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Olivia Ruiz

La réplique d’Olivia Ruiz…

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Ne ressembler à personne, voilà le mot d’ordre du retour d’Olivia Ruiz.

Hymne à la différence, à la sororité et à sa puissance, « La Réplique » a des allures d’autoportrait, mais parlera à toutes celles et ceux qui refusent d’abdiquer devant les diktats ambiants.

Sur une musique entre la moiteur d’un rythme latin et les grondements rageurs de l’électronique, la force d’une énergie communicative se déploie : de la tête jusqu’aux jambes, en passant par le ventre, le corps entier vibre sur La République.

Le nouvel album est prévu pour le début du premier semestre 2024.

En attendant, « La Réplique » est disponible ici

Olivia Ruiz

Olivia Ruiz, l'idole des (très) jeunes ?

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Ah ce public lillois, toujours chaleureux, éclectique et enthousiaste. Le concert d’Olivia Ruiz, programmé au Zénith en ce milieu de semaine, ne le décourage même pas après un long week-end. Pour preuve, l’accueil réservé à la première partie : Bertrand Louis, un artiste plutôt inconnu malgré la confection de trois albums dont le dernier signé chez Universal. L’artiste n’est d’ailleurs plus tout jeune. Il semble d’ailleurs à l’aise, seul avec sa guitare, et nous propose ses ballades et chansons à texte, abordant notamment les thèmes de l’amour, de la paresse ou même du renoncement au tabagisme…

Malgré un accueil cordial, une partie du public commence à s’impatienter. Et de nombreux enfants présents dans la salle manifestent cette impatience en scandant ‘Oliviiiaaa’. Elle devrait d’ailleurs penser à entamer ses concerts un peu plus tôt, afin qu’ils n’aillent pas se coucher trop tard… Enfin (pour eux surtout), les lumières finissent par s’éteindre, et les musiciens montent sur les planches. Le concert démarre en force, mais on ne distingue pas immédiatement Olivia Ruiz, car elle reste au fond du podium, sur une sorte de mini piste de danse, où elle retournera régulièrement au cours du show. Plutôt sexy dans sa (courte) robe noire à pois rouges, elle est plutôt en forme et secoue sa longue chevelure. Ses deux albums « J’aime pas l’amour » et « La femme chocolat » seront parcourus tout au long d’un set intense, entrecoupés par quelques impros. Et elle est plutôt bavarde la Ruiz ! Les titres sont retravaillés à la sauce rock/folk, teintés parfois de jazz/twist, au cours duquel la chanteuse (et ses musiciens) s’autorisent divers pas de danse. Le track list implique également quelques reprises, dont une de Los Carayos (pour rappeler son côté rock alternatif ou ‘nouvelle chanson française’ comme on le taxe aujourd’hui) et même du « Requiem pour un con » de Gainsbourg.

Le spectre de Mathias Malzieu hante son dernier opus, mais également la scène. On en oublierait presque ses débuts opérés lors d’une émission de téléréalité dont on tira le nom ; car elle mérite bien mieux… Reste toutefois une partie de ce public composé d’enfants et de jeunes parents accompagnant leur progéniture ; mais bon, cette situation change des auditoires traditionnels !

 

 

Olivia Ruiz

Une créature féerique qui serait à la fois ange et sorcière…

Tiens, très étonnant ; le rédac’ chef assiste à un concert d’Olivia Ruiz. Oui, celle qui a participé à la Star’Ac, il y a maintenant quinze ans, et décroché un énorme tube intitulé « La femme chocolat », en 2005. De la chanson française quoi ! Bonne, mais chanson française quand même. Quoique. C’est en regardant, dernièrement, la rediffusion d’une émission de ‘Taratata’ que le regard de votre serviteur a changé. Elle y avait alors interprété « London Calling » du Clash en compagnie de Cali. Une prestation très énergique qui dévoilait une autre facette de cette artiste, dont j’ignorais l’existence, jusqu’à ce moment-là. Même si l’écoute de son dernier elpee, « A nos corps-aimants » n’a pas vraiment de quoi faire flasher tout amateur de pop/rock…

En cherchant sur la toile, on apprend qu’originaire de Carcassonne, la belle Olivia Ruiz est de descendance espagnole. Et qu’en outre, elle a fait un break de quatre années, suite à la naissance à son premier enfant. Entre-temps, elle a quand même collaboré à un spectacle chorégraphique en compagnie de Jean-Claude Gallotta, baptisé ‘Volver’. Son thème central ? La situation des enfants de la famille d’immigrés, riches de deux cultures, mais considérés trop souvent étrangers, d’un côté, comme de l’autre. On y reviendra…

Le supporting act est assuré par Annika & The Forest, un duo féminin réunissant une violoncelliste et une bassiste. La seconde assure le lead vocal, la première le backing. Parfois, elles conjuguent leurs voix en harmonie ; et franchement, à cet instant, c’est vraiment superbe. Le seul problème procède des bandes préenregistrées, et notamment de cette boîte à rythme (NDR : sans ‘s’, il faut le préciser) aux beats bien trop répétitifs. Un(e) violoniste, l’acquisition d’un ‘controller’ et surtout le recours aux boucles pourraient ainsi apporter davantage de relief aux compos. Enfin, ce n’est qu’un avis personnel…

La salle n’est pas sold out, mais presque. D’ailleurs, les balcons sont ouverts. Un rideau rose sépare la scène des musicos, dont on voit les silhouettes se déplacer. Puis la tenture se lève laissant apparaître une énorme structure triangulaire qui encadre la formation, structure sur laquelle est posé un light show qui va également jouer sur les ombres, pour y varier les ambiances. Olivia est vêtue d’une robe noire et coiffée en chignon. Elle est soutenue par un guitariste (y compris ukulélé), un contrebassiste/bassiste, un drummer, un claviériste/trompettiste (également préposé aux machines) et un multi-instrumentiste qui se sert aussi bien d’instruments issus de la technologie moderne (theremin, sequencer) que séculaires, et tout particulièrement à cordes (NDR : sans oublier la gratte et la guimbarde). Passé le titre d’intro, Olivia dénoue son chignon et enlève une première couche, pour laisser apparaître une robe de couleur gris/noir au large décolleté qui épouse parfaitement ses formes. Elle est sexy, quoi. Et quand elle se met à danser, cette robe virevolte comme celle d’une danseuse de flamenco. ‘Belle de jour, je m’habille, la nuit, les loups me font danser’. Un peu comme une créature féerique qui serait à la fois ange et sorcière… Dynamique, interactive, féminine, elle ne tient pas en place et sa voix est à la fois rauque et sensuelle. Très à l’aise sur les planches, elle frappe des mains et incite l’auditoire à la suivre. En outre, elle peut compter sur un backing group solide et talentueux. Elle les appelle ‘mes chéris’ (NDR : clin d’œil adressé à Cyril Hanouna ?) Les trahit en dénonçant les couleurs de deux d’entre eux, dans l’univers du football hexagonal. Des supporters de l’Olympique de Marseille ! Mais ceux du L.O.S.C. sont manifestement moins fanatiques que les partisans du P.S.G. ! Elle charrie le claviériste qui rate une intro. Mais le plus intéressant procède de sa capacité à adapter les compos en ‘live’. Plusieurs titres de son dernier opus sont bien plus percutants et changent judicieusement de tempo. Il y en a même qui prennent une forme plus rock. Comme « Les crêpes aux champignons ». Elle chante aussi dans la langue de Cervantès. Notamment la ritournelle « Nino mi niño », en parlant de son premier enfant, qui lui manque quand elle s’absente en tournée. A son invitation, la foule reprend le refrain en chœur. Moment d’émotion ! Sans quoi, quand elle chante dans cet idiome, qu’elle mêle parfois au français, c’est souvent lors des morceaux les plus flamboyants. Dans le style du tango ou du paso doble. Comme « Quijote » ou « L’éternité ». Elle évoque Dali dans sa résidence à Figueras. Ses racines. Ses chansons parlent souvent d’amour. De cœur, mais aussi d’amour physique. De baise (« Mon corps, mon amour ») ! Elle s’adresse à l’auditoire en lui indiquant que suivant les réponses formulées sur les réseaux sociaux, elle interprètera 4 chansons de son choix. Et que sa robe portée ce soir, a également été plébiscitée par ces internautes. Un des sommets du concert sera, bien entendu, « La femme chocolat ». ‘Une chanson pour réveilleur les morts !’ précise-t-elle. Une version très latino, mais aussi très électrique, à cause de ces deux grattes qui entrent carrément en fusion…

Lors du premier rappel, la scène est plongée dans la pénombre et le mystère. Et Olivia interprète « Le blanc du plafond », dont les textes ont été écrits par Annika & the Forest. Elle le signale, par ailleurs. Et elle se barre, avant même la fin de la compo, laissant alors les musicos achever le morceau en beauté…

L’attente est plus longue, lors du second encore. Normal, Olivia Ruiz s’est changée et a enfilé une robe blanche plutôt excentrique, digne de Lady Gaga. Elle a emporté des baguettes et chante, en anglais, le rock bien pêchu « Tokyo eyes ». Et ponctue son show par « J’traîne les pieds », partiellement en espagnol, incluant un passage a capella, avant de repartir en rythme, sous les stroboscopes. Puis c’est sous un hymne traditionnel hispanique, diffusé par les haut-parleurs, que le sextuor, bras dessous, bras dessus, salue la foule, sous un tonnerre d’applaudissements.

(Organisation : Aéronef)

Olivia Ruiz

A nos corps aimants

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Pas de grand dépaysement en vue sur ce cinquième album studio de celle qui restera à jamais « La femme chocolat ». La belle Olivia sait ce qui fait sa force et dose –savamment– son potentiel, tout au long de ce nouvel essai.

 « A nos corps aimants » est véritablement marqué par l’empreinte si caractéristique de la chanteuse originaire de Carcassonne. Elle bouscule un peu la chanson française dont le répertoire semble parfois si convenu. Sans ressasser les succès passés, Olivia Ruiz propose de nouveau sa douceur ferme, sa poésie crue, sa sobre musicalité enivrante… « Mon corps, mon amour », premier single, donne le ton de cet elpee découpé en douze morceaux. Pas de mauvaise surprise donc. Plutôt de l’étonnement de constater qu’il lui est encore possible de tirer sur cette même corde sur laquelle tient son répertoire sans que la créativité ne soit négligée pour autant.

« A nos corps aimants » manque pourtant un peu de tripes. Même si Olivia en met un peu des siennes en partageant des chansons comme « Nino mi nino ». Elle se dévoile, aussi en chantant « Duerme negrito » en compagnie de son père Didier Blanc. Mais le côté rock est un rien trop doux, un peu trop en retenue. « Tokyo eyes » fait ça très bien, ça envoie, mais ça nous laisse sur notre faim. Ce butin paraît donc bien maigre après avoir goûté au « Calme et à la tempête » ou s’être laissé séduire par « Miss Météores ». On regrette aussi la poésie perdue dans les textes. Qu’elles soient belles, drôles ou prenantes, Olivia propose habituellement des titres bien écrits, qui nous content des histoires souvent inattendues. « Volver », « Le tango du qui », « Le saule pleureur », « Les crêpes aux champignons »… Les exemples sont légion.

Un disque intelligent, savoureux mais pas assez puissant.

 

Olivia Ruiz

J´aime pas l´amour

Ce n'est pas notre genre de parler de la Star Ac', surtout en bien. A vrai dire, on se fout un peu de ces pauvres gamins transformés en bêtes de foire du show business FM : n'avaient qu'à pas s'inscrire à tout ce cirque en croyant naïvement devenir de vrais artistes. La plupart, c'est une certitude, ne sont pas bien malins. Leurs disques, heureusement, sont vite oubliés par le public lambda, une fois la saison finie et de nouveaux cobayes enfermés dans le château. Olivia, par exemple. Qui se souvient encore d'elle ? Une petite brune mignonne, qui sortait avec le pseudo-cultureux de la bande, Fabrice (si, si, souvenez-vous), le type avec ses cheveux savamment coiffés en pétard et qui aujourd'hui, faute de savoir chanter, se retrouve figurant dans ‘Sous le soleil’… Olivia, donc. Eh bien ! Olivia, Ruiz de son nom (parce que ces gens ont des vrais noms), pourrait bien mettre à sac tous nos préjugés de mélomanes avertis avec cet EP, euh, hum,… fort bien fait. La Star Ac' ne serait donc pas qu'une infâme machine à fric suçant le sang de jeunes fans de karaoké prêts à tout pour passer chez Arthur. Elle cachait bien son jeu, la garce. Olivia. Peut-être qu'après tout, elle n'était pas si bête. Parce qu'il faut bien dire que ces 5 chansons plaisent, même si derrière tout ça se cache sans doute un marketing hyper balèze, réfléchi des mois durant par une armada de consultants d'Universal, payés des milliards pour faire de cette gentille fille la ‘parfaite antithèse de Jennifer : rock, saltimbanque, au parfum suranné à la Piaf, bref un truc chiadé pour redorer le blason de la téléréalité, parce que jusqu'ici on s'en est trop pris plein la gueule’. Ouaip, Olivia : une gentille fille, au look et au répertoire singulier par rapport à ses potes (‘Mais pas trop non plus, faudrait pas choquer le bourgeois’). Une survivante. Epaulée ici par Weepers Circus, Juliette (Victoires de la Musique 97), Chet et le tandem Iso/Mitch, metteurs en son du dernier Rita Mitsouko. Justement, ces 5 titres sonnent un peu comme du Rita, en plus lisse, en plus vulgarisé. De l'accordéon, du tuba, de la clarinette, voire du theremin : dès " Qui sommes-nous ? ", le cadre est installé - ça se veut jazzy, cabaret, années 30/40… ‘Il faut faire voyager la ménagère de 60 ans, lui rappeler sa jeunesse ! Et puis regarde, la Bruni, elle a bien vendu 800.000 albums avec trois fois rien, mais c'est son univers, mon vieux, son univers, qui plaît à l'acheteur de disques ! Voilà les clés du succès : un son original, bien huilé mais pas trop ; un son que le fan de Nolwenn n'a pas l'habitude d'entendre !’. D'où la fanfare à l'ancienne (" Le Tango du Qui "), l'atmosphère à la Dietrich et tout le toutim. De toute façon, Olivia se fout bien du quand dira-t-on, elle est ‘sortie grandie de ce conte’, elle ‘a sauvé son âme’, elle ‘s'est enfuie de la fable’ (" Petite Fable "). C'est vrai ma chérie, et comme tu le chantes si bien sur ‘Le Tango du Qui’ : ‘Quel beau métier, la vie d'artiste’…