La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

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Nicholas Allbrook

Nicholas Allbrook chimiste ?

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Originaire d'Australie occidentale, Nicholas Allbrook est auteur-compositeur et multi instrumentiste.

Que ce soit dans le lyrisme poignant de ses projets musicaux en solo (Ganough, Wallis et Fatuna/Wabi-Sabi) ou dans le style de production du dernier opus de son groupe POND, « 9 », Allbrook fait preuve d'une profonde compréhension de l'expérience humaine et de l'importance de l'art dans la société moderne. Il a collaboré avec des musiciens australiens et internationaux, de King Krule à Cate Le Bon, en passant par Holy Fuck et Cuco.

Emotionnel, géologique, psycho : tel est le terrain de « Manganese ». Produit par Allbrook et HOKO (Nathaniel Hoho) et mixé par Jay Watson (GUM/Pond/Tame Impala), le quatrième elpee solo d'Allbrook, paru ce 9 juin 2023, loin de la vie de Pond, est un paysage de merveilles psyché-pop. « Manganese » est le son d'un musicien qui a une symphonie dans sa poche arrière, l'histoire du rock d'Oz dans son rétroviseur et l'Australie moderne en ligne de mire.

Pour découvrir le clip de "Jackie", c’est

 

 

Holbrook

Holbrook et les extraterrestres…

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Holbrook est un projet qui aime mélanger les extrêmes : la combinaison du chaud et du froid, de la lumière et de l'obscurité. Basé à Paris, le groupe propose des mélodies efficaces, ardentes, mystiques et oniriques. Ses paroles cinématographiques absorbent tout ce qui les entoure tout en se concentrant sur des thèmes qui leur sont chers tels que la vie urbaine, la complexité croissante de cette ère moderne, le besoin urgent et l'espoir d'un meilleur ailleurs.

La formation sortira son nouvel Ep, « Aliens », le 10 avril 2023. En attendant, il nous propose son single « Nari, Nari », sous forme de clip, et il est disponible

 

 

Nicholas Allbrook

Nicholas Allbrook mise sur le 25…

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Nicholas Allbrook, le chanteur du groupe australien POND, publiera son quatrième album solo, « Manganese », ce 9 juin 2023.

Depuis le début de sa carrière artistique en 2005, il a mis la communauté et la collaboration au premier plan de sa méthode artistique.

Que ce soit dans le lyrisme poignant de ses projets musicaux en solo (Ganough, Wallis ou Fatuna/Wabi-Sabi) ou dans le style de production du dernier elpee de son groupe POND, « 9 », l’auteur-compositeur et multi-instrumentiste manifeste une profonde compréhension de l'expérience humaine et de l'importance de l'art dans la société moderne.

« Manganese » nous entraînera au sein d’un paysage de merveilles psyché-pop. Cet elpee reflète les aspirations d'un musicien qui a une symphonie dans sa poche arrière, l'histoire du rock d'Oz dans son rétroviseur et l'Australie moderne en ligne de mire.

Issu de cet LP, « Jacke » est disponible sous forme de clip,

 

 

Jonathan Balzano Brookes

La légende du grand cerf…

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Du fond de son bois sombre et austère, la sorcière dont nous parle Jonathan Balzano Brookes n'a pourtant rien d'effrayant.

"Cinnamon Witch" décompose et refond les canons de nos légendes d'antan en choyant la bienveillance d'une figure (trop) longtemps considérée comme malfaisante.

Jonathan Balzano Brookes n’a rien à envier aux troubadours d’antan, inspiration assumée dans ce nouvel album ; au contraire, il les réinvente.

"The Greathart" revendique le plus grand dépouillement. Assumant une forme de naïveté chère à son auteur, l’album explore les émotions humaines et chante l’importance de la bienveillance et de l’empathie.

"String of Days" est en écoute ici

 

 

The Brooks

Any Day Now

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Les excités de The Brooks pratiquent le funk comme à la plus belle époque ! Emmené par le Montréalais Alexandre Lapointe et l’Américain Alan Prater (ex-tromboniste des Jackson tout de même), le groupe nous propose un 3ème album au groove irrésistible. Les cuivres vintage, la rythmique chaloupée et le charisme vocal indéniable alimentent un cocktail sur-vitaminé qui fluctue entre soul et funk. L’octuor se mue en virtuose tout au long de cet « Any Day Now », qui réussit l’exploit d’être vintage sans être passéiste…

Brooks Williams

My turn now

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Originaire de Georgie, Brooks Williams est chanteur/compositeur/guitariste. Mais il s’est surtout forgé une solide notoriété à la sèche. Il pratique une forme de folk/blues/roots. Sa discographie est conséquente ; et pour cause, depuis 1990, il a publié une vingtaine d’elpees. Brooks signe l’essentiel de son répertoire. Lors de sessions d’enregistrement de « My turn now », il a reçu le concours de quelques amis ; en l’occurrence, les bassistes Murray Kahn et Richard Gates, l’harmoniciste Keith Warmington, le batteur Chris Pepper ainsi que le choriste Sally Barker (NDR : qui a notamment tournée en compagnie du groupe folk britannique).

Roots bien rythmé, "Crazy dance" ouvre la plaque. Seul Murray Khan soutient Brooks à la basse, ce dernier se réservant une Resonator amplifiée. Le son est limpide, rappelant quelque part un certain Mark Knopfler. Une bonne mise en bouche ! Le titre maître est imprimé sur un tempo nerveux. La voix de William est harmonieuse. Balisée par la section rythmique, la gratte dispense des accords rock’n’roll, alors que les accents métalliques de la Resonator sont bien mis en valeur. "Nine day’s wonder" vire au country/blues sudiste. Epaulée par la choriste Miss Sally Barker, la voix cool et la slide s’intègrent parfaitement à l’ensemble. « Darkness » nous entraîne dans le Delta. A cause du ran de percus ; mais également de l’échange opéré entre l’harmonica de Warrington et de la cigar box slide de Williams, dont les cordes aux sonorités malsaines finissent par prendre leur envol. William et Sally chantent en duo "Yer again", une ballade acoustique à la jolie ligne mélodique. Et ce denier se sert de son arsenal de cordes ; que ce soit à la sèche, sur la résonator ou à la mandoline. Primaires, elles amorcent la cover du "Your mind is on vacation" de Mose Allison. Caractérisée par un duel entre résonator et harmonica, cette version rythmée est agréable à l’écoute. La mandoline trace le chemin pour "Joker’s wild", une autre ballade qui véhicule des tonalités latines ensoleillées. Brooks s’autorise également des adaptations de traditionnels du blues. A l’instar de "Hesitation blues". D’une grande pureté, cette version permet à la slide de s’exprimer tout en mélodie. Puis "Sitting on top of the world", généralement attribué aux Mississippi Sheiks. Sans doute le meilleur blues de ce long playing. La voix est émouvante et la slide particulièrement efficace. Enfin, caractérisé par la voix empreinte d’une grande tendresse, la cover du "Nobody wins" de Kris Kristofferson est davantage folk/blues.

 

The Crookes

Soapbox

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Groupe jeune mais déjà presque vétéran de l’indie rock insulaire, The Crookes ne risque pas d’affoler les ‘charts’ de ce côté-ci de la Manche, malgré les évidentes qualités mélodiques de leur « Soapbox » (« Don’t Put Your Faith in Me »). Formé en 2008, dans la banlieue de la triste cité de Sheffield, The Crookes en est aujourd’hui déjà à son 3ème essai… L’influence de la pop et du rock des 60’s est flagrante. A l’instar de « Play Dumb », découpé dans des riffs kinksiens. Mais aussi celle de formations insulaires contemporaines. Titre puissant, « Echolalia » évoque Arctic Monkeys, qui vient d’ailleurs du même patelin. Plus accessible, « Holly Innocents » lorgne vers les Kooks, alors que « Marcy » épouse le lyrisme de Pete and The Pirates. On comprend ainsi mieux pourquoi Noel Gallagher est devenu fan des Crookes, d’autant que le combo affiche une morgue typiquement british, doublée d’un talent d’écriture imparable. Et comme la voix de George Waite rappelle celle de Jarvis Cocker (NDR : également issu de Sheffield), on peut affirmer que la musique des ‘Crookes’ est bien britannique. Et ce n’est pas une arnaque…

 

 

The Crooked Fiddle Band

Overgown tales

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Brian Eno a déclaré à leur sujet : ‘C’est une surprise totale. Leur musique est originale et insensée et elle possède la force des racines les plus profondes et solides. J’avoue ne jamais entendu quelque chose de pareil auparavant ». Et manifestement, The Crooked Fidlleband est l’une des meilleures surprises de cette année 2012. 

Ce quatuor nous vient tout droit du pays des kangourous. Pourtant, si l’on devait suivre notre instinct, on leur attribuerait la nationalité est-européenne. A cause de leur style dynamique aux accents slaves. Un violon aussi insaisissable que déroutant serpente entre d’autres instruments, aussi improbables que le bouzouki, le charango ou encore le tapan. Outre l’audace de défier la logique entre la musique, la culture et la géographie, The Crooked Fiddle Band brouille le temps et les époques. « Over Hill and Under Hill » nous replonge même au cœur du Moyen-âge. Mais le talent du groupe, c’est d’être parvenu à rendre contemporaine, toutes ces sonorités ancestrales. De leur insuffler une énergie punk et d’y injecter des influences psychédéliques (« What the Thunder Said »). Impossible de coller une étiquette à cette musique ou même de la comparer à celle d’une autre formation ou d’un autre artiste. Et pour que votre info soit complète, sachez que c’est Mr Albini en personne qui a mis le tout en boîte.

The Crooked Fiddle Band est un groupe à suivre. Une des découvertes incontournables de l’année. C’est frais, énergique et saisissant. Que du bonheur !

 

The Crookes

Chasing after ghosts

Écrit par

Jeunes et talentueux, les Crookes livrent un premier album plein de promesses.

Bien sûr, à l'écoute de « Chasing after ghosts », bon nombre de prestigieuses formations de sa gracieuse Majesté viennent immanquablement hanter les esprits. Smiths en tête, la pertinence du propos en moins. De très belles mélodies, brodées et mises en lumière par la voix de son chanteur.

Dans la lignée des Maccabees, les Crookes reprennent le flambeau d'une Pop anglaise fière qui se replace en bon ordre sur la ligne du temps.

Alors, certes, rien de nouveau ici. « Bloodshots days » ou « Just like dreamers » assurent la continuité de groupes comme Gene ; et l'ombre de Morrissey trône de tout son poids sur l'ensemble de cette première œuvre. Mais si cette filiation calfeutre The Crookes dans un canevas qu'il sera dur de briser, il propulse néanmoins le groupe sous la loupe de la curiosité.

Et force est de constater que dans le registre, cet album possède assez de qualités pour plaire aux amateurs du genre.

A voir le 22 mai au Botanique en compagnie de Suuns et Mirrors.

The Crookes

Dreams Of Another Day

Écrit par

The Crookes nous vient tout droit de Sheffield. Leur aventure a commencé en 2008, suite à la rencontre entre deux guitaristes : Alex Saunders et Daniel Hopewell. Ils embauchent le chanteur George Waite et le drummer Russel Bates, pour compléter le line up. Ils parviennent facilement à se faire une place sur la scène britannique. Mais le plus difficile commence alors : confirmer.

Si la première étape leur était donc favorable, la BBC, NME, The Guardians et autres médias ayant vanté les mérites de la formation insulaire, on se demandait quand même si la suite allait se révéler aussi intéressante. Bien sûr, le combo avait été sélectionné pour représenter Sheffield, sur MTV, lors de l’élection des ‘Breaking Bands’, au Royaume-Uni. Et parmi les nominés figuraient également Wild Beast ou encore The Big Pink. Même Noël Gallagher ne tarissait pas d’éloges, le quartet. Or, le leader du défunt Oasis est plutôt avare de compliments. Un véritable plébiscite, alors que le band n’avait pas encore publié de long playing.

Et toujours pas d’LP, puisque « Dreams Of Another Day » est un mini album réunissant 8 titres. Un disque publié sur le label Fierce Panda (The Walkmen, The Maccabees, The Raveonettes, …) Le tracklisting alterne morceaux entraînants et titres plus posés (« Born Under A Bad Sign »). Des compos le plus souvent jouissives et classieuses. Les mélodies sont particulièrement contagieuses. Evoquant tour à tour The Kooks ou encore Born Ruffians. Voire même les Beatles (NDR : le bonus track « Mrs Porter »). Encore qu’au fil de l’écoute on se rend compte que le groupe puise principalement ses références chez les Smiths (« Backstreet Lovers »). Même la voix de George Waite rappelle celle de Morrissey. Ce qui devrait donc permettre à la formation britannique de revendiquer une place de choix sur la scène pop/rock britannique.

Après un Ep et un mini cd, on attend impatiemment la sortie d’un véritable album. Pour confirmer tout le bien que l’on pense d’eux.

 

Them Crooked Vultures

Them Crooked Vultures

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Dans la famille des ‘supergroupes’, difficile d’ignorer Them Crooked Vultures. Un projet qui a bourgeonné en 2005 avant d’éclore été 2009, à l’initiative de trois figures emblématique du rock : Josh Homme, Dave Grohl et John Paul Jones. A ceux-ci s’est greffé Alain Johannes, derrière les manettes. Et lorsque l’on croise Queens Of the Stone Age, Foo Fighters et Led Zeppelin, on peut se douter que le résultat sera explosif. Rock’n’roll, tel est le mot d’ordre. On balance tout le jus et on réfléchit après. A défaut d’originalité, les trois gaillards misent essentiellement sur les gros riffs ravageurs et des mélodies inexorablement addictives. Les irrésistibles « Gunman » et « Scumbag Blues », notamment, illustrent parfaitement cette perspective.

« Them Crooked Vultures » renvoie très souvent aux travaux des Queens Of the Stone Age. Ce qui fait sa force et sa faiblesse, à égale mesure. Seule une légère dose de psychédélisme répandue sur les monstrueux « Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up », « Caligulove » et « Bandoliers » permet de véritablement distinguer ce recueil éponyme de l’œuvre des reines de l’âge de pierre. Parfois, l’ombre de Led Zeppelin pointe son nez (« Elephants ») mais sans jamais s’éterniser. L’alchimie entre les trois musiciens y est exemplaire, conférant à l’ensemble une cohérence à l’épreuve des balles. « Them Crooked Vultures » est un disque qui sent bon la testostérone. Ces vautours peuvent continuer à planer au-dessus de nos têtes aussi longtemps qu’ils le désirent. 

 

JC Brooks

The Beat Of Our Own Drum

Écrit par

Bien qu’édité chez Vampisoul, « The Beat Of Our Own Drum » n’est pas une réédition, mais l’album d’un groupe bien contemporain répondant au patronyme JC Brooks & The Uptown Sound. Bien sûr, ‘Sixties are back’ et ça sent bon la soul music chez cet ensemble chicagolais. Pas la soul yankee pourrie, illustrée par ses groupes ringards ou ces nénettes fabriquées le temps d’un tube, que nous passent en boucle MTV et autres chaînes à vocation purement commerciale. Mais du r&b directement hérité d’Otis Redding voire de Ray Charles ; même si l’attitude relève davantage du punk !

« The Beat Of Our Own Drum » constitue le premier elpee de JC Brooks et ses Uptown Sound. JC Brooks est un personnage furieusement charismatique. Il possède une voix prodigieuse, déroutante. Soul, bien sûr. Il est aussi à l’aise sur disque qu’en live (NDR : je vous invite à aller jeter un coup d’œil sur YouTube !) Son band est solide. Et les compos proposées accrochent instantanément. Caractérisé par sa rythmique blues/rock, « The Beat (of Our Own Drum) » déroule. Punk juste comme il faut (« Baltimore Is the New Brooklyn »), JC Brooks & The Uptown Sound se réserve quelques envolées funk (« Alright ») et d’inévitables ballades –cool baby, cool– (« Here Comes the Fall »), au cours desquelles le piano swingue avec le son magique d’un orgue Rhodes. Franchement, ça cogne, ça sonne grave et la voix irrésistible de JC remet, c’est une certitude, les pendules à l’heure. Et il était grand temps !

 

Crooked Fingers

Dignity and Shame

Écrit par
A la tête de Crooked Fingers depuis 2000, on retrouve Eric Bachmann, qui officiait au chant et à la guitare au sein des légendaires Archers of Loaf (noisy pop, indie rock, 1991-1998). Bachmann oriente l’univers musical de son nouveau combo vers les fondements folks du rock US, avec force cuivres et cordes. A l’occasion de ce 4e opus, Bachmann met ses recettes au service du récit de la vie tourmentée du légendaire torero Manolete. D’où un album aux ambiances variées, de l’intro « Islero », instrumentale et ‘morriconesque’, au final épique « Dignity and Shame », en passant par le prodigieux « Destroyer » (et son roulement de percussions simulant le combat du torero) ou encore les hispaniques « Valerie » et « Andalucia ». A recommander aux amateurs de corrida, de crossover latino-folk-indie rock et donc de Calexico.

Cedric Im Brooks

The Magical Light Of Saba

Écrit par

Le jeune label anglais Honest Jon's a pris la salutaire initiative de rééditer sur un cd, trois elpees enregistrés dans le milieu des années septante par Cedric Im Brooks et son groupe The Light of Saba. Trois disques depuis longtemps introuvables. Saxophoniste jamaïcain atypique, passionné par le jazz et Sun Ra en particulier, Brooks avait fondé à la fin des années soixante les Mystic Revelation of Rastafari, en compagnie du percussionniste Count Ossi. Un projet responsable d'un mélange innovateur de percussions jamaïcaines traditionnelles et de jazz acoustique, le tout baigné dans la foi rastafari qui connaissait à cette époque son apogée. Ossie ayant perdu la vie dans un accident de la route, Brooks reprit le concept et l'élargit au sein de the Light of Saba, y ajoutant l'élément électrique et plus de reggae. Cette excellente réédition recèle du pur reggae roots gorgé de percussions, mais aussi de la rumba, du mento, du jazz (l'excellente reprise du " Song for my father " d'Horace Silver) et de la soul. Les instrumentaux polarisent la majorité du disque, mais quelques plages réservent une place au chant. Et avec beaucoup de bonheur. A l'instar du magnifique " Words of Wisdom ". Les années septante furent une période particulièrement fertile pour la musique en Jamaïque. Aussi, si vous êtes passionnés de cette époque, cette réédition constituera, à vos yeux (oreilles ?), un 'must' !

Brooklyn Cowboys

Dodging bullets

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Les Brooklyn Cowboys se sont formés en 1996, à Brooklyn, autour du chanteur/guitariste/compositeur Walter Egan et du batteur/producteur, Fredo Perry. Ils ont ensuite été rejoints par Buddy Cage qui était préposé à la lap steel guitar chez les New Riders of the Purple Sage. Egan a ensuite émigré en 97 vers Nashville, dans le Tennessee, où les Cowboys ont décidé de poursuivre leur aventure en compagnie d'autres musiciens. Aujourd'hui, ses nouveaux acolytes répondent au nom de "Stick" Davis (ex Amazing Rhythm Aces) à la basse, Michael Wells aux claviers et à la mandoline, et enfin de Brian Waldschlager à la guitare. Les Cowboys pratiquent une musique country alternative d'excellente facture, qu'on qualifie de roots rock. A ce jour, ils avaient deux albums à leur actif : "Doin' time on Planet Earth" et "The other man in black".

Le nouvel opus démarre sur un tempo que n'auraient pas renié les meilleurs punks de l'univers. Puissant, dense, "I was wrong" est dominé par la rythmique dévastatrice. Il est vraiment très curieux d'entendre ces voix issues des milieux country chanter ainsi à l'unisson sur une trame instrumentale aussi fougueuse ; ce qui ne nous empêche nullement de goûter à la pedal steel de Buddy Cage. Quel début impressionnant et dangereux ! "Trick ponics" opère un retour vers Nashville. L'ambiance 'cow-boy' est joyeuse. De nouveau, à l'arrière, la rythmique très rock flirte avec le chœur des voix nasillardes. Les guitares de Walter Egan et de Brian Waldschlager sont acerbes. Le titre maître ne souffre d'aucune équivoque : il est clairement country. La voix suave de la chanteuse Lona Heins, le violon de Hoot Hester et la pedal steel de Cage en font la plus parfaite démonstration. Je lui préfère pourtant "Hey Juanica". Un fragment manifestement 'tex mex'. Les voix sont soudées et allègres. La guitare acoustique de Van Manakas est lumineuse. Les violons de Hester et de Kenny Sears balaient l'horizon sonore. D'une extrême densité, cette plage brillante permet, en outre, à Michael Webb de sortir de l'ombre au piano. Le Bo Didley Beat fait son apparition sur l'ouverture de "Trouble with a capital T". Il donne un accent très R&B à cette composition, pendant que les deux guitares sèment à nouveau le trouble. Pour "My heart's in denial", nous entrons dans le western swing. Van Manakas est à la guitare. Les Brooklynaires assurent les parties vocales. Douce ballade ensoleillée, "Rita" rappelle le meilleur de Gram Parsons. Autre ballade, mais davantage mélancolique, "Someone you can live with" bénéficie du renfort de la voix de Miss Joy Lynn White. Un morceau assez bluegrass traversé par le violon et la pedal steel. Ecrit par le batteur Fredo Perry, "I stand accused" trempe bien dans le style de Nashville. A l'instar de "The gift", d'ailleurs. "You never quit on me" est bien plus enthousiasmant. Il est vrai que la compo bénéficie d'une superbe intervention du virtuose de la Telecaster, Van Manakas. Le même Manakas tire à nouveau son épingle du jeu sur "Waycross stables" ; mais pour la circonstance au dobro. L'album s'achève comme il avait débuté : en puissance. Mais si la rythmique est rock et qu'on assiste à la fête des solistes, Buddy Cage en tête, "What you call love" demeure très mélodique. Dédié à la mémoire de George Harrison, de Waylon Jennings, de John Entwisthle et aux victimes du 11 septembre 2001, cet album de roots music est de bonne facture...

 

Meredith Brooks

Blurring the edges

Après le succès du clone Lucy, des chercheurs américains ont tenté de réitérer l'expérience. A partir d'ADN prélevée sur la ravissante et brillante Alanis Morissette. Et franchement, le résultat est affolant. Look détendu, branché, Meredith Brooks chante exactement comme Alanis, extirpant, d'une voix profonde, sensuelle, chaleureuse, tous ses sentiments refoulés au fond d'elle même. Idem pour le côté musical. Puisque les éclats de guitare pétillants, brûlants, viennent se frotter aux rythmes house, le tout organisé dans une structure classique de refrain/couplet. Le hic, c'est que, excepté le fameux single " Bitch ", l'ensemble du CD manque cruellement de mélodie, et puis surtout d'originalité. A un tel point qu'on a parfois l'impression d'entendre la même chanson tout au long de l'opus. Comme le dit si bien le proverbe, c'est quand on goûte aux produits blancs qu'on apprécie la qualité des marques déposées...

 

Lordz of Brooklyn

All in the family

Certains appellent cette musique trash hip hop blanc, d'autres du gangsta rap. Ne nous demandez pas d'opter pour l'une ou l'autre appellation. Incontrôlée, elle ne nous permet pas d'émettre une opinion objective sur un style apparemment au bout du rouleau. Lordz of Brooklyn sont des Italo-yankees qui épanchent, à travers leurs lyrics, des sujets douloureusement urbains. Abordant les problèmes qui gangrènent leurs rues. Le climat claustrophobe, démoniaque au sein duquel les enfants des ghettos doivent vivre. Les héros qu'ils fanatisent. Un cri de révolte proféré à la face du monde capitaliste, et en particulier celui des Américains...