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Skip&Die

Soirée fitness!

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Le concert de Skip&Die est sold out. La formation a cependant refusé de se produire dans la grande salle qu’elle aurait pu remplir aisément. La raison est simple : elle souhaite rester le plus proche possible de son public et bien sûr de ses aficionados. Le line up de S&D est partagé entre Sud-africains et Bataves. Le combo est venu défendre son troisième opus, « Cosmic Serpents », paru fin mars dernier. Un disque publié sur le label bruxellois, Crammed Discs. Pas étonnant, puisque les musicos fréquentent régulièrement la capitale de l’Europe. Côté inspiration, le band puise d’abord ses sources dans la musique d’Amérique du Sud, du Moyen-Orient et de l’Inde. Une chose est sûre, la soirée s’annonce festive…

La première partie est assurée par d’excellent entertainers, nés pour la danse et la fête : Throes and The Shine. Issu de Lisbonne, le groupe implique deux Angolais, aux vocaux. Son expression sonore est le fruit d’un mélange d’électro, d’afro-house, de ku duro, de benga, et de rock, mijoté à la sauce contemporaine. Le tout est agrémenté de break dance et de semba (danse angolaise). Le ku duro, (littéralement 'cul dur' dans la langue de Gil Vincente) est une musique traditionnelle de cette ancienne colonie portugaise. C'est un autre combo lisboète, Buraka Som Sistema, qui l'a popularisée à travers le monde. Un pur bonheur pour les jambes, le popotin et les oreilles.

Diron Shine et Mob assurent le chant. Le premier est musclé et a enfilé un marcel coloré. Ils sont soutenus par Igor Domingues aux drums et percus, Marco Castro à la guitare, aux synthés et machines ainsi que Rafael Silva à la basse. Throes and The Shine (chapeau sur la tête) va mettre le feu à l'AB Club et la transformer en boîte de nuit. Les musicos montent d’abord sur l’estrade. Ils sont suivis par les deux vocalistes. Dès l’intro, l’invitation est claire : ‘Everybody's, clap your hands !’ L’auditoire s’exécute. Il va zouker, jumper et danser sec sur le dancefloor. La température va graduellement monter de plusieurs degrés et atteindre son pic sur « Batida ». Deux fans audacieux montent sur l’estrade pour se défouler en compagnie de la formation. Il est temps de faire régime ? Suffit d’assister au set de T&TS et vous perdrez quelques litres, voire quelques kilos superflus. Une belle mise en jambes…

Place ensuite à Skip&Die. Catarina Aimée Dahms, aka Cata Pirata, est la chanteuse. De nationalité sud-africaine, sa tenue est particulièrement excentrique : elle porte une longue cape bleue, un short blanc à froufrous assorti au chemisier et est chaussée de bottes guêtres fantaisistes de couleur noire. Sa chevelure est constituée de longues tresses en mode dreadlocks. Et malgré cet aspect extérieur un peu farfelu, elle est plutôt jolie. Soirée fitness, puisque dès qu’elle monte sur les planches, elle entame son jogging. Le sourire aux lèvres. Tout en rappant ou chantant. Et d’une manière impeccable, s'il vous plait ! Le line up est complété par le drummer/percussionniste Gino Boombanbu, aka Bombrini, le claviériste et bidouilleur Jori Collignon ainsi que Daniel Rose au sitar et à la gratte.

L'intro nous plonge dans le monde oriental. Avant que « Jungle Riot » n’entame le set. Cata mêle onomatopées et chant. Tribales voire explosives, les percus nous entraînent dans les ghettos de Soweto. « Killing Aid » permet à la température de prendre encore quelques degrés. Moment choisi pour se prendre dans la tronche, « Burning Bridges », un brûlot issu du nouvel elpee. On est dans une fournaise. Pulls, manteaux, tee et sweet-shirts s'accumulent sur le bord de l’estrade et les baffles. Cocktail d'électro, de balkan music, de drum&bass et de hip hop, « La Cumbia Dictatura » permet à Cata de démontrer son aptitude à canaliser la foule. Elle la mène même à la baguette. Et pour la circonstance, évidemment, l’incite à danser. Les lyrics sont interprétés dans six langues différentes : anglais, afrikaans, zoulou, xhosa, espagnol ou portugais.

« Mami Wata » est dynamisé par les percus. Ragga et reggae contaminent « Perpetual War ». Bienvenue à Kingston ! Les artistes en profitent pour faire un break, se désaltérer et arroser le public, avant d’embrayer par un « Get Your Braai On », au cours duquel le hip hop mène la danse. Plus paisible, « Nine Dimensions » trempe dans une pop classique. Ce sera le seul moment cool du set. Nerveux, « Multi Murder » reprend sa vitesse de croisière. Cata en profite pour prendre un bain de foule. « Space Girls » achève la prestation, une autre compo pop, mais dansante, balayée par un solo de gratte psyché.

L’auditoire en veut encore, hurle, bat des pieds ou/et des mains. Soirée fitness, je l’avais déjà dit. Le combo revient alors et nous réserve une version ‘unplugged’ d’« Anti Capitalista », à la demande du public. Magique ! Et la soirée de se conclure par un « Senorita » vitaminé par les beats drum&bass, alors que le sitar emporte nos rêves, jusqu’au Taj Mahal…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Skip&Die

Riots in the jungle

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Skip & Die est avant tout le projet de Catarina Aimée Dahms aka Cata Pirata, jeune et charmante chanteuse sud-africaine. Musicienne, artiste de performance et activiste engagée dans divers projets sociaux, son style transparait dans son groupe s'auto-définissant comme ‘afrofuturistic-tropibass band’. Longue robe très fashion, longs cheveux roses rasés sur les côtés façon punk, elle libère une énergie ultra-communicative sur les planches. Lors de son dernier concert accordé au Beurschouwburg à Bruxelles, Cata na pas hésité à descendre dans le public déjà en transe pour communier dans un style trippant et envoûtant.

Aux côtés de Cata, on retrouve 4 excellents musiciens issus d'Amsterdam : Gino Bombrini (percus, guitare), Rene Kuhlmann (table électronique), Nique Quentin (percus) et Daniel Rose (guitare et sitar). C’est ce dernier qui communique à l’expression sonore une petite touche psychédélique. 

 Produit par Jori Collignon, « Riots in the jungle » mêle différents styles musicaux sous ses formes les plus rebelles : techno, afro-hip-hop, cumbia, township funk, etc. Un bel arsenal d'armes sonores susceptibles de résister à la culture ‘clean’… 

Chauffé par le flow délinquant de Cata, et comme pour balancer davantage encore, les titres des morceaux comme "Love Jihad" ou "La cumbia dictadura" sont autant de provocations à l'ordre et la morale établis et ça fait du bien !!!

Amis organisateurs d'événements ou amateurs de belles découvertes, dépêchez-vous, ce sympathique petit groupe risque de prendre rapidement du galon. Pas pour rien que le festival des TransMusicales de Rennes, particulièrement inspiré quand il s’agit de découvrir de nouveaux talents, n’a pas hésité à les programmer dans le cadre de leur nouvelle édition, prévue pour décembre 2012…

 

Skip The Use

Des lions en cage…

Écrit par

Skip The Use, vous connaissez ? Ben perso, pas vraiment ; jusqu’au jour où ma fille m’a invité à écouter sur son PC quelques morceaux de leur second elpee. Boum ! « Can’t Be Late » me colle une droite au foie, « Ghost » une gauche à l’estomac et « Give me Your Life » m’achève d’un uppercut au menton. KO debout ! Faut que j’en sache plus. Direction le net !

D’abord, j’apprends que le groupe est français, ch’ti très exactement, et qu’il nous vient juste de l’aut’côté de not’ frontière. Ben m**** alors. J’étais à un million de kilomètres d’imaginer cette proximité. Faut dire que les textes sont exprimés en angliche sur cd (sur scène, pour le public, c’est différent) et que leur accent franchouillard –comme beaucoup de leurs compatriotes qui veulent chanter dans l’idiome de Shakespeare– ne transparaît quasi pas.

Ensuite, ils ont été nominés aux Victoires de la Musique dans la catégorie ‘Révélation Scène’. Comme je ne suis pas très TV, je l’ignorais totalement aussi. Tout comme l’existence de cette formation, alors qu’elle vient à peine d’une vingtaine de bornes de ma région.

Faut qu’j’en sache encore plus et là, y’a plus qu’une solution, c’est d’aller les voir de mes propres oreilles… (NDR : c’est de moi, je viens de l’inventer). Direction Bruxelles et son merveilleux Botanique. Petit, d’accord mais tellement chaud et accueillant.

En préambule aux Lillois, ce sont les Popopopops qui ont pour mission d’entamer les hostilités. Sachant que les 650 tickets ont trouvé preneur, on peut estimer à l’auditoire alors présent, à un ‘bon’ 400 personnes, pour cette ‘ouverture’, malgré la buvette qui jouxte la salle de concert. Et le public a bien raison d’investir les lieux dès le début de la soirée. Car les Popopopops méritent le détour. Ces quatre garçons ont vraiment belle allure et une personnalité bien à eux. Leurs compos sont fouillées, bien rythmées, accrocheuses et originales. Même la reprise des Doors, « Break On Through (To The Other Side) », passe très bien la rampe, alors qu’il faut faire marcher un peu ses neurones, au départ, pour identifier le morceau. Une toute bonne entrée en matière qui n’a hélas duré qu’une petite demi-heure. Le démontage de leur matos sera assuré par les musicos, avant de laisser la place aux roadies du groupe vedette de la soirée.

Il est un peu plus de 21 heures quand, toutes lumières allumées, Mat Bastard et sa bande envahissent les lieux et entament leur set par une petite intro électro suivie d’un « People in The Shadow » énergique à souhait. Le ton est directement donné et nous ne sommes pas au bout de nos ‘peines’. Saluant ensuite son public en français, c’est avec beaucoup d’humour (toujours à prendre au second degré) que Mat explique qu’il veut voir ses fans ; car c’est pour eux qu’il se produit. Il n’y a pas de raison que nous puissions le voir et pas l’inverse ! CQFD !

Mêlant punk, hardcore, afro, hip hop et électro, « Antislavery » la plage inaugurale du disque fait encore monter la température de quelques degrés, si c’était encore possible… Sautant, dansant, courant d’un côté à l’autre de l’estrade, Mat est vraiment une boule de nerfs et évidemment, sa frénésie devient vite contagieuse. Les 650 personnes qui assistent au spectacle se plient dès lors à ses 4 volontés tout au long de la (petite) heure et quart de concert. Quand il ne s’agit pas de taper dans les mains, bras en l’air, Mat nous demande de s’asseoir, chanter, déambuler de gauche à droite, le tout au sein d’un espace à peine plus grand qu’un (grand) mouchoir de poche. Un vrai délire !!!

Les musiciens ne sont pas en reste, et vu qu’ils prétendent tous se prénommer Mathieu (humour), pas difficile (NDLR : facile ?) de s’y retrouver…

Chacun sachant, outre son instrument, se servir de façon optimale du micro qui lui fait face, ce n’est pas un seul chanteur qui se réserve le crachoir, mais tous les membres du band, dont le bassiste qui ressemble très fort à Gad Elmaleh, en version plus comique. Mais aussi le public, telle une chorale, sous la direction d’un animateur de cirque qui assure l’ambiance, multiplie les jeux de mots et nous sert des blagues bien frenchies.

 

« Give me Your Life » déchaîne une fois de plus les foules tout comme « Pil » et un « Fallin’ » dédié au plus connu des français sur la planète : DSK of course…

Pendant une grosse heure, la folie est au rendez-vous ; et ce n’est pas à un concert que l’on assiste mais bien à un numéro burlesque grandeur nature. Ainsi, dès le troisième morceau, Monsieur Loyal, au sommet de sa forme, se la joue torse-nu, tout comme son batteur, autre clown scénique du même acabit. Au milieu du show, Mat nous propose une ‘déconnade’ de la meilleure veine ; et on a droit à 3’30 –il nous l’avait promis– de rock endiablé, mélange de punk/ska/rockabilly d’une intensité dingue. Fous, ils sont complètement fêlés ces gars-là. Et ce n’est pas tout…

Les cinq membres de Skip The Use disparaissent alors dans les coulisses, sans doute pour s’éponger et boire un coup plus que nécessaire avant de réapparaître pour le plus grand plaisir d’un bon papy bedonnant, planté au premier rang, qui sera même invité sur le podium pour danser en compagnie de Mat sur un « Hell Parade » qui déchire ! Avant de clôturer une soirée de ‘ouf’, on aura encore droit à deux derniers morceaux canons, « Bullet », issu de leur premier elpee, et pour terminer en beauté et nous achever, « Bastard Song », écrit par qui vous devinez…

Quittant le ring de manière définitive, Skip The Use laisse son public dans les cordes, complètement sonné par un spectacle qui s’est déroulé à 200 à l’heure sans temps mort et sans avoir le temps de respirer.

Une tornade est passée sur le Bota jeudi dernier ! J’y étais et j’en suis sorti.

J’en veux encore !!! Ils reviennent à l’AB le 29 mars 2013. J’y retourne, sûr !

(Organisation Botanique)

Voir aussi notre section photos ici

 

Skiploader

From can through string

Tout comme Pond et Everclear, Skiploader nous vient de Portland, dans l'Oregon. Mais si les deux premiers cités émargent au grungecore classique, Skiploader manifeste dans cette expression davantage de sophistication mélodique et surtout d'originalité. Nous avions d'ailleurs déjà pu le constater lors de la sortie de son mini elpee, "Anxious, restless", en décembre dernier. Skiploader pratique une musique riche, complexe même, aux vapeurs austères mais terriblement grisantes. Sorte de décoction alcoolisée préparée à base de Dig, de Foo Fighters, d'Hüsker Dü et de Minutemen. A la saveur tantôt popcore, tantôt punkcore ou même progcore. Manifestant une rage adolescente venimeuse responsable de lyrics angoissants, cruellement contemporains, chantés et composés par son leader, Tom Ackerman...

 

Skiploader

Anxious, restless

Il est parfois nécessaire de multiplier les auditions d'un album avant de bien en pénétrer la substance. Cet "Anxious, restless" bat certainement tout les records, puisqu'il fait l'objet de notre application depuis plus de deux mois. Un mini elpee. D'excellente facture. Mais dont la richesse mélodique permet difficilement de fixer des points de repère référentiels. Avec une prudence de Sioux, nous nous sommes quand même prononcés. Imaginez un hypothétique cocktail fabriqué à base d'alcool de Dig, de Foo Fighters, d'Hüsker Dü et de Minutemen. Exhalant une saveur austère mais terriblement grisante. Tantôt popcore, tantôt punkcore ou même progcore, elle manifeste une rage adolescente, venimeuse, soulignée par les lyrics angoissants, cruellement contemporains, de Tom Ackerman, figure de proue du quartet de Portland. Skiploader, un nom à retenir!