New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Puggy

Maro collabore au nouveau single de Puggy…

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Puggy s’est associé à Maro, auteure-compositrice-interprète et multi-instrumentiste portugaise, pour enregistrer son nouveau single « The Most ». Maro a acquis une renommée internationale grâce à son tube « Saudade, Saudade », interprété lors de l’Eurovision 2022, et est l'une des artistes préférées de Billie Eilish. Sa fusion unique de folk, de pop et d’influences acoustiques complète parfaitement l’univers sonore de Puggy, donnant naissance à un morceau de pop acoustique empreint de nostalgie et de profondeur.

Après le succès de son Ep « Radio Kitchen » et une série de trois concerts complets à l'Ancienne Belgique cette année, le trio Puggy est en pleine création de son cinquième opus, le premier depuis 2016.

« The Most » offre un avant-goût de cet elpee, qui sortira à l'automne 2025 et sera présenté lors d'un concert à Forest National le 28 novembre 2025.

Lorsqu’elle publié l’album « Can You See Me ? », Maro a révélé une nouvelle facette de son univers musical, un disque mprégné de pop, trap, world et folk. Son dernier long playing, « Hortelã », propose une version intime et dépouillée de ses plus récentes compositions. En septembre dernier, elle a également envoûté le public de la Botanique lors d'une tournée européenne à guichets fermés.

Puggy se produira en concert, à Forest National, le 25/11/2025

« The Most » est en écoute

 

 

 

Puggy

Un excellent concert, mais qui sentait quand même le ‘réchauffé’…

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C’est le retour triomphal de Puggy qui s’était accordé une petite pause de 7 ans pour souffler et avait permis à Matthew Irons de participer au Jury de ‘The Voice’ à 3 reprises ainsi qu’à celui de ‘The Voice Kids’. Mais également à Romain et Egil ‘Ziggy’ de produire les albums d’autres artistes, et notamment de Juicy, Lous And The Yakuza, Yseult, Adé et Angèle (NDR : ce qui n’a pas empêché Matthew d’apporter son concours aux mises en forme). Ils ont également composé plusieurs musiques de films, collaboré avec des orchestres symphoniques et accompagné de nombreuses personnalités sur la voie du succès. Des activités –pour la plupart– opérées au sein de leur studio ‘Radio Kitchen’. Et « Radio Kitchen » est ainsi devenu le titre du dernier Ep qui a enfin ressorti le trio de l’ombre.

L’Ancienne Belgique organise la deuxième édition du KETCLUB, c’est-à-dire, un concert spécialement destiné aux enfants ! Au Botanique et à l’Aéronef de Lille, ce type de spectacle existe depuis belle lurette, mais ils se déroulent l’après-midi. Bref, un vrai show pour les petits… et les grands, mais en version plus courte, tout en prenant soin d’adapter le volume pour protéger les fragiles oreilles. L'idée, c'est de faire découvrir la musique d’une manière amusante et originale, tout en passant un super moment en famille. Ce qui est encore plus sympa, c’est que Puggy a décidé de verser la recette du spectacle à KickCancer, une association qui aide les enfants atteints d’un cancer, mais également soutient la recherche contre cette maladie.

Le concert réservé aux têtes blondes se déroule ce dimanche 29 septembre. Il fait suite à celui accordé la veille, destiné aux aficionados.

Ils ne se sont pas foulés pour la setlist. C’est la même qu’hier sans la nouvelle compo « Murder », qui avait été interprétée en rappel. Coup de mou ? On va vérifier sur place !

Non seulement l’AB affiche complet, mais l’auditoire est composé d’un mix transversal de générations : petits, grands, filles, garçons, enfants, jeunes et adultes âgés. Et pourtant, il est chaud-boulette. Ce qui promet pour le reste de la tournée dont les concerts sont quasi-complets partout.

Le supporting act est assuré par David Numwami. Armé de sa guitare, sa loop machine magique et son ordinateur, il est seul sur les planches pour dispenser sa musique et ses beats sculptés dans les pecus et les basses qu’il chante en français ou en anglais. Il ne tarde pas à ôter sa veste et prend régulièrement des bains de foule, au sein de laquelle il se hisse même sur un fly case pour chanter.

Son melting pot de r’n’b et d’électro pop est à la fois épuré, synthétique et organique, doté de respirations poétiques, de claviers à la fois kawaii et lo-fi, de moult éléments percussifs et de sèche qu’il possède depuis son enfance, cabossée comme il se doit, mais au son qui touche en plein cœur. La foule apprécie et l’applaudit chaleureusement (page ‘Artistes’ ici). 

Place ensuite à Puggy. Comme d’habitude Romain (basse), se plante à gauche, Ziggy (drums, MPD), au milieu et Matthews (chant, guitare), à droite. Les trois musicos se servent également et épisodiquement d’un clavier. D’énormes projecteurs montent ou descendent suivant les circonstances et inondent de lumières, le band et l’auditoire. Parfois ‘PUGGY’, formé par des leds, en lettres capitales, apparaît en grand, derrière les musiciens.

Le set s’ouvre par deux plages issues de l’Ep « Radio Kitchen », « Age Of Wonders » et « Numbers ». Puis enchaîne par une série de ses anciens tubes, dont « When You Know », « To Win The World », « How I Needed You ». Entre le premier couplet et le refrain, Matthew s’interrompt même pour apprendre au public à frapper dans les mains en rythme.

Plus paisible et particulièrement cool, « Simultaneously » constitue le troisième extrait du nouvel Ep. Matt module sa voix alors que Ziggy adopte un ton plus grave. Un délice ! Charles (NDR : elle avait remporté une édition de ‘The Voice’ alors qu’elle figurait dans l’équipe de Matt) débarque pour assurer les chœurs, auprès de Matt et Ziggy, tout au long de « Lost Child ». Pas de trace du dernier morceau de l’Ep, « Sad Enough ». Puggy en revient ensuite à ses veux standards… bien électriques.

En rappel, le combo va nous accorder trois compos donc une cover d’Iliona, « Reste », au cours de laquelle Irons présente l’artiste comme un ami. Et sa voix très soul apporte un plus. Puis un extrait du premier elpee, « Dubois Died Today », « Dubois », avant d’achever la prestation par le premier single de « Radio Kitchen », « Never give up ».

On aurait aimé un peu plus de nouveautés dans la setlist. Il est vrai que le dernier Ep ne compte que 6 pistes. Mais également un peu de variation. Bien sûr, il est chouette de retrouver les anciens hits qui plaisent toujours, mais pour votre serviteur, si le concert était excellent et fort en intensité, il sentait quand même le ‘réchauffé’…

Setlist : « Age Of Wonders », « Numbers », « Give Us What We Want », « Something You Might Like », « Lonely Town », « Simultaneously », « Last Day on Earth (Something Small), « Lost Child » (avec Charles), « How I Needed You », « Insane », « To Win The World », « Teaser », « Change the Colours », « Goes Like This », « When You Know ».

Rappel : « Reste (Iliona cover) (+ Iliona), « Dubois », « Never Give Up »

(Organisation : OD Live Productions SPRL)

 

Puggy

Puggy n’abandonne jamais…

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Évoluer, avancer, ne jamais renoncer à ses idéaux. Hymne à la résilience, écrin de fraîcheur et de modernité, le single « Never Give Up » marque le retour en force de Puggy. Après six années vécues en marge de la scène, le monde a bien changé, le groupe aussi. Passé d’un trio d’obédience pop-rock à un collectif de producteurs tout-terrain, Matthew Irons, Romain Descampe et Egil ‘Ziggy’ Franzen ont composé plusieurs musiques de films, collaboré avec des orchestres symphoniques et accompagné de nombreuses personnalités sur la voie du succès. Lous And The Yakuza, Yseult, Adé ou Angèle se sont notamment rassemblées sous le toit de leur studio d’enregistrement, espace créatif et lieu de rencontres.

Libre de ses mouvements, plus à l’aise que jamais avec ses instruments, Puggy déclare son indépendance. Maître d’œuvre de son label, moteur de son propre studio d’enregistrement, le groupe bruxellois contrôle désormais chaque étape de la création. Inspiré par des rencontres et quelques recettes élaborées entre le frigo et la table à manger, l’univers de Puggy s’est démultiplié au contact d’une véritable communauté artistique. Marquées par des aventures collectives, les nouvelles chansons du trio s’apprêtent aujourd’hui à découvrir la scène, lieu de prédilection d’une formation réputée pour ses concerts galvanisants. De quoi s’assurer un futur excitant.

Le clip du nouveau titre « Never Give Up » a été réalisé par Brice VDH et Cyprien Delire. Puggy voulait marquer son retour par un clip décalé et moderne à la fois. Le band a parlé intelligence artificielle avec Brice et Cyprien au moment de réfléchir à des idées pour mettre en image ce nouveau titre, Brice et Cyprien ont eu l’idée de copier-coller les paroles de la chanson dans ChatGPT en lui demandant d’écrire un scénario de clip, pour voir comment il réagirait.

En 10 secondes, l’IA a écrit une histoire totalement premier degré qui relatait les relations d'amour/haine de collègues en entreprise. C’est là que le trio a eu l’idée d’inviter Hide The Pain Harold, la star images réelles et des images de stock. Il a rapidement accepté et quelques jours plus tard, András (de son vrai prénom) était sur le tournage avec Puggy. Un très beau résultat et un nouveau départ pour le band.

Les premiers concerts sont annoncés pour le mois de mars 2024 dont celui prévu à l’Ancienne Belgique le 11/03/2024

La vidéo du clip « Never Give Up », c’est ici

 

Puggy

Puggy is Back !!!

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Depuis 2016 et l’album « Colours », Puggy s'était fait discret (7 ans de silence). Mais en mars 2022, Matthew Irons déclarait que le retour se rapprochait.

À la fin de la tournée en 2016 Matthew signalait que le groupe avait eu besoin de souffler et ainsi découvrir d’autres passions. Les musicos travaillent encore tous les jours ensemble (ils ont notamment produit l’album de Noé Preszow).

Puggy, après « Bigfoot Family », avait été occupé par une autre bande originale d’un film d’animation : ‘Hopper et le Hamster des ténèbres’. La production avait commandé une musique 'à la John Williams', célèbre compositeur de ‘Star Wars’, ‘Indiana Jones’, ‘E.T.’ et ‘Harry Potter’. Le travail était donc aussi passionnant et le band a dû proposer une musique plus symphonique.

Matthew Irons avait ajouté sur les ondes de la RTBF : ‘On a repoussé le disque sur lequel on travaillait pour cette opportunité. Je m’excuse auprès de tous nos fans et de tous les gens qui nous attendent, mais on attend aussi, on a besoin de remonter sur scène ». Ce band a un très grand respect de son public qui le suit depuis ses débuts (20 ans en 2025). Le futur nouvel elpee est presque prêt. Puggy est juste en train de finaliser certaines choses dans la production et la structure, mais incessamment on aura des nouvelles à vous communiquer. Il vien tout juste de sortir « The Inseparables (Original Motion Picture Soundtrack) » et même Matt se met au hip hop et rappe sur « Use Your Imagination », un extrait de cette bande sonore. Ce titre est en écoute ici

 

 

Puggy

Un vrai coup de chœur !

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C’est la première fois que Puggy se produit au Festival des Libertés. Un festival engagé et artistique, festif et subversif également. Le logo reflète d’ailleurs parfaitement cette lutte sociopolitique. Il mobilise du 19 au 28 octobre 2017, toutes les formes d’expression pour se faire le témoin de la situation des droits et des libertés et inciter à la résistance ainsi que promouvoir la solidarité. Un immense écran est présent en bord de scène. Que va-t-il se passer ? Assisterions-nous à la projection du film ‘Bigfoot Junior’, dont Puggy a signé la bande originale. Que nenni ! Les vidéos sont destinées à expliquer et conscientiser le peuple à la détresse des migrants qui quittent leur pays suite à la guerre. Ils ne sont toujours pas bien accueillis chez nous et sont parfois considérés comme des pestiférés quand ils ne sont pas confondus avec les djihadistes. Ce festival est donc également destiné à combattre les stéréotypes et à changer les mentalités.

Une page se tourne pour Puggy. Ce soir, c’est le dernier concert de la tournée « Colours », entamée en mai 2016, un périple qui lui a permis de visiter de nombreux pays ainsi que de fouler les planches de festivals majeurs. Comme cet été au BSF. Pour la circonstance, il avait tenté une belle et audacieuse expérience, en invitant un chœur gospel. En l’occurrence The Gospel Wings, une des chorales drivée par Didier Likeng, un auteur/compositeur/arrangeur/professeur et directeur artistique d’origine camerounaise. Ce n’était d’ailleurs pas leur première rencontre. La troupe implique 8 chanteurs, de parité hommes/femmes. Pas évident pour l’ingé son de gérer une telle entreprise. Mais Benoît connaît bien son job et il va assurer…

Ziggy se plante à droite derrière ses fûts et ses claviers. Matthew opte bien évidemment pour le centre. Il a le choix entre une fameuse panoplie de grattes semi-acoustiques et une Gibson rutilante, de couleur brune. Romain s’installe à gauche, toujours fidèle à sa vieille basse, modèle 1965. A l’arrière, se poste le claviériste/pianiste, Matthieu Vandenabeele, qui remplace John Janssens depuis un an. Les 8 choristes sont disposés en éventail, derrière le band. Ils sont tous vêtus de noir. Hormis « Dubois Died Today » et « Burned », la set list est identique à celle proposée dans le cadre du BSF. En début de parcours, les chœurs restent plutôt discrets ; mais au fil du show, la combinaison des voix devient de plus en plus complexe et lorsqu’elle entre en symbiose avec le groupe, le résultat est de toute beauté. Quand aux compos les plus soul ou funk, elles nous délectent de saveurs sucrées et africaines, à l’instar de l’inévitable « Soul », mais également de « Where You Belong ».

« Fight Like You’Re Fighting » adopte un profil électro. Pendant « Feel So Low », les percus prennent leur envol, alors que Matt torture sa gratte jusqu’au point de rupture, avant de prendre du recul pour laisser le micro à Romain. « Last Day On Earth » est toujours le titre préféré de votre serviteur. Et il sait pourquoi ! Place ensuite à « Where You Belong », un extrait de la bande sonore de ‘Bigfoot’. Et les envolées des violons sont avantageusement remplacées par la chorale. Superbe !

Les musicos de Puggy quittent alors le podium pour la laisser la place à l’octuor. Didier Likeng empoigne une gratte électro-acoustique (NDR : une ‘Martin And Co’, dont le prix varie entre 2 000 à 7 000 euros) et guide alors la troupe tout au long de ce morceau. La chorale s’exprime alors pleinement et libère tout son charisme. Retour de Puggy pour « How I Need You » et « Change The Colours ». Embrassades entre membres du collectif et de Puggy.

« Simple Feelings », c’est le second extrait de « Bigfoot Junior ». Maître du jeu, Ziggy s’époumone au chant tout en martelant ses les fûts. Matt et Romain se contentent de participer aux backing vocaux. Mais soutenu par les chœurs, cette compo génère de la magie pure. On en attrape des frissons partout.

Lorsque la voix de Matt émerge des chœurs, on ne peut s’empêcher de penser au « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band » des Fab Four. « Territory » clôt le set qui vire au délire electro.

Comme précisé plus haut, le rappel propose deux titres du premier elpee, puis « Burned », avant de s’achever définitivement par « When You Know » moment choisi par Matt pour pousser ses cordes vocales à la limiter de leur potentiel. Il invite également la fosse à participer à la fête et à reprendre les paroles… en chœur. Puggy a décidé de prendre une pause –bien méritée– avant de s’attaquer à l’écriture des compos d’un nouvel album… 

(Organisation : le Festival des Libertés en partenariat avec CNCD et 11.11.11)

Puggy

Un agenda de plus en plus chargé…

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Cap vers la Flandre et tout particulièrement Courtrai, pour assister à un autre concert de Puggy, ce vendredi 24 mars. Ce sera à De Kreun. Une belle salle, intimiste de surcroît, dont la capacité oscille entre 300 et 400 âmes. Première constatation, il y a bien plus de francophones (Wallons et Français) que de néerlandophones, au sein du public.

Too Tangled assure le supporting act. Un duo gantois qui ne se produit pas souvent en Belgique. Et pourtant, il recueille un franc succès à l’étranger ; et tout particulièrement chez nos cousins germains, où il compte parmi les super stars !

Le couple pratique une sorte d’indie/wave/rock dominée par les claviers et dynamisée par des beats électro. Roland Vandemoortele se charge des parties de guitare et des machines, alors que la très jolie Eva Buytaert se consacre au violon et aux synthés. Ils se partagent les vocaux. Responsable de trois elpees à ce jour, le tandem est venu défendre son dernier, « Revel Revel », paru ce 17 mars.

Il entame son set par « Sleepwalk », au cours duquel la scène est plongée au sein d’un espace bleuté, traversé de faisceaux blancs.

Vocodée, la voix d’Eva est atmosphérique. Les beats sont percutants. Roland prend le relais derrière le micro pour « Mexican Drugs », une compo caractérisée par des accords de gratte frémissants. Des infra-basses s’invitent dans le décor sonore. Il est temps de se protéger les oreilles. Bon, ils ne sont pas envahissants, mais plutôt gênants. Mrs Buytaert relaie son partenaire aux machines pour « Heartless Digital Bits ». Les cordes de guitare s’emballent. Puis les musicos conjuguent leurs voix en harmonie, tout au long d’une mélodie accrocheuse. Des cordes empreintes de mélancolie baignent « Neon ». Le climat devient lourd. Les percus grisent les esprits. Eva empoigne son violon. Et c’est elle qui rétablit le calme, en fin de parcours. Tout comme elle parvient à tempérer l’atmosphère oppressante et ténébreuse de « Wavesong », à l’aide de son archet. « Revel Revel », c’est le titre du nouvel opus. Retour à la voix vocodée pour un morceau davantage électro. Et le set de s’achever par « Place Of Gold », la compo la moins électronique de « Stay Retless », adoptant un profil oscillant entre rock, cold wave et rock garage. Si vous avez un jour l’opportunité d’assister à un concert de Too Tangled, ne le manquez pas ! Il mérite qu’on s’y intéresse aussi, chez nous…

Depuis la sortie du quatrième opus de Puggy, « Colours », publié en avril 2016, Puggy multiplie les concerts. A ce jour, il doit en avoir accordé plus de 600 ! Il est partout en Europe occidentale. En France, aux Pays-Bas, en Allemagne et bien sûr en Belgique. Et se produira au cours de la plupart des festivals d’été. Après le concert somptueux vécu à Forest National, votre serviteur retrouve ses chouchous, mais dans une salle à taille humaine. Et bien évidemment, elle est sold out.

La température commence à grimper. Le trio va bientôt monter sur le podium. Votre serviteur se plante derrière la table de mixage. Le nec le plus ultra pour la qualité du son. Surtout quand on sait que c’est Benoît qui est derrière les manettes

Des rayons lumineux, toujours de teinte bleue et blanche, arrosent l’auditoire. Matt est armé de sa belle Gibson de couleur brune. Ziggy se plante à droite du podium, derrière ses fûts. Et dès « Fight Like You’re Fighting », il martèle frénétiquement et métronomiquement ses peaux. Nous rappelant qu’il a sévi dans l’univers du métal. « Feel So Low » concède des accents orientaux, probablement empruntés au pays du soleil levant. Depuis ses claviers, Mathieu Vandenabeele accentue l’impact électro de la compo. Nonobstant son titre, « Soul » macère dans le funk. Les interventions de gratte dispensées par Matt sont alors hantées par Nile Rodgers. Elles sont d’ailleurs, ce soir, essentiellement électriques, au détriment de la semi-acoustique. Un concert de Puggy est toujours différent. Le répertoire est distinct chaque soir. Les impros sont instinctives. Mais c’est bien évidemment le chanteur en donne le signal de départ. Elles peuvent se révéler complexes et créatives ; et même la voix est alors très susceptible de s’élever à la limite de la rupture. Une set list qui va revisiter les quatre opus du band, en ne négligeant pas, bien entendu, les inévitables classiques. Moments au cours desquels les aficionados reprennent très souvent les paroles en chœur. Et dont on épinglera le retour de « Teaser », morceau caractérisé par ses envolées vocales sophistiquées et torturées.

Près de 120 minutes de concert, mais un seul rappel. Le lendemain, Puggy est attendu à Herve. Donc, pas le temps de végéter. Ni d’aller à la rencontre des fans. La route est encore longue avant d’arriver à destination…

(Organisation : De Kreun)

Puggy

En territoire conquis…

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C'est la seconde fois que Puggy se produit à Forest National. Et la énième, que votre serviteur assiste à un concert du trio. Combien de fois ? Difficile à déterminer. Qu’importe, il a le bonheur d’assister à la progression –fulgurante– d’un band auquel il a cru depuis ses débuts. Ce soir, c’est évidemment sold out. Et il faut préciser que peu de groupes ‘belges’ (NDR : si on peut considérer Puggy comme tel) ont réussi à remplir cet hémicycle. Même si depuis quelques années, les artistes du cru ont le vent en poupe. Et s’exportent de plus en plus facilement. Ce qui n’était pas le cas au cours des seventies et des eighties. Et paradoxalement, c’est à cette époque que Pierre Rapsat et Machiavel sont parvenus à y faire salle comble.

Mon petit voisin est âgé de 8 ans. C’est le premier show de Puggy auquel il assiste. Et il est fier d’y participer. Son grand-père est musicien ; mais c’est Didier qui lui sert –en quelque sorte– de mentor… Le papy le guide pour son éducation musicale : les Stones, les Beatles, Lynyrd Skynyrd, AC DC, Led Zeppelin et bien sûr Puggy. De nombreux parents et grands-parents accompagnent leurs rejetons au concert ; ce qui crée une ambiance bien familiale. 

Le supporting act est assuré par Faon Faon. Sympathiques, les deux donzelles (Olympia Boule et Fanny Van Hammée) sont coachées par Nicolas Renard. C’est-à-dire le même manager que Puggy. Le duo a publié un Ep en novembre ; et pour le défendre, il assure le supporting act, tour à tour de Puggy, Jaine ou Alice On The Roof.

Hormis l’absence de bain de foule, le set sera semblable à ceux accordés au Splendid (voir ici) et au Brass (voir ). On épinglera quand même la volonté d’inciter la foule à remuer le popotin. Les jouets, les legos et autres dominos ont été rangés. Il faut passer aux choses sérieuses. La tendre enfance est loin. Mais il ne faut pas aller trop vite. « Gravité » nous entraîne vers le grand Nord. On y croise un « Eskimo ». Perdu sur son îlot, il mange des grumeaux d'igloo. C'est pas vraiment rigolo, car on a froid au dents et mal au ventre. Pour se réchauffer, rien de tel que balancer et remuer le corps. Un peu d'exercice ne fait jamais de tort. Grimpons sur « La Montagne » jusqu'à 8 000 mètres. Mais par paliers. La mission est participative. Le tandem invite l’auditoire à escalader le col, en chantant, sur un chemin tracé par le ukulélé. Et une majorité de la foule y participe. Impressionnant ! Les filles semblent ravies du challenge. Et suivant le même rituel, Faon Faon clôt son spectacle par « Mariage »…

A 20h45 pétantes, les lumières s'éteignent. Les haut-parleurs crachent une intro mixant une musique signée Donovan et des sonorités issues de « Colours ». Le public accueille chaleureusement le trio. Les musicos n’ont pas enfilé de costards distincts. Leurs silhouettes se dessinent sur fond de stroboscopes. Tout au long du set, le light show sera d’ailleurs épatant. Le combo est, comme au cours des derniers spectacles, soutenu par le claviériste/pianiste Mathieu Vandenabeele. Le patronyme ‘Puggy’ apparaît en pointillés sur la toile. Et il attaque « Fight Like You'Re Fighting », dans un climat proche du délire. Electros, les claviers y mettent carrément le feu.  

Matt remercie régulièrement la foule. Et va rarement quitter sa guitare électrique. La setlist privilégie les morceaux de « Colours », mais n’en oublie pas pour autant le reste de son répertoire. Notamment les tubes. Faut dire que les improvisations et les envolées vocales apportent une autre dimension à ces compos. Ce qui va inévitablement enthousiasmer la foule. Matt l’invite à reprendre en chœur un refrain en français. La réaction est immédiate et irrésistible. Dix minutes d’applaudissements nourris. Même que le groupe ne parviendra pas à en placer durant cette ovation.

Lors du premier rappel, Matt invite la foule à se partager en trois sections pour participer à une polyphonie vocale. Titre concerné : « You Call Me Up ». Exercice de style réussi ! Pour ne pas oublier les fans de la première heure, Puggy leur accorde un medley du « Dubois Died  Today ». Mais également l’incontournable « To Wind The World », qui n’a pas encore pris la poussière. Ni « Teaser », une chanson qui n’avait plus été interprété depuis belle lurette. Et lors du second encore, le band en profite pour marquer son « Territory ». Celui de Forest National ?

120 minutes de concert. De quoi ravir un public… conquis d’avance, quand même… Prochaine étape : le Rockhal à Luxembourg.

Setlist : « Fight Like You'Re Fighting », « Feel So Low », « Soul », « Last Day on Earth (Something Small) », « She Kicks Ass », « I Do », « This Time », « Lonely Town »,  « You Are » « Goddess Gladys », « Ready Or Not », « How I Needed You », « Teaser », « Change The Colours », « To Win The World », « Something You Might Like », « Goes Like This », « When You Know »

Rappel 1 : « Medley (Dubois, Chez Madame Louise, Out of hand, Yeah Yeah Yeah) », « You Call Me Up »

Rappel 2 : « Territory »

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici


 

Puggy

En pensant aux victimes du Bataclan…

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Puggy est en pleine campagne promo pour l’instant, en France. Il se produisait au Splendid de Lille, ce 13 novembre, salle dont il avait foulé les planches, 3 ans plus tôt. Et bien sûr, pour y défendre son quatrième opus, « Colours ». 

C’est le premier anniversaire des attentats de Paris qui ont lourdement frappé le Bataclan. On ne peut donc qu’y penser. Et les artistes n’oublieront pas de commémorer ce drame.

Le concert est sold out. A l’entrée, la file est longue d'une cinquantaine de mètres. 

La capacité du Splendid est estimée à 900 âmes. Cet ancien cinéma reconverti en salle de concert est vétuste ; mais elle a son charme. Pas facile de se faufiler jusqu'aux premiers rangs. Tant pis, votre serviteur décide de s’installer à hauteur de la table de mixage.

Le supporting act est assuré par Faon Faon (NDR : voir présentation et review concert accordé au Brass de Forest, ici.

19h00 précises, les lumières s'éteignent. Les deux filles débarquent de l’arrière de la scène. Elles portent sur la tête une coiffe blanche à franges en papier. Une bande enregistrée déclamatoire est diffusée dans les haut-parleurs. Il s’agit de ‘faontro’ », un enchaînement de différents jeux de mots et calembours, au cours duquel, l'expression 'Faon' est mise à toutes les sauces. Passé cette intro, elles déposent ces couvre-chefs sur un support. Fanny s’installe derrière son synthé, et Olympia, ses percus. Les clochettes résonnent. Olympia frappe sur ses percussions électroniques à l’aide de ses baguettes. Elles entament à deux voix « Fsld (Faon Sous La Douche) ». « Mariel » déboule, une ritournelle dansante qui vous invite lentement à investir le dancefloor. Les dominos et les jouets sont rangés. La tendre enfance est loin. Ne va pas trop vite ! On repart vers l'« Utopie », sans « Gravité ». Pour un petit voyage dans les fjords norvégiens, à la rencontre d’un « Eskimo », perdu sur un  îlot qui mange des grumeaux d'igloo. Conclusion, on a froid aux dents, mal au ventre et froid au coeur. Et cette french electro/pop rafraîchissante semble plaire à l’auditoire. Gravissons la « Montagne » par paliers,  jusqu'à 8 000 mètres. Le duo invite le public de reprendre le refrain. Une petite répétition est organisée. Olympia empoigne son ukulélé magique et Fanny le micro. Et le résultat est plutôt réussi, d’autant plus que le public accepte l’exercice choral avec enthousiasme. L’interaction est parfaite. Fanny pousse sa voix dans les octaves. « Mariage » clôt la prestation. C’est le morceau le plus délirant du concert. Il parle de blanc qu'elles n'aiment pas, de bistouquette et d'amour sans condition…

La scène n'est pas bien grande. Ziggy s’installe à droite. Armé de sa belle gratte (de couleur brune) électrique –parfois d’une semi-acoustique– Matthew se plante devant et au milieu. Romain, le plus agité, a opté pour le côté gauche. Le trio est soutenu par le claviériste/pianiste Matthieu Vandenabeele qui remplace John Janssens, depuis le début de la tournée consacrée au dernier elpee, « Colours ».

A l’issue d’une intro préenregistrée, le band monte sur l’estrade et attaque le dansant « Fight Like You'Re Fighting ». Matthew salue Lille. Il est vêtu d’un costume de couleur bordeaux. De teinte verte pour Ziggy et bleue pour Romain. Pas de chemise blanche, ni de cravate. « Feel So Low » et « Soul », sont davantage funky. Matt évoque le souvenir des attentats, de ses victimes, et remercie le public et les professionnels, pour avoir permis au monde de la musique, de continuer à vibrer pour des concerts. Après « Last Day on Earth (Something Small) », la température monte d’un cran. Mr Irons signale que c'est la première fois, lors de ce périple, que la formation va interpréter en ‘live’ « Gods Could Give », un morceau imprimé sur un mid tempo. Et le résultat est concluant. Puggy se permet même d’improviser sur les anciennes compos. De quoi leur communiquer une nouvelle jeunesse (« Goddess Gladys », « How I Needed You », « Something You Might Like » et « When You Know », titre qui achève le set). Ainsi le claviériste s’autorise quelques parenthèses jazzyfiantes. Quant aux hits, ils sont repris en chœur par l’auditoire, à l'unisson.

Le terrifiant « Territory » n’a donc pas été choisi pour clore le show, mais bien pour entamer le rappel. De quoi mettre tout le monde d’accord. Avant d’attaquer « You Call Me Up », Matt invite la foule à participer aux vocaux. Il la divise en trois parties, pour créer une polyphonie vocale, aux intonations différentes. Un chouette moment !

Puggy se produira à Forest National ce 9 décembre et à l’Olympia de Paris, le 31 janvier 2017.  

Setlist : Intro, « Fight Like You'Re Fighting », « Feel So Low », « Soul », « Last Day on Earth (Something Small) », « This Time », « Lonely Town », « Gods Could Give », « Goddess Gladys », « Ready Or Not », « How I Needed You », « Change The Colours », « To Win The World », « Something You Might Like », « Goes Like This », « When You Know »

Rappel : « Territory », « I Do », « You Call Me »

(Organisation : A Gauche De La Lune)

Puggy

Colours

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Ils sont trois, ont élu domicile en Belgique et connaissent un succès critique croissant depuis leurs débuts ! Ajoutons qu’ils sont depuis toujours plébiscités par un public mélomane. Bien sûr, on parle de Puggy.

Après trois albums et plus de 500 dates à travers le monde, le plus cosmopolitique des groupes belges vient juste de publier son dernier né, enregistré entre Londres et Bruxelles ! Le quatrième. Et il s’intitule « Colours » !

En une petite dizaine d’années (NDR : la formation est née en 2005), le trio est parvenu à imposer son style pop british, plutôt addictif, en gravant des titres comme "When You Know",  "Last Day On Earth (Something Small)", "I Do" ou encore l’inévitable "To Win The World"

Produit par David Kosten, le nouvel opus témoigne une certaine volonté de sortir d’une zone de confort dans laquelle les gars s’étaient, sans doute, encroûtés !

Puggy se renouvelle donc et signe un disque assez éclectique dans son approche et sa musicalité. Pari osé !

Les sonorités pop/rock dansantes qui ont forgé l’identité du band sont toujours bien présentes ; et "Lonely Town », l’excellentissime « Where It Wants To Be" ou encore "Fight Like You're Fighting" en sont de belles illustrations. Lancinantes à souhait, ces compositions risquent de résonner encore longtemps dans vos têtes, la période des festivals passée ! Une ode à la perfection même ! La quintessence musicale !

Plus surprenantes par contre, les touches électro font leur apparition de manière insupportable sur "You Are" ou plus discrètement sur "Gods Could Give" où l’intro piano laissait pourtant arguer un morceau plus constructif.

Si la prise de risque est appréciable, la (mauvaise) surprise est de taille ! Pourquoi donc le trio s’est-il aventuré sur ce genre de plates-bandes d’un nouveau genre ? Est-ce parce que c’est ancré dans l’air du temps ! Quoi qu’il en soit, le résultat reste assez décevant ! C’est sans intérêt et commercial à souhait ! Un détail qui fait tâche !

Si l’auditeur lambda y trouvera une certaine satisfaction, pas sûr que l’aficionado des premiers jours y trouve son compte !

Presque obligées (et bienvenues pour le coup), quelques jolies ballades toutes en douceur viennent bercer les conduits auditifs : "Anything For You", "Got It Alone" ou encore "This Time", grâce à des nappes qui lui confèrent une configuration atmosphérique. 

Etendard de la scène belge, le groupe qui interprète exclusivement ses titres en anglais s’inscrit donc dans une puissante mouvance directionnelle, pas toujours parfaitement maîtrisée !

L’essai est plutôt convaincant dans son ensemble ! Mais si le mélange des couleurs est effectivement intéressant, celui des styles l’est beaucoup moins !

Reste à espérer, au final, que les couleurs ne s’estompent pas et finissent par devenir tristement monochromes.

Puggy

En route pour la gloire…

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Une file interminable s’étire depuis le 110 du Boulevard Anspach jusque la Grand-place de Bruxelles, ce lundi 15 mai. Pas étonnant, Puggy est programmé à l’AB. Le concert a été décrété ‘sold out’ en moins d’une heure ! Et pourtant, la formation se produisait, la veille, au Cirque Royal (voir photos ici). Un spectacle également comble. Faut dire que la popularité du trio est en courbe plus qu’ascendante ; en outre, il vient de publier un nouvel elpee, « Colours », déjà n°1 dans les charts, en Belgique. Chic, coloré, dandy même, son pop/rock est subtilement teinté d’électro, mais surtout transcendé par de superbes harmonies vocales.

Avant de pénétrer dans l’Ancienne Belgique, les spectateurs reçoivent des bracelets fluorescents ainsi que des ballons de baudruche multicolores. Compte-rendu.

Il revient à Manœuvres, un quintet issu du Nord de la Belgique, de se charger du supporting act. Il s’était déjà produit, en février dernier, au club. Le line up implique Sean Dhondt, l’ancien drummer du combo punk Nailpin. Reconverti au chant il dispose de deux toms basse placés de chaque côté de lui. Puis le batteur Ace Zec, le claviériste Pedro Gordts (Zornik), le bassiste Boris Van Overschee (Tout Va Bien) et le gratteur Lukas Somers.

La présence scénique de Sean est impressionnante. Il est capable de moduler sa voix suivant les émotions et même de la pousser dans les octaves. Haut perchée, elle peut aussi devenir rocailleuse. Les percus sont omniprésentes. Faut dire qu’il s’en sert généreusement. Et elles font déjà la différence sur « Give In To Me », un morceau glacial, paradoxalement propice à la danse. Plus pop, « Live A Little » est dominé par les ivoires et les accords de gratte incisifs.  La mélodie est immédiate et le refrain contagieux. Place ensuite au plus rock « Never Back Down ». C’est aussi le dernier single. Les arrangements sont riches. Après une cover/medley baptisée « Daffodils/Sledgehammer » (Mark Ronson/Peter Gabriel), le set s’achève par le « Mad World » de Tears For Fears (NDR : guère indentifiable, cependant) et le premier single du band, « My Love ». On épinglera encore le visuel du spectacle ; littéralement à couper le souffle…

Setlist : « Give In To Me », « Live A Little », « Never Back Down »,« Tear You Apart », « Daffodils/Sledgehammer » ( cover), « Mad World ».

Un revêtement en aluminium doré mais froissé sert d’arrière-scène. Une estrade est placée sur le podium pour mettre en exergue la batterie rutilante (NDR : elle n’est pas encore estampillée ‘Puggy’ !) de Ziggy. Et une autre pour Romain, préposé aux claviers et à la basse. Mais très vite, il va redescendre de son piédestal pour exécuter les bonds dont il a le secret. Pas de mini podium pour Matthew qui dispose d’un tom basse, d’une machine et également d’un clavier. Sans oublier le renfort de Matthieu Vandenabeele, claviériste/pianiste qui remplace John Janssens. Douze rampes lumineuses verticales éclairent le combo depuis l’arrière.

Passé l’intro, Puggy déboule sur les planches et attaque « Fight Like You'Re Fighting ». Quoique destinée à la bande FM, la compo est percutante. Comme si c’était leur premier concert, les musicos ont la niaque. Matt a revêtu un costard de couleur bordeaux, Ziggy, verte et Romain, bleue (NDR : ce sont les nouveaux M&M's !) Matthew va se servir, pendant presque toute l’intégralité du show, d’une gratte électrique de teinte brune. En fait, s’il y avait recours dans le passé, c’était pour interpréter la cover du « Toxicity » de System Of A Down. Mais ici, il la privilégie pour les morceaux du dernier elpee, afin d’y injecter davantage de nuances funkysantes. « Feel So Low » et « Soul » sont de futurs tubes en puissance.

La set list n’en oublie pas pour autant les plages du précédent elpee « To Win The World », dont « Last Day On Earth (Something Small) ». Mais sur sa gratte électrique, Mr Irons a le bon goût de leur donner une nouvelle jeunesse, en improvisant. A l’instar de « Goddess Gladys » (« Something You Might Like »), imprimé sur un tempo plus lent. Slow majestueux, « This Time » est balisé par les ivoires. Et propice à la danse, « You Are » baigne carrément dans l’électro.

A partir de « How I Needed You » l’ambiance grimpe en flèche. Les filles commencent à gonfler les ballons pendant « Change The Colours ». C’est de la folie ! Les smartphones s'illuminent. Le light show nous en met plein la vue. On se croirait presque à Forest National. Au cours de cette chanson, l’auditoire reprend d’une seule voix, le refrain en chœur. Une attitude qui va se répéter lorsque le band va attaquer ses classiques, dont « Something You Might Like », « Goes Like This » et « When You Know ». Les applaudissements sont tellement nourris que la troupe doit parfois attendre de longues minutes avant de poursuivre son concert. C’est un peu la rançon de la gloire ! Et le set de s’achever par le dantesque « Territory ».

La formation se retire quelques instants pour se rafraîchir, avant d’accorder un inévitable rappel. Matt invite la foule se diviser afin de le soutenir au chant. Ce qui va déboucher sur une jolie polyphonie. Puggy va même accorder un second encore, pour y attaquer une de leurs premières compos, « Dubois ». De quoi satisfaire ses nombreux aficionados.

Tout le spectacle a été filmé par 6 caméras. On doit donc s’attendre à ce qu’il soit immortalisé sur un Dvd. Et si vous avez manqué le combo, sachez qu’il se produira cet été à Werchter, aux Francos et à Ronquières ; puis à partir de septembre à l'Olympia de Paris, au Splendid de Lille et à Forest National...

Setlist : « Intro », « Fight Like You'Re Fighting », « Feel So Low »,« Soul », « Last Day On Earth (Something Small) », « Goddess Gladys », « This Time », « Lonely Town », « You Are », « Ready Or Not », « How I Needed You », « Change The Colours », « Something You Might Like », « Goes Like This », « When You Know », « Territory ».

Rappel 1 : « I Do », « You Call Me Up », « To Win The World »

Rappel 2 : « Dubois »

Et pour les photos à l'AB, c'est là  

(Organisation : Live nation)

 

 

Puggy

Une nouvelle année Puggy ?

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Après avoir accompli une tournée de dix dates en France, en compagnie de Ricard Live –dont un crochet via l’Aéronef de Lille, il y a 15 jours– Puggy se produisait à La Madeleine, ce lundi 11 avril, pour nous présenter 6 extraits de son nouvel et album « Colours » (NDR : c’est son quatrième) qui sort le 22 du même mois. C’est sold out. Donc il doit y avoir plus ou moins 1 200 personnes qui attendent le trio de pied ferme, parmi lesquelles on dénombre une belle cohorte de fans.

Aprile, aka Nicolas Donnay, assure le supporting act. Il s’agit du nouveau poulain de Nicolas Renard, le manager de Puggy. Barbu, les cheveux coiffés en chignon, il se produit seul sur les planches, armé de sa gratte semi-acoustique. Ce Liégeois possède une voix superbe, puissante, rappelant celle de Jason Kay (Jamiroquoi). L’artiste va nous interpréter quatre titres, en une vingtaine de minutes, dont « Cheap chick », un extrait de son premier Ep. Sa musique campe un hybride entre pop, funk et jazz, que les puristes n’hésitent pas à qualifier de néo soul. Et à l’issue de chaque morceau, il est chaleureusement applaudi. L'artiste publiera un nouvel Ep, cet été (Pour les photos, c’est ici).

Réunissant un Suédois, un Français et un Britannique, Puggy vit en Belgique. Un pays au sein duquel il se sent particulièrement bien soutenu. Et ce depuis 2007, année de la sortie de son premier elpee.

Les lumières passent au bleu. Les filles s’époumonent. Et c’est sous une immense ovation que le band débarque. Il est 21h10.

Ziggy dispose d’une batterie flambant neuve et se sert circonstanciellement d’un clavier. Il siège à droite du podium. Matthew se plante au centre. A sa disposition, une panoplie de grattes semi-acoustiques et une électrique rutilante, dont il va surtout avoir recours, lors des nouveaux titres. Imperturbable, Romain s’installe à gauche, toujours fidèle à sa vielle basse, modèle 1965. Et à l’arrière, se poste le nouveau claviériste/pianiste, Matthieu Vandenabeele, qui remplace John Janssens.

Les musiciens semblent en forme. Percutant, « Fight Like You'Re Fighting » ouvre le set, un morceau funky pop, légèrement teinté d’électro. Matt s’adresse au public en les invitant à faire du bruit (NDR : comme lors d’une rencontre de basket !) Et il s’exécute. « Last Day On Earth (Something Small) » fait monter la température de quelques degrés. Romain saute sur place. D’un air vengeur, Ziggy frappe sauvagement les peaux de ses fûts. Matt jongle entre ses trois grattes. Il improvise et module sa voix en fonction des émotions qu’il injecte dans ses chansons. Véritable bête de scène, il a déjà l’auditoire dans sa poche. Faut dire qu’il y a un an que la plupart des aficionados n’ont plus eu l’occasion de voir le band en ‘live’. Et quelque part, lorsqu’il se produit à domicile, la formation joue sur la corde sensible. Matt adresse un petit signe à Alex pour régler sa voix au micro, et balance : ‘Bruxelles, on y va!’

« Feel So Low » est plus que probablement le prochain tube. Le single, « Lonely Town », l’est presque déjà. Plus funky pop, « Soul » libère énormément de groove. Beatlenesques, les harmonies vocales à trois voix sont particulièrement soignées tout au long de « To Win The World ». Matt a repris sa semi-acoustique pour « How I Needed You ». « Change The Colours » bénéficie d’un refrain contagieux. Le light show est versatile. Le titre est judicieux, même si lors du set accordé à l’Aéronef, les variations de lumières étaient davantage mises en évidence grâce à une toile tendue en arrière-plan, des fluctuations qui procuraient une sensation de magie… Ici, la configuration des lieux ne permet pas ce type d’éclairage. Le public est chaud boulette et réactif. Une véritable communion s’établit entre le combo et la foule. Un air de folie s’y propage. Et c’est dans cette ambiance, que « Territory » clôt le spectacle.

En rappel, Puggy va nous réserver « Dubois Died Today » suivi de « To Win The World ». Les septante-cinq minutes du set sont passées à une vitesse vertigineuse. Une excellente prestation, même si celle de Lille était encore meilleure. Mais elle risque encore de s’améliorer le 14 mai au Cirque Royal et le lendemain à l’Ancienne Belgique, puisque les musicos auront eu le temps de rôder davantage leur spectacle. Pas de bol pour les retardataires, les deux dates sont sold out depuis belle lurette. Une question s’impose cependant, 2016 sera-t-elle une nouvelle fois l'année Puggy ? (Pour les photos, c’est ).

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

 

 

 

Puggy

Confession d’un aficionado…

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Puggy termine sa longue tournée qui a suivi la sortie de l’album « To Win The World ». Mouscron est d’ailleurs annoncé comme la dernière date de ce périple. Mais les trois artistes ne sont pas à une surprise près. D’ailleurs, sur leur site, est mentionné un concert pour le 29 octobre, mais pas de lieu, simplement un point d’interrogation. Donc il pourrait encore y avoir des prolongations. Pas évident de repérer la Plaine de la Neckere. Un petit tour, quelques ballons dans l’atmosphère et votre serviteur est prêt à assister au soixante-deuxième set de Puggy.

Un immense chapiteau est prévu pour accueillir 1400 personnes. J’estime qu’il doit y en avoir 2 à 300 en plus. La foule est donc compacte et la température grimpe très rapidement.

Puggy a toujours le nez creux pour choisir ses premières parties. Ce soir, il a posé son dévolu sur la formation bruxelloise FùGù Mango. Tiens, je remarque la présence de l’ami Franck Baya derrière les fûts. Un fameux drummer qui milite au sein d’une multitude de projets. Il a ainsi prêté son concours à Coffee Or Not, Sarah Carlier, Clare Louise et bien d'autres. Et il me semble que deux autres musicos sont des membres des Bikinians. Sur l’estrade ont été disposés des timbales, congas et autres cymbales sur scène. Bref, le combo va nous dispenser une musique rock indie à la fois métissée et colorée. La chanteuse/guitariste –très polie par ailleurs– se démène beaucoup sur les planches, même si les musiciens ont peu de place pour s’exprimer. Ils occupent l’avant-scène. Et puis ils ne disposent que de 30 minutes. Mais sur ce laps de temps particulièrement court, FùGù Mango va nous réserver une prestation de bonne facture. Et pas de problème pour chauffer l’auditoire, vu la température ambiante…

Puggy n’est plus vraiment un trio, depuis qu’un quatrième larron vient de débarquer. En l’occurrence John Janssens (Papa Dada), qui les accompagne sur scène depuis la tournée « To Win The World ». La pression monte dans la fosse. La foule s’agglutine devant le podium ; en fait de foule, il s’agit surtout de jeunes adolescentes boutonneuses. Sur l’estrade, Alex et Clément se chargent les derniers préparatifs. Benoît, des derniers détails inhérents au mixing. Votre serviteur se plante derrière la console, là où le son est le meilleur. Nos loustics montent du l’estrade, le sourire aux lèvres. Ils sont en forme. Pas comme à Binche, il y a 15 jours. Faut dire qu’ils avaient joué à Paris à 14h30 et dans la cité des Gilles à 20h30 ; et tout naturellement, ils étaient crevés. Mais vu le succès, difficile de refuser certaines prestations.

Le concert s’ouvre par « Move on ». Pas de préparatif, on entre immédiatement dans le vif du sujet. Matt se montre assez interactif avec les premiers rangs. Romain a encore ingéré des pois sauteurs. Un vrai kangourou. Ziggy terrasse ses fûts. Les musicos ont une pêche d'enfer. Je le sens bien, le concert va être exceptionnel. La setlist embraie par deux extraits de « Something You Might Like », leur second elpee, en l’occurrence « Give Us What You Want » et « Goddess Gladys » pour ne pas déstabiliser les fans de la première heure.

Il ne fait plus chaud mais torride. J’ai m’impression qu’il y a de plus en plus de monde. Le concert monte encore en puissance grâce à la succession de hits : « Someone Makes No Sound », « To Win The World », « Ready Or Not », « How I Needed You » et surtout « Goes Like This ». L'effet du micro siffleur vous ouvre le ventre et vous plaque les tripes au sol. Un titre issu de la plume de Ziggy, le blond qui venait du froid. Pour « When You Know », Matthew pousse sa superbe voix dans ses derniers retranchements. Le jeu prend comme d'habitude et le public le suit. C’est l’instant qu cours duquel je crains le plus pour sa voix. Elle a déjà subi une extinction. Alors fais gaffe quand même ! « Last Day on Earth » est le titre dont j’apprécie tout particulièrement le clip. Et pour cause, c’est une partie de votre serviteur qui y joue. Et il en est fier chaque fois qu'il l'entend. D’ailleurs, tous ses poils sont au garde-à-vous. Le set s’achève par l'éternel « Teaser ».

Cinq années déjà que votre serviteur est sur les traces de Puggy. Cinq folles années au cours desquelles on a avalé ensemble des kilomètres, partagé des très bons moments. Je n’y ai jamais ressenti un moment de lassitude. C’était un réel bonheur de vous suivre. Décompressez, puis prenez le temps de composer les chansons de votre nouvel opus. Et qu’il soit du tonnerre…  

(Organisation : les  24 Heures en course libre de Mouscron)

 

 

Puggy

Sous le signe de Venus…

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Samedi soir, au Splendid de Lille, Puggy avait vraisemblablement décidé de jouer sous le signe de Venus… pas vraiment pour la planète mais plutôt pour la déesse de l’amour et de la séduction. Un public ou plutôt un harem impressionnant d’adolescentes, fans jusqu’au bout des ongles, des ombres et des ondes, s’était amassé dans la salle lilloise. Tous les GSM, appareils photos étaient sortis pour filmer et ne rien rater de la prestation des étoiles montantes de la prestigieuse nouvelle scène Rock. Une ambiance tamisée agrémentée de chansons interactives régnait, laissant entendre les chœurs du public s’élever jusqu’à en effleurer la voix aérienne de Matthew Irons.

« How I needed you » n’a pas failli à sa réputation de dernier grand succès. A peine l’intro du morceau entamée, et les trois premières notes de guitare jouées, le public, tel une comète proche d’entrer dans l’atmosphère de la planète Puggy, a brûlé d’une flamme vivifiée.

Une pluie de météorite s’est, par la suite, abattue sur la salle, le groupe enchaînant ses succès comme on enchaîne les perles d’un collier. « When you know », « I Do », « Out of Hand » ou encore « We Had it Made », pour ne citer qu’eux, nous en ont fait connaître un peu plus sur l’univers Puggy.

Une chose est d’ores et déjà sûre : Puggy c’est explosif et, peu importe où leur caravane passe, ils laisseront une trace indélébile sur les murs, pourtant déjà maculés de prestations de haute voltige, de la galaxie musicale régionale et nationale. Samedi, j’ai découvert une nouvelle constellation ; et si elle ne brille pas encore pour tous, ce n’est qu’une question de temps.

(Organisation Verone Production)

 

 

Puggy

Parfait, mais un peu trop prévisible…

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Avant… mercredi 16h00

Le plus hétéroclite des groupes belges avait donné rendez-vous à ses aficionados, au beau milieu de l’hiver. Histoire de réchauffer les cœurs sans doute. Où ? A l’Ancienne Belgique de Bruxelles.

Belge ? Hétéroclite ? Kékséksa pour un charabia ? Explications svp ! Et bien, outre le fait qu’ils vivent à Bruxelles depuis plusieurs années et que c’est dans notre capitale qu’ils se sont rencontrés, les trois membres du combo n’ont pas la moindre goutte de sang noire-jaune-rouge qui coule dans leurs veines. Chanteur/guitariste, Matthew Irons est anglais. Bassiste, Romain Descampe, français. Et drummer/claviériste, Egil ‘Ziggy’ Franzén, suédois. Bref un vrai band de chez nous !!! Mais puisqu’ils souhaitent être considérés comme tels, ne boudons pas notre plaisir. Pas de fausse modestie…

Depuis la sortie de leur superbe second album, j’attendais impatiemment de les revoir à l’œuvre. En effet, en 2008, à Lessines, j’avais eu la chance de les découvrir (et du coup d’acheter leur premier Cd) lors d’une première partie, excellente par ailleurs, programmée dans le cadre d’un concert accordé par Mud Flow, une vraie formation belge celle-là.

C’est à présent leur tour d’occuper le devant de la scène. Comme leur album, « Something You Might Like », les a propulsés bien haut dans les charts, Puggy remplira trois fois une des meilleures salles de concert du royaume. Après le set de ce soir, deux dates figurent encore à l’agenda : les 21 mars et 19 avril prochains. Si vous n’avez pas encore votre sésame, il est inutile de nourrir des regrets, tout est sold out depuis un bout de temps déjà. Pas de chance, c’est ainsi ! A la limite il vous restera encore  le  22 avril, au Magdalenazaal de Bruges (Intergalactic Lovers en assurera la première partie), mais faudra pas trop tarder...

Après… jeudi 16h00

En première partie de ce concert tant attendu, Kiss & Drive (vainqueur du Concours Circuit) est chargée de faire patienter le public conquis d’avance de l'AB. Force est de constater qu’Elisabetta Spada, jeune chanteuse italienne installée à Bruxelles depuis 5 ans n’est pas qu’une jolie voix. Elle est également responsable des très belles compositions qui oscillent entre pop et folk. Seule sur les planches, en s’accompagnant à la guitare ou à l’ukulélé, c'est aussi un phénomène sur scène. Dynamique à souhait, la communication est directement établie avec ceux qui ne traînent pas au bar ou ailleurs. Une petite demi-heure, de 20h00 à 20h30, lui suffit pour convaincre les centaines de curieux ébahis tant par la qualité des compos que par l’interprétation.

Juste un petit coup de balai sur le podium, aucun réglage et à peine un gros quart d’heure plus tard, le trio ‘bruxellois’ pénètre dans l’arène à la grande joie des 2 000 fans présents. Durant cette brève interruption, quelques membres du fan-club se dispersent dans le public afin de distribuer des bracelets fluo et dispenser quelques explications nécessaires pour créer l’événement… Un flash mob durant le 3ème titre « I do ». C’est y pas gentil ça ?

Puggy entame son set par « Empty Street », avant d’attaquer « Goddess Gladys » qui met directement le feu aux poudres. Enchaînant par « I do », les trois membres feignent alors la surprise totale lorsque des centaines de bras se lèvent pour un ballet à peine ‘improvisé’. A cet instant, déjà un doute m’envahit. Où sont l’authenticité, la spontanéité, la fraîcheur et la naïveté qui m’avaient épaté lors de leur premier passage sur scène, trois années auparavant ? Bien de l’eau a visiblement coulé sous les ponts. Et pour cause, le trio truste les places d’honneur dans les charts et occupe maintenant le haut de l’affiche. Remplir 3 fois l’AB n’est pas à la portée du premier venu, ok. En 2011, Puggy est devenu une véritable machine à (re)produire des hits pop.

Entamé à 20h50 précises, le show va s’étaler sur plus de 90 minutes pour s’achever au-delà de 22h30. Durant ce laps de temps, la quasi-intégralité (hormis la jolie ballade trop calme sans doute, « Unimaginable ») de leur second elpee sera reproduite de manière parfaite. Mais également cinq compos issues de leur premier album, « Dubois Died Today », et « Not A Thing Left Alone », une plage parue sur un Ep précédant la sortie de « Something you Might Like ». Sans oublier la cover du « Father And Son » de Cat Stevens, repris de manière impeccable et légèrement retravaillée pour la BO du film « Largo Winch 2 » ; et enfin pour terminer le concert de façon surprenante, Aka Moon, un autre trio, bien connu des amateurs de jazz, vient les rejoindre sur l’estrade pour interpréter en final « I Want You » des Beatles (à voir sur http://www.youtube.com/watch?v=skiaPS2qU7s ). Y’a pas à dire, Puggy est devenu une belle bête.

Le trio a démontré toute l’étendue de ses qualités musicales, et ce, à chaque morceau. A la guitare acoustique, Mattew est vraiment génial. Une acoustique électrifiée. On perçoit même furtivement des relents de formation classique qui repointent, circonstanciellement, le bout du nez. Du très grand art ! Ziggy, un peu trop démonstratif et prévisible derrière ses fûts. Il a néanmoins étalé toutes ses capacités à utiliser les baguettes, mais également les claviers et… le micro. Le seul à rester un peu dans l’ombre reste Romain dont la basse se révèle, malgré tout, super efficace.

Si aucun reproche ne peut être adressé à la qualité de l’interprétation –son parfait, chant, chœurs et instruments sublimes– je reste malgré tout un peu sur ma faim car tout, absolument tout, était prévisible, le final excepté. J’insiste encore sur la qualité de l’interprétation vraiment exceptionnelle mais il m’a manqué ce petit extra qui fait d’un concert un moment magique, inoubliable…

Pourtant, la majorité des 2 000 personnes présentes ce soir y a trouvé son bonheur, chantant, dansant, frappant des mains ou des pieds durant pratiquement tout le du show. C’était, sans aucun doute, un très très bon concert. C’est apparemment votre serviteur qui doit avoir un problème !!!

(Organisation AB)

Puggy

Something You Might Like

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C’est, une fois n’est pas coutume, de Belgique que provient la nouvelle révélation de la scène pop/rock. Ce trio, n’a pourtant en fait aucune racine belge ; car si les jeunes hommes –l’ Anglais Matthew Irons, le Français Romain Descampes et le Suédois Egil ‘Ziggy’ Franzen– ne jouissent pas de notre nationalité, ils revendiquent toutefois l’appartenance à notre beau et plat pays. Et se sentent donc bien… belges.

En effet, malgré leurs différentes origines, ils se considèrent comme une formation bien de chez nous, car c’est ici que tout a commencé. Ils ont grandi dans la capitale européenne. S’y sont connus et ont commencé à y jouer de la musique.

Fondé en 2005, le groupe propose un mélange entre pop et rock acoustique. Après avoir enregistré une première démo, ils sont rapidement invités à participer aux festivals anglais de ‘Reading and Leeds’. Ils signent alors sur le label bruxellois TalkieO. Deux premiers singles plus tard (« The Luckiest Crime » et « Out of Hand »), leur premier album, « Dubois Died Today », sort en Belgique. Nous sommes alors en mai 2007.

Dès cet instant, l’ascension de Puggy vers la reconnaissance débute. C’est tout d’abord Incubus qui le choisit comme première partie lors de sa tournée européenne. Dans la foulée, ils assurent également le supporting act des périples de Smashing Pumpkins et Pascale Picard. Pas mal…

Si Puggy est bien meilleur en concert que sur disque, il a décidé de se remettre au travail afin de pondre un second opus supérieur à sa première réalisation. Dès lors, un seul leitmotiv les habite : mélodie. Le trio a donc bossé tant et plus la musicalité, l’accessibilité et la simplicité. Volontiers plus ‘sucré’, plus accrocheur, en un mot plus pop que le précédent album, « Something You Might Like » est partagé en 12 plages d’une rare qualité et ce, dans l’intégralité de leurs compositions.

Le résultat est à la hauteur des espérances de ceux (et j’en suis) qui ont aimé leurs premiers pas tant sur scène que sur disque. L’album est splendide, meilleur encore que le premier. Il n’y a rien à jeter, tout est absolument à écouter d’urgence. Puggy a soigné tout particulièrement les parties instrumentales ; et une place importante a été accordée au piano, aux textes et même aux voix. Une légère touche rétro est également apportée par les orgues et les cuivres. Le tout débouchant sur une pop riche, envoûtante et réjouissante, à l'image de deux tubes incontournables, "I Do" et "How I Needed You". Actuellement, c’est leur dernier single “When You Know” qui envahit les ondes FM. Une véritable bouffée d'air en cette fin d’été, début d’automne car les huit autres titres sont du même tonneau.

En conclusion, Puggy agrège l'énergie du rock, la rigueur du jazz ainsi que les mélodies de la pop anglaise. Paradoxal, au sein de ce trio, l’un (Ziggy) rêve de jouer des barils pour le groupe norvégien débridé Kaizers Orchestra, le second (Romain) d’exécuter un duo en compagnie de Slash, l’ex-guitariste de Guns N’Roses, et le dernier (Mattew), d’assister à un concert d’Ella Fitzerald, scotché à la scène…

Résultat ? Ben écoutez, faites-vous plaisir, découvrez Puggy !