Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Manu Chao & Santa Fe Klan

Seulement Manu Chao et Santa Fe Klan…

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Le single « Solamente » marque la rencontre inédite entre Manu Chao, artiste incontournable de la scène alternative internationale, et de Santa Fe Klan, voix majeure de la jeunesse mexicaine. Santa Fe Klan, de son vrai nom Ángel Quezada, est l’une des figures montantes de la musique latine. Originaire de Guanajuato (Mexique), il fédère une communauté massive sur Instagram et YouTube

Après plusieurs années d’absence, Manu Chao revient en force avec son nouvel album « Viva Tu » sorti depuis peu, reconnu pour son authenticité et sa dimension engagée.

Porté par une guitare acoustique minimaliste et une énergie brute, « Solamente » met en dialogue deux univers que tout semble opposer, mais que l'engagement et l’humanité réunissent. Manu Chao pose ses mots avec sa spontanéité naturelle, pendant que Santa Fe Klan y apporte la profondeur et la rage contenue de toute une génération.

La vidéo de « Solamente » est disponible

 

 

 

Knuckle Head (France)

C’est la fin du commencement pour Knuckle Head…

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Mélange détonant de dark country, de rock et de blues, l'univers de Knuckle Head s'agrémente parfois de touches stoner, parfois de teintes psychédéliques, mais une chose est sûre, ses sonorités graves et massives sont un voyage extatique vers l'Amérique, le western sale et poussiéreux. Aujourd'hui, le duo propose "In The End", un nouveau single qui marque le début de l'attente pour son prochain album (le clip est disponible ).

Depuis ses débuts, Knuckle Head trace son chemin grâce à un style musical si reconnaissable. Riffs puissants, rythmes entraînants, son mélange de rock et de country regorge de morceaux marquants mettant en avant autant la diversité que la virtuosité du duo.

Knuckle Head est un puits de créativité. Pas seulement au niveau sonore, son aspect visuel et scénique est tout aussi important que ses décibels. Une attention particulière aux détails et au respect d'une cohérence globale se remarque et se précise à chaque sortie d'album. Un univers fort qui lui a permis de se constituer une base de fans très fidèle.

Et la suite ? "In The End" n'est que le commencement. Les premiers signes d'un nouvel opus qui s'inscrira dans la lignée de son style habituel, tout en distillant des influences inédites.

 

Nuit Pale

Le programme TV d’une Nuit Pale…

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Nuit Pale, un duo de rock franco-canadien, a dévoilé son premier single, "TV Program", en décembre 2023.

Inspirée par les scènes rock, punk et alternative, sa musique dépeint un monde déséquilibré et robuste.

Un désir de vivre émerge lorsque la nuit tombe et que le silence explore les rues, laissant place à des guitares obstinées et des voix tantôt traînantes, tantôt impétueuses.

Le groupe partage une musique tantôt intense, tantôt intime, vous invitant à plonger avec lui dans l'inconnu d'une nuit pâle, riche en surprises.

Le nouveau single, « Bomo », est en écoute ici

Manu Chao

Manu Chao et Willie Nelson en duo

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Après une attente de plusieurs années, Manu Chao a publié son nouvel album studio, ce 20 septembre. Intitulé "Viva Tu", c’est une œuvre vibrante et engagée qui témoigne de son parcours unique et de sa créativité sans limite.

Bien que ce soit son cinquième elpee studio, Manu n'a jamais cessé de nous surprendre. Toujours en quête de nouvelles sonorités et collaborations, il a partagé des scènes avec des artistes du monde entier, et ses chansons continuent de résonner dans les rues, les places et les festivals.

"Viva Tu" est le fruit de ces rencontres, un collage multiculturel et diversifié qui célèbre l'unité et la solidarité. Accompagné de musiciens de confiance, Manu nous offre un long playing aux couleurs vives, où chaque titre nous invite à réfléchir et à danser. Des messages forts, des rythmes entraînants et un espoir inébranlable se dégagent de cet opus, tout comme dans ses précédents projets.

Un disque passeport, une main tendue à toutes les diversités et leurs paradoxes. Les chansons de Manu Chao effacent toutes les frontières, elles puisent là où elles veulent, sur tous les continents, en toute liberté.

Après les singles "Viva Tu," "São Paulo Motoboy," et "Tu Te Vas" en compagnie de Laeti, place à "Heaven's Bad Day" en duo avec la légende de la country Willie Nelson. Si ses chansons sont polyglottes, c'est parce qu'elles parlent à la planète, sans distinction.

Le clip est à découvrir ici

 

 

Manu Chao

Manu Chao célèbre l’autre…

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Manu Chao, l'icône de la scène musicale mondiale, revient sur le devant de la scène en sortant un nouveau single baptisé "Viva tu". Après plusieurs années d'absence médiatique volontaire, l’artiste nous offre un avant-goût de son prochain opus tant attendu.

"Viva tu", produit par Radio Bemba et co-mixé par Manu Chao et Chalart58, constitue un hommage vibrant à l’humanité et à la diversité, une célébration de l’autre. Ce single, paru ce 29 mai 2024, capture l’essence de l’artiste avec sa simplicité désarmante et ses paroles touchantes. Il reflète les thèmes chers à Manu, tels que la communauté, les relations humaines et la beauté des moments simples de la vie.

"Viva tu" annonce également la sortie d'un nouvel elpee qui promet de transporter les auditeurs dans un voyage musical riche en émotions et en réflexions. Ce long playing, qui recèlera des titres inédits et des compositions en plusieurs langues (espagnol, anglais, français et portugais), explorera des thèmes contemporains tels que l’immigration, la critique sociale et l’amour pour la vie quotidienne.

Sur "Viva tu", Manu Chao nous rappelle que malgré les défis de notre époque, il existe toujours des raisons de célébrer la vie et de rester connectés les uns aux autres. Cette compo invite à redécouvrir sa musique.

Le clip d’animation consacré à "Viva tu" est disponible ici

 

 

 

Inutili

A Love Supreme

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Formation obscure issue de Teramo, en Italie, Inutili, nous propose son cinquième elpee, un disque découpé en 5 longues jams diablement psychédéliques. 40 minutes de divagations expérimentales, qu’on imagine propices au live plutôt qu’au studio…

Les effluves répandues par Alessandro Antinori (à la basse et la guitare), Pietro Calvarese (à la guitare et au chant), Giancarlo Di Marco (à la guitare et la basse) et Lorenzo Mazzaufo (à la batterie, aux percussions et au… chant) ainsi que l’invité spécial Francesco Gaspari (au synthétiseur et à la programmation) naviguent évidemment quelque part entre les sonorités des années 60 et 70. ‘Utili ou Inutili’, là n’est pas vraiment la question… pour apprécier idéalement ce trip, il suffit de se laisser entraîner et même dériver à travers les méandres opiacées esquissées par ces musiciens à l’imaginaire débordant…

 

Nuevo Testamento

Nuevo Testamento au Bota !

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Nuevo Testamento est une formation dont les membres sont originaires de Los Angeles et de Bologne. Son dernier elpee, « Love lines », est paru en mars dernier. Sa musique est le fruit d’un cocktail extravaguant entre cold wave, Italo disco, garage rock et post-punk.

Sa musique est d'une insouciance optimiste, canalisant toute l'innocence ambitieuse des années 1980. La voix de Chelsey Crowley canalise l'attention. Le chant est perçant, enjoué et plaintif, à la manière des années 1980. Des lignes de synthé analogiques portent la compo.

Le band se produira ce 19 novembre au Botanique de Bruxelles. Plus d’infos ici

Issu de cet LP, le single « Heartbeat » est disponible sous forme de clip

 

 

triinu

Les guêpes de triinu…

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triinu est une artiste singulière qui mélange rock, blues et musique traditionnelle de son pays natal, l'Estonie. Elle a déjà sorti deux Eps, un en 2018 et l’autre en 2020. Elle nous propose son nouveau single, "Wasps".

Wasps, c'est une ballade gothique et symboliste. Des guêpes bourdonnent autour du verre de vin d'une jeune femme rongée par l'anxiété et la culpabilité. Trop longtemps loin de son pays, il n'y a plus que la tombe de sa grand-mère qui l'y attend. Dans ce titre fleuve, triinu (de son vrai nom Triinu Kivilaan) nous embarque dans un voyage émotionnel, porté par un arrangement naviguant entre l’intensité rock du power trio, l’onirisme d’un violon et d’une cithare, et la voix de la chanteuse tiraillée entre anglais et estonien, entre ses racines et son futur. Le clip de Lucie de Castro-Zaleski et Julie Treboutte souligne ce désir de retour aux sources par un travail autour des photos de l’enfance de Triinu dans la campagne estonienne, auprès de sa grand-mère. Par ailleurs, les ‘wasps’, les guêpes symbolisant l’anxiété, se superposent en animation à l’environnement de l’artiste expatriée en France, loin de son pays natal, poursuivie par les fantômes de ses ancêtres.

Pour découvrir le clip de "Wasps", c’est ici

 

 

Paradis Minuit

De rouille et de sang

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« De rouille et de sang » constitue le premier album de la formation montpelliéraine. Au sein du line up figurent des musicos qui ont manifestement de la bouteille. Dont deux guitaristes : Motch, ex-OTH (actif de 1978 à 1991) et Ludovic Crès, l’ancien gratteur des Naufragés. Et puis le drummer d’Electric Ducks, Fred Maggesi, ainsi que la chanteuse/bassiste Marielle Valenti, ex-Kotaké.

Découpé en 11 plages, cet opus se distingue par son contraste entre l’instrumentation énergique, agressive, et la voix mélodieuse, empreinte de sérénité de Marielle.

Des grattes quelque peu punkysantes alimentent « Paris Marylou ». Elle ses révèlent soignées tout au long de « Guérilla ». En fait, même lorsqu’elles adoptent un profil sauvage, elles n’altèrent ni n’assombrissent jamais les vocaux de la préposée au micro.

Les singles « Paris Marylou », « Sous La Dune » et le dernier « Tout Le Monde (Court) ») ont précédé la sortie du long playing.

Pas de temps mort entre les différentes pistes. Il n’est d’ailleurs pas conseillé d’écouter cet LP avant d’aller se coucher, le soir, mais plutôt le matin, au réveil, pour avoir la pêche toute la journée.

Contagieux, « J'ai Perdu mon Punk » opère un violent retour dans le passé. « Bruler les Gaz » sonne comme… Téléphone.

Signés Marielle, les textes –en français– abordent des thèmes variés, mais plutôt graves. Certains sont autobiographiques.  

Marielle constitue la colonne vertébrale de la formation. C’est elle qui écrit toutes les chansons et elle s’en sort plutôt pas mal.

Du rock français hypervitaminé !

Björn Magnusson

La foi musicale éthérée de Björn Magnusson…

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Björn Magnusson a sorti son nouvel elpee, « Music & Ethereal Faith, ce 16 décembre 2022, environ quatre ans après « Almost Transparent Blue ».

Sur cet LP, il souligne encore davantage la nature introspective et fragile de sa musique, qui est autant une prise en main du rock’n’roll qu'un existentialisme sauvage et une réflexion sobre sur la vie. Dans ces couloirs, peuplés des cris du saxophone et de la guitare, des pianos et des tambours trébuchants, sa voix et ses vignettes lyriques agissent comme un guide quelque peu détaché mais lucide, avec des images et des personnages qui semblent sans lien au début mais qui laissent place à une image plus grande au fur et à mesure que les choses avancent...

L’album est en écoute ici

 

 

Vanupié

Un moment de rêve pour un Vanupié

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La vie de Vanupié semblait toute tracée. Un beau début de carrière dans la publicité, une vie rassurante mais à 25 ans, il plaque tout pour écrire sa propre histoire. Pendant 10 ans, il écume les rues, les cafés concerts, les clubs pour se consacrer pleinement à son premier amour : la musique.

Quelques années plus tard, il est programmé dans les plus grandes salles et les plus beaux festivals de France et d’Europe. Le Bataclan, La Cigale, l’Élysée-Montmartre, Solidays, Reggae Sun Ska, Fête du Bruit, Garorock…

Après 13 années de concerts quotidiens dans le métro parisien et le succès mondial de son titre « Rockadown » en 2018, Vanupié acquiert d’abord son propre studio d’enregistrement, et monte dans la foulée le label Shoestring. Avec ce nom emprunté à la célèbre phrase de John Coltrane : ‘You can play a shoestring if you’re sincere’, il entend produire et promouvoir de la musique sincère et personnelle, que ce soit pour son propre compte ou celui de jeunes artistes comme Jason Mist.

C'est à Porto en 2021 que Vanupié rencontre Panic, artiste Jamaïcain venu jouer sur la scène du Womex pour un showcase. De cette rencontre naît une amitié et le featuring réalisé sur « Dreamtime ». Ils se sont même retrouvés récemment sur le tournage du clip en Jamaïque, passant des cascades de Montego Bay au mythique studio Tuff Gong de la famille Marley à Kingston.

Le clip de « Dreamtime » est à découvrir ici

 

 

Paolo Nutini

La dernière nuit de Paolo Nutini vire à l’aigre-doux…

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Paolo Nutini sortira son nouvel album, "Last Night In The Bittersweet", le 1er juillet 2022. Ce sera sa première sortie originale depuis 2014.

"Last Night In The Bittersweet" est un véritable périple de 70 minutes au cours de laquelle il navigue entre le rock classique, le post-punk et le krautrock.

Les rythmes Motorik insistants de "Lose It" rappellent les groupes allemands du début des années 70, tels que Can et Neu, tandis que "Through The Echoes" se pose en futur classique intemporel dans la lignée de Ben E. King et Otis Redding.

L'album a été produit par Paolo, Dani Castelar et Gavin Fitzjohn.

Pour écouter "Through The Echoes", c’est ici et "Lose It"

 

Nursery

Eugenia

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Rien n’est droit. Tout est oblique. Distordu, sale, foutraque et pourtant, l’ensemble tient miraculeusement debout. Car chez ce trio nantais, la règle est de transgresser allègrement. Violenter la mélodie pour qu’elle se révèle sous son jour le plus outragé, caresser la dissonance jusqu’à la faire vibrer au diapason, marteler jusqu’à l’épuisement, s’époumoner jusqu’à l’extinction, désosser, plier, coller, recoller, absoudre, cracher, juguler, calmer, régurgiter, déglutir, et au final fondre le tout dans un moule aux jointures imparfaites pour mieux laisser s’écouler le fiel et la sueur.

« Eugenia », second opus du groupe, tient en onze titres ravageurs et surtout ravagés.

Frénétique succession de riffs sous adrénaline que l’on s’injectera en intra-veineuse pour doper un moral en berne ou insuffler quelques grammes de couleurs opiacées dans une journée morose, le tout servi dans un emballage pop tâché de cambouis. Cet album affiche un seul credo : jouir de tout et maintenant, sans plus attendre, et de préférence les yeux fermés, mais les oreilles grandes ouvertes.

Allez-y, c’est de la bonne, faites-vous plaisir !

Manu Dibango

Décès du célèbre saxophoniste et légende de l'afro jazz Manu Dibango, victime du Coronavirus...

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L’illustre saxophoniste Manu Dibango est décédé ce mardi 24 mars, à l'âge de 86 ans, du coronavirus. Il s’est éteint dans un hôpital de la région parisienne. Premier musicien international à perdre la vie des suites d'une contamination au COVID 19, il était le responsable d'un des plus grands tubes planétaires de la musique world, "Soul Makossa" (NDR : certains médias le considèrent cependant comme le premier morceau disco), un morceau gravé en 1972 (NDR : il avait été immortalisé lors d’une session TV et on peut le voir ou le revoir ici). Ce n'était au départ que la face B d'un 45 tours, dont le titre-phare servait d’hymne à l'équipe nationale de football camerounaise, enregistré dans le cadre de la Coupe d'Afrique des Nations. Repérée par le DJ new-yorkais David Mancuso, la compo a connu une multitude de variations et de recyclages. Manu Dibango avait même entamé une procédure judiciaire contre Michael Jackson pour s’en être un peu trop servi pour alimenter son « Wanna be startin'somethin' », une plage qui figure sur son elpee, "Thriller". Finalement, un accord financier sera conclu. Rihanna dans « Don’t Stop the Music » (2007) et Jennifer Lopez pour « Feelin’ So Good » (2012) se sont également largement inspirées de la chanson.

Né le 12 décembre 1933 à Douala, au Cameroun, ce musicien formé au jazz et aux rythmes tropicaux était l’un des grands ambassadeurs de la musique africaine, à travers le monde. Il est même considéré comme l’Instigateur de ce qui allait devenir la ‘World music’…

Il a côtoyé des tas de meusiens réputés en compagnie desquels il a, pour la plupart, joué. Comme Herbie Hancock, Bill Laswell, Peter Gabriel, Sinéad O’Connor, Jacques Higelin, CharlElie Couture, Tom Novembre, Dick Rivers, Nino Ferrer, Papa Wemba, Bob Marley, Stevie Wonder ou Carlos Santana ; et la liste est loin d’être exhaustive. Sa musique a été samplée comme aucun autre artiste ne l’a jamais été, et tout particulièrement dans l’univers du funk et de l’acid jazz. Il a touché à la soul (of course) au reggae, à la musique cubaine, aux sonorité urbaines contemporaines (hip-hop, électro), sans jamais oublier le jazz, fil rouge de ses 60 longues années de carrière.

Surnommé ‘Papa manu’ par ses fans ou encore ’Papa groove’, ce multi-instrumentiste (outre le saxophone, il était aussi capable de jouer du piano, du vibraphone, du marimba, de la mandoline et du balafon) était également chanteur, arrangeur et chef-d’orchestre

Enfin, on n’en oubliera pas son investissement pour plusieurs associations philanthropiques.

R.I.P.

Manu Lanvin

Grand Casino

Écrit par

Manu Lanvin & The Devil Blues

Manu Lanvin est le fils de l’acteur Gérard, mais il a préféré embrasser une carrière musicale. Aujourd’hui bien intégré dans l’univers du blues/rock, il s’y est progressivement forgé un nom et surtout un prénom. Sa voix ravagée, rauque, puissante et éraillée lui confère une identité unique en son genre. Son premier elpee, "Venir au monde", est paru en 2000. "Grand Casino » constitue son septième long playing.

La plaque réunit quatre reprises et neuf titres originaux, la plupart co-écrits par son ami, Neal Black. Texan d’origine, il réside en France depuis de nombreuses années. Et pour coller à la tendance actuelle, lors des sessions d’enregistrement, des invités prestigieux se sont joints à la fête.

"The devil does it right" ouvre la plaque, un brûlot caractérisé par des échanges vocaux assurés par Beverly Jo Scott, au cours duquel Mike Lattrell se lâche au piano. La voix du leader est talonnée par l'harmonica de Diabolo. Ex-musicien de Patricia Kaas et de Jacques Higelin, il constitue sans aucun doute la révélation de ce "Grand Casino". Boogie, "Shake it lady" libère une belle dose d’énergie, une piste dont le rythme colle à la peau du Français. Traversé par le piano et de la slide de Jeremy Lacoste, "I don't love U" baigne au sein d’un climat louisianais, une plage imprimée sur un mid tempo. Et c’est dans cette ambiance, sur des rythmes syncopés néo-orléanais, qu’intervient la voix si bien timbrée de Taj Mahal, invité pour la circonstance…

Les covers sont moins intéressantes. Si les versions de "Highway to Hell" ('AC-DC) et de "Satisfaction" sont bien revisitées, le "Rock me baby" de BB King et "Spoonful" de Willie Dixon manquent de touche personnelle. Faut dire qu’il en existe tellement de versions ! Même la présence de Popa Chubby ne change rien à l’exercice de style.

L’opus s’achève cependant par l’excellent "Je suis le diable", une compo imprimée sur le Bo Diddley beat au cours duquel on assiste à un duo d’enfer entre Manu et une des célébrités issues de l’Hexagone, Paul Personne. Enfin, le long playing recèle un morceau caché pour lequel Nicolas Bélanger a troqué sa basse contre un accordéon, alors que Mike Lattrell se consacre à la mandoline, le leader se réservant, bien sûr, les cordes… 

Fufanu

The Dialogue Series

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Malgré un patronyme cartoonesque qui prête presque à sourire, cette formation islandaise est responsable d’une musique plutôt sombre qui mêle techno et post-punk… Ciselées, les cordes de guitares et les programmations électroniques entrent en osmose tout au long de « The Dialogue Series », un 3ème album colligeant toute une série d’Eps touchant chacun à un style différent : des loops kraut-rock et trip-hop côtoient des salves plus rock, post-punk ou cold-wave. Un beau et inspiré dialogue de genres venu du froid…

 

Minus the Bear

VOIDS

Écrit par

Découvrir un groupe qui a déjà annoncé sa propre fin est un exercice quelque peu bizarre. Et pour cause, les membres de Minus the Bear ont annoncé partir en tournée d’adieu après avoir gravé 6 albums en 15 années de carrière. L’écoute de « VOIDS », leur ultime œuvre, donne en tout cas fortement envie de se plonger dans le reste de sa discographie. Depuis Seattle, considéré par certains comme la Mecque indie-rock, la formation revient à ses origines math-pop (« Invisible ») tout en osant les guitares africanisantes rappelant Foals (« Lighthouse »), expérimentales (« Call the Cops ») lorsqu’elle n’emprunte pas un profil plus lyrique (« Last Kiss »). Ces vétérans parviennent à magnifier un rock de facture somme toute assez classique avec talent. Il est plus que temps et en tout cas jamais trop tard pour découvrir leur univers…

Numbers

Now You Are This

Écrit par

Dans l’obscurité de leur labo, les savants fous de Numbers ont laissé tomber les joyeusetés de leurs précédents travaux pour s’adonner à une tâche bien plus laborieuse et risquée. Désormais le trio défie les lois de leur discipline, grattant, distordant et synthétisant de la plus obscure des manières chacun des ingrédients de leurs étranges formules. « Now You Are This », résultat de leurs expérimentations, éveille chez les sujets de Numbers des pulsions animales insoupçonnées. Bien que la chimie n’opère pas toujours de façon effective, elle atteint parfois une dimension volcanique (« The Mapping of E8 », « I Want To Believe »  et surtout « New Life »).

Quatrième recueil du trio originaire d’Oakland, « Now You Are This » constitue l’œuvre la plus aboutie de la formation et enchantera les fans de Black Dice ou Erase Errata. Hallucinations auditives garanties.

The Magic Numbers

Les 4 font la paire

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Après nous avoir servi un premier album éponyme d'une fraîcheur incomparable, Les Magic Numbers reviennent sur scène afin de nous présenter leur deuxième affaire familiale, « Those The Broke », un essai moins immédiat mais toujours aussi résolument pop. 

20h20. Arrivé un peu à la bourre, on n'aura pu apprécier que deux agréables petits morceaux de la formation qui se produisait en première partie et dont le nom nous aura échappé dix minutes plus tard. Pourtant, c'était facile à retenir, non ? Bref. Pas bien grave, on finira bien par s'en rappeler.

Les lumières se rallument, les roadies s'activent sur une scène derrière laquelle un gigantesque drapeau représentant la pochette de « Those The Brokes » est déroulé. L'Ancienne Belgique est bien remplie, mais pas sold out, nous semble-t-il. Encore une demi-heure à attendre. Et, n'ayant rien d'autre à faire que de contempler la salle et réfléchir, cette saloperie de première partie commence à tourner à l'obsession. C'était quoi leur nom, bordel ?!  Patience, ça va nous revenir. De toutes façons, le concert commence. L'intro du dernier single, « This Is A Song », se dégage des baffles et les deux paires de frangins débarquent devant un parterre véritablement extatique. A gauche, Angela et Sean Gannon. A droite, Romeo et Michele Stodart. Un air de Woodstock (où « Those The Broke » a été enregistré) et une belle harmonie règnent aussi bien sur scène que dans le public. Par ailleurs, celui-ci acclamera davantage le quatuor entre chaque titre. D'autant que les Anglais balancent tubes sur tubes. A savoir, « Forever Lost », « Love's A Game », « Take A Chance » et un  « I See You, You See Me » triomphal, les vocalises d'Angela sur ce morceaux ne laissant apparemment personne indifférent. The Magic Numbers piochera ensuite dans le meilleur des deux disques. S'enchaîneront « Long Legs », « You Never Had It », « Undecided », « The Mule », « Slow Down (The Way It Goes) » couplé à une jolie reprise du « Running Up That Hill » de Kate Bush ainsi qu'une nouvelle composition sans titre.

Proche de son audience, Romeo entonnera ensuite un « Wheels On Fire » dont le refrain sera étonnamment repris par l'ensemble du public. Une belle surprise pour la formation, car ce genre de phénomène est en général réservé aux gros singles. Romeo ne manquera pas, d'ailleurs, de remercier le public belge en le qualifiant de 'particulier'. Le show arrivant bientôt à son terme, on s'inquiète. Va-t-on se souvenir du nom de la première partie avant de quitter les lieux ? La formation clôturera son set sur des excellents « Love Me Like You » « Mornings Eleven » ou encore « You Might As Well Live In My Head », B-Side du single « This Is A Song ». Un concert somme toute sympathique, donc. Même si l'on aurait préféré que la formation se produise une nouvelle fois dans une salle plus intime comme celle de l'Orangerie du Botanique. Mais c'est la loi du plus grand nombre qui règne. Et c'est donc certainement à Rock Werchter que nous reverrons les Stodart et les Gannon lors de leur prochaine visite en Belgique.

Ah ! Enfin ! Ce satané nom ! Il était temps ! C'est donc l'esprit plus léger que l'on quitte l'Ancienne Belgique… Quel soulagement…

Organisation Live Nation

The Magic Numbers

Un concert d une précision d'orfèvre...

Écrit par

Ce soir, le lieu de réception des Magic Numbers est restreint. C'est évident, la Rotonde ressemble à un petit chaudron, le charbon en moins, la boule à facettes en plus. N'empêche, l'endroit est bouillant. Le feu s'est déclaré dans les pages des magazines anglais, il y a quelques semaines. Depuis, il ne cesse de gagner du terrain. De fait, le public attend ardemment ces nouvelles figures de proue de la pop moderne. Mais il lui faudra encore patienter…

En guise d'apéro, un combo garage suédois : Shout Out Louds. Une fille pour quatre garçons, le combat est inégal. Mais l'audience se régale. Le quintette badigeonne sa musique en mode binaire. Une bonne dose de garage rock traverse ainsi une assemblée vouée au culte de Simon & Garfunkel. Dans la fosse, les décharges électriques mêlées de Moog reçoivent un bon accueil. Les Shout Out Louds ne jouent pas dans la même catégorie que les Magic Numbers mais s'imposent d'emblée comme une très bonne première partie. Ce n'est pas ça qui va calmer la micro masse compacte : tout le monde trépigne d'impatience à l'idée d'entrevoir la barbe de Romeo Stodart...

Il est 21 heures. L'intensité des projecteurs devient crépusculaire. Quatre ombres voltigent alors sur scène sous un tonnerre d'applaudissements. Lorsque la lumière s'épanche à nouveau sur la Rotonde, les Magic Numbers se tiennent derrière leurs instruments. A droite, Michele Stodart (la sœur de Romeo), les doigts crispés sur sa basse, regarde anxieusement Angela Ganon, postée à l'autre extrémité de la scène. Au fond, le frère d'Angela, Sean, s'installe paisiblement à la batterie. Romeo Stodart sourit béatement. Encore un peu, on lui accorderait volontiers un rôle dans le « Huitième Jour ». Mais lorsqu'ils commencent le set, les Magic Numbers nous proposent le rôle de leur vie. Leur musique est insupportablement belle, parfaite. Musicalement. Harmoniquement. Devant la scène, les gens se serrent et chantent à l'unisson les comptines power-flower des Anglais. Les hymnes du premier album s'égrènent comme autant de pépites tubesques : le premier single, « Forever Lost », le Mayfieldien « Don't Give Up The Fight » ou l'improbable « I See You, You See Me », où la voix d'Angela Ganon s'étire a cappella. Pour l'instant, cette fille a essentiellement un rôle de faire-valoir de Romeo. Mais elle dispose d'une voix unique, à faire crouler l'industrie du disque. Prions qu'elle résiste à l'appel des billets verts… Car son groupe est fabuleux, magique. Les Magic Numbers, justement, sont anglais mais leurs influences dépassent largement les frontières de la Prude Albion. C'est l'Amérique profonde : les grandes étendues du Nord mais aussi la soul Motown de Detroit. Cependant, l'empreinte nationale des Numbers se reconnaît dans les mélodies sucrées, balancées au détour de trois accords. Pour preuve : l'entêtant refrain de « Love's A Game » recouvre les parois du dôme de la Rotonde et laisse retomber d'infimes gouttelettes de bonheur. Le concert se termine sur les notes de « Hymn For Her ». Quelques minutes d'obscurité, de bruits et d'éclats de rire poussent les Magic Numbers au rappel. Sa croix en bois pendue autour du coup, Sean Ganon s'assied aux abords de sa batterie. Clope au bec, il observe, songeur, ses fidèles, cette assemblée aseptisée – régulièrement un surveillant rigoriste de l'humble institution vient rappeler aux spectateurs qu'il est formellement interdit de s'asseoir et de fumer. Bientôt, il sera interdit de boire et d'applaudir… - Aux avant-postes, Romeo, Angela et Michele se lancent dans une reprise de… Beyoncé : « Crazy In Love ». Les poils se hérissent de plaisir. La cover enfonce irrésistiblement le clou. Une version simplifiée, à faire pâlir une colonie de Black Eyed Peas. Suit alors un hit en or massif, « Mornings Eleven ». Le public est aux anges. Romeo, en digne porte-parole des Magic Numbers, le clame haut et fort : ils se souviendront longtemps de ce passage en Belgique ! Pour l'occasion, ils entament « Close Your Eyes », morceau d'une naïveté confondante, écrite par Romeo pour les Chemical Brothers (ce titre se trouve sur le dernier « Push The Button »). Le final revient à « This is a new song. A wonderful one, especially for you » au cours duquel Romeo et Michele se livrent un duel fratricide. La basse contre la guitare. La sœur contre le frère. Une bagarre psychédélique tumultueuse à en sucer des barres de LSD. Voilà donc l'histoire d'une salle comble comblée par un concert d'une précision d'orfèvre. Un grand numéro !

Senor Coconut

En espagnol dans le texte...

Eh, hombre, tou connais Senor Coconut ? C'est uno artisto d'Allemagne qui fait des covers de Kraftwerk et de stars du rock'n'rolle, avec du cha-cha-cha et de la merenguo itou ! Harriba ! Ye ne tou dis que ça, cé terriblo ! Et les concertos, cé encore miou, de la musica del diablo ! Imagine une piou « The Robots » avec des musicos de la Chili, muchos percussionnes et vibraphone et tutti quanti ! Al Botanica, c'était la fiesta, surtout pendant « Tour de France » et « Beat It » de Maïchael Jacksone. Eh, Senor Coconut vient de sortir une nouvelle alboum, plein de nouvelles covers de Sade (« Smooth Operator »), The Doors (« Raïders on the Storm ») et Deep Pourple (« Smoke on the water »). Terriblé, amigo ! C'était fantastico, mais les gens y dansaient pas mucho buene, parce que vous, eh, Europeano, vous avez peur de bouger comme nous, « too bad for you », eh ! Pourtant, cé amusante d'entendre « Homecomputer », « Showroom Dummies » et « Music Non Stop » avec la musica bien de chez nous, pas vré hombre ! ? Tou dois te lâcher un petit piou si tou veux apprécier Senor Coconut ! C'est uno star chez nous, depuis qu'il vit au Chili, tu ne te rends pas compte, eh ! Allez, ye retourne écouter « Fiesta Songs » avec mes amis, hé ! La la la la la/We are the robots/ aye aye aye ! ! !

 

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