Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Renaud

Renaud a plus d’une corde à son arc…

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Après le succès de sa tournée actuelle, les plus belles chansons de Renaud, dans des versions inédites, ont été enrichies par les cordes d’un double quatuor féminin. Elles figurent sur un opus studio.

De « En cloque » à « Manhattan-Kaboul », « Dans mes cordes » offre une revisite intense et émouvante de ces grands classiques qui traversent les générations.

Replongez dans l’univers de Renaud à l’écoute de « Manhattan Kaboul », une magnifique chanson interprétée en compagnie d’Axel Red, ici

Lénine Renaud

La Gueule de l’Emploi

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Lénine Renaud évoque inévitablement la révolution, la contestation et les chants de partisans. Mais il raconte, avant tout, nos moments d'égarements. Pourtant, en le choisissant comme patronyme, les musicos voulaient également adresser un clin d’œil gauche à Mademoiselle from Armentières, Line Renaud… Parce que ce sont aussi des gars du Nord, parmi lesquels on retrouve deux figures emblématiques des ex-Marcel et son Orchestre : Franck Vandecasteele et de Cyril Delmote, ex-chanteur des VRP, Nonnes Troppo et Suprême Dindes. Dans cette aventure, ils sont soutenus par des compères joviaux : Sonia à l’accordéon, Gauthier à la basse, ainsi que JB et Guillaume aux grattes.

Il a donc fallu trois longues années à ce combo, pour donner suite au précédent opus, « Rue Brûle Maison ». Entretemps, les musiciens ont pris le temps de voyager à travers le monde et de s’imprégner de différentes cultures.
Ces joyeux lurons analysent la vie de tous les jours, un peu comme Renaud ou Bénabar, en affichant un vécu certain, mais aussi en maniant l’humour potache ou tragique. Selon. A l’aide de textes riches en mots, en rimes, en rebondissements, sur fond de piano à bretelles, de guitares manouche ou carrément punk. Quand ce ne sont pas les rythmes balkaniques, le swing ou la valse qui mènent la danse. Le tout dans une ambiance digne des troquets et des guinguettes du temps passé. Cependant, on peut être déconneur, titiller les zygomatiques, et avoir envie de toucher le cœur des gens, à la manière des Têtes Raides, l’engagement militant revient chaque fois à la surface. A l’instar de « Mon petit doigt m’a dit » qui nous parle des religions. ‘Mon petit doigt m’a dit, si Allah est grand, Jésus l’est aussi, Yahvé a tout compris, Bouddha est un visionnaire et moi je suis le missionnaire de mon auriculaire’.

Un disque à écouter en sirotant une bonne bière et devant un bon feu au charbon, en pensant pourquoi pas, à Emile Zola et Victor Hugo…

Renaud

Renaud

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Il s’agit déjà du 16ème opus de Renaud. Et il est éponyme. Mais il a bien secoué la blogosphère, avant qu’il ne soit publié.

Considéré comme un des artistes les plus prolifiques de sa génération, Renaud avait quitté sa  tanière provençale, il y a quelques mois, suite à l’invitation de Grand Corps Malade. Ce qui avait débouché sur la sortie de « Ta batterie », compo qui figure d’ailleurs sur le nouvel elpee.

De quoi évidemment laisser présager un retour du Parisien, dans le creux de la vague, depuis un bon bout de temps.

C’est par « Toujours debout », un titre à la fois vindicatif et à contre-courant, que le chanteur a choisi d’inonder les ondes radiophoniques.

Baignant dans une mélodie très pop dans son approche, il clamait alors haut et fort sa résurrection (une énième) tout en réglant au passage ses comptes avec des paparazzis qui, jamais, ne l’ont épargné.

Le texte, mollasson à souhait, pouvait laissait craindre un contenu du même acabit !

Il n’en est heureusement rien ! Si certaines chansons restent effectivement décevantes comme « La nuit en taule » ou encore « Mon anniv’ », le gaillard n’a pas perdu pour autant de sa verve légendaire pour dépeindre les aspérités de la vie et l’ignominie humaine.

Notamment lorsqu’il dénonce les évènements tragiques récents liés aux mouvements intégristes. A l’instar de « J’ai embrassé un flic » au cours duquel il évoque l’après attentat dont a été victime la rédaction de Charlie Hebdo, à travers la marche du 11 janvier 2015 et « Hyper Casher » qui retrace l’attaque de Vincennes. Les mots rappellent combien le peuple tout entier a souffert de l’imbécillité d’une minorité !

Les faits sociétaux sont dépeints avec autant d’amertume que de mélancolie. La jolie « Petite fille slave » révèle la prostitution à laquelle des filles issue de l’Europe de l’Est doivent se soumettre.

Meurtri au plus profond de sa chair, l’homme affiche une sensibilité à fleur de peau lorsqu’il évoque les siens dans le rétroviseur de la vie. En particulier son fils Malone Séchan sur « Petit bonhomme » (une très jolie ballade) et sa petite fille (« Heloïse »).

De toute évidence très attendu, tant par les fans que la critique, l’album, certes inégal, est de bonne facture !!

Les dix ans de galère qu’il a traversés, contre vents et marrées, n’ont certainement pas altéré son talent !

Contrasté, ce dernier format ne manque pas de piment et marque le retour d’une icône. Même si on l’a connu plus touché et plus inspiré dans le passé ! Le combat est différent, plus timoré ! Et l’ennemi a changé !

Tantôt soutenu par un accordéon, un piano ou une guitare, il chante d’une voix particulièrement fragile. Signe du temps qui trahit des excès en tout genre !

Mais cette imperfection vient à point et renforce davantage le spleen qui coule dans les veines du Sieur. Ce qui rend encore plus bouleversant l’écoute de cette (ultime ?) œuvre !

Alors ‘Docteur Renaud, Mister faiblard’ ? De toute évidence, toujours debout !

 

Lénine Renaud

6, Rue Brûle Maison

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Ch’ti, ce combo nous vient du Nord de la France. Il réunit des musicos issus de VRP, Nonnes Troppo, Suprêmes Dindes et Marcel et Son Orchestre. De vieux routards issus de la scène alternative et festive du Nord-Pas-de-Calais. En l’occurrence Franck Vandecasteele, Cyril Delmote, Guillaume Montbobier, Jean-Baptiste Jimenez, Gauthier Dubuis et David Laisné. Qui se partagent contrebasse, banjo, mandoline, harmonica, guitares, breloques et accordéon. Ce collectif avait déjà gravé un premier elpee intitulé « Mets Tes Faux Cils Devient Marteaux ».

Interprétés dans la langue de Voltaire, les lyrics traitent d’une foultitude de thèmes qui  oscillent de la famille aux transports en commun, en passant par le surmenage, le manque de tendresse, l’absence de compassion, les TOC, la superstition, la mort, l’amitié, l'espoir déçu, sans oublier les dérives communautaires et identitaires. Quant à la musique, elle s’inspire du folklore populaire : country, cajun, bluegrass, valse, swing manouche, zydeco et new musette.

Le projet est né de la rencontre entre Franck Vandecasteele, aka Mouloud, chanteur et percussionniste de Marcel et Son Orchestre, et de Cyril Delmote, guitariste des VRP. Le patronyme du combo est révélateur. Lénine est le père du communisme radical. Qui reflète l’engagement sociopolitique du band. Et en choisissant le terme Renaud –pas le boubourse réac’ qui carbure au Ricard– il a voulu rendre un hommage à la grande dame d'Armentières : Line Renaud.

« Qu'est-ce que je devrais dire moi » est un blues/rock de bonne facture. Agréable à l’écoute, « Mon Pote Et Mon Chien » aborde le thème des rencontres. Accordéon et grattes se taillent la part du lion sur « Victor Rodriguez », une plage au cours de laquelle les cuivres sont également bien mis en exergue. Caractérisé par sa jolie mélodie, « La Résidence » est une piste à nouveau entretenue par le piano à bretelles et les grattes qui exercent leur charme, une chanson au cours de laquelle on évoque la personnalité de Marguerite Yourcenar, mais qui aborde également les thèmes de la vieillesse, de l'hospice et de la mort.

Accordéon et banjo balisent « Le Visage De Dieu », un morceau qui décrit la dure réalité de la rue, peuplée de pauvres. « Les Liaisons Dangereuses » nous invite au bal musette. Tout comme « Transports En Commun ». Accordéon envoûtant et mélodica accentuent un sentiment de désespoir que ne renieraient pas les Ogres de Barback. Abordé ans l’esprit de Marcel et des VRP, « Pourvu Qu'il Pleuve » est une plage festive. Donc optimiste. Balayée par les interventions de la mandoline et du banjo, c’est également une invitation à rejoindre le dancefloor.

« Hyper Trichose Palmaire » est un rock endiablé dynamisé par les percus indus. La participation des Tambours Du Bronx est plausible… Hantée par Piaf, « Ma Môme » est une chanson qui relate l’histoire d’une ouvrière bossant à la chaîne. Lumineux, « Les Tocs » trempe dans le jazz manouche.

« 6, rue Brûle-Maison », c’est l'adresse d'un troquet lillois baptisé 'La Bodega', au sein duquel se produit plus que probablement Lénine Renaud. Un endroit qui pourrait devenir un rendez-vous incontournable pour les amateurs de ce type de musique festive…

 

Renaud

Molly Malone – Balade Irlandaise

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Allez Renaud, une p’tite tournée ?

 

- Renaud a sorti un disque.

- Hein, quoi ? Renaud ? Quel Renaud ?

- Ben celui de « Marche à l’ombre », « Miss Maggie », « Morgane de toi » et tout l’ reste.

- Ah ! Il vit encore lui ? L’est pas mort du cancer du poumon ou d’une cirrhose ?

- Faut croire que non. Paraît qu’y s’est même remarié.

- Pu… avec une aveugle, sourde et sans un rond ? Ou une réfugiée ?

- Non, non, avec Romane Serda, une chanteuse.

- Connais pas !

- Il lui écrit des chansons et il s’y est remis aussi.

- Tout arrive ! Va faire comme Johnny ! Finir sur un fauteuil roulant ! Puis y portera plainte comme l’autre, contre les fabricants de cigarettes et de Ricard sans doute.

- Attends, j’ai écouté son dernier Cd et c’est pas si mal que ça.

- Ouais mais y’arrive encore à chanter ou y parle ?

- Il essaie de chanter, c’est vrai que point de vue voix, c’est plus du tout ce que c’était.

- Tu m’étonnes. Avec toutes les clopes et le pastis qu’il s’est enfilés, il a de la chance d’être encore vivant.

- Hé de quoi vous parlez vous deux ?

- Du dernier album de Renaud, p’pa. T’as entendu ?

- Evidemment. Je suis fan depuis que j’ai 14 ans ; donc, forcément, je l’ai acheté.

- Ok mais franchement c’est bon ou c’est de la merde ?

- C’est bon, même très bon. Vous savez qu’il a toujours aimé le folklore irlandais. Il le chantait déjà sur son album « Marchand de cailloux ».

- Oui t’as le disque ? Un vieux hein ! Y a plus de15 ans ! Il date de 1991.

- Oui je sais. Mais cette fois, il a repris des airs traditionnels, les a arrangés, s’est entouré de musiciens du coin et il nous sort sa « Balade irlandaise ». Avec un ‘L’ comme pour la promenade. Son disque réunit treize chansons. Toutes des adaptations du répertoire de la musique celtique irlandaise. Les textes sont magnifiques et les musiques sonnent ‘vraies’. Ca sent bon l’Irlande. La voix est enfumée. Bon oui, mais alors ? Ça donne tout le charme justement.

- Tu pousses pas un peu, non ?

- Un tout petit peu alors. Mais c’est vrai que si sa voix a du mal à suivre, ça reste du Renaud de bonne facture. Mais je n’irai plus le voir en concert. J’ai déjà donné lors de sa tournée précédente. Ecoutez-le plutôt que de vous amuser à le critiquer sans savoir.

- Ouais t’as raison, je vais te le piquer et l’écouter dans ma chambre.

- Demande à ton frère, mon Cd a déjà disparu. C’est sûrement lui qui l’a.

- Ok c’est bon, j’te l’rends p’pa.

 

Renaud

Rouge sang

Écrit par

Les mauvaises langues et ses détracteurs diront qu’après nous avoir gonflé avec sa déprime, il revient nous gonfler au bras de sa blondasse ‘rajeunissante’. Mais ce serait prendre Renaud pour ce qu’il n’est pas : un mec gonflant. Si sa nouvelle gonzesse est effectivement (omni)présente dans les textes de ce « Rouge sang », c’est uniquement parce que le gaillard est amoureux et qu’il le dit. Avec ses mots bien à lui, c’est-à-dire des rimes sincères et touchantes, évadées d’un cœur où coule le sang d’un homme fidèle à son univers. Un univers attachant. Un univers renaissant où, à côté des joies, s’invitent des colères que les fans n’attendaient presque plus. Renaud a retrouvé son flingue et se remet, comme au bon vieux temps, à tirer sur les brigands de ce monde, qu’ils soient tueurs de baleines, briseurs de rêves d’enfants, assassins de taureaux ou destructeurs de consciences. Il observe le temps qui passe ("Adieu l’enfance") ou s’attaque au sarkozysme ("Elle est facho") avec humour et raison, virulence et passion. Aidé par ses talentueux compositeurs attitrés, Jean-Pierre Buccolo et Alain Lanty, il savoure -c’est évident- le bonheur d’avoir fait la peau au renard.

Renaud Papillon Paravel

Subliminable

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Une fois de plus, le ‘renouveau de la chanson française’ se renouvelle. Et pour la circonstance, c’est Renaud Papillon qui s’y colle. Alors, oublions le piano bcbg du timide Vincent Delerm, écartons les gentils textes à la nicotine de Carla Bruni et gommons la bouille de gendre idéal de Bénabar. Mais diable, que nous reste-t-il ? La réponse est à chercher du côté de Toulouse où sévit Renaud Papillon Paravel. « Subliminable », nouvel album de ce drôle de personnage, se décline en deux chapitres. Deux disques aux tempos lents, deux actes inséparables comme l’évolution de la chrysalide Paravel, entre le stade chenille et le stade Papillon. Dans cet univers, les mélodies sont enfermées dans un cocon de soie et ne sortent que pour frôler l’insatiable voix-off de Renaud Papillon Paravel. Cet ancien graphiste, dessinateur de pochettes de disques et d’affiches de concerts, signe un deuxième album insaisissable, une œuvre complexe. D’une part, « Subliminable » contient suffisamment de mots, d’idées et d’histoires pour s’assimiler à l’ouvrage d’un écrivain saoulé par la littérature, ensorcelé par la douce melody (Nelson ?) d’une pièce musicale. D’autre part, les textes de Renaud Papillon Paravel survolent allégrement leurs accompagnateurs sonores, laissant une inextricable sensation dans l’oreille du mélomane. Mais comme le résume si bien l’artiste, sur « Chanter sous la douche » : ‘J’ai pas de chansons à chanter sous la douche. Alors supportez-moi comme je suis !’. Pour son album, Renaud a opté pour un titre annonciateur : une contraction entre la ‘sublime’ maîtrise d’une langue française totalement réinventée et la parure mélodique ‘minable’ qui habille ses compositions. Entre sublime et minable, il lui restera à choisir la meilleure des voies et de ne jamais oublier que souvent, la vie ne tient qu’à un battement d’aile… de Papillon.

Renaud

Boucan d´enfer

Écrit par

Ce boucan d'enfer, c'est ‘le bruit que fait le bonheur quand il s'en va’. Il résonne dans la tête de Renaud depuis que Dominique, celle qui était déjà sa ‘gonzesse, celle que j'suis avec’ à l'époque, l'a quitté. Il étale son chagrin tout au long de l'album. Lucide, Renaud ne rejette pas la faute sur son ex, mais bien sur lui-même et ses turpides, décrites avec humour dans " Docteur Renaud et Mister Renard ". Tout amateur de chanson se réjouit de voir Renaud revenir à l'écriture. Le talent est intact, la voix toujours aussi limite et touchante. Mais l'insistance à se pencher sur son nombril tout triste est lassante. Je comprends le besoin d'expression mais je préfère de loin Renaud quand il s'éloigne de ses problèmes personnels pour décliner, avec l'aide magnifique d'Axelle Red, cette belle idée des enfants de Manhattan et de Kaboul, " pulvérisés sur le thème de la violence éternelle " ; pour ironiser sur BHL ? ce ‘philosophe des beaux quartiers qui refait le monde devant une coupe millésimée’ ? et applaudir l'entarteur qui ‘nous a bien vengé de ce Jean-Paul Sartre dévalué’ ; pour défendre les amateurs de nains de jardin, face à ceux qui, pour rire et soi-disant pour les libérer, volent l'unique richesse de ces gens simples.