Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Counterparts

Counterparts + guests, Trix, Anvers le 11 février 2026 – Photos

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Counterparts est revenu en Belgique pour sa tournée “Heaven Let Them Die 2026” et s’est produit le 11 février à Trix. Un concert puissant de la part de ces punks hardcore canadiens !

L’année dernière, ils ont sorti leur quatrième EP “Heaven Let Them Die” ; en outre, sept albums studio sont déjà parus. Counterparts s’est imposé comme une référence dans la scène hardcore et metalcore.

Les special guests de la soirée : Sunami, One Step Closer et les Britanniques de God Complex.

Prêts pour quatre sets ultra intenses…

SUNAMI

Originaire de Californie et sans concession : SUNAMI délivre un hardcore beatdown pur et agressif. Leurs concerts explosifs en font l’un des noms les plus marquants du moment.

ONE STEP CLOSER

Un hardcore mélodique venu de Pennsylvanie, combinant des textes sensibles à des riffs puissants. Ils excellent dans des shows immersifs et une approche rafraîchissante du hardcore traditionnel.

GOD COMPLEX

Dur, sombre et sans compromis : le groupe britannique God Complex mélange hardcore, metal et influences industrielles pour un résultat radical. Attendez-vous à une intensité totale du début à la fin.

 

POUR LES FANS DE

Architects, Knocked Loose, Defeater, Being As An Ocean

(source : Trix/Biebob)

 https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/9025-god-complex-11-02-2026

Découvrez les photos :

Counterparts

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/9028-counterparts-11-02-2026?catid=category

Sunami

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/9027-sunami-11-02-2026?catid=category

One Step Closer

https://www.musiczine.net/index.php/fr/component/phocagallery/category/9026-one-step-closer-11-02-2026?catid=category

God Complex

https://www.musiczine.net/index.php/nl/component/phocagallery/category/9025-god-complex-11-02-2026

 

Org : Biebob (en collaboration avec Trix, Anvers)

 

Warpaint

Heads Up

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Considéré comme un véritable hype à ses débuts, Warpaint est devenu une valeur sûre de l’indie rock. En à peine six ans, le quatuor féminin (NDR : il est issu de Los Angeles) a pris une autre dimension. Il a écumé les plus grands festivals mondiaux et partagé la scène avec, notamment, The XX. Depuis la sortie de son deuxième elpee, et malgré la participation à de nombreux concerts, certaines d’entre elles ont monté des projets parallèles. Et notamment la bassiste, Jenny Lee Lindberg, en solo ; ou de la guitariste, Theresa Wayman, chez BOSS, en compagnie de membres de Yeasayer et de All We Are.

« Heads Up » constitue le troisième opus des Californiennes. Plus de trace de Flea ou Flood (Depeche Mode, U2, PJ Harvey) derrière les manettes, mais bien Jake Bercovici. C’est lui qui avait déjà produit le premier Ep. Découpé en 11 plages, ce long playing propose une musique complexe, mélodieuse et chargée de groove. Les rythmes semblent empruntés au r&b ou au trip hop. Il émane une forme de sensualité de ces pistes. Les riffs de basse sont hypnotiques. A l’instar de l’excellent morceau qui ouvre la plaque, « Whiteout ». Percutant, « By Your Side » parvient à mêler rock et hip hop. L’elpee recèle bien sûr quelques titres plus pop, comme « New Song » ou « So Good », des compos stimulantes qui devraient ravir les festivaliers, cet été. D’autres pistes adoptent un profil plutôt atmosphérique. Et « The Stall » en est certainement la plus belle illustration…

« Heads Up » confirme le potentiel de ce grrl band qui rencontre aujourd’hui un succès amplement mérité. Il se produira à Werchter, le dimanche 2 juillet, date à laquelle sont également programmés Foo Fighters, Alt-J, Soulwax, Benjamin Clementine et bien d’autres…

 

Karpatt

Angora

Écrit par

Karpatt roule sa bosse depuis plus de 20 ans. De bars en salles, à travers l'Hexagone, le trio a fini par parcourir le monde. Son dernier opus, « Sur Le Quai », remonte déjà à 2011. « Angora », c’est un estaminet sis à Paris, où les 13 chansons de cet album sont nées.

Le line up du band est inchangé depuis le départ. Il réunit le compositeur Fred Rollat (chant, guitare, accordéon), Hervé Jegousso (basse, contrebasse, porte-voix) et Gaétan Lerat (guitare, banjo, percussions). 

A son actif, 6 elpees studio, dont le deuxième, « Dans Le Caillou », publié en 2004, avait bénéficié du concours de Richard Lorca et Manu Solo ; un disque qui correspondait à leur période manouche.

« Salvador » s’inspire de voyages accomplis en Amérique latine et Centrale. « J'suis mort » nous entraîne plutôt au cœur de l’Extrême-Orient. Et « Ecarteleur » nous transporte en Afrique, un morceau sucré qui raconte l’histoire d'une famille de bourreaux de père en fils. Irrésistible tant dans les mots que le rythme.

Les histoires racontées sont tantôt tristes, nostalgiques ou joyeuses, à l’instar de « Un jeu » ou d’« Amours d’été ». Plus paisibles, « Péniche » et « Encombrants » traitent de la vie et de tout ce qui l’entoure. « Pupuseria » est illuminé par son envol de cordes… et elles finissent par vous emporter dans leur élan.

Cordes et clochettes alimentent un « Partage » entre les musicos et ses aficionados, dans un climat à la fois tendre, léger et dépouillé.

« Chez Toi » en revient au jazz manouche, une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Thomas Dutronc.

« Pétales » ou dites le avec des fleurs. Elles piquent. Elles sont offertes aussi, quand on aime  un peu, passionnément ou à la folie. Tant qu'elles sentent bon, il faut en profiter.

Rock et électro sont passés à la « Moulinette » et « Cordes » s’inscrit davantage dans l’esprit de Brassens, voire de Moustaki, avant qu’« Un jeu » de mots à la Toni Melvil n’achève la plaque…

 

Warpaint

Warpaint

Écrit par

Forcément, à cette période de l’année, difficile d’échapper à cet album promis à moult éloges et classements dithyrambiques en hauts des charts récapitulatifs de cette mouture deux mille quatorze.

Une excellente raison en soi d’enfoncer le clou et de revenir sur ce bijou qui d’emblée s’annonçait comme le digne successeur de « The Fool ».

Placé en éclaireur fin deux mille treize, « Love Is To Die » n’annonçait il pas la couleur chatoyante de cet opus éponyme ?

Vu la qualité des dix autres titres, on ne peut que louer le second album (seulement) de ce groupe féminin aussi subtil dans son approche musicale que direct dans son impact émotionnel.

Si l’elpee regorge de détails qui apparaissent encore après de multiples écoutes, le pouvoir de séduction de chacun de ses titres réside essentiellement dans les textures qui enrobent des mélodies. Mélodies, qui semblent moins évidentes que jadis, mais s’imposent néanmoins immédiatement à l’esprit.

Pas convaincu qu’un flot de mots insignifiants décrivent les diverses sensations rencontrées au fil des écoutes de ce plaisir gravé sur sillon, je ne peux donc que vous encourager à y replonger sans modération ou à le découvrir si ce n’était déjà fait.

Oubliez toute référence, tout pont abscons entre mouvances ou autres styles musicaux, Warpaint se distingue suffisamment du reste de la mêlée que pour échapper aux étiquettes.

Et pour ceux convaincus qu’un album sorti trop tôt dans l’année risque l’oubli au moment des bilans, j’engage les paris (sans trop me mouiller) qu’ils en seront pour leurs frais.

Harpagès

Au Moment

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Le patronyme de cette formation est énigmatique. Tout comme sa musique, d’ailleurs, qui se dévoile lentement, sous une forme post rock. Mais que peut donc bien apporter ce duo, dans un genre ultra-balisé ? Et bien, les frères Harpagès, Julien et Antoine, que l’on a déjà connu au sein d’un projet baptisé L’OBJET, veulent rendre leur style le plus ‘ambient’ possible, en lui conférant des ambitions cinématographiques. Tout au long des 6 titres d’« Au Moment », la paire cherche donc à mettre nos sens en éveil, plutôt que de susciter la réflexion… Un concept qu’elle développe en  faisant la part belle aux arpèges (Harpège ?) au cœur de climats shoegaze, légèrement teintés d’électro. Entre l’envoûtement et l’ennui, le mélomane devra choisir…

 

RPA & The United Nations of Sound

RPA & The United Nations of Sound

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The Verve a donc vécu une formation, deux reformations et trois séparations. Pas mal pour un groupe qui était né en 1990. En 2000, son chanteur, Richard Ashcroft avait déjà embrassé une carrière solo. Enregistrant l’album « Alone with everybody », la même année et « Human conditions », deux ans plus tard. Mais en 2006, lorsqu’il publie « Keys to the world », on se rend compte que le natif de Wigan commence à s’intéresser de plus en plus à la soul. Et en fondant RPA & The United Nations of Sound, en compagnie du guitariste Steve Wyreman et du bassiste Dwayn Wright, c’est à nouveau dans ce style qu’il a décidé de creuser. Pas seulement, mais en règle générale. Pour concocter ce premier opus, il a également fait appel au producteur de hip-hop chicagolais No I.D. (alias Dion Wilson). Pas étonnant dès lors de déceler quelques traces de hip hop, dans la solution sonore, et puis surtout la présence d’un soundsystem sophistiqué. Pas vraiment une bonne idée. Notamment lors du recours à la boîte à rythmes. Paradoxalement, hormis sur l’excellent « Beatitudes », un morceau dansant, au flow soutenu et au groove hypnotique, abordé dans l’esprit de Beck, les autres compos du genre passent mal la rampe. A l’instar d’« America », sorte de sous-Ian Brown ou de « Glory », plage au cours de laquelle cette fameuse beat box rame à contre-courant.

Examinons donc, cependant, ce qu’il faut retenir de cet elpee. Un hit potentiel : « Royal Highness ». Un funk rock soutenu de chœurs falsetto, comme chez Prince. Problème, le riff de base pompé chez le « Sweet Jane » de Lou Reed, pourrait à nouveau causer des soucis à Ashcroft (NDR : comme s’il n’en avait déjà pas rencontré assez, en gravant son « Bitter Sweet Symphony », auquel il avait emprunté à « The last time » des Stones). Et plusieurs titres trempent dans la soul. Une soul soutenue par une imposante section de cordes. Elle est d’ailleurs très présente, tout au long de l’opus. Comme à la belle époque de Barry White. Tant pour les morceaux mid tempo que les ballades. Et ma foi, dans ce domaine, il ne se débrouille pas trop mal. Mais pourquoi donc cherche-t-il parfois à vocaliser dans un autre registre que le sien ? Passe encore quand il calque ses inflexions sur celles de Dylan voire de Springsteen, mais lorsque sur « Life can be so beautiful », il se fend d’un falsetto à la Bee Gees, époque « Saturday night fever », on a vraiment envie de se tordre de rire. En finale, il s’abandonne dans une autre ballade. Empathique. Un peu comme à l’époque des Hollies. Si on fait abstraction de cette foutue boîte à rythmes, bien sûr. Ah oui, j’allais oublier, il y a aussi le guitariste, qui se prend quelquefois pour Jimi Hendrix, en laissant dégouliner, suivant son inspiration, des soli plus vraiment dans l’air du temps. Etonnant, le tracklisting recèle quand même un blues ! Très Delta, fin des 50’s. Il s’intitule « How deep is your man ». La trame est irrésistible, mais le refrain ne décolle jamais, pire il s’englue. Dommage ! En publiant un elpee de la sorte, on a l’impression que Richard Ashcroft ne sait plus à quel Saint se vouer pour retrouver une certaine crédibilité. Qu’il en revienne à des choses plus simples. Il possède un talent de mélodiste exceptionnel. Et une voix remarquable, digne de Neil Diamond. Il n’a donc pas besoin d’artifices. Une raison pour laquelle on ne vous recommandera certainement pas cet album…

 

Warpath

Trasheurs anglais sur le sentier de la guerre

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Nous avons récemment découvert les trashers anglais de Warpath lors de la sortie de leur album « Damnation ». Leur voyage aux sources du Trash métal original a été pour nous une véritable cure de jouvence. Interview de ces guerriers britanniques quelques semaines avant leur grand voyage à la conquête du Pays du Soleil Levant.

Quelques mots de présentation tout d’abord, pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore…

Rich : Warpath est un groupe Heavy/Trash métal basé en Angleterre. Notre premier album « Damnation » est sorti en 2008 après avoir été mastérisé par James Murphy (Testament).

Vous avez été élu ‘Meilleur Groupe Non Signé de l’Année’ par les lecteurs de Terrorizer Magazine pour la seconde année consécutive. N’est-il pas un peu frustrant de ne pas être sous contrat, alors que vous êtes soutenus par tant de fans?

Rich : Oui et non. Nous ne voudrions pas conclure un mauvais deal. Nous allons patienter jusqu’au moment où nous recevrons une offre à la fois satisfaisante pour nous ainsi que pour le label, afin de pouvoir donner à nos fans ce qu’ils méritent. D’un autre côté, c’est génial d’avoir une fan-base aussi importante qui nous soutient même si nous n’avons pas de label.
Pete : Oui, et qu’un groupe de métal parvienne à prendre de l’amplitude par ses propres moyens, est vraiment fantastique. En tout cas, ne pas être sous contrat nous encourage à travailler dur pour encore progresser.

James : Aussi, c’est génial de savoir que tant de monde aime ce que nous faisons !

Certains artistes préfèrent écouler leurs albums directement auprès de leurs fans sans passer par l’intermédiaire d’un label. Est-ce aussi le choix de Warpath ?

Rich : Jusqu’à présent, personne ne nous a offert de deal qui vaille la peine d’être accepté ; aussi nous avons choisi de ne rien signer tant qu’un label ne nous fasse pas une proposition intéressante. Les temps sont en train de changer pour les compagnies discographiques et pas question de se faire entuber ! A l’heure actuelle, notre contact auprès des fans est direct ; et c’est plutôt génial.
James: J’adore discuter de notre musique et de tout ce qui s’y rapporte avec les gens qui nous apprécient. Nos fans comptent parmi les gens les plus sincères que j’ai pu rencontrer.

Votre biographie sur MySpace vous décrit comme un groupe ‘Métal’. Cette appellation ne décrit pas vraiment très bien votre style. ‘Trash Métal Old School’ serait une bien meilleure définition. Votre musique me fait penser aux vieux Metallica, Testament, Megadeth ou Exodus. Dans le processus de composition, avez-vous déjà décidé d’écarter tel ou tel riff parce qu’il ne sonnait pas comme du Trash Old School ?

Rich : Nous essayons de prendre un peu de recul par rapport aux autres combos trash anglais, parce qu’il y se produit tellement de merdes entre la plupart d’entre eux que nous préférons ne pas être impliqués. Nous ne nous forçons pas à ressembler à quelqu’un d’autre. Nous sommes des fans de heavy/trash métal et si un riff sonne bien, il sonne bien. Nous le conservons et nous l’insérons dans une chanson. Nous ne penserons jamais quelque chose comme : ‘Ce riff ne sonne pas comme Exodus, abandonnons le !’ ; ce serait complètement ridicule.
Pete : Nous détesterions écrire de cette manière. De nos jours, il existe tellement de groupes trash qui veulent marcher sur les traces des vieux Overkill ou comme les autres ensembles trash issus de cette période. Ils se baladent en baskets blanches et portent des cartouchières comme s’ils vivaient encore en 1987. Pour moi, ce n’est vraiment pas très original et je commence à trouver cette attitude très agaçante…
James : Personnellement, je n’ai jamais entendu une seule chanson d’Exodus. De plus, je méprise vraiment les bandes dessinées, les déchets nucléaires et les autres conneries que tous ces nouveaux combos trash semblent glorifier religieusement.

Quel est votre background musical ? Avez-vous milité au sein d’autres formations avant Warpath ? Quel genre de musique écoutez-vous ? Qui sont vos groupes favoris et vos héros ?

Rich : J’ai commencé à jouer de la musique à l’âge de 5 ans. J’ai étudié le classique et la théorie musicale. Je suis passé au heavy métal à 16 ans. Mes groupes favoris et mes influences sont Dave Mustaine, Megadeth, James Hetfield, Metallica, Axl Rose, Guns’n’Roses, Marty Friedman, Pantera et tout un tas de choses en musique classique. J’aime aussi les bandes originales de films, la musique latino et quelques trucs pop/rock des seventies et des eighties.
Pete : J’ai commencé à apprendre la guitare à 10 ans, mais ce n’est qu’à 14, lorsque j’ai découvert le clip vidéo d’Iron Maiden « Stranger in A Strange Land » que j’ai pris la musique –et particulièrement le heavy métal– au sérieux et que je m’y suis consacré entièrement. J’écoute à peu près tout. De King Diamond à Primal Fear en passant par Nile et Hypocrisy. Dans un autre style, j’aime aussi Sarah Brightman et même Norah Jones ! Mais ne le dis à personne (NDR : Tu peux compter sur moi). Mes plus grands ‘guitar heroes’ sont Doug Aldrich (Whitesnake), Glen Drover (King Diamond, Megadeth), Jeff Waters (Annihilator), Dave Murray (Iron Maiden) et Tony Macalpine, qui sont tous des guitaristes fantastiques.
James : En écoutant notre album « Damnation », tu peux remarquer la grande variété de rythmes et l’abondante utilisation de la grosse caisse. Le métal que j’écoute est vraiment d’une autre génération que celui qu’écoute Rich. Je suis influencé par tout ce qui est sorti entre la moitié des nineties et aujourd’hui car, à partir de cette époque, la manière de jouer de la batterie a commencé à évoluer et même à s’améliorer. Mes groupes préférés sont Fear Factory, Devildriver, Static X, Dagoba, Divine Heresy et presque tout ce qui relève de la scène extrême et industrielle de Los Angeles, San Francisco et de la Floride. Je suis un fan absolu du travail de Derek Roddy (Hate Eternal, Nile), George Kollias (Nile) et Tim Yeung (Hate Eternal, Divine Heresy).

Au cours des eighties, les leaders de la scène trash metal anglaise étaient Onslaught et Sabbat. Vous sentez vous proches de ces groupes? Ont-ils influencé votre musique? 

Rich : Non, en aucune manière.
Pete : Personnellement, je n’aime que l’album « In Search Of Sanity » d’Onslaught. Je pense que les titres qui y figurent sont meilleurs que tout ce qu’ils ont pu faire et ce, parce que Steve Grimmet (ex- Grim Reaper) y assure les vocaux. Sans quoi, je n’aime rien de la scène trash anglaise.

Comment avez-vous rencontré James Murphy ? A-t-il été difficile de le convaincre de masteriser votre album ? Etes-vous toujours en contact avec lui ?

Rich : Je lui ai envoyé quelques e-mails, nous avons discuté un peu au téléphone et il a accepté de masteriser l’album. Il a été génial sur ce coup là. C’était un très grand honneur pour nous qu’il accepte de travailler sur notre album. La dernière fois que nous avons parlé ensemble, cela devait être l’année dernière. C’est un mec très occupé !

Vous semblez attirer un public conséquent au Japon. Toutes les copies de votre album y ont été vendues en deux jours. De plus, votre participation au True Trash Festival d’Osaka en mars 2010 a été confirmée. Pourquoi êtes-vous aussi populaires au pays du soleil levant ?

Rich : Les gens sont fous de heavy métal au Japon. En plus, l’organisateur du True Trash Festival est notre distributeur dans ce pays. Il nous aide constamment à faire la promotion de Warpath au Japon. C’est un grand fan du groupe.
Pete : Il existe quelques groupes heavy géniaux au Japon : Anthem, Loudness, Earthshaker. D’excellentes formations trash aussi comme Sabbrabells et Crowley pour n’en citer que quelques unes. Donc, ce n’est probablement pas seulement parce que nous sommes anglais et que nous jouons du métal qu’ils nous apprécient. Ils adorent la musique en général et sont très fidèles aux artistes qu’ils aiment.

Etes-vous excités à l’idée de jouer au Japon?

Rich : Enormément ! Dès que nous y serons, je crains qu’on ne veuille plus revenir chez nous…
Pete : C’est un honneur et un ‘rêve métal’ devenu réalité de pouvoir se rendre là-bas !
James : P… oui ! Ça va être une expérience unique et en plus, nous sommes très emballés de savoir que nous allons travailler en compagnie de toute l’équipe de l’organisation. Ces shows vont être de véritables tueries.

De nombreux albums live géniaux ont été enregistrés au Japon. Est-on en droit d’espérer un « Warpath Made In Japan » ou un « Warpath at Budokan » ?

Rich : Budokan dans quelques années peut-être ! Mais pour l’instant, l’organisateur à l’intention de sortir le show complet en Cd et en Dvd. Donc, il y aura bien de l’audio et de la vidéo à se mettre sous les oreilles et les yeux. Nous filmerons aussi notre voyage dans son entièreté afin de réaliser un Dvd.
Pete: Arch Enemy a filmé son dernier Dvd au Japon et le résultat est incroyable ! Les fans sont à la fois sauvages et respectueux du groupe. Ils rentrent vraiment dans la musique et semblent reconnaissants envers les artistes qui jouent dans leur pays. Je suis tellement excité de vivre une telle aventure.

Si vous aviez le choix, de quel groupe célèbre voudriez vous assurer la première partie ?

Rich : Metallica, Megadeth ou Testament!
Pete : Je ne sais pas. Ca ne me dérangerait pas de tourner avec les Pussycat Dolls!
Rich : En fait oui, les Pussycat Dolls aussi pour moi!
James: Slayer.

Vous vivez au Pays de Galles. Parlez-nous un peu de la scène métal galloise. Y dénombre-t-on des groupes intéressants? Quels sont les rapports entre les groupes gallois ? Amicaux ou source de compétition ?

Rich : Il y a longtemps que j’ai cessé de prêter attention aux groupes issus de ma ville d’origine (NDR : Swansea). Cependant, à Cardiff, il y a un excellent groupe appelé Hunted. Nous avons aussi joué en compagnie d’excellentes formations de la région de Newport.
Pete : Je viens de Coventry, dans la région des West Midlands, où le groupe le plus célèbre jouait du ska/punk dans les années quatre vingt. En fait, c’était plutôt de la merde. Ceci dit, cette ville est très proche de Birmingham d’où sont originaires des groupes géniaux comme Judas Priest, Black Sabbath et Diamond Head et ça, c’est plutôt cool.

Les fans de métal sont collectionneurs dans l’âme. Même s’il y a beaucoup de moyens différents d’acheter de la musique de nos jours, ils préfèrent toujours tenir un véritable Cd entre leurs mains. Est-ce également le cas pour votre album ? Vendez-vous toujours plus de compact discs que de fichiers mp3 ?

Rich : Je partage ton avis. Les MP3’s c’est de la merde comparé au vrai Cd. Jusqu'à présent, nous avons vendus plus de cds que de téléchargements digitaux, cependant, depuis peu, les téléchargements digitaux semblent s’intensifier.
Pete : J’aime tenir un véritable Cd dans les mains et lire les paroles des chansons en même temps que j’écoute la musique. Un Cd est quelque chose de beaucoup moins impersonnel qu’un fichier Mp3. Et puis, j’adore signer notre album pour les fans. C’est quelque chose que tu ne peux pas faire sur des MP3s.

En tant que groupe, quelle est votre opinion à propos des téléchargements illégaux ? (*)

Rich : J’y suis opposé à 100%. Il n’y a absolument aucune justification à cette pratique. C’est du vol pur et simple. De nos jours, tu peux écouter des albums entiers sur MySpace, YouTube, etc. et les téléchargements légaux coûtent moins d’une livre sterling par chanson. Je pouvais comprendre les téléchargements illégaux il y a dix ans, quand les gens étaient obligés de payer très cher pour des Cds alors qu’ils n’aimaient qu’une chanson ou deux. Mais, ce n’est plus le cas depuis qu’iTunes existe. Le téléchargement illégal doit être réprimé car il cause énormément de tort aux artistes.
James : Tu ne volerais pas un CD à quelqu’un dans la rue, n’est-ce pas ? Et tu ne piquerais pas un Cd sur notre stand pendant un concert ? Pourtant, c’est exactement la même chose pour le téléchargement illégal. Que ce soit au niveau de la musique, de la vidéo, des livres et même des pochettes de Cd, cette pratique doit cesser.

Pensez-vous qu’en programmant un de vos titres le ‘Bruce Dickinson BBC Rock Show’ a accentué votre popularité en Angleterre? Avez-vous constaté un ‘rush’ sur votre web shop après la diffusion d’une de votre chanson, par le chanteur d’Iron Maiden, dans son émission ?

Rich : Tout à fait ! C’est Bruce Dickinson ! Qu’une légende comme lui qualifie notre musique de ‘classic trash metal’ est tout à fait incroyable. C’est comme un véritable cachet d’approbation de la part des autorités du métal !
Pete : Comme je l’ai dit, je suis un véritable fan d’Iron Maiden. C’est, sans doute possible, mon groupe préféré et ma plus grande influence. Que Bruce passe un de nos titres et fasse un commentaire aussi incroyable était pour moi une véritable joie et un immense honneur. Si je n’étais pas membre de Warpath et que j’étais simplement un fan de métal, j’aurais à coup sûr essayé d’en savoir un peu plus sur ce groupe dont Bruce Dickinson a dit du bien.

“Damnation” est sorti en mai 2008. C’était il y a presque 2 ans. Bossez-vous actuellement sur la confection d’un nouvel album ? Si oui, avez-vous une idée de la date de sa sortie et de ce à quoi on doit s’attendre ?

Rich : Nous avons composé quelques nouvelles chansons. Nous commencerons probablement à les travailler dans quelques mois. « Damnation » se vend encore bien et nous recevons toujours de nouvelles chroniques deux ans après sa sortie. Dès lors, nous allons continuer à en faire la promotion avant de commencer à travailler à plein temps sur un nouveau Cd.

Personnellement, j’ai découvert Warpath via MySpace. Que pensez-vous de ces ‘sites web de réseaux sociaux’ ? Est-ce le meilleur moyen pour un groupe non signé comme le vôtre de faire connaître son nom dans le monde entier ?

Rich : Oui, sans aucun doute. C’est le meilleur moyen pour un groupe non signé et ne disposant d’aucun budget pour promouvoir sa musique.

Bien que je sois vraiment impressionné par toute cette histoire de ‘Meilleur Groupe Non Signé de l’Année’, je souhaite vraiment que vous n’obteniez pas ce titre une troisième année de suite. C’est pourquoi, hormis un contrat discographique chez un bon label, j’aimerais vous demander ce que nous pouvons vous souhaiter pour l’année 2010 ?

Rich : Merci ! Je crois que certains groupes en voudraient à notre vie si nous obtenions ce titre pour la troisième fois consécutive. Donc, si vous travaillez pour un label et que vous lisez cet article, sachez que cette décision ne dépend plus que de vous ! Outre notre périple au Hammerfest et au Japon, nous allons accorder d’autres shows en Angleterre et en Europe. Nous préparons aussi notre future invasion de l’Amérique et un autre clip vidéo. Nous étudions également une nouvelle ligne de merchandising.

Un dernier mot pour nos lecteurs ?

Rich : Merci pour la lecture et le support. Rendez-vous sur scène !
Pete : Merci pour cette chouette interview Michel. Salut à toi, à tes lecteurs et à tous ceux qui supportent les vrais groupes et le métal véritable.
James : Salut à tous et continuez à supporter le métal et Warpath !

*(NDLR : ayant réalisé un mémoire sur le marché du disque, à une certaine époque, je me permets de mentionner quelques remarques. Car le débat bien est plus complexe qu’il n’y paraît. Et évitons de se voiler la face derrière des arguments simplistes. D’ailleurs, rien qu’en posant les bonnes questions, il est facile de les démonter. Lesquelles ? Tout d’abord pourquoi le téléchargement illégal est-il né ? Qui en est le véritable responsable ? Pourquoi lors de son lancement sur le marché, le compact-disc coûtait presque trois fois plus cher qu’un vinyle, alors que le prix de revient du cd était trois fois moindre que celui du 33 tours. A qui a profité cette arnaque ? Pas aux artistes, c’est une certitude. Ou alors aux plus fortunés. Et quand ces responsables, qui aujourd’hui se plaignent du manque à gagner, ont cherché à rectifier le tir, il était déjà trop tard. Le mal était déjà fait. Et pour faire marche arrière… On appelle cette pratique, scier la branche sur laquelle on est assis. Ou ne pas voir plus loin que le bout de son nez. Et pour élargir le débat, on pourrait transposer, voire même lier, le chapitre au prix des places de (certains) concerts et festivals. On peut même encore soulever la nouvelle philosophie de certains artistes (surtout alternatifs !) qui préfèrent être téléchargés (il)légalement pour mieux se faire connaître et ainsi tirer parti de cette popularité pour remplir les salles, lors de leurs tournées. A méditer ! B.D.)

Warpath

Damnation

Écrit par

Un nouveau virus débarque de la Perfide Albion pour contaminer nos contrées. Son nom : Warpath. La presse médicale a beau l’ignorer, petit à petit, il gagne du terrain. Déjà l’Angleterre et le Japon ont succombé. Votre serviteur lui-même vient d’être contaminé. Pour le quadragénaire que je suis, l’effet est dévastateur. Tel un Alzheimer précoce et fulgurant, il s’attaque aux cellules du cerveau et joue des tours à la mémoire. Les vingt-cinq dernières années de mon existence sont balayées et oubliées en quelques secondes. J’ai de nouveau 15 ans, je suis dans ma chambre. Les murs sont recouverts des posters de mes idoles : Metallica, Exodus, Overkill, Slayer et Agent Steel. Le vinyle qui tourne à la vitesse de 33 tours minutes sur ma platine déchaîne l’enfer dans les haut-parleurs de ma chaine stéréo. Ma mère tambourine à s’en rompre le poignet sur la porte de mon antre en hurlant : ‘Il va trop fort ton machin’ ! Je n’en ai rien à battre. Je secoue ma crinière au rythme effréné du thrash métal et je continue à gratouiller ma guitare invisible.

« Damnation » est l’album ‘Thrash’ le plus excitant de ces dernières années. Et je ne fais pas allusion à la succession de riffs gonflés artificiellement et dénués de soli de guitares sur laquelle un hurleur standardisé place des vocaux hardcore que l’on appelle ‘trash moderne’. Non, moi je vous parle de Thrash ‘Old School’. Celui d’Exodus, de Testament, de Nuclear Assault, d’Onslaught et d’Overkill. Celui qui, chez nous, avait enfanté Cyclone.

Warpath est un groupe anglais qui, bien que formé en 2003, a un pied bien ancré dans les années quatre-vingt. Le fait de n’être signé sur aucun label ne l’empêche aucunement de cartonner dans sa patrie. Elu deux années de suite ‘Meilleur Groupe Non-Signé’ par les lecteurs du célèbre magazine Terrorizer, le groupe a eu l’honneur récemment de faire une apparition dans le show hebdomadaire que présente Bruce Dickinson sur la BBC. Le chanteur d’Iron Maiden y a présenté « Damnation » comme : ‘une fine tranche de thrash métal classique’. Et pour cause. Tout sur ce disque évoque les classiques du thrash. Des guitares qui assènent des riffs tranchants déclinés une vitesse ultrasonique et –surtout– délivrent des soli flamboyants. Une section rythmique hallucinante, forte d’un jeu de batterie si inspiré et technique qu’il en est presque inhumain ; sans oublier de superbes lignes de basse qui, pour une fois, ne sont pas noyées dans le mix. Fait plutôt rare de nos jours dans ce style musical, le vocaliste a un timbre qui ne ressemble pas à celui des autres et confère une identité unique au thrash du combo.

Tout comme la dextérité des musiciens, le son de « Damnation » est excellent et bien au dessus de la moyenne. Enregistré aux Etats-Unis, dans les studios de Kevin Talley (Chimaira, DAATH), il a été mastérisé par James Murphy, expert ultime en matière de thrash puisqu’il a été, entre autres, le guitariste de Testament, Death et même d’Agent Steel.

Si vous êtes fan de thrash métal, il ne vous reste qu’une chose à faire : vous connecter à la page MySpace de Warpath pour contracter le virus et éventuellement y acquérir « Damnation » pour la modique somme de onze livres sterling, port compris. Un must, tout simplement.