L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Current Swell

Long Time Ago

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« Long Time Ago » constitue déjà le 4ème opus de Current Swell. Fondé en 2005, à Victoria (NDR : c’est au Canada) le groupe jouit d’une énorme popularité au Brésil et en Australie. Pas étonnant, lorsqu’on sait que leurs tournées marathon ont régulièrement privilégié ces régions du globe. Pourtant, malgré ces nombreux périples et leur envie d’émancipation, les membres du combo ont toujours une philosophie de vie positive et surtout envie de partager leur passion : la musique. L’enregistrement de ce nouvel opus en est donc la parfaite démonstration. Entre un folk enjoué (« Long Time Ago ») et ballades plus roots (« Too Cold »), Current Swell nous communique la bonne humeur surf communicative empruntée à Jack Johnson (« Young and Able ») à l’aide de compos dont le sens mélodique évoque instantanément Xavier Rudd. Parfait pour animer un feu de camp sur la plage (NDR : les musicos y emporteront certainement leurs tambourins et un harmonica), « Long Time Ago » tombe parfois dans la facilité, mais la démarche de ces néo-folkeux est tellement intègre, qu’il est quasiment impossible de résister à leur ‘sing along’ laidback…

 

The Swell Season

Soldiers Of Love

Écrit par

En 2008 paraissait « Once », un petit film musical irlandais, sans prétention. Ce Dvd mettait en scène Glen Hansard, leader de The Frames, et une certaine Markéta Irglovà. En tant que mélomane et fan des Frames, impossible de passer à côté. Une petite location et 1h20 plus tard, c’est le coup de foudre. Le lendemain, je décidais donc d’acquérir non seulement le Dvd mais également le splendide disque éponyme du duo qui finira par tourner en boucle dans la platine. Parce que The Swell Season n’est pas un groupe que l’on apprécie vulgairement mais une formation dont on tombe amoureux, inconditionnellement. Et le concert accordé au sein d’une AB, dans sa configuration Flex (semi-assis), comble et comblée n’a fait qu’accentuer ce sentiment !

Josh Ritter a manifestement un penchant pour les Irlandais. Pour son premier passage en Belgique, il était soutenu par Damien Rice. C’était en 2004. Six ans plus tard, le troubadour nous offre un set du même acabit, un sourire figé sur le visage. Seul avec sa guitare, Ritter parcourt le meilleur de sa discographie qui compte quatre enregistrements studios presque impeccables. Il est content d’être là, le bougre. Et le public l’écoute. Religieusement. Après un court récital de 30 minutes, il se retire, promettant de revenir au printemps. Le rendez-vous est pris !

The Swell Season ne fait pas attendre son public. Seulement un quart d’heure plus tard, Glen Hansard débarque sur scène salue le parterre et entame un « Say It To Me Now » en solo avant d’être rejoint au micro par Makéta Irglovà pour « All The Way Down ». Le ton est donné. Ce soir on va frissonner. Glen, particulièrement bavard et amusant, présente ensuite ses amis de The Frames, invités à monter sur le podium pour la suite des festivités. Elles démarrent par le décontractant « Low Rising ». Les extraits du récent « Strict Joy » vont joliment se mêler à ceux de l’éponyme. La formation fait vibrer l’AB à plusieurs reprises. Et notamment lorsque Hansard interprète un « Leave » intense, au point de donner la chair de poule. Carrément !

The Swell Season est un collectif et le démontre en cédant l’avant-scène d’abord à Rob Bochnik (guitare). Ce dernier réinterprète magistralement le « Little Arithmetics » de dEUS. Puis à Colm Mac Con Iomair (violon). Il présente un extrait de « The Hare’s Corner », son recueil de musiques traditionnelles irlandaises. Retour ensuite à la prestation de la troupe qui enchaîne par « The Rain », « The Moon », « Back Broke », « Fantasy Man » et encore « When Your Mind’s Made Up », avant de se retirer sous une ovation bien méritée.

Le rappel sera l’occasion pour le combo de présenter d’autres morceaux de « Strict Joy » et surtout, le splendide et ‘oscarisé’ « Falling Slowly ». Josh Ritter rejoint ses amis le temps d’un « Come And Find Me », extrait de son « Golden Age Of Radio ». Après 2 somptueuses heures, Glen, Markéta et les autres membres de The Swell Season se retirent une dernière fois, laissant derrière eux un public entièrement conquis à leur cause. On en redemande !

Organisation : Ancienne Belgique

The Swell Season

Un shoot de mélancolie positive

Écrit par

« The Swell Season », c’est le titre de l’album éponyme composé et interprété par Glen Hansard et Marketá Irglová. C’est également le patronyme choisi par ce duo. Ainsi que la BO du film « Once », parue en 2007. Un film musical dans lequel nos deux musiciens sont les protagonistes. Ma première écoute de cet album remonte à cet été. Un ami attentif m’avait alors envoyé un lien pour écouter « When Your Mind’s Made Up », morceau qui m’a littéralement scotché à l’écran de mon portable!

J’ai repassé le clip au moins trois fois. Quand la musique vous submerge et vous procure de telles sensations d’envoûtement, on a cette impression d’avoir des ailes qui vous poussent dans le dos. A ma surprise, en écoutant les autres plages de l’opus, le plaisir s’est prolongé. Il ne se limitait pas à un seul single susceptible de me faire vibrer ! Non, parce que la majorité des plages sont un appel à la douceur et à la relaxation de l’esprit.

Quel enchantement ! Quelques clics plus tard, je me procure donc une place pour le concert. L’opportunité de me rendre au Handelsbeurs à Gand. Salle splendide, propice à la rencontre de Glen et Marketá.

Juste avant de m’y rendre, j’appréhendais un peu ce concert. Peur d’être déçue et que le concert soit court. Qu’ils s’en tiennent uniquement aux plages de leur album. Il revenait à Mark Geary de chauffer la salle. Ce troubadour dégage un sacré ‘capital sympathie’, sans même devoir gratter sa guitare ! Quelques enchaînements, une belle dose d’humour et 40 minutes plus tard, la salle n’attend qu’une chose, l’arrivée du binôme tchéco-irlandais.

L'entrée en scène de The Swell Season est discrète. Les titres s’enchaînent facilement. Glen prend soin d’introduire chacun d’entre eux. Il est plutôt bavard et aime l’échange avec son public. Un public qui, au fur et à mesure, se lèche les babines de plaisir… Le mélange des deux voix caresse nos oreilles… Assise derrière son piano, Marketá envoûte. Sa guitare autour du cou, Glen captive et anime.

Evidemment, ils n’ont pas oublié d’interpréter les inévitables « When Your Mind’s Made Up et « Falling Slowly », ainsi que d’autres titres de l’elpee. Membre du groupe The Frames, Glen nous a également réservé quelques tubes issus de leur répertoire. Un set qui, rappel compris, aura duré 2h.

Rares sont les concerts aussi longs ! Ce soir, j’ai pris une dose de folk-rock de qualité premium. C’était du très bon ! D’ailleurs, la soirée s’est terminée au bar, où Mark, Glen et le batteur sont venus se mêler aux assoiffés que nous étions tous.

Organisation Handelsbeurs

 

Swell

South of the rain and snow

Écrit par

Swell n’est aujourd’hui plus que le projet solo de David Freel. Il a même mis son patronyme entre parenthèses. Son dernier acolyte, le drummer Sean Kirkpatrick, a décidé de se consacrer à sa peinture (NDR : dans la logique des événements, car jusqu’alors il se chargeait de l’illustration des pochettes). Aussi, pour enregistrer « South of the rain and snow”, David a fait appel à l’ex-batteur de Queens of The Stone Age, Nick Lucero. C’est même au sein de ses studios, qu’il a concocté cet opus.

Des drums feutrés, un chouia de claviers vintage (« Saved by summer », le titre maître), un zeste d’arrangements de cordes (« Good good good »), la guitare acoustique (surtout) voire électrique (parfois) tantôt grattée, tantôt en picking de Freel et sa voix indolente et désabusée : la recette n’a pas trop changé pour Swell. Un minimalisme qui sied bien à ses chansons lancinantes et ténébreuses aux mélodies élaborées, élégantes, mais toujours agréables à l’oreille. Encore qu’on a parfois l’impression que l’aspect lo-fi est ici accentué, dans l’esprit du troisième elpee de Swell, « 41 ». Et le titre final, « Waitin for a beer », est certainement le plus représentatif de cet esprit. Le plus dépouillé aussi, malgré ce fifrelin d’arrangements symphoniques en fin de parcours. Juste la voix et la sèche de Freel. On y entend même les doigts glisser sur les cordes. Ce qui n’empêche pas « The measure of this moment » de tremper carrément dans la noisy ou « Our aquarium » d’emprunter le tempo d’une valse lente tout en libérant cycliquement un groove dans l’esprit d’American Music Club (NDR : il y a bien une guitare électrique, mais apparemment aussi une basse).

 

Rachel Goswell

Waves are universal

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Parfaite inconnue pour bon nombre de continentaux, Rachel Goswell n'est pourtant pas une nouvelle venue sur la vaste scène anglo-saxonne de ce début de siècle. Chanteuse du groupe Slowdive au début des années nonante, elle fonda Mojave3 en compagnie de deux autres membres de cette première incarnation. Et ensemble, ils ont déjà 4 albums à leur actif. Au fil de ces années, Rachel a accumulé des créations personnelles au point de se lancer, enfin, dans l'aventure d'un CD en solo, sans pour autant remettre en question l'existence de son groupe, qui planche déjà sur le cinquième opus. Rachel pratique un folk-rock parfois teinté des couleurs du terroir. Ses affinités et la qualité de ses chansons la situent dans la même pension de famille que Joan Amartrading, Tracy Chapman ou un Cat Stevens féminin. Sans jamais trop en faire, Rachel propose une douzaine de chansons attachantes, souvent intimistes et acoustiques. Elles sont agrémentées, ici d'un break celtique, là d'une percussion ethnique ou d'un banjo... Et sur deux titres ('No Substitute' et surtout 'Save Yourself') elle adopte ce son un peu crade typé 'grange' (rien à voir avec grunge) et les guitares saturées chères à Neil Young. La voix de Rachel est un délice de douceur friable et la production, soucieuse du détail, emballe avantageusement la matière organique sans la dénaturer. Certaines parties vocales, par exemple, ont été diffusées dans une grotte pour y être réenregistrées afin d'obtenir un écho naturel. Cet album est donc loin d'être un gadget nombriliste. Inspiration, sensibilité et maturité s'y côtoient au point que plus de la moitié des titres pourraient faire une carrière radiophonique fort honorable. On ne peut que lui souhaiter de faire des vagues…

Swell

Whenever You´re Ready

Cinq ans qu'on n'avait plus de nouvelles de Swell. Et depuis " For All The Beautiful People ", il s'en est passé des choses : Monte Vallier, le bassiste, a décidé de quitter le navire, et Sean Kirkpatrick, le batteur originel, est revenu, huit ans après son départ. David Freel, le chanteur-guitariste, est toujours là. A trois, ils auront signé au moins deux chefs-d'œuvre de folk-pop mélancoliques, " 41 " et " Too Many Days Without Thinking ". C'était la grande époque. Aujourd'hui ils ne sont plus que deux : Freel et Kirkpatrick. Ils ont donc décidé de jouer à leur aise, sans se prendre la tête. Résultat : " Whenever You're Ready ", septième album du groupe, sonne comme un retour aux sources, sans fioritures ni grandes remises en cause. Le style Swell est toujours le même et continue à fonctionner, cahin-caha, en roue libre sur les terres battues de la Californie (la pochette). Il est certain que Swell ne nous surprend plus, et ne nous surprendra sans doute plus jamais… Rien n'a vraiment changé sur la route de Swell, si ce n'est qu'en duo, on a plus tendance à revenir aux choses simples. Un peu comme la pub Herta, qui met en scène ce gosse et son papa cuisant leur saucisse en pleine montagne, avec les moyens du bord… Les choses de la vie, quoi… Il n'empêche que " Next To Nothing ", " In The Morning " (oh, des violons !), " Say Goodbye ", " Better Than Oil " (oh, des chœurs féminins !) et " California, Arizona " sont de fort belles chansons. Le reste coule un peu trop de source, et la source commence à tarir. A la fin, il n'y a plus de saucisses, et on est tout seul comme un con dans la montagne.

NB : En parallèle une compilation de B-sides plutôt intéressantes datant de la première époque, vient de sortir… Pour fans transis, seulement (" Bastards & Rarities 1989-1994 ", Badman Recording/Konkurrent).

Swell

Everybody wants to know

Écrit par

Du line up initial, il ne reste apparemment plus que David Freel, chanteur, compositeur, guitariste et par la force des choses multi-instrumentiste. Pour enregistrer " Everybody wants to know ", il a bien reçu le concours d'un drummer, mais uniquement sur quelques morceaux. Ce sixième opus de Swell est bourré de contrastes. D'abord, il est beaucoup plus électrique. Pas que la guitare acoustique ait été négligée, mais elle est moins présente ; et puis elle n'est plus la seule à sculpter les mélodies, comme à l'époque de " 41 ", dont l'empreinte slo fi était devenue une référence, mais également l'antidote du mouvement grunge. Une bonne moitié des fragments du nouvel opus produisent un groove lancinant, obsessionnel. Et en particulier " Try me ", qui ne dépareillerait pas dans le répertoire d'un combo de néo baggy. " Feed " également. Pulsant, hanté par l'esprit de Dylan (NDR : et son " Lay lady lay ", en particulier) et gorgé de boucles et de samples, il est surtout terriblement excitant. Mais dans le style, c'est " …a velvet sun " qui demeure à mes oreilles le fragment le plus efficace. A cause des injections particulièrement savoureuses de piano sonore et de claviers fluides administrées dans un funk hypnotique digne de MC 900Ft Jesus. Swell n'a cependant pas perdu son art à traduire la complexité de la mélancolie dans une certaine élégance déchiquetée. Et puis de nous envoûter par ses sonorités étranges, ténébreuses, rampantes, brumeuses, écorchées par le timbre vocal de David, capable d'osciller du sardonique au dérangé en passant par le limpide et le fatigué, sonorités qui vagabondent au rythme du battement de cœur…

 

Swell

41

Tous les albums de Swell ont été, jusqu'à ce jour, enregistrés au 41 Turk Street de San Francisco. Et pour consacrer cet événement, le trio californien a décidé d'intituler ce troisième opus, "41". Une fidélité que le groupe justifie par les spécificités intimistes, fiévreuses, uniques, inhérentes à ce studio d'enregistrement. Le troisième elpee de Swell s'ouvre et se referme ainsi sur des bruitages piqués du premier étage de ce "41" ou au sein même de l'appartement, logeant en quelque sorte, dans un même écrin, neuf perles fragiles, intenses, sculptées dans le rock crépusculaire, malveillant, sarcastique, glacées par une symbiose étrange, profonde, de cordes de guitares acoustiques et électriques, et embuées par la voix chuchotée, chancelante de David Freel. Swans rencontre Violent Femmes!