Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Weird Nightmare

Hoopla, un second elpee pour Weird Nightmare

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Weird Nightmare revient en force. Le projet mené par Alex Edkins, ancien frontman du groupe METZ, sortira Hoopla, son deuxième album solo, le vendredi 1er mai 2026 chez Sub Pop. Un disque plus mélodique, plus lumineux, mais toujours porté par l’énergie brute et les influences rock qui ont forgé l’identité du musicien.

En parallèle de cette annonce, Weird Nightmare dévoile le clip officiel de “Might See You There”, réalisé par CC Mulligan et disponible ici 

Ce nouveau titre, nourri de nostalgie adolescente et inspiré par des groupes comme The Undertones et Protex, mêle simplicité punk, grands accords plaqués et arrangements inattendus, notamment un ajout de piano et de cloches rappelant les productions emblématiques de Phil Spector. Les chœurs de Julianna Riolino apportent une couleur supplémentaire à ce morceau déjà très accrocheur.

Co-produit par Edkins et Jim Eno (Spoon) au studio Machines With Magnets de Seth Manchester à Providence, Hoopla explore un territoire plus ouvert, plus texturé, où se croisent power-pop, garage et influences 60s–90s.

En gravant « Hoopla », Weird Nightmare semble prêt à franchir une nouvelle étape, confirmant Alex Edkins comme l’une des voix les plus inspirées de la scène indie rock actuelle.

Weird Nightmare

Weird Nightmare quelque part pour toujours

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Weird Nightmare est le projet power pop d’Alex Edkins, chanteur et guitariste du groupe METZ. Le nouveau single “Forever Elsewhere” marque une évolution majeure dans le son du projet, passant des débuts lo-fi à une production plus ambitieuse et mélodique. Co-produit par Jim Eno (Spoon) et enregistré sous la houlette de Seth Manchester, le morceau se distingue par son énergie brute, ses guitares saturées et ses refrains accrocheurs. Edkins décrit “Forever Elsewhere” comme sa chanson la plus optimiste, un message d’encouragement à ne pas baisser les bras même lorsque tout semble sombre, résumé par la phrase ‘L’amour, ça viendra. Le clip, tourné en Super 8 par Colin Medley, accompagne cette sortie.  Et il est disponible là

 

Nightbus

L’ascension de Nightbus

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Le duo mancunien Nightbus sortira son premier album, « Passenger », ce 10 octobre. Après avoir gravé plusieurs singles, il en a partagé un nouveau « Ascension ». Ce morceau, inspiré des beats new-yorkais des années 2000, explore des thèmes sombres tels que la mort, le suicide et l'héritage. Le duo décrit son opus comme un voyage à travers des espaces liminaux où tout est possible, abordant des sujets comme la dissociation, la codépendance et l'addiction, tout en offrant une lueur d'espoir.

Olive Rees et Jake Cottier, les membres de Nightbus, expliquent que leur musique est influencée par leurs expériences personnelles et leurs alter-égos, créant un paysage sonore unique qui mélange trip-hop des années 90, indie sleaze et electronica. Leur son est le résultat de collaborations créatives et de tensions, reflétant leur environnement musical à Manchester et Stockport. Avant même de jouer en concert, le single 'Mirrors' a déjà attiré l'attention et montré une capacité à offrir une expérience immersive et personnalisée aux auditeurs.

Le clip consacré à « ‘Ascension » est disponible ici et celui à « Landslide » là

 

 

Night Ritualz

Le partage de peau de Night Ritualz…

Basé dans la ville texane de San Antonio et profondément enraciné dans la culture mexicaine, l'artiste solo darkwave/synth punk Night Ritualz (alias Vincent Guerrero IV) tisse des influences Tejano dans ses chansons, mélangeant des paroles en anglais et en espagnol dans une musique qui combine des paysages sonores atmosphériques imprégnés de rythmes pulsés pour raconter des histoires à la fois profondément personnelles et auxquelles on peut s’identifier de manière universelle.

Après avoir sorti un certain nombre de singles depuis 2023, ces chansons et plusieurs nouveaux morceaux figurent sur un premier album éponyme qui sortira chez Metropolis Records le 7 mars 2025. Vincent Guerrero IV décrit l'album comme suit : ‘Une marque temporelle dans mon parcours musical. Les chansons sont toutes très différentes et je pense que c'est une bonne représentation de moi-même et de ce que je suis à ce moment de ma vie.’

Night Ritualz s'est d'abord inspiré d'artistes tels que Depeche Mode, Deftones et At The Drive-In, brouillant les pistes entre dark wave, electronica et post-punk pour créer un genre qu'il a baptisé ‘Fuck Wave’.

La 'Fuck Wave', c'est tout ce qui est ‘chaud’, érotique et sensuel et qui fait que les gens se sentent bien. J'ai l'impression que ma musique met les gens dans cet état d'esprit et leur permet d'être eux-mêmes sans jugement d'aucune sorte…’ explique-t-il

« Sharing Skin » est en écoute ici

 

 

Night Beats

Rajan

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Night Beats, c’est le projet de Danny Lee Blackwell, un Texan établi à Los Angeles. « Rajan » constitue son sixième elpee. Un disque dont les compos semblent nées de la rencontre improbable entre psychédélisme et soul vintage. Légèrement reverb et en retrait, le falsetto de Danny rappelle celui de Moby. Encore que sur « Dusty jungle », sa voix devient aussi versatile que celle de Finn Andrews (The Veils). Il règne un climat particulièrement cool tout au long de cet opus à l’instrumentation complexe. Et le spectral « Osaka » en est certainement le plus bel exemple, une plage au cours de laquelle Ambrose Kenny-Smith (King Gizzard & The Lizard Wizard) se réserve le micro et l’harmo. La guitare traverse de nombreuses pistes. Ses sonorités tentaculaires épousent parfois celles de Carlos Santana, mais sur le blues Cautionary tale », elles se révèlent à la fois grinçantes et sinistres. « Thank you » laisse transparaitre, dans le refrain, le célèbre « Sunny » de Bobby Hebb, repris par une multitude d’artistes, dont Ella Fitzgerald, Marvin Gaye, Shirley Bassey, Boney M, etc.

Petit coup de cœur pour « Morocco blues », dont l’atmosphère psychédélique filtrée insidieusement par un sitar, est hantée à la fois par Marc Bolan, Syd Barrett et Brian Jones…

Night Beats

La cuisine au beurre de Night Beats…

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Night Beats, c’est le projet psychédélique de Danny Lee Blackwell, un artiste né au Texas et établi à Los Angeles. Son nouvel elpee, « Rajan » sortira ce 14 juillet 2023. Il s’agira de son sixième. Blackwell a créé une œuvre qui navigue quelque part entre le western spaghetti, la pop, le rock, le jazz, le blues, la soul, le hip-hop et le psycédélisme. Entre autres.

En attendant, il nous en propose le single, « Hot Ghee », sous la forme d’un clip vidéo réalisé Chris Keller. Et il est disponible ici

 

 

Dexys (Midnight Runners)

La condition féminine, thème du nouvel opus des Dexys…

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Les Dexys sont de retour ! 11 ans après la sortie de leur dernier album de musique originale, « One Day I'm Going to Soar », le groupe publiera un nouvel elpee le 28 juillet 2023. Il s’intitulera « The Feminine Divine ».

Cet opus est annoncé par un premier single, « I'm Going To Get Free », imprégné de cuivres et aux accents dance-hall. ‘Le personnage se libère avec optimisme d'un traumatisme intériorisé, de la dépression et de la culpabilité’, a déclaré Kevin Rowland à propos de ce titre.

« The Feminine Divine » constitue le cinquième LP de matériel original de Dexys, produit une fois de plus par Pete Schwier, avec le célèbre musicien de studio et producteur Toby Chapman. Après avoir pris du temps pour se recentrer, Kevin Rowland est revenu à la musique avec une nouvelle perspective et une nouvelle positivité. Un disque personnel, voire strictement autobiographique, qui dresse le portrait d'un homme dont les opinions ont évolué avec le temps. Pas seulement sur les femmes, mais sur tout le concept de masculinité avec lequel il a été élevé : une éducation et un désapprentissage qui est tracé à travers l'arc de « The Feminine Divine » avec un effet vertigineux.

Le clip de « I’m going to get free » est disponible là

 

 

Midnight Oil

Quand musique rime avec politique et changement climatique…

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Fondé en 1972 sous le patronyme de The Farm, avant d’opter pour celui de Midnight Oil en 1976, cette formation australienne s’est séparée en 2002, moment choisi par son leader, Peter Garrett, pour se lancer en politique. Il deviendra même ministre de l'environnement du gouvernement australien suite à la victoire du Labor Party, aux élections. Entre 2005 et 2009, le band remonte circonstanciellement sur les planches, mais il ne se reforme réellement, qu’en 2017.

Le groupe a gravé un quinzième elpee, en février dernier. Baptisé « Resist », il s’agit du premier opus studio enregistré depuis 20 longues années ; un excellent album, il faut le rappeler. Auquel le bassiste Bones Hillman et le producteur Warne Livesey, décédés récemment, n’ont pu participer. Une œuvre qui perpétue le combat écologique de Peter, surnommé le géant vert (NDR : 1,93 m, quand même) qu’il livre depuis longtemps, tant à travers son groupe que son action politique. Que ce soit dans le domaine de la crise climatique, la dégradation de l’environnement ou le rôle des citoyens face aux immenses défis de notre temps.  

Le supporting act est assuré par Mooneye, une formation issue du Nord de la Belgique drivée par le chanteur/guitariste Michiel Libberecht. Le line up implique également le drummer Ramses Van den Eede, le bassiste Stan Holvoet ainsi que les sixcordistes Jesse Maes et Guillaume Navarro. Fondée en 2019, elle avait remporté le concours ‘De Nieuwe Lichting’ de StuBru. A son actif un Ep et trois singles. Mélancoliques, voire romantiques, les compos de Mooneye s’inspirent de la pop britannique, tant des Beatles, des débuts de Coldplay que de Travis. Faut dire que la voix aérienne et harmonieuse de Michiel correspond parfaitement à ce type de compos…

Setlist : « Are You Lonely », « Not The One », « Thinking About Leaving », « Black River », « Bright Lights », « Fix The Heater ».

L’instrumental préenregistré « Kingdom of Flaunt » précède l’entrée sur le podium des musicos. Garrett se plante au centre. Il est épaulé par le guitariste et claviériste Jim Moginie, un stetson noir enfoncé sur le crâne, le fidèle drummer Rob Hirst (NDR : à sa gauche trône un immense fût métallique et sur sa grosse caisse est imprimée l’image de la pochette du dernier opus, symbole de la crise climatique), le second sixcordiste Martin Rotsey, le bassiste Adam Ventoura (NDR : il remplace feu Bones Hillman, décédé en 2021), et circonstanciellement un saxophoniste et deux choristes. En toile de fond, on remarque la présence d’une toile tendue sur laquelle est reproduite une main humaine tenant un globe en feu. Elle servira également d’écran pour les projections.

Rock énergique, « Nobody's Child » ouvre le concert. Peter ne tient pas en place. Il arpente l’estrade de long en large. Ses mains s’agitent constamment. Le light show plonge les musicos dans une forme de mystère de l’ombre jaune tout au long de « At The Time Of Writing ».

Issu de l'excellent « The Makarrata Project », paru l'année dernière, « First Nation » exprime le désir de rendre justice et de donner une voix au chapitre aux premiers habitants de l'Australie. Pendant la chanson, Garrett est rejoint à l’avant du podium par la choriste Leah Flanagan afin de partager un duo.

Des décennies de protestation –à  la fois d'archives et plus récentes– sont projetées sur l'écran derrière la scène, ainsi que des images de l'environnement naturel, à la fois dans sa majesté et a détérioration rapide due aux feux de brousse et aux inondations. Entre les chansons, Garrett aborde les échecs du parti au pouvoir actuel et l'urgence de prendre des mesures radicales contre le changement climatique.

La setlist alterne morceaux extraits du dernier opus et puis classiques du groupe. Dont l’un ou l’autre morceau élégiaque et atmosphérique. A l’instar du titre maître du dernier long playing, « We Resist ». Des roadies apportent des cymbales et une caisse claire à l’avant du podium. Elles sont destinées à Rob Hirst qui en profite pour également se réserver le lead vocal tout au long de l’hypnotique « Kosciusko ». Et le band n’en n’oublie pas « Rising Seas », un message qui avait été transmis à la dernière COP26, avant qu’elle ne débute. Une compo qui avait également fait l’objet d’un clip explicite (à voir ou revoir ici).

Pendant « Blue Sky Mine », Garrett souffle dans son harmonica. « Power And The Passion » rend hommage au défunt batteur de Foo Fighters, Taylor Hawkins. Pour l’occasion, Rob se déchaine littéralement sur ses fûts lors d’un solo musclé. C’est également le morceau choisi par le saxophoniste pour s’illustrer à travers une intervention qui tranche avec la ligne de basse luxuriante d’Adam Ventoura.

Lors du rappel, Midnight OIl attaque une version extatique de la protestation nucléaire de l'époque de la guerre froide, « Hercules », avant d’achever le concert par « Wiyathul », une chanson signée par feu Geoffrey Gurrumul Yunupingu, une figure importante dans la promotion de l'harmonie raciale, ainsi qu'un porte-parole des Aborigènes d'Australie.

Bien que d’une durée de 2h30, le show a tenu le public en haleine de bout en bout.

Assister à un tel spectacle, c’est rien que du bonheur et cette énergie communicative devrait booster les spectateurs tout au long de la semaine.

Setlist : « Kingdom of Flaunt », « Nobody's Child », « At The Time Of Writing », « Truganini », « Put Down That Weapon », « Stand In Line », « First Nation », « The Dead Heart », « My Country », « Short Memory », « Luritja Way » (Tour debut), « Kosciusko », « Only The Strong », « We Are Not Afraid », « Redneck Wonderland », « Rising Seas », « Read About It », « Blue Sky Mine », « Beds Are Burning », « Power And The Passion », « Forgotten Years ».

Rappel : « Hercules », « Wiyathul » (Geoffrey Gurrumul Yunupingu song).

(Organisation : Gracia Live)

Midnight Oil

Resist

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Dès « Rising seas », le morceau qui ouvre l’elpee, on ne peut s’empêcher de penser à « Beds are burning », « Golden age » ou encore « Blue sky mine ». Un morceau bien rock, punchy, dont la formation australienne a le secret. Et le bien enlevé « At the time of writing », enrichi par une intervention de sax, en fin de parcours, ainsi que « Nobody’s child », dynamisé par ce piano martelé comme chez les légendes du rock’n’roll, sont de la même trempe. « The Barka – Darling river » démarre sur le même canevas avant de virer à la ballade, sur fond de bruitages psychédéliques. Ballade mid tempo tramée sur une gratte acoustique, « Tarkline » aurait pu figurer au répertoire de REM. Une sèche bien élégante qui amorce « Reef », une piste enrobée de chœurs, avant que la six cordes électrique ne prenne son envol. Bien que s’appuyant sur une texture synthétique sombre, « We are not afraid » bénéficie du concours d’une section de cordes. Fiévreux, « Lost at sea » trempe dans du Midnight Oil, pur jus. Tout comme « We resist », dont les arpèges en boucle libèrent des sonorités élégantes. Ainsi que « Last frontier », morceau final, au cours duquel Peter Garrett se demande qui va réparer les dégâts que nous causons à la planète. Car oui, évidemment, toutes les compos traitent des problèmes environnementaux, et tout particulièrement du dérèglement climatique, mais également des immenses défis que l’homme va devoir relever pour sauver notre planète.

Midnight Oil compte accomplir une toute dernière tournée mondiale. Il pourrait encore donner une suite à ce 12ème opus studio, mais rien n’est moins sûr. Faut dire que lors de sessions d’enregistrement qui se sont déroulées en 2019, le bassiste de longue date, Bones Hillman, était encore de la partie. Il est décédé 12 mois plus tard. Et cet LP lui est dédié à titre posthume.

Nightshift

Zöe

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Second elpee pour ce quintet glaswégien dont l’originalité procède de la présence d’une clarinette qui s’insinue au cœur d’une majorité de compos, à la manière d’un Steven Brown (Tuxedomoon). C’est Georgia Harris qui s’en charge, outre la guitare et le lead vocal. Une voix tour à tour laconique ou versatile régulièrement conjuguée à celle d’Eothen Stern, mais parfois dispensée sous la forme d’une contre-voix. A l’instar de « Piece together », le titre qui ouvre l’opus, une compo lancinante au sein de laquelle se glisse une guitare serpentine. Mais ces harmonies vocales peuvent devenir incantatoires et ombrageuses, un peu comme chez Siouxsie Sioux (« Zöe »).

La plupart des plages sont paradoxalement minimalistes mais parfois aussi complexes. « Power cut » nous entraîne ainsi dans un univers psychédélique aux pulsations métronomiques. Une piste de 7’ dont le final est particulièrement intense. Plus curieux encore, « Outta space » macère au sein d’un climat blafard qui rappelle quelque part Tom Waits. 

Le combo a beau citer Brian Eno comme influence majeure. On ne voit vraiment pas où. Mais une chose est sûre, cet album sort vraiment de l’ordinaire…

Midnight Sister

Painting the roses

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Midnight Sister, c’est le projet de Juliana Giraffe et Ari Balouzian, un duo issu de Los Angeles. Elle est cinéaste, plasticienne et chanteuse. De formation classique, il est producteur, compositeur de musiques de films, claviériste et se consacre aux instruments à cordes. Pour enregistrer son deuxième opus, le couple a reçu le concours d’un backing group se partageant le mellotron, le wurlitzer, l’accordéon, la basse, le violoncelle, la pedal steel, la guitare, les drums, les percus, les cloches et autres sifflets. Sans oublier une section de cuivres.

Intitulé « Painting the roses », cet LP baigne au sein d’une forme de nu disco mâtinée de glam, de pop baroque, de jazz, de psychédélisme ainsi que de musique classique et cinématographique. Notamment ! Sans oublier les chœurs. Tantôt spectraux, angéliques ou en couches. Et même beatlenesques sur « Sorry for the trees ». Indolente, cabaret, elle invite steel guitare, ukulélé et arrangements de cordes emphatiques. D’ailleurs les arrangements de cordes et/ou de cuivres sont légion. Et de nombreuses références aux seventies marquent les compos de cet elpee. Du disco, d’abord. Donna Summer et Chic sur le groovy « Sirens ». Les Bee Gees sur « Limousine ». Du glitter rock ensuite. Marc Bolan sur « Foxes », une ballade mid tempo aux arrangements tarabiscotés inspirés d’Electric Light Orchestra et des Fab Four circa « Magical Mystery Tour ». De la soul bien 70’s sur le slow crapuleux « Satellite ». Mais encore des claviers vintage, veloutés, à la manière de Rod Argent, sur « Tomorrowland ». On a même droit à une touche de free jazz (ce saxophone !) sur « Dearly departed », une plage subrepticement tapissée de chœurs spectraux et qui passe en mode nightclubbien, à mi-parcours…

On en oublierait presque la voix de Giraffe. Sensuelle, théâtrale et vaporeuse, elle évoque parfois celle de Marylin Monroe.

Enfin, le titre de l’album s’inspire du voyage effectué en Argentine par Juliana, afin de retrouver ses racines. Proposé sous la forme d’un tango, « Doctor says », en est une belle illustration.

Knife Knights

1 Time Mirage

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Depuis l’éclosion de Shabazz Palaces, la maison très ‘rock’ Sub Pop concède un peu de terrain au hip-hop. Mais le label de Seattle a décidé de ne s’intéresser qu’au hip-hop alternatif tout en exigeant une indéniable qualité. Le duo Knife Knights, réunissant Ishmael Butler (membre de Shabazz Palaces) et l’ingénieur du son et musicien Erik Blood s’inscrit définitivement dans cette lignée. « 1 Time Mirage » baigne au sein d’un climat dense et étrange propice aux rythmes syncopés, et ne pénètre dans les oreilles que progressivement. Grâce à ses lyrics fascinants et mystérieux, ses beats atmosphériques rappelant le trip-hop, des loops électros expérimentaux (« Can’t Draw the Line »), des vibrations jazzy (« Come On Let’s Go ») sans oublier des segments se référant au hip-hop classique ou à la soul (le plus accessible « Give You Game » qui bénéficie du concours de Marquetta Miller), Knife Knights  flanque un bon coup de pied dans l’Amérique conservatrice de Trump.

Une œuvre peut-être un peu glaciale et cérébrale de prime abord, mais diablement hypnotique et marchant même sur les traces d’artistes comme Thundercat et Flying Lotus…

Nightlands

I Can Feel the Night Around Me

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Lorsqu’il ne se consacre pas à la basse chez War on Drugs, Dave Hartley s’investit au sein d’un projet qu’il a baptisé Nightlands. « I Can Feel the Night Around Me » constitue déjà son troisième opus, des disques publiés sur le label texan, Western Vinyl, une écurie qui héberge,  notamment, Bonnie Prince Billy et Dirty Projector…

L’Américain a enregistré cet elpee, seul, chez lui. Neuf plages de folk/rock atmosphérique légèrement teintées de psychédélisme. Le tempo est indolent et vous berce constamment. La voix de Hartley et l’instrumentation –riche par ailleurs– est chargée d’effets, comme si elle était recouverte d’un voile. L’expression sonore navigue quelque part entre The War on Drugs et Tame Impala, mais sous prozac. Pas vraiment idéal si vous souhaitez un bon coup de boost. Bien sûr, Dave affiche une impeccable maîtrise instrumentale, mais le long playing recèle bien trop de compos soporifiques pour maintenir l’esprit en éveil de bout en bout…

 

Midnight Sister

Saturn over sunset

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Midnight Sister réunit Juliana Giraffe et Ari Bazoulian. Un duo qui s’est installé Los Angeles, ville qui semble exercer un rôle majeur sur leur création. Et tout particulièrement son univers cinématographique, omniprésent dans la musique du couple, qu’on pourrait qualifier de pop baroque. "Saturn over Sunset" constitue son premier album et est publié chez Jagjaguwar, un label qui a toujours eu le nez creux pour détecter des artistes talentueux. 

Les 14 plages de cet opus constituent autant de fresques filmiques qu’on pourrait facilement imaginer issues d’autant de longs métrages hollywoodiens. Juliana Giraffe et Ari Bazoulian interprètent des rôles davantage qu'ils ne chantent. On se retrouve quelques décennies en arrière à l'époque où les comédies musicales faisaient recette. A tour de rôle, les deux Américains se réservent le micro, alors que le synthé alimente, en arrière-plan, l’instrumentation. Certains titres sont carrément déstructurés, à l’instar de « Canary », qui ouvre la plaque, alors que d’autres baignent au sein d’une pop accessible, à l’instar de « Leave You » et du très 80’s « Blue Cigar »..

Bref, si ce « Saturn over Sunset » ne risque pas de marquer l’histoire du pop/rock de son empreinte, il s’écoute le sourire aux lèvres et sans se soucier du temps qui passe…

 

The Midnight Ghost Train

Cold Was The Ground

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Si vous aimez les atmosphères sombres, le bon vieux rock qui pue des pieds et se fond dans le son bluesy, je vous invite à écouter ce « Cold Was the Ground », dernier album de The Midnight Ghost Train. Fermez les yeux, imaginez-vous roulant de nuit au milieu des plaines du Texas. Il fait chaud et humide, l’esprit embrumé tant par l’ivresse d’un bon whisky que par la liquidation en bonne et due forme d’une famille de bons petits Américains. Digne d’un cynique Tarantino ou d’un Rob Zombie déjanté.

« Along The Chasm », en guise d’introduction oppressante, est rapidement rejointe par des guitares rondes et ronronnantes qui ne cesseront de vous accompagner tout le long de la route. « Cold was the Ground », c’est du Stoner qui fait du bien par où il passe, mixé à la chaleur de transitions propres au Blues. Issu de Topeka, capitale du Kansas aux Etats-Unis, ce trio arpente les scènes depuis bientôt huit ans et publie donc son troisième opus studio. Les riffs ronds de « Gladstone » nous entraînent directement au cœur de l’album et plantent le décor roots et brumeux, où les riffs et la voix grave et rocailleuse de Steve Moss, vocaliste/bassiste du groupe, s’entrechoquent. Un contraste où le rugueux vient côtoyer le soyeux, afin d’élaborer une matière aux multiples reliefs. Comme tout bon Stoner, les morceaux profitent d’une alternance entre un rock endiablé rapidement exécuté et un étirement en longueur de certains passages afin de profiter de la couleur de chaque note, le tout dans un mouvement hypnotique nous entraînant dans un au-delà planant. « BC Trucker », single de l’album, déboule par un solo de batterie rapidement rejoint, en arrière-plan, par une basse aux accents réminiscents d’un ZZ Top, mais exécutés plus rapidement, et un riff bénéficiant d’un break bien placé, pour s’installer confortablement et rester en tête jusqu’à la fin du morceau. Ce dernier profite d’ailleurs d’un clip vidéo assez déjanté, où les trois gars du Kansas se retrouvent à jouer au milieu des champs, accompagnés d’un homme coiffé d’un masque de cochon et tournoyant en Quad autour d’eux. On y retrouve ensuite une bande d’enfants, habillés tels des Amish, quittant la ville et armés d’outils agricoles, rejoignant le band afin de faire la fête ensemble. Le clip se termine par un plan où brûle tranquillement l’homme-cochon sur une chaise en osier. What else ? Telle une parenthèse, « One Last Shelter », privé de tout apport vocal, démarre comme un morceau de Mötorhead pour ensuite se fondre en un intermède teinté de blues, avant d’être repris par une guitare frénétique pour finalement aboutir dans une sauce rock’n’rollesque bien épaisse. Mention spéciale à « The Little Sparrow », morceau intimiste susurré au micro, narrant l’histoire d’un homme hanté par sa musique en pleine nuit, l’empêchant de fermer l’œil happé par les songes. Peut-être un vieux fantôme, quand on sait que le père du frontmen s’est éteint il y a cinq ans, en lui laissant pour derniers mots : ‘Peu importe les raisons, ne cesse jamais de jouer de la musique. Vas-y toujours aussi fort que tu peux’. Une dernière volonté qui revêt tant de l’énergie à puiser que du fardeau à porter.

Fan de Rock bien gras, d’ambiance un peu crado et de western-spaghetti, ne manquez pas cet elpee qui devrait vous faire passer un bon moment. Pas question ici de se prendre la tête et de se poser un tas questions futiles, il suffit de se laisser aller afin d’être emporté dans le monde parallèle et barré de The Midnight Ghost Train. Une traversée nocturne en vieille Cadillac au milieu de nulle part.

The Midnight Ghost Train se produira ra le 10 mars prochain au Bunker (Bruxelles)

 

The Nighthawks

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Dans l’univers du blues, The Nighthawks est certainement l'une des plus anciennes formations qui fréquente encore le circuit des bars et des clubs. Du blues que le combo mêle au R&B, doo wop et rockabilly. La figure de proue est Mark Werner, membre fondateur qui drive le combo depuis 1972. Un chanteur/harmoniciste dont les bras sont intégralement tatoués. Sa réputation, le groupe de Washington DC l’a bâtie sur le duo Mark Werner/ Jimmy Thackery. Guitariste, ce dernier embrassera une carrière solo dès 1986. Par la suite, toute une série de gratteurs vont défiler : Jimmy Hall, Jimmy Nalls, Danny Morris, Pete Kanaras, … Depuis plus de dix ans, ce rôle est assuré par Paul Bell. Le line up est complété par le bassiste Johnny Castle et depuis 2010 du drummer Mark Stutso. Les quatre musicos participent aux vocaux !

Après 40 années d’existence, on se doute bien que la discographie du band est imposante. Leurs deux derniers opus remontent à 2010 et 2012. "Last train to Bluesville" est paru chez Rip Bang, et "Damn good time", sur Severn. Ce dernier essai est paru sur le label Ellersoul, un label très actif qui avait publié l’an dernier un superbe long playing de 4 Jacks, formation impliquant le gratteur texan Anson Funderburgh.

"Walk that walk" ouvre la plaque. Soutenu par les chœurs doo-wop de ses trois acolytes, Mark chante ce rockabilly. Wenner prouve qu'il n'a rien perdu de sa verve à l'harmonica, poussant ses notes dans leurs derniers retranchements. Imprimé sur un mid tempo, "Livin' the blues" est un blues buriné par la voix nasillarde et relativement usée du leader. Son message passe pourtant en puissance. Il souffle dans son harmo comme si ses jours étaient comptés! Il est vrai qu'il a été opéré à cœur ouvert en 2012. Débordant d’énergie, "444 A.M." nous replonge dans le rockabilly. Paul Bell joue en pickin' alors que Mark a déjà rechargé son instrument de poche! Une voix soul, chargée de passion (NDR : probablement celle de Mark Stutso), interprète "You're gone", un blues classique. Wenner a récupéré le micro pour attaquer l’excellent "Honky Tonk queen", une plage captivante qui évolue dans un registre honky tonk/country rock. Elle est même le théâtre d'une nouvelle sortie des solistes. Ludique, "Got a lot of lovin'" opère un retour au rock'n'roll. Les vocaux sont partagés tout au long du blues/soul "Crawfish". "High snakes" constitue la première accalmie de l’elpee ; une tendre et douce ballade fort bien ficelée, au cours de laquelle Paul Bell brille sur les cordes. "The price of love" est incontestablement une des meilleures plages du long playing, un R&B très participatif caractérisé par les interventions vigoureuses à l’harmo alors que Bell est passé à la guitare slide. Et "No secrets" adopte la même formule ! Stutso chante "Nothin' but the blues", un blues unplugged. Empreint de pudeur et de douceur, il est enrichi par la présence d’une slide aux interventions de toute beauté. La reprise du "Louisiana blues" de Muddy Waters préserve l’authenticité de la version originale. De bonne facture, cet elpee s’achève par "Roadside cross", une ballade folk roots qui met en exergue la mandoline du Japonais Akira Otsuka.

 

Danny & The Nightmares

Death of Satan

Écrit par

Sans même avoir pris connaissance de la bio, il ne faut que quelques secondes pour reconnaître l’identité de cet obscur Danny. En fait il s’agit de Daniel Johnston, dont les idées sont toujours aussi déglinguées ! Oui, oui, flanqué de ses Nightmares, notre dingo préféré est responsable d’un elpee aux compos fragiles et mélodiques (« Mentally Ill »), mais aussi définitivement lo-fi (« Satanic Church »). L’Américain affiche, sur cet opus, une face plus électrique et bien plus ténébreuse… Le titre du long playing est certainement la plus belle illustration. Mais également ceux du tracklisting. Et tout particulièrement « Daniel Johnston is Dead », « Do Die », « Songs of Pain » ainsi que « Suicide ». Manifestement, à travers ce projet, l’artiste explore la face la plus sombre de son âme. Un projet qu’il creuse depuis la fin des années 90 et qui lui permet, en quelque sorte, de se défouler. Baignant dans un rock garage plutôt particulier, « Death of Satan » souffle le chaud et le froid, mais surtout recèle quelques pépites. A l’instar du déchirant « Satanic Church » ou du titre maître, hanté de divagations bruitistes (« Death of Satan »). Quoiqu’il en soit, les cauchemars musicaux de Danny sont diablement savoureux…

 

Midnight Faces

Fornication

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Votre serviteur avait succombé au charme fou de leur premier Ep. Le duo américain nous proposé aujourd’hui son premier elpee, un opus sur lequel figurent, entre autres, les 4 morceaux qui nous avaient tant séduits…

Réunissant Matthew Warn et Phil Stancil, le tandem n’est pas né de la dernière pluie. Le premier a milité au sein du groupe post-rock Saxon Shore en compagnie de Josh Tillman (Fleet Foxes, Father John Misty) et plus tôt (NDR : c’était pendant son adolescence) encore partagé un projet en compagnie de Jonathan Pierce, le frontman de The Drums. Mais, pas la peine de chercher ses influences du côté de ce passé. Midnight Faces s’épanouit au sein d’un électro-rock aux évidentes réminiscences 80’s. Pas étonnant que la musique de la paire soit décrite comme le chaînon manquant entre Tom Petty et The Cure ! La voix éthérée et aérienne de Phil Stancil rappelle Robert Smith, alors que les synthés, les chœurs et autres loops semblent avoir été piqués à Depeche Mode, en compagnie desquels ils pourraient d’ailleurs partager l’affiche des festivals, tant leurs morceaux épiques et romantiques semblent humblement mais sûrement taillés pour les grandes scènes ! Suffit d’écouter « Holding On » ou « Feel this Way » si vous voulez vous faire une petite idée de leur shoegaze mélancolique pour stade… Une belle confirmation !

 

Nightlands

Oak Island

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« Oak Island » constitue le deuxième album solo de Dave Hartley, le bassiste de War On Drugs. Ce multi instrumentiste de talent l'a enregistré comme le précédent ("Forget The Mantra") dans la chambre à coucher de son appartement philadelphien. Et cet exercice solitaire a bien du charme, livrant une dream-pop rétro très influencée par le soft-rock des 70's que l'on pourrait rapprocher des réalisations récentes de Gayngs et Disorder, la production léchée en moins, un soupçon de psychédélisme en plus.

Dave Hartley, en grand fan des Beach Boys, de Crosby, Still & Nash et de Simon & Garfunkel, aime les harmonies vocales. Il en use et abuse tout au long du disque. Dissimulant une tessiture somme toute assez banale sous une multitude d'effets, il s'ingénie à superposer les couches vocales (jusqu'à 300 sur le morceau "Nico"). Ces boucles, beaucoup de reverb, un zeste de sonorités electronica et des rythmiques légères créent une atmosphère souvent onirique. Mais quelques notes de trompettes au groove nonchalant et aux mélodies imparables et les accords classiques d'une guitare acoustique nous rappellent que le propos est résolument pop. Des morceaux comme le tubesque « I Fell In Love With A Feeling », le chaloupé « Born To Love » ou « So Far So Long » (sorte de rencontre improbable entre Magnetic Fields et Flaming Lips) sont d'ailleurs de vraies perles de pop aérienne. Une sereine nostalgie se dégage d’« Oak Island », comme une  rêverie adolescente, une invitation à un voyage imaginaire. Composé patiemment, en bon artisan, pendant deux ans et demi entre deux tournées des War On Drugs, il se révèle un agréable compagnon dans lequel on apprécie de se plonger en ces jours de torpeur estivale.

 

Midnight Faces

Midnight Faces (Ep)

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Midnight Faces est un nouveau duo réunissant deux artistes pas totalement novices en méfaits indie : Philip Stancil et Matthew Warn. Le second, au riche CV, a en effet fourbi ses premières armes en compagnie de son ami d’enfance Jonathan Pierce, le leader de The Drums pour ensuite s’acoquiner avec Josh Tillman (Fleet Foxes, Father John Misty) au sein du groupe post-rock Saxon Shore. Sur ce premier Ep 4 titres (enrichi d’un remix de « Feel This Way ») Stancil pose sa voix claire sur les compositions pop-rock éthérées de Warn. Ces hits imparables, dont le puissant, « Give In Give Out », caractérisé par son chœur magnifique, nous donnent franchement l’envie de connaître la suite. Qui ne devrait tarder, puisque la paire est actuellement occupée d’enregistrer « Fornication », leur premier elpee, sous la houlette de Jason Martin (The Drums, Cold War Kids), à Los Angeles.

 

Marry Waterson & Oliver Knight

Hidden

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Chez les ‘Knight-Waterson’, le folk est une affaire familiale ancestrale… Oliver Knight et Marry Waterson sont en effet les enfants de Lal Waterson et Georges Knight, illustres songwriters britanniques militant pour la cause du folklore insulaire, depuis des lustres. Après avoir défendu une multitude de projets, les liens familiaux ont finalement poussé Marry et Oliver à unir leurs talents pour concocter ensemble un premier album intitulé « The Days That Shaped Me », un disque paru en 2011. « Hidden » en est la suite logique, un second essai baignant dans une atmosphère bien entendu roots à souhait. Et difficile d’attendre des rejetons de Lal Waterson autre chose qu’une musique boisée et principalement acoustique (« I’m in A Mood »). Les fantômes de Richard Thompson et de David Gilmour ne sont jamais très loin (« I Won’t Hear »), même si certains arrangements épousent un profil nettement plus contemporain (« Gormandizer »). Le tout est enrichi d’interventions d’orgues Hammond ou d’orchestrations de cordes. Un peu trop conventionnel à mon goût et susceptible de susciter un certain ennui, « Hidden » recèle quand même l’une ou l’autre plage réussie, à l’instar de « Scarlet Starlet » ou « Russian Dolls ». Pour inconditionnels du style !

 

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