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Bipolar Club

Le vertige de Bipolar Club

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A la fois rugueux et doux, Bipolar Club est le nouveau groupe de rock qui va vous emporter dans un puissant voyage sonore.

Les compos de la formation sont à l’image des réflexions de ses musicos. Pleines d’espoir mais aussi d’angoisse, elles traduisent le paradoxe d’un monde qui change, tiraillé entre un désir de progrès constant, trop rapide, et l’envie d’une époque plus simple, plus humaine, qui semble révolue. Bipolar Club est le reflet de cette génération : tournée vers l’avant mais pleine de nostalgie envers le passé.

Bipolar Club c’est la dichotomie, l’opposition mais aussi la porte ouverte à deux énergies : plus enragé ou plus mélancolique ; à deux univers : l’un sombre, l’autre lumineux ; mais aussi à deux langues : le français et l’anglais.

C’est l’essence même du groupe : laisser la place au choix. Le plus important étant l’esthétisme final et la recherche de profondeur.

Ce nouveau projet prend forme en pleine crise, tout en entretenant l’espoir, pour les quatre musiciens, de renouer avec le public et la scène malgré une ambiance sociétale moribonde.

La musique de Bipolar Club est donc résolument rock et propose un son abrasif, dense et puissant, donc taillé pour la scène.

Le deuxième Ep du groupe, « Vertigo » est paru début mars.

Le clip d’« Océan » est disponible

 

Polar

C'était mieux avant...

Il y a bien longtemps, dans les années 90, un type au teint livide chantait sa déprime sur fond de folk acariâtre : il s'appelait Polar, et portait un bonnet noir qui lui donnait des airs de cambrioleur à la petite semaine. Pas drôle, le mec, mais forcément touchant : ses deux premiers albums, « 1 » et « Bipolar », recelaient quelques perles à s'écouter toutes lumières éteintes, le doigt sur les tempes et la bouche crispée dans un rictus rageur. Depuis lors, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts de Genève, et l'on se demandait si Polar ne s'était pas noyé, lui aussi, tel un Buckley helvète. Dix ans plus tard, Polar refait pourtant surface et sort un quatrième album, « Jour Blanc », écrit en compagnie de Miossec. Qui pour le coup n'a pas l'air de s'être foulé le coude, tant les paroles s'avèrent naïves et dénuées de toute métaphore. Quand Polar monte sur scène, seul, sans bonnet, il nous balance donc ses nouvelles chansons, en français dans le texte, sans penser un instant à ses fans de la première heure. Et du Polar en français, c'est comme de la choucroute sans clou de girofle : ça passe mal. Chez lui, les 'roses sont des épines', à moins qu'il ne s'agisse d'un problème de liaison, mais en tout cas on ne peut s'empêcher de sourire. Etre ou avoir, peu importe, puisque les textes de ses autres chansons sont tout aussi à l'avenant : ni rimes, ni vigueur syllabique, Eric Linder devrait lire Flaubert. Heureusement que le mec est sympa : il nous raconte la genèse de quasi chacun de ses titres avant de les chanter, d'où la redondance, et l'ennui. Sympa, le mec : dommage qu'il se soit mis à la chanson française, et que d'un coup on croirait presque entendre Pascal Obispo chanter dans la montagne, au milieu des vaches violettes (cette voix, irritante à force de yodle démonstratifs). 'C'était mieux avant' ? Evidemment.

Peter Von Poehl, lui, peut se targuer d'avoir gravé un des meilleurs disques pop de l'année : l'excellent « Going to where the tea trees are », dont il interprétera 5 titres seul, à la guitare. On peut regretter l'absence de toute enluminure (synthés, cuivres, batterie, basse,…), mais présentées telles quelles, en toute simplicité, ses jolies mélodies gardent pourtant leur pouvoir d'attraction… Et quand le Suédois demande à l'assemblée de hululer en chœur sur « The Lottery », personne ne se fait prier et l'humeur monte doucement, jusqu'à envahir le parterre comme du sirop de liège. Même assis, le public réagit : il est conquis. Peter Von Poehl chante alors « The Story of the Impossible », la chanson-Mobistar, mais heureusement aucune sonnerie de GSM ne vient gâcher ce grand moment de poésie lo-fi. Avant de clôturer par « Going to where the tea trees are », Peter Von Poehl hasarde de sa voix cajoleuse quelques mots en français (il connaît bien la langue), plaisante à propos de Tricatel ; bref met tout le monde dans sa poche. Vivement la tête d'affiche en 'full live band' !

Mais les trentenaires dans la salle étaient surtout présents pour le concert de Dominique A, dont le dernier album avait déjà été présenté lors des dernières Nuits Botanique. 'Vous n'aviez pas envie d'aller voir Motörhead ?', ironise d'entrée de jeu notre homme en noir avant de balancer « Revoir les choses ». Pas d'« Overkill » en cover, mais la plupart des titres de « L'Horizon » joués pied au plancher, dans une ambiance glaciale qui en laissera plus d'un perplexe. C'est un Dominique A sec et rageur qui se présente à nous, le corps rigide et le regard frondeur : on n'est pas là pour rigoler, à moins d'aimer l'humour très pince-sans-rire du Français exilé à Bruxelles. « La Relève » et « Rouvrir » ne détendent pas l'atmosphère : il faut attendre « Le Camion », semblant de tube radiophonique, pour oser remuer les orteils en position assise. « La Mémoire Neuve » ranime de vieux souvenirs, mais la question semble être ailleurs : Dominique A aurait-il mal digéré son souper ? A part deux rappels où se succèdent enfin vieux tubes moins féroces (« Antonia » et « Le Courage des Oiseaux »), on ne peut s'empêcher de rester circonspect : il a fait froid pendant deux heures, et notre veste était consignée au vestiaire.

Polar Bear

Same as you

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Aux Iles Britanniques, cette formation de jazz jouit d’une solide notoriété. Qui a même atteint le Vieux Continent ; mais chez un public averti. Faut dire que depuis 2004, elle accumule les prix et les nominations en tous genres ; et tout particulièrement au Mercury Prize ainsi qu’aux BBC awards. D’ailleurs, ce « Same as you » (NDR : c’est son sixième elpee !) lui a permis d’être à nouveau nominé parmi les meilleurs groupes jazz de l’année.

Toujours drivé par le drummer Sebastian Rocheford (NDR : outre son implication dans le jazz, il participe régulièrement à d’autres projet, et notamment en compagnie de David Byrne, Brian Eno ou encore Pete Doherty), le combo a bénéficié du concours de quatre musicos supplémentaires, pour enregistrer ce long playing.

Passé une brève intro au titre évocateur (« Life, Love and Light »), sur laquelle des vocaux se posent afin de planter un décor paisible, Polar Bear attaque cinq pistes de prog/free-jazz (NDR : certains taxeront sa musique de ‘lounge’ ; mais avouez que le qualificatif est un peu réducteur). Afin de maintenir constamment l’attention, la formation cherche faire fluctuer les styles et les ambiances ; ainsi on rencontre ça et là, des références africaines, caribéennes ou encore orientales. Mais aussi, elle nous réserve quelques surprises. Et tout particulièrement le concours de Hannah Darling sur le single « Don’t let the feeling go » ainsi que du saxophoniste Shabaka Hutchings (également aperçu au sein de Melt Yourself Down), sur plusieurs plages…

Finalement, la prouesse de Polar Bear, c’est d’être parvenu à rendre une musique peu accessible, tout à fait excitante. D’ailleurs, au plus les écoutes se multiplient, au plus on découvre de nouvelles facettes de l’expression sonore. Ce qui démontre sa richesse…

 

Polar Circles

Polar Circles

Écrit par

Il s’agit du second album de Polar Circles, une formation suisse. Et cet opus est la parfaite démonstration que les pénibles Nickelback sont parvenus à faire des émules jusqu’au sein de la vieille Europe… A l’instar de « Landmark », titre d’ouverture, et de loin le moins bon morceau de l’opus. Une piste sculptée dans le rock FM sirupeux et lourdement lyrique. Heureusement, le quatuor semble plus à l’aise dans le registre pop, comme sur le très cool « Heavy Words ». Entre ces deux pôles divergents, les morceaux musardent tour à tour dans l’univers propre à Incubus nouvelle mouture (« Burnt Memories »), la ballade rock (« Time to Shine ») et les inoffensives salves heavy-pop (« Promises »).

Soulignons quand même les excellentes aptitudes des musicos, qui semblent avoir fait leurs gammes dans le monde du jazz. Sans oublier la voix, maniérée, mais impeccable, et la production parfaite… Si Polar Circles avait été américain, il remplirait les stades. Or, il est issus de Lausanne, agréable cité helvétique plus connue pour son architecture durable et son lac que pour ses riffs de guitares…

 

Polaris

Tigre De Papier

Écrit par

A première vue, ce tigre de papier mâché semble bien inoffensif.

Son folk rock voudrait parfois montrer patte blanche et laisser percevoir les événements sous un autre angle, mais il n'arrive pas pour autant à réellement décoller.

Oui, quelques sonorités recherchées laissent circonstanciellement transparaître une volonté certaine de se détacher d'une chanson française formatée, mais si les bonnes idées sont présentes, le résultat lui, laisse sur sa fin (faim ?)...

Bienvenues, certaines digressions (comme ces ambiances, par exemple, qui enrobent « Animal ») sont hélas contrebalancées par des travers gauches du genre mielleux (NDR : « A La Bouche », dont l’intonation de voix me fait grincer des crocs) ou de quelques mélodies d'une vilaine banalité (« Ailleurs »).

Clairement, « Polaris » n'est pas pour autant un mauvais album. Il souffre juste d'un trop grand besoin de bien faire et de plaire.

Cependant, si vous avez aimé le duo Bauer -Zazie, vous pourriez y trouver votre compte...

 

Polar Aim

Diaries of well known women

Russell et Lincoln Fong constituaient l'ossature du défunt et mythique Moose. Après la séparation du groupe, Lincoln a sévi chez My Bloody Valentine et Cocteau Twins avant de retrouver son frère pour fonder ce Polar Aim, en compagnie de l'ex chanteur de Fuel, Hamish Mcintosh. Pour enregistrer cet opus, ils ont reçu le concours de Dave Gregory (XTC), de Steven Monti (Curve) et de Vinnie Lami (Cocteau Twins, Guy Chadwick).

Une bien belle équipe responsable d'un album attachant à la pop soignée, enrobée de chœurs discrets, légèrement psychédélique, dont les vibrations vulnérables, finement ciselées dans des accords de guitare, nous plongent dans un univers éthéré, paisible, aux confins de la mélancolie bleue des Felt, Luna et autre Moose, bien évidemment. Et lorsqu'en final, " Little rage " vient déposer ses accords de trompette, c'est même à Orange Juice que ce Polar Aim nous fait penser...