L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Olive

OLIVE, ou le double « i » de la métamorphose

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Arrivée par hasard dans la musique en 2007, Nathalie Darimont s'épanouit d'abord dans le monde de la reprise, réinterprétant de façon très personnelle les incontournables de la musique Pop, particulièrement de ses modèles dont Norah Jones, Sherryl Crow ou Alanis Morissette.

Avec le temps, l'envie de créer ses propres chansons émerge. C'est en 2021 qu'elle lance son projet sous le nom d'OLIVE. Un EP (2022) puis un album (2023), fruits d'une collaboration avec l'arrangeur belge Nico D'Avell, explorent déjà des thématiques humanistes, avec une allure clairement mainstream. Mais l'artiste nourrit l'envie de cibler davantage son propos musical.

Avec ce nouvel album éponyme, subtilement intitulé OLIIVE avec un double « i », la compositrice, interprète et productrice belge OLIVE affirme une indie pop introspective et incarnée. Réalisé par Daran, artiste réputé pour sa rigueur et sa sensibilité, le disque marque un véritable « 2.0 » : une centration assumée sur la vérité artistique d’OLIVE.

Minimalisme, identité, profondeur : des textures électro qui insufflent matière et espace, un groove brut né dans l'habitacle d'une voiture, une voix feutrée qui murmure plus qu'elle ne chante, et des textes signés par trois auteurs bien connus de la scène francophone.

Un extrait ici.

Oliver Beardmore

Swimming in the light of a cold star (Ep)

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« Swimming in the light of a cold star » constitue le troisième Ep d’Oliver Beardmore, un jeune auteur-compositeur-interprète issu de Birmingham mais désormais installé à Londres

Entre shoegaze et dreampop, ses compos limpides, à la saveur inaltérable et à la sensibilité mélodique indéniable, explorent l'impermanence et la désorientation émotionnelle, une tourmente qui précipite l'auditeur dans un vide sis entre l'éthéré et l'existentiel.

Extrait de cet Ep, le clip consacré à « Dead oceans » est à voir et écouter ici

Podcast # 36 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Oliver Spalding

Novemberism

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Bon Iver (à travers son approche la plus expérimentale) et James Blake commencent doucement à entrevoir leur descendance. C’est particulièrement évident à l’écoute de "Novemberism", le premier elpee du jeune Oliver Spalding (23 ans). "Novembersim" pourrait se définir comme un concept en état de constante mélancolie et de tristesse profonde… Tout un programme ! A l'aide de son falsetto et ses boucles, son ‘autotune’ lacrymale et la production du très talentueux Ed Tullet (Novo Amor), qui l’épaule également à l’écriture, Oliver Spalding met tous les atouts de son côté. La ressemblance avec Justin Vernon s’avère parfois un peu trop forte (le très beau « Ahamé ») mais l’Anglais développe également un univers propre fait de saxo (« Everglades »), de dark R’n’B (« Her Crescent »), de synthé 80’s circa New Order (« Bow Creek ») ou de folktronica ambient (« Xanax »). Mars est un mois parfait pour découvrir ce "Novemberism".

Marry Waterson & Oliver Knight

Hidden

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Chez les ‘Knight-Waterson’, le folk est une affaire familiale ancestrale… Oliver Knight et Marry Waterson sont en effet les enfants de Lal Waterson et Georges Knight, illustres songwriters britanniques militant pour la cause du folklore insulaire, depuis des lustres. Après avoir défendu une multitude de projets, les liens familiaux ont finalement poussé Marry et Oliver à unir leurs talents pour concocter ensemble un premier album intitulé « The Days That Shaped Me », un disque paru en 2011. « Hidden » en est la suite logique, un second essai baignant dans une atmosphère bien entendu roots à souhait. Et difficile d’attendre des rejetons de Lal Waterson autre chose qu’une musique boisée et principalement acoustique (« I’m in A Mood »). Les fantômes de Richard Thompson et de David Gilmour ne sont jamais très loin (« I Won’t Hear »), même si certains arrangements épousent un profil nettement plus contemporain (« Gormandizer »). Le tout est enrichi d’interventions d’orgues Hammond ou d’orchestrations de cordes. Un peu trop conventionnel à mon goût et susceptible de susciter un certain ennui, « Hidden » recèle quand même l’une ou l’autre plage réussie, à l’instar de « Scarlet Starlet » ou « Russian Dolls ». Pour inconditionnels du style !

 

Nick Oliveri / Mondo Generator

Death Acoustic

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L’ex-Queens Of the Stone Age effectue un retour par la (toute) petite porte. L’acoustique de la mort de Nick Oliveri réunit quelques nouvelles compositions mais se focalise essentiellement sur des reprises. La reine déchue s’égosille sur des morceaux de Kyuss (« Love Has Passed Me By »), Danzing (« Hybrid Moments ») ou même de sa formation originelle (« I’m Gonna Leave You »). Le résultat de ce travail de dépouillement est assez pénible à entendre. A trois exceptions près (« Follow Me », « I’m Gonna Leave You » et « Hybrid Moments »).

Oliveri apparaît sur son « Death Acoustic » comme un être en chute libre qui tente désespérément de s’accrocher aux dernières branches de l’arbre. Les vocalises du bonhomme sont parfaites lorsqu’elles sont noyées sous les distos de son Mondo Generator. Mais, ici, elles sont tout simplement insupportables. L’intitulé de cette œuvre est donc probablement le seul choix judicieux opéré par le musicien.

 

Nick Oliveri / Mondo Generator

Cocaïne Rodeo

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Mondo Generator est le bébé de Nick Oliveri, l’ex-bassiste un peu taré (NDR : et pour cause, l’hurluberlu avait pris l’habitude de jouer sur scène dans son plus simple appareil) des Queens Of The Stone Age et de Kyuss. « Cocaïne Rodeo » a été enregistré en 1997, mais n’a été mis en vente, pour la première fois, qu’en 2000.

Pour les fans de QOTSA et de Kyuss, ce disque est sans aucun doute possible un album culte. En effet, pas moins de trois musiciens militant chez ces deux formations y participent. Nick Oliveri, bien sûr, à la basse et aux vocaux, Josh Homme à la guitare et Brant Bjork à la batterie. Pourtant, la musique pratiquée n’a pas grand-chose à voir avec celle des ‘Desert  Rockers’ californiens. On y décèle un peu de ‘stoner’ quand même, parce que l’on ne se refait pas ; mais c’est surtout du punk mâtiné de hard rock ou même du post hardcore qui est ici consommé.

Les vocaux écorchés d’Oliveri et le son brut des guitares préservent Mondo Generator de la philosophie plus commerciale adoptée chez les groupes qui l’ont rendu célèbre. On reconnait circonstanciellement l’intensité d’un Black Flag, la folie d’un Dead Kennedys (au niveau de la basse), la fougue du Nirvana pré-« Nevermind », mais aussi, parfois, l’esprit des jam bands des seventies. L’équilibre est d’ailleurs un peu difficile à trouver entre hymnes punk d’une minute trente (« Uncle Tommy », « I want to to die ») et jams susceptibles de s’étendre jusque 13 minutes (« Another Tension Head »). Ces variations de style reflètent probablement l’esprit un peu tordu et décousu de l’ami Nick.

Pour qu’une réédition soit intéressante, il faut, bien sûr, qu’elle contienne son lot de cadeaux et celle de 2009 nous gâte, car c’est carrément un deuxième disque qui nous est proposé en bonus. Ce second opus est un live, brut de décoffrage (mais au son correct) intitulé « Alive and Wired ». Il a été enregistré au Troubadour de Los Angeles en décembre 2003. Une exception : le dernier titre. Intitulé « Autopilot », il est issu de la prestation du groupe immortalisée lors de l’édition 2004, au Reading Festival, et bénéficie de la participation de Mark Lanegan (Screaming Trees, Mad Season, QOTSA) au chant.

Une réédition plutôt agréable pour les fans, mais pas vraiment indispensable pour les autres.

Nick Oliveri / Mondo Generator

Demolition Day / III The EP

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Entièrement composé et interprété par l’ex-reine de l’âge de pierre, « Demolition Day / III The EP » n’a de Split CD que l’aspect. Explorant dans un premier temps un univers semi-acoustique jubilatoire en solo, « Demolition Day » sonne comme une vengeance personnelle. Une manière efficace de démontrer que le bassiste n’a besoin de personne pour égayer les tympans de ses fans. Il se permet d’ailleurs de revisiter le tubesque « Autopilot » de son ancienne formation à l’aide de Mark Lanegan, co-interprète originel du morceau. Après six morceaux méritoires, Nick Oliveri rejoint son Mondo Generator, entamant une seconde partie tonitruante pour laquelle il faudra malheureusement se contenter de 4 morceaux. Du charme guitaristique de la première moitié au gros son de la seconde, ce Split CD ravira ceux qui n’avaient pas apprécié l’éviction du petit chauve du palais royal de Josh Homme.

Doctorolive

First Dee-jay On The Moon

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Eclectique, le premier album de Doctorolive l'est assurément. Signé pour le Benelux sur le label qui nous a déjà valu les compiles "Chemical Beats", ce "First Dee-jay..." fait voisiner les percussions soutenues ("Zodiac 99") et les échos lointains d'une flûte, les riffs de guitare à la Jimi Hendrix et le dub planant ("Dub Clinique"), les basses ronflantes et une drum'n'bass tout en souplesse ("The Only Bug In The Mission"). Les constructions moins pop et plus expérimentales ("Bass Scanner") s'accommodent de quelques samples vocaux assez amusants (une sorte de rhythm & blues allumé sur "Limbo) ou d'inserts ambient acoustiques (chouette, cette basse sur "Flatland"). Quant aux six dernières plages, elles forment une sorte d'opéra cosmique sur fond de rythmiques hip hop, fruit d'un travail réfléchi en même temps qu'un fameux clin d'oeil à toutes ces productions house par trop sérieuses. Au bout du compte, le cap (Canaveral, wouaf, wouaf) du premier album est franchi sans trop d'encombres.