Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Sunn O)))

Un éponyme pour Sunn O)))

Le vendredi 3 avril 2026, Sunn O))) sortira son premier album éponyme chez Sub Pop. Ce nouvel opus a été coproduit et mixé par le groupe et Brad Wood (Hum, Tar, Sunny Day Real Estate, Liz Phair), et enregistré aux Bear Creek Studios à Woodinville, dans l'État de Washington (USA), en janvier 2025.

Depuis près de 30 ans, Sunn O))) – Stephen O'Malley et Greg Anderson – repoussent les limites de la musique heavy, à cheval entre l'avant-garde et le rock, pour forger un style immédiatement reconnaissable. Aujourd'hui, Sunn O))) revient avec son premier elpee de nouveaux titres depuis « Pyroclasts », paru en 2019. Ce dixième long playing, leur premier chez Sub Pop, démontre la maîtrise du duo en matière de temps et d'espace, de lumière et d'obscurité, ainsi que sa volonté de faire évoluer son expression sonore unique vers de nouvelles formes audacieuses.

Sunn O))) accueille depuis longtemps des collaborateurs dans son univers autonome, mais sur cet opus, O'Malley et Anderson ont trouvé de nouvelles possibilités en jouant eux-mêmes tous les instruments. ‘Ce qui s'est passé lors de nos performances ces deux dernières années, avec nous deux et sans autres collaborateurs, a été vraiment nouveau et passionnant’, explique Anderson.

Les compositions de Sunn O))) sont vastes et panoramiques, tout en étant finement détaillées. Au milieu des larsens hurlants et des craquements glaciaires, on décèle des moments étonnamment délicats : un enregistrement sur le terrain d'un ruissellement d'eau en arrière-plan, des interludes au piano qui confèrent une atmosphère à la fois feutrée et solennelle.

En outre, deux peintures du défunt artiste américain Mark Rothko encadrent visuellement l'album. Les notes de pochette sont rédigées par l'écrivain britannique primé Robert Macfarlane, célèbre pour ses ouvrages sur le paysage et la relation entre l'humanité et la nature. À travers le travail de la formation, de Macfarlane et de Rothko, le son, les mots et l'image se combinent pour offrir une expérience immersive qui est indéniablement, complètement Sunn O))).

Le single « Glory Black » est en écoute

 

 

Sunn O)))

Kannon

Écrit par

Tout néophyte qui écouterait pour la première fois cet album pourrait penser qu’on se fout de sa gueule. Et il aurait tout à fait raison. Trois morceaux qui oscillent autour de dix minutes chacun, au cours desquelles il ne se passe… rien. Trois introductions lugubres, noires et planantes. Punt aan de lijn !

Mais cette première frustration passée –il s’agit quand même d’un groupe dont le vocaliste n’est autre qu’Attila Csihar, celui de Mayhem, légendaire groupe norvégien de Black Metal– il est nécessaire de se rappeler que Sunn O))) milite dans un genre relativement méconnu : le drone (Trad : bourdon). Car ce style minimaliste se sert de certaines notes ‘bourdonnantes’, tirées en longueur et répétées, qui alimentent de longs morceaux atmosphériques.

Mises dès lors en contexte, ces compositions tendent alors à prendre une autre facette. Tel un mauvais songe éveillé, le sol ne cesse de se dérober. Une nage libre, sans bords à portée de main. Une ambiance sombre et lugubre à souhait, malsaine et possédée. Des voix dérivant directement de l’inconscient, invitant à sombrer dans la folie, telles les sirènes du chaos. Il serait tout à fait illusoire de chercher à fuir ; vous vous enfonceriez graduellement dans le magma boueux du désespoir. Une forme d’hypnose destinée à accomplir un voyage spirituel pris à contresens, touchant de temps à autre ce qu’il peut y avoir de plus détraqué et de plus noir en l’homme et au-delà.

Cet album, le huitième de la formation américano-hongroise, nous entraîne dans un périple vers l’inconnu, une expérience promise à l’exploration de la part sombre du psychisme. Mais un parcours initiatique destiné néanmoins à un public plus qu’averti, tant les compositions se veulent hermétiques et volontairement hors d’accès. Amateurs de mélodie, de structures et de refrains faciles à fredonner : fuyez tant qu’il est encore temps. Seuls les plus atteints d’entre vous parviendront à tirer une jouissance de ce triptyque.

 

Sunn O)))

Monoliths & Dimensions

Écrit par

Sunn O))) est considéré comme une référence en matière de drone. Fallait donc bien qu’on en parle un jour ; d’autant plus que leur septième album a été accueilli très favorablement par la presse très spécialisée. Sunn O))) c’est avant tout le duo Stephen O’Malley et Greg Anderson ; ce qui n’empêche pas le tandem de s’entourer régulièrement d’une volée de collaborateurs. Pour la circonstance, il a notamment reçu le concours d’Attila Csihar (NDR : le vocaliste à la voix d’Outre-tombe de Mayhem), de Dylan Carlson (Earth), d’Eyvind Kang (John Zorn, Marc Ribot, Mr Bungle), de Stuart Dempster (Deep Listening Band) et surtout de Julian Priester (Sun Ra, John Coltrane’s African Brass Band, Herbie Hancock). Mais à l’instrumentation rituelle, balisée par les inévitables basses, viennent se greffer les cors, la harpe, la flûte, le piano, les cuivres et les cordes ; un cocktail instrumental qui prend alors toute son ampleur sur la dernière plage, « Alice », concocté en hommage à John Coltrane. Autre hommage, c’est celui rendu à Miles Davis sur le morceau d’entrée « Agharta » (NDR : enfin son titre). Sans oublier les chœurs grégoriens sur l’incantatoire « Big Church ». Il aura fallu quand même deux ans à toute cette équipe pour terminer l’enregistrement de cet elpee. Et au bout du compte, c’est peut-être aussi celui qui s’éloigne le plus de la brutalité primale de leurs premiers opus. Maintenant, ne vous attendez pas à faire une farandole en écoutant ce disque. Honnêtement, ce type de compos serait même idéal pour sonoriser des films d’épouvante voire même d’anticipation (NDR : surtout la finale). Pour le reste, il faut reconnaître que cette musique s’adresse à un public très averti…

 

Sunn O))) & Boris

Altar

A force de tourner ensemble, les barbus de Sunn O))) et les nippons de Boris se sont mis dans la tête qu’ils devaient enregistrer un disque. Non pas un ‘split album’, mais bien un album de collaboration, où chacun aurait son truc à dire et son riff à jouer (5 minutes min.). Après l’hénaurme « Black One » pour les uns (pièce maîtresse du genre doom-drone-avant-metal) et « Pink » pour les autres (du rock’n’roll irascible et couillon), voici donc « Altar », produit marqueté pour plaire aux ados qui s’estiment différents. Ils ne seront pas déçus, même si « Etna », le morceau d’ouverture, manque curieusement de singularité. On reconnaît bien sûr la batterie pied au plancher d’Astuo (Boris, donc) et les drones reptiliens d’Anderson et d’O’Malley, mais le séisme tant attendu n’est même pas mesurable sur l’échelle de Richter. Après un interlude sans grand intérêt (« N.L.T. »), voilà que nos soi-disant pourfendeurs de la cause doom se mettent au piano, aux tambourins et au slowcore : « The Sinking Belle (Blue Sheep) » sonne ainsi comme du Low reprenant Julee Cruise, avec Jesse Sykes au chant. Mais où sont donc passés les malades de Xasthur et de Mayhem ? Auraient-ils échangé leurs Immodium contre une plaquette de Xanax ? Alors qu’on aimait Sunn O))), voire Boris, pour leurs ambiances laxatives, voilà qu’ils nous emmerdent à vouloir épurer leur gros son. Et ce n’est ni Joe Preston (pathétique prestation au vocodeur sur « Akuma No Kuma ») ni Kim Thayil (Soundgarden) qui nous feront changer d’avis : cet « Altar » pue le consensus mou, malgré le fait qu’il reste une aventure sonique hors du commun.