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Heymoonshaker

De quoi laisser sans voix…

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Pour accueillir The Heymoonshaker, l’Alhambra est sold out. Faut dire que depuis plus ou moins 3 ans, il ratisse large. Un duo réunissant le guitariste/chanteur Andy Balcon –un barbu sympathique, par ailleurs– et Dave Crowe, le Human Beat Box. Vous savez un type qui joue de tous les instruments à l’aide de sa bouche. Ce soir, la paire va nous servir du blues, du rock’n’roll et du rock alternatif.

Il revient à Solkins de chauffer la salle. Solkins ou Konoba, c'est le même combat. La formation réunit Maxime Honhon (Electric Chateau, Konoba) à la guitare et au chant, Grégory Bourguignon aux drums, Maxime Simon (Whylanders, Konoba) aux synthés et aux machines (NDR : c’est celui qui arbore une moustache qui ferait pâlir de jalousie les Brigades du Tigre) ainsi que Thomas Maisin à la basse. A son actif trois Eps : « The Descent » (2012) « The Ascension » (2013) et bien sûr « Gold », un disque découpé en 5 pistes que le band qualifie de ‘gold pop’.

Le set s’ouvre par « It Never Comes », dernière plage de l’Ep. Les deux Max conjuguent leur voix. Ce qui est intéressant chez ce quatuor, c’est que de concert en concert, il parvient à proposer différentes versions de ses compositions. « People Want Gold » est un titre sculpté pour la bande FM. Ce morceau est né d’une collaboration avec un vidéaste allemand qui réalise des vidéos 'timelapse' (NDR : un effet spécial né de l’accélération du flux des images, réalisé lors de la prise de vues ou en postproduction, spécifique au cinéma). Nous fermons les yeux. On imagine des étoiles, un coucher de soleil et des nuages qui  défilent. On quitte la planète pour la stratosphère. La voix est aérienne et le touché de guitare précis. Installé en fond de scène, le drummer focalise tous les regards, à cause de ses mimiques si caractéristiques qui accompagnent ses mouvements de frappe. Une forme de mise en scène  naturelle. Bien souligné par les claviers, « Small Things » est un morceau plus dansant. Deux nouveaux titres : « Myself » et « Flowers ». Et avant de clore la prestation par « Old tree », le groupe ne va pas oublier d’interpréter son single, « Someone To Blame »…

L'aventure Heymoonshaker a débuté en 2005. A cette époque Andrew Balcon choisit déjà ce patronyme comme nom de scène. En 2008, il part en Nouvelle-Zélande. Il y rencontre alors le Human beat boxer Dave Crowe. Paradoxe, ils sont tous les deux britanniques. Et partagent une même passion pour le blues et l’‘electronic drum bass’. D’abord artistes de rue, ils écument ensuite les bars. Mais le duo se sépare et chacun décide de suivre son propre chemin. Ils se retrouvent cependant en Suède, où ils décident de reprendre l’aventure ensemble. Et s’installent même en France. Un premier elpee, intitulé « Beatbox Blues », paraît en 2012. Il est suivi d’un Ep (« Shakerism ») et d’un deuxième opus, baptisé « Noir », publié en 2015, un disque sombre, presque tribal, qui plonge au sein des racines du blues et du rock.

En ‘live’, Heymoonshaker impressionne par ses gros riffs, ses rythmes lourds, couplés à la voix sableuse, rocailleuse même, d’Andy. Le spectre de Led Zeppelin et Muddy Waters plane constamment.

Les cheveux noués en chignon, Balcon a le regard incendiaire. Très électriques, ses riffs sont viscéraux et nerveux. Dave approche le micro de ses lèvres et entame son multivocalisme. « Street of England » est bombardé de beats frénétiques. Dave impressionne déjà par ses percus vocales. Et il le démontre à nouveau tout au long de « Best of my love ». Tout comme lors du plus rock « Wheels In Motion », au cours duquel il s’inspire carrément du drumming de John Bonham. De quoi laisser sans voix !

La scène est plongée dans une semi pénombre, mais le light show, de couleur blanche, se focalise sur les artistes.   

Les sonorités de gratte sont bien primitives, basiques voir animales sur « Take The Reins ». Dave se charge, bien entendu, des bruitages. Andy empoigne son dobro et attaque le blues lent « Amandine », un morceau aux sonorités métalliques, qui nous entraîne à l’orée du Bayou, là où il n’y pas encore d’alligators.

La suite du spectacle va se révéler bien plus humoristique. Dave (NDR : il s'exprime très bien en français), fait le pitre lors des présentations. Andy reste en retrait et se concentre pour la chanson suivante « Lazy Eye », compo au cours de laquelle, seul, il se prend pour Mike Rosenberg (Passenger). Peu à peu on pénètre de plus en plus profondément dans le marais du bayou. Le climat est plus sombre. Ces marécages sont infestés d’alligators…

Dave va nous faire de nouveau son ‘one man show’ en mode Beat Box. Entraînant, « Fell Love » est bien cuivré par sa voix. Avant que le set ne s’achève par « Devil In Mind », histoire de rappeler sans doute, le pacte signé entre Robert Johnson et le diable ; enfin c’est ce que la légende raconte…

(Organisation : Alhambra)

 

Moonshake

The Sound Your Eyes Can Follow

Moonshake vient de perdre la moitié de son potentiel créatif, puisque Margaret Fiedler est partie fonder Laika. Elle a même persuadé le bassiste John Frenett de la rejoindre pour tenter cette nouvelle aventure. Reste donc Dave Callahan qui s'est adjoint l'ex-Gallon Drunk, Ray Dickaty pour les cuivres. Et puis ses manipulations de bandes, ses collages, ses samplings, pour compléter le line up. Encore que sur plusieurs fragments de cet opus, il a reçu le concours de musiciens de studio et puis de Katharine Gifford de Stereolab ainsi que de PJ Harvey pour assurer les backing vocals. Il faut cependant croire que le Moonshake nouveau ne possédait pas suffisamment de matière première, puisque le disque inclut quelques titres issus de la plume de Margaret. Et les mauvaises langues diront, sans doute, que ce sont les meilleurs. Comme ce "Just a working girl", qui sauve un peu l'ensemble d'une certaine confusion née de la complexité des arrangements et des expérimentations arythmiques, jazzifiantes...