La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Blisterhead

Border Control (Ep)

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Fondé en 1999, Blisterhead nous vient de Skövde / Göteborg, en Suède. Il réunit le bassiste Andreas Emanuelsson, le drummer Johan Carlsson ainsi que les guitaristes Erik Törnqvist et Kim Nilsson. Ces trois derniers se consacrent également aux vocaux. Son style ? Du ska/punk/rock. Mais à la sauce scandinave.

Caractérisé par ses accords de grattes basiques, « Border Control » baigne dans un punk réminiscent du Clash (NDR : pensez à « London Calling »).

Punk/rock celtique, « Valley Of The Dead » aurait pu figurer dans le répertoire des Pogues. Il est peut-être un peu plus sucré. Prudence, quand même, si vous ne voulez pas finir édenté, comme Shane MacGohan…

Davantage rock/garage « Blood On Your Face » évoque le conflit armé qui a secoué l’Irlande, entre 1968 et 1998…

« System Overload » en revient à un punk primaire, une piste tracée par un chant à trois voix particulièrement frénétiques. On attend le nouvel album impatiemment. Et puis que le combo se produise près de chez nous. En live, à mon humble avis, il doit déménager !

 

Errorhead

Evolution

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Errorhead, c'est le projet du guitariste allemand, Marcus Nepomuc Deml. Il est cependant né à Prague, en 1967. En 1986, il part en Californie pour y suivre les cours du ‘Guitar Institute of Technology’ de Los Angeles. Son diplôme en poche, il y devient professeur agréé. Il revient néanmoins, en Allemagne, dès 1993.

Au cours de sa carrière, il a participé à de multiples sessions d’enregistrement pour d'autres artistes. Son aventure Errorhead, il l’a entamée en 1998. Depuis, il a publié quelques cd et dvd, tant en ‘live’ qu’en studio. En 2005, ce virtuose de la six cordes, a reçu le ‘Guitar Hero Award’ du magazine Guitar Player, un trophée qui lui a été remis par Steve Lukhater et Joe Satriani.

Pour concocter cet « Evolution », il a reçu le concours de son ami Frank Itt, à la basse. Les deux artistes se partagent la production. Le drummer Zacky Tsoukas et le chanteur Karsten Stiers complètement le line up.

Dès "Scream people like us", on est plongé dans une musique particulièrement technique. Pourtant, sur ce rock/blues, Stiers chante à la manière d’un hard rocker. Plus pop que rock, "Hideaway" est une plage plutôt bien ficelée. Empreinte de douceur et convaincante, la voix s’appuie sur une jolie ligne mélodique. Les sonorités de cordes sont majestueuses, de toute grande classe. Karsten est capable de moduler sa voix, en fonction des compos. Et elle s’adapte parfaitement à "One good reason", une piste sculptée dans un excellent funk, au cours de laquelle Marcus se réserve un envol vaporeux. Indolent, tendre, "Tell me" intègre parfaitement un solo qui explore différents axes, afin de monter en puissance. A l’instar de Satriani et Vai, Marcus Deml mérite amplement son statut de virtuose. Remarquables instrumentaux, "Resurrection" et "Purple Lord" en sont certainement les plus beaux témoignages. Pétillant, "Thieves & Poets" est morceau de pop hard rock qui accroche instantanément l’oreille. Tout aussi agréable à écouter, "Where did our love go?" est légèrement teinté de blues. Un climat qu’on retrouve sur "Someone", une composition complexe, mais qui ne maque pas de charme. Et finalement, elle aurait pu figurer sur un long playing du Led Zep –mais dans son second cycle– si l’attaque avait été plus saignante et agressive. "Get off my back" synthétise la diversité de styles sondés par Errorhead. Un hard rock dont les accents pop sont singulièrement raffinés. Cet elpee s’achève par "The mighty tube", un instrumental paisible…

 

Now It´s Overhead

Dark Light Daybreak

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Le rêve s’achève à mesure que le jour efface la nuit. Le rêve s’achève, cédant sa place aux désillusions. Ceux de quatre jeunes qui, jusqu’ici, n’avaient jamais été confrontés à la froide réalité. Mais le jour a effacé la nuit et leurs yeux se sont ouverts. Rien n’est plus comme ils l’imaginaient. L’idéalisme juvénile n’a plus lieu d’être. Constat que le quartette a décidé d’immortaliser de sa plume. En découle « Dark Light Daybreak », le disque de la maturité. S’ouvrant sur un « Let The Sirens Rest » éloquent, le troisième essai de Now It’s Overhead s’inscrit dans le plus pur style Saddle Creek. Le quatuor a d’ailleurs convié Maria Taylor à se joindre à lui sur plusieurs titres. Emmenés par les vocalises d’Andy LeMaster, proches de celles d’un certain Conor Oberst (décidément…), les nouveaux morceaux de Now It’s Overhead sont enveloppés d’un voile d’agitation, peu présent lors des précédent travaux de la formation. Si « Estranged » ou « Believe What They Decide » soulignent des instants de vies où les choses ne se déroulent pas comme prévu, où rien ne va plus, les marquants « Walls », « Night Vision » et autres « Let Up » parviennent également à les rendre un peu plus supportables. Un équilibre qui fait de « Dark Light Daybreak » une thérapie efficace pour (presque) pas un rond…

Gogogo Airheart

Rats ! Sing! Sing!

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Signé sur le label de Mars Volta, ce groupe au patronyme sorti tout droit de l’imagination farfelue de Mel Brooks est un sacré numéro. Déjà, en comptant un membre répondant au doux prénom de Ashish, cela en promettait de bien belles. Nos zigotos débutent leur album sur un ton désabusé, le genre de mélodie que l’on compose en fin de soirée entre deux bonnes taffes d’insouciance, cadavres de bouteilles jonchant le sol et cendriers débordés. Mais pas question de se prendre au jeu, de se vautrer dans son fauteuil en attendant que ça tangue. S’ensuit un petit tube, sec et dansant, riff parfait qui vous fait bondir de votre paillasse, les yeux lourds mais le corps gracile devant tant d’évidence. Mais que font les radios ? Et il en va de la sorte tout au long du disque. Pauses rocking-chair, la tête à l’envers et morceaux nerveux et tendus à l’assaut des guibolles les plus réticentes. Parfois même au sein d’un unique titre, ce qui nous permet de danser couché (si, si, nous l’avons testé pour vous). En un mot comme en cent, un album cool. Comme Kim Deal. A faire tourner sans modération.

Overhead

No time between

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Attention, cet album contient un tube radiophonique en puissance ! Ce genre d’événement étant suffisamment rare, inutile dès lors de bouder son plaisir. « The handsome machine », puisqu’il faut nommer la bête, est un p… de morceau alliant Jeff Buckley et pop anglaise dans une sorte d’alchimie improbable. Tout y paraît calibré au poil, comme dans une petite horloge suisse au mécanisme fin et fragile. De plus, lorsque l’on apprendra que l’orfèvre (un groupe nommé Overhead) ayant mis au point cette belle mécanique ne provient pas du pays du gruyère mais plutôt de celui du camembert, on ne pourra que s’incliner. Pour une fois qu’un groupe français ne sonne pas…français ! ! ! Evidemment, l’inconvénient dans ce genre de situation c’est que le reste de l’album paraît un peu pâlichon par rapport à cette tuerie. Lorgnant clairement de l’autre coté de la manche, la pop d’Overhead n’en reste pas moins très classe et franchement agréable à écouter. Agrémentées d’une voix entre Morissey et Buckley, les compostions du groupe s’étalent avec grâce tout au long de l’album et se révèlent, paradoxalement, plus convaincantes dans les moments les plus enlevés… Si les morceaux plus calmes n’échappent pas, en quelques occasions, à certains relents héroïques à la mode Coldplay, « No time between » n’en reste pas moins du bel ouvrage…

Now It´s Overhead

Fall back open

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Les jeux olympiques viennent à peine de s’ouvrir qu’une première médaille d’or vient d’être décernée. Croyez le ou non, NIO nous vient tout droit d’Athens, mais en Georgie. Pour la petite histoire, une floppée de groupes émergent de cette partie des States. Allez savoir pourquoi ? Parmi eux, R.E.M. dont le leader vient prêter incognito sa voix sur ce “Fall back open”. Et il n’est pas le seul, puisque Conor Oberst de Bright Eyes, est également crédité de quelques parties vocales. Vous admettrez que comme parrainage, nous avons vu pire. De plus le mélomane perspicace aura certainement remarqué que cet opus relève de Saddle Creek, un label qui pourrait devenir le giron d’une musique droite dans ses bottes (et ses influences), en privilégiant émotion et/ou sensibilité. D’ailleurs, NIO sait se faire des amis : autour d’Andy LeMaster (comment voulez-vous ne pas avoir une carrière toute tracée lorsqu’on traîne un nom pareil ?), compositeur en chef, viennent graviter des musiciens à qui on ne la fait pas : David Barbe (ex bassiste chez Sugar et pote du légendaire leader d’Hüsker Dü, Bob Mould) ainsi que Maria et Orenda (Azure Ray, également signé chez Saddle Creek). Le quatuor est donc prêt à dominer (tout) le monde. Car ce croisement entre mélodies toutes droites sorties des 80’s (Depeche Mode surtout; The Cure un peu moins) trempées dans un climat qui flaire manifestement les 90’s (My Bloody Valentine, Spiritualized, Superchunk) synthétise près de 20 ans de musique et pourrait s’inscrire durablement dans l’histoire. En conclusion : à écouter de préférence avant le prochain Coldplay.

Motörhead

We are Motörhead

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Avec les Ramones et plus récemment The Hellacopters, Motörhead est un des rares combos qui fait l'unanimité chez les fans de rock n'roll, de punk et de heavy métal. Dénué de toute concession, sale, gras et métronomique, le nouvel album de la bande à Lemmy propose juste ce qu'il faut d'innovation pour séduire les teenagers sans pour autant déstabiliser ses fidèles " Motorheadbangers ". Pour preuve ? Cette surprenante reprise du " God save the queen " des Sex Pistols, et une plage titulaire qui s'annonce déjà comme le nouveau " Ace of spades ", hit indémodable du trio infernal. Les dix plages dépassent rarement les 3'30 et sont toutes d'une redoutable efficacité. Hormis peut-être le très dispensable " One more fucking time " qui confirme bel et bien que l'organe vocal râpeux du sieur Lemmy ne convient guère à cet exercice de style périlleux que constitue la ballade rock. Percutant, irrésistiblement rock n' roll, incontournable. Le meilleur Motörhead depuis 1916, au bas mot !

 

Motörhead

Overnight sensation

La tête à moteur a retrouvé la formule sacrée du trio, puisque aujourd'hui, seuls restent aux côtés du chanteur/bassiste et leader Ian Lemmy Killminster, le guitariste Campbell ainsi que le drummer Mikkey Dee. Le dernier album de Motörhead, n'a pas la prétention de rechercher l'innovation. Il y a bien quelques bribes de guitare acoustique et un morceau presque dansant, mais fondamentalement il dispense le même hard rock, sans compromis, limité aux trois accords de base... M'enfin, pourvu que la machine à riffs soit bien huilée et que le volume sonore soit poussé au maximum, c'est tout ce que les aficionados du groupe souhaitent...

 

Hammerhead

Into the vortex

Il vous est peut-être arrivé, à l'issue d'une soirée bien arrosée, de vous éveiller le lendemain matin avec une horrible gueule de bois. Vous avez parfois même l'impression qu'un intrus s'est glissé à l'intérieur de votre caboche pour y asséner des coups de marteau... Aussi subtil qu'un bootleg de Black Sabbath ou qu'une prestation de Grand Funk Railroad dans une aérogare, ce tourbillon creux qui prend naissance dans un fluide en écoulement provoque un effet similaire. Suffit donc d'enlever le bouchon de vidange pour évacuer la pression. Et en cas de récidive d'y ajouter une bonne dose de ‘destop’!

 

Motörhead

Je module ma belle voix…

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Bonheur ! Joie! Allégresse! Motörhead vient de sortir un nouvel album (« March Or Die », chez Sony), on va donc voir sous peu la grande carcasse imbibée de Lemmy pointer du nez et des chicots sur le Vieux Continent. Celui-là même qu'il a abandonné pour se réfugier à Los Angeles, il y a deux ans. Coup de fil au Néo-Américain. Révélation! Scoop ! Lemmy est amoureux de Slash ! On blague, of course, mais, quoi qu'il en soit, Lemmy n'arrête pas de parler de lui. Slash joue sur deux titres du dernier opus de Motörhead (« I Ain't No Nice Guy » et « You Better Run ») et Lem en est vachement fier. Il s’explique lors de l’interview…

Slash joue sur deux titres de notre album, tu le sais? Que penses-tu de sa prestation?

Je pense qu’il est très efficace, comme toujours ; ce qui ne m’empêchera pas de le trouver décevant, comme mec…

Hein! Pourquoi?

Je déteste la façon dont les Guns'N Roses, donc lui, se moquent de leurs fans. Ils annulent des concerts à la dernière minute quand ça leur chante, bâclent des shows, les débutent en retard. Ils se foutent du monde!

C'est pas Slash ça, man, c'est Axl ! Il a beaucoup de problème, Axl. Mais il faut lui pardonner. Ces types viennent de nulle part et on fait d'eux les maîtres du monde. Faut comprendre la pression ! Slash n’est pas comme ça. Il est cool. J'voudrais pas, par contre, être dans les pompes d'Axl. Je préfère mes vieilles bottes...

A propos de sentiments personnels, tu te plais à L.A. ? Tu vas voir les filles sur les plages?

Tu sais bien que je me fous des filles et du sexe, non? Yark ! J'vais les voir mais j'sais pas si elles me trouvent beau.

Ce sont elles qui t'inspirent pour tes ballades? Tu deviens romantique? Tu sers des ballades tout le temps !

Déconnes pas, j'en ai écrit trois en dix-sept ans!

Oui, mais trois qui figurent sur les deux derniers albums en date de Motörhead...

J'aime toutes les bonnes chansons et peu importe les genres (NDR : vous serez étonnés d’apprendre que Lemmy est fan d'ABBA et des Everly Brothers). J’aurais pu y mettre aussi une version acoustique d’« Eleonor Rigby»...

Motörhead ralentit un peu le tempo. « March Or Die » est même relativement pauvre en titres heavy vraiment rapides (« Stand » et « Name In Vain» sont pratiquement les seuls). Tu ne t’amuses plus autant des riffs qui tuent et des rythmiques qui mitraillent?

Tu ne peux pas faire la même chose tout le temps. Ce qu'on fait maintenant est mieux. Il est possible que « March Or Die » soit notre meilleur album. Je ne sais pas trop bien juger... Motörhead est meilleur qu'avant. Tout dans le groupe est meilleur. Je chante mieux, non?

Tu gueules moins!

Je savais déjà chanter avant! Je module plus ma belle voix, c'est tout! Yark !

A l’instar d’« Orgasmatron » et « 1916 », « March Or Die » se termine par un titre lent...

J'aime bien ces chansons. Faut lire les textes. « 1916 » est une chanson tragique. « March Or Die » stigmatise la connerie inégalable des hommes. On s'entretue sans arrêt, on laisse des gosses crever de faim mais on envoie des sondes spatiales prendre des photos de Mars à coups de milliards de dollars. Conneries!

Tu as vécu les événements de los Angeles en voisin?

Yeah. Faut pas en vouloir aux noirs. Ils ont voulu s'offrir la justice qu'on leur a refusée. Toute cette histoire est immonde. On a vu sur les films vidéo ces flics tabasser ce pauvre mec et après, aux juges, ces pourris ont osé prétendre qu'ils n'avaient rien fait. Les noirs en ont marre. Je les comprends.

Pourquoi Philthy est-il parti, à nouveau?

Ham... Il fait partie de ma famille, hein, je préfère pas trop parler de cette histoire, ok ? Il y a eu des différences d'opinion sur certains sujets. C'était mieux ainsi.

Sur la pochette de l'album, Mikkey Dee (le batteur) est présenté comme un invité... C'est lui le batteur de Motörhead, quand même?

Ecoutes, tu crois pas que j'aurais amené ce fils de p... à des sessions photos qui coûtent la peau des fesses, si je comptais pas le garder! On l'aime bien. Il reste.

Tu aimes bien Peter Solley, aussi, c'est encore lui qui a produit l'album...

On le garde parce qu'en plus de produire, il joue des claviers. On doit pas payer un claviériste, tu vois. A part ça, il a de bonnes idées. On le laisse faire.

Motörhead tournera en Europe bientôt?

En octobre. On va d'abord casser les c... des Ricains.

(Article paru dans le n°5 du magazine Mofo de septembre 1992)