. Il passe ainsi en revue, à travers ses compos, des sentiments de culpabilité, de revanche ou de pardon traçant une ligne imaginaire entre le profane et le sacré, entre l’enfer et le ciel, entre la vie et la mort. Il ne faut pas oublier que Michael est irlandais et que malgré son exil aux States, les questions relatives à la religion continuent à torturer son âme. C’est sans doute ce qui fait la beauté et la profondeur de ses chansons qu’il interprète d’une voix rauque, vulnérable et tellement fragile. Musicalement, Sheehy se nourrit essentiellement de blues, de gospel (les chœurs !), de folk et de country tout au long de cet opus pour lequel il a reçu le concours de quelques invités ; et notamment son frère et guitariste Patrick McCarthy, la violoniste Fiona Brice, l’ex bassiste de DCFC Andrew Park ainsi qu’Ed Harcourt. A conseiller vivement à ceux ou celles qui ne jurent que par David Eugene Edwards, Stuart A. Staples, Nick Cave, Tom Waits voire même Johnny Cash.

 

Michael J Sheehy

No longer my concern

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Avant d'opter pour une carrière individuelle, Michael J Sheehy avait sévi chez le très prometteur (mais trop vite défunt) Dream City Film Club ; une formation en compagnie de laquelle il avait d'ailleurs commis deux elpees. " No longer my concern " constitue son troisième opus solo. Un disque pour lequel il a reçu le concours de quelques invités de marque. Et notamment le pianiste Simon Raymonde (Cocteau Twins), le guitariste 'slide' Patrick Mc Carthy ainsi que d'Alison Shaw (The Cranes) aux backing vocaux ; mais pour un seul titre : " Dark country moment ". Evoluant au sein d'un univers suspendu quelque part entre Nick Cave, Howe Gelb, Lambchop et Chris Isaak, la musique de Sheehy exerce une fascination toute particulière. Tour à tour intimiste, mélancolique, spectrale, hypnotique ou urbaine, elle fouille dans les recoins les plus profonds de l'âme humaine. Une sensation accentuée par les lyrics. Des lyrics autobiographiques, qui traitent avec autodérision de la douleur, du chagrin, de la déception, de l'alcoolisme et de l'amour physique. Tout un programme ! Deux fragments épousent même une forme de gospel déjanté (" Donkey ride straight to hell " et " Swing low "). Mieux encore, un morceau caché renoue avec la noisy pop ténébreuse et lancinante de Jesus & Mary Chain. Remarquable !

 

Michael J Sheehy

Ill gotten gains

Écrit par

Le deuxième opus de Michael J Sheehy nous plonge au sein d'un univers atmosphérique, né s'un savant mélange de mélancolie, d'intimisme et d'indolence. Sis à la croisée des chemins de Nick Cave, de Tindersticks, de Cowboy Junkies et du Dream City Film Club sous son aspect le plus moelleux, cet univers est hanté par le vocal androgyne de Michael, dont les inflexions reverb, empruntées à Chris Isaak, sont régulièrement enrobées de chœurs gospel. Parfois, le ton peut néanmoins épouser une forme plus aride, plus agressive. A l'instar du tribal " Michael Jnr " ou de l'hypnotique " Wa'cha gonna do ? ". Deux titres que PJ Harvey pourrait facilement adapter au féminin. Coulé (?!?!) dans le delta, " Black holes is waiting (baby let's go) " est absolument superbe. Mais le meilleur fragment de l'opus est incontestablement la cover de " Mystery train ". Une chanson écrite par le tandem H Parker/S Philipps et immortalisée par Elvis Presley. Excitante, envoûtante, la nouvelle version vous remue véritablement les tripes. Un must !