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Steve Wynn

Steve Wynn fait ce qu’il faut…

Le dernier elpee de Steve Wynn, "Northern aggression" remontait à 2010. Son prochain, "Make It Right", paraîtra ce 30 août 2024 et coïncidera avec son nouveau livre de souvenirs ‘I Wouldn't Say It If It Wasn't True’ (Jawbone Press). Lors des sessions, il a reçu les contributions de Mike Mills (R.E.M.), Vicki Peterson (The Bangles), Chris Schlarb (Psychic Temple), Emil Nikolaisen (Serena Maneesh), Linda Pitmon (The Baseball Project) et d'une douzaine d'autres artistes. Wynn sera également en tournée cet automne. Son spectacle solo mêlera des chansons tirées du livre et inspirées par celui-ci, ainsi qu'une structure narrative composée de lectures et de récits. Les fans peuvent s'attendre à une sélection de chansons classiques et de raretés du catalogue de The Dream Syndicate, ainsi qu'à des morceaux réfléchis du nouvel opus, le tout constituant un spectacle où le passé sera revisité.

"I Wouldn't Say It If It Wasn't True" (Je ne le dirais pas si ce n'était pas vrai) est le mémoire vivant et révélateur du leader et fondateur de l'un des groupes d'indie rock les plus vénérés des années 1980, The Dream Syndicate. C'est l'histoire de l'écriture de chansons et de la participation à des formations comme moyen d'accéder à un monde que son auteur aurait à peine pu imaginer - un monde de grandes maisons de disques, de bus de tournée luxueux et de salles à guichets fermés, mais aussi d'alcool, de drogues et d'une Babylone rock'n'roll de bas étage. En fin de compte, il s'agit d'un récit de rédemption, où la musique est un vecteur de transformation et de transcendance artistique et personnelle.

Steve Wynn déclare au sujet de son nouvel LP : ‘J'ai écrit et enregistré ces chansons en même temps que je travaillais sur "I Wouldn't Say It If It Wasn't True", mes mémoires qui sortent chez Jawbone Press la même semaine que "Make It Right", mon premier album solo depuis 2010. À chaque chapitre, j'avais des idées de chansons inspirées par la plongée dans mon passé. Au bout d'un moment, les réflexions se sont entremêlées donnant lieu à un commentaire mutuel entre la rumination littérale et métaphorique.

Les chansons ne sont pas directement autobiographiques, même si l'album commence par "Santa Monica", la ville et le boulevard où je suis né, et se termine par "Roosevelt Avenue", l'artère principale du quartier du Queens à New York où je vis aujourd'hui. On écrit ce que l'on connaît, même si l'on n'en est pas conscient au moment où l'on écrit.

Au fur et à mesure que je trouvais les mélodies et les mots qui allaient s'agiter et mijoter avec les histoires que je racontais dans le livre, j'ai simultanément fait appel à des amis et à des collaborateurs de mon passé récent et lointain pour m'aider à les étoffer sur ce disque. Vicki Peterson, Mike Mills, Stephen McCarthy, Scott McCaughey, Jason Victor, Dennis Duck, Mark Walton et ma femme Linda Pitmon sont tous présents dans le livre et ils sont aussi sur le disque !!’

Paru en single, "Make It Right" est disponible sous forme de clip

 

Steve Wynn

Static transmission

Écrit par

Bien qu'installé à New-York, depuis maintenant 9 ans, Steve Wynn a décidé de retourner à Tucson, pour enregistrer son nouvel album. Au studio 'Wavelab'. Un studio situé au beau milieu du désert de l'Arizona, pour être plus précis. Un périple qu'il avait déjà effectué pour commettre son précédent opus, " Here come the miracle ". Et toujours sous la houlette de Craig Schmacher, devenu par la force des choses, un habitué des lieux ; puisque c'est également lui qui se charge, le plus souvent, de la mise en forme des elpees de Calexico et de Giant Sand. Steve a de nouveau reçu le concours de son pote et ex claviériste de Green On Red, Chris Cacavas ; et puis de son nouveau groupe The Miracle 3. Une formation au sein de laquelle on retrouve le bassiste Dave DeCastro et de la drummeuse Linda Pitmon, c'est à dire l'incontournable section rythmique qui l'accompagne lors de ses tournées ; mais aussi d'un second guitariste, Jason Victor, qui complète depuis quelque temps le line up du combo. Sans oublier un quatuor à cordes qui apporte une nouvelle dimension à ses compositions les plus mélancoliques. A l'instar de la très belle symphonie douce-amère " Maybe tomorrow ". Parce que si Steve n'a pas perdu son goût pour l'électricité la plus vivifiante, la plus décapante, il nous rappelle qu'il est aussi capable d'écrire des chansons plus pop, plus contagieuses. Et on en a ainsi la plus belle démonstration, tout au long du country/folk tempéré " What comes after ", du morceau caché dylanesque, de la ballade hymnique " Charcoal sunset " et même de l'élégant " The ambassador of soul ", imprimé sur un tempo new wave ( ?!?!?). En outre, l'électricité n'est pas toujours dispensée suivant un même processus. " Keep it clean " rôde ainsi au cœur d'un climat énigmatique, presque vaudou. " One less shining star " baigne au sein d'une forme de psychédélisme que ne renierait pas les Dandy Warhols. "Hollywood" libère un groove funk irrésistible. "A fond farewell" nous rappelle que le Velvet Underground constitue une des influences majeures de Wynn. Et puis le furieux et hallucinant " Candy machine " ainsi que l'implacable et le déchirant " Amphetamine ", qui déboule sur un rythme ferroviaire, évoluent dans le plus pur registre du Paisley Underground. La palpitation propulsive des drums, la fluidité de la basse, les lacérations du clavier, et les guitares de Steve et de Jason qui se querellent comme des faucons en plein ciel, y font merveille. Un régal ! Côté lyrics, si Steve partage les mêmes paysages mentaux que les fictions de Denis Johnson et de Thom Jones, la plupart des lyrics de cet opus projettent des images relatives à la mort, au regret, aux lendemains incertains, au soleil qui dépérit. Tout un programme !

 

Steve Wynn

Here come the miracles

Écrit par

A ce jour, Steve Wynn doit avoir commis près de vingt-cinq albums. En comptabilisant ceux qu'il a enregistrés en solo, au sein de Dream Syndicate, de Gutterball et en compagnie de Dan Stuart chez Danny and Dusty. Et jamais, je n'ai été déçu. Alors, vous vous doutez bien que lorsqu'il grave un double album, il y a de quoi être doublement satisfait. D'autant plus que pour la circonstance, il s'est entouré d'excellents musiciens. Et en particulier le guitariste de Come, Chris Brokaw, son pote et ex-claviériste de Green On Red, Chris Cacavas, ainsi que du bassiste Dave DeCastro et de la drummeuse Linda Pitmon ; c'est à dire l'incontournable section rythmique qui l'accompagne lors de ses tournées. Sans oublier le concours de John Convertino et de Howe Gelb sur l'un ou l'autre fragment. Ce qui explique sans doute pourquoi Craig Schumacher (NDR : aucun lien de parenté avec les célèbres frères, pilotes de formule 1) en a assuré la production. Aux studios ‘Wavelab’ de Tucson. Là où justement, il collabore régulièrement à la mise en forme des œuvres de Calexico et de Giant Sand. Et pour mettre la touche finale, le mixing a été confié à John Agnello (Dinosaur Jr, Cell). Steve a ainsi réuni les conditions optimales pour commettre un ‘must’. Et il n'a pas manqué l'occasion.

En dix-neuf titres, il est parvenu à passer en revue toute l'étendue de son talent ; mais aussi sa capacité à transcender celui de ses invités. Tout son registre y passe : garage, rock, pop, psychédélisme, free jazz, blues, urban rock, punk et même un zeste de gospel. De quoi faire le plein d'énergie et pourquoi pas entamer la danse du scalp, les écouteurs sur les oreilles, sur la table du salon. Vous n'êtes pas convaincus ? Et bien passez donc sur votre chaîne un " Watch your step " ou encore un " Southern California line " à fond la caisse ; et vous allez voir vos voisins déterrer la hache de guerre… Steve vient probablement de réaliser son " Exile on main street ", son " Physical graffiti ", son " Zen arcade " ; mais pour que ce disque se transforme en succès, il faudrait peut-être un miracle. On peut toujours rêver !

 

Steve Wynn

Le langage de la guitare...

Écrit par

Avant d'embrasser une carrière musicale, Steve Wynn était correspondant de presse. Pour un journal extrêmement populaire à Los Angeles. Ses articles, il les consacrait à la rubrique sportive ; et en particulier au base-ball, discipline qu'il affectionne d'ailleurs toujours autant, aujourd'hui. Depuis sa tendre enfance, il joue bien de la guitare, seul ou en compagnie de quelques potes. Mais sans grande ambition. Un hobbie qui deviendra, pourtant, une véritable passion. En 1980, après avoir écouté les Pistols et le Clash, il décide de passer à l'action. Et fonde les Suspects, en compagnie de Gavin Blair, Russ Tolman et Kendra Smith. Faut dire, qu'à cette époque, la scène alternative de Los Angeles est en pleine ébullition. Les groupes poussent comme des champignons. Tournent dans les mêmes salles. Les musiciens se rencontrent, apprennent à se connaître, à s'apprécier même. Puis se découvrent une passion commune pour tout ce qui touche au psychédélisme par la guitare. Et en particulier pour des groupes comme le Velvet Underground, Television et Quicksilver. Cette scène, au sein de laquelle on retrouvera True West, les Plimsouls, Rain Parade, Green On Red, Naked Prey et consorts prendra pour nom, le " Paisley underground ". Une scène que Steve espère voir un jour entrer dans l'histoire du rock'n roll.

" Ce serait génial que mes amis et moi-même puissent être reconnus comme une source d'inspiration, de voir les kids pouvoir parler de nous, dans 20, 30 ou 40 ans. C'est important de ne pas être oubliés ! "  Quant à la guitare, c'est encore et toujours pour lui, un manifeste. " La guitare est essentielle ! Parmi tous les instruments, elle demeure à mes yeux, la plus expressive. Deux personnes peuvent jouer exactement les mêmes notes, sur une même guitare, sur un même ampli, dans un même endroit. Et malgré tout obtenir un son différent. La guitare est un langage personnel. Et j'aime ce langage. C'est donc pour moi le meilleur outil pour créer de la musique. Cependant, ce n'est pas parce que la guitare est associée au rock'n roll que je la trouve supérieure, mais parce qu'elle est unique ".

En 1981, il rejoint Sid Griffin au sein des Long Ryders. Mais les deux personnages ont des goûts trop différents ; et Steve éprouve à nouveau le besoin de changer d'air, en fondant le Dream Syndicate avec son ex bassiste Kendra Smith, Karl Precoda et Dennis Duck. Une aventure jalonnée de neuf albums, qui durera jusque 1989, même si Kendra et Karl seront remplacés, respectivement par Mark Walton et Paul B Cutler (devenu depuis un célèbre producteur). En fait, Steve incarne le lien fédérateur entre la plupart des musiciens qui ont sévi sur cette scène. Il a d'ailleurs joué avec pratiquement toutes les personnes qui l'ont fréquentée. Et est même souvent parvenu à concrétiser ces collaborations à travers l'une ou l'autre chanson, voire l'un ou l'autre disque. En 1985, il enregistre ainsi, un album de country rock avec l'imbuvable, quoique talentueux, Dan Stuart, sous le patronyme ‘Danny & Dusty’, expérience qu'il ne compte cependant plus reconduire, puisque Dan est parti, en quelque sorte, en préretraite ( !?!?). " Nous avons travaillé ensemble pendant près de 15 ans. Et nous avons toujours eu d'excellents contacts. Il a un humour génial (NDR : ah bon !) ; mais c'est vrai que les tournées le rendaient de mauvaise humeur (NDR : et le mot est faible !). Il a toujours préféré le studio. Il y est actuellement pour enregistrer ; et je suis certain que son album sera excellent. Parce que Dan dégage un feeling unique, donne tout ce qu'il a dans le ventre lorsqu'il s'investit. Un peu comme Neil Young !… " Neil Young est d'ailleurs un des artistes auquel la presse fait le plus souvent référence, lorsqu'elle parle de Steve. Il considère pourtant cette comparaison comme un compliment. « J'ai toujours admiré Neil Young, Bob Dylan et Lou Reed. Ce sont mes héros. Pourtant, je ne souhaite pas les rencontrer à tout prix. Je veux qu'ils demeurent mes héros. Un point c'est tout ! »

Après avoir milité en faveur du syndicat du rêve pendant presque une décennie, Steve décide de continuer son aventure sous son propre nom. Ce qui va lui permettre de multiplier les rencontres avec d'autres musiciens. Et puis de se remettre en question, un peu comme si chacun de ses disques était une réaction par rapport à l'album précédent. " Je suis facilement influencé par les événements qui gravitent autour de moi. Et cette situation se ressent sur chaque album. Chacun d'entre eux est un peu la photo d'un épisode de ma vie ".

Dès la sortie de son premier elpee solo, il se distingue par la qualité du choix de ses invités. Johnnette Napolitano (Concrete Blonde) pour ‘Kerosene Man’ (1990) et ‘Dazzling display’ (1992), opus sur lequel on retrouve également Peter Buck (REM), Joey Westley Harding et Russ Tolman, qu'il avait côtoyé au sein de True West. " Lorsque je lui téléphone, ce n'est plus pour lui demander de jouer avec moi, mais pour lui réclamer mes royalties, parce qu'aujourd'hui, il travaille pour une firme de disques ".

En 1996, il engage la formation bostonienne de Thalia Zedek et de Chris Brokaw, Come, pour assurer le backing group et enregistrer ‘Melting in the dark’. " Ce que nous avons fait était génial, et j'ai beaucoup apprécié les moments où nous avons joué ensemble. Mais je serais incapable de travailler full time avec eux, parce qu'il serait trop difficile de trouver un terrain d'entente. Nous vivons dans des mondes différents ". On le retrouve en 1992, pour un duo composé avec l'ex Long Ryders Steven Mc Carthy au sein de Gutterball, pour l'album ‘A down to earth – Supergroup’. Une expérience qu'il pense renouveler, même si ce n'est pas pour tout de suite. Et il serait injuste de ne pas mentionner les multiples collaborations qu'il a menées avec deux de ses meilleurs potes. Chris Cacavas, tout d'abord. Qu'il retrouve régulièrement en studio. Et Howe Gelb. Dont il a quelque peu perdu la trace. " J'admire ce qu'il fait. Tant en solo, avec Giant Sand qu'au sein OP8. Parce que nous parlons le même langage musical"

Steve Wynn enregistre à une cadence infernale. Mais au cours des dernières années, ses disques sont souvent sortis en édition limitée. " J'ai observé la marge de progression d'un groupe. Si tu souhaites vendre un album au grand public, tu dois attendre deux ou trois ans avant de pouvoir le sortir. Dans ces conditions, il est impossible de voir l'évolution du groupe. Parce qu'il y a une fracture entre chaque disque. Et c'est ce que je veux éviter, en enregistrant le plus d'albums possible, mais en édition limitée. D'ailleurs, je pense que les fans apprécient particulièrement cette démarche. " Et c'est encore le cas pour ‘My midnight’, paru en mars dernier, dont la sortie était limitée à 6000 exemplaires. Depuis novembre, Steve est rentré chez lui. Plus à Los Angeles, mais à New York, où il s'est installé. Il compte prendre un peu de repos, et puis se remettre au travail, pour sortir, dès cet été, un nouvel album….

Version originale de l'interview parue dans le n° 81 (mars 2000) du magazine MOFO

 

 

 

 

 

 

Steve Wynn

Sweetness and light

Non, non, non, le Paisley Underground n’est pas mort. (NDR : sur l’air estudiantin de St Nicolas) (bis)… car il ***** encore, car il ***** encore… Chris Cacavas nous l’avait rappelé lors de la sortie de son dernier opus. Et Steve Wynn ne fait que confirmer cette impression tout au long de " Sweetness and light ". Tout d’abord, l’ex Dream Syndicate n’a rien perdu de son art à ficeler des mélodies contagieuses, sculptées dans les cordes de guitares pétillantes, chatoyantes, vibrantes, nappées de claviers le plus souvent rognés, doorsiens, et égrisées par son baryton profond, velouté. Il a ensuite bénéficié du concours de John Agnello (Dinosaur Jr, Cell) à la co-production. Enfin, son nouvel album ne recèle aucune faiblesse. Plutôt des moments forts, très forts même. Comme sur " This strange effect ", cover des Kinks, accomodée à la sauce crazyhorsienne, le flegmatique " This deadly game " et l’incandescent " That’s the way "…