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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Light Asylum

Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique alternative en 2012 grâce à un premier album éponyme et à un titre complètement hallucinant: “Dark Allies”. Combinant darkwave, synth-pop et post-punk, Light Asylum y déployait un souffle épique, illuminé par un riff de synthé incandescent, porté par une rythmique hypnotique et rehaussé par un chant d'une puissance inouïe. Le titre devint rapidement un hit mondial dans les soirées 'dark' alternatives.

Malheureusement, le succès de Light Asylum fut de courte durée. Le projet cessa d'enregistrer, Funchess se contentant de faire quelques concerts aux USA et en Europe. Aujourd'hui, changement de cap! On assiste à la résurrection du projet et c'est une excellente nouvelle! Sharon Funchess a ainsi accordé un concert au Botanique, à Bruxelles, au cours duquel elle a chanté les morceaux les plus marquants de l'époque: “Dark Allies”, “Skull Fuct”, “Shallow Tears”, etc. Mais elle a surtout levé le voile sur plusieurs nouvelles compositions de très belle facture et tout permet de croire qu'un nouvel album est en préparation. Dans une interview accordée à El Garaje De Frank, elle a déclaré: “J'ai hâte de sortir de nouveaux morceaux. Les 'vers d'oreille' ('earworms') sont en route. N'ayez crainte, tout cela fait partie du processus.” A suivre! 

Pour écouter “Dark Allies”, c'est ici. 

Σtella

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

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L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima (et il est disponible ici). 

Pour ce morceau, la musicienne s'est entourée de Rodaidh McDonald à la coproduction, tandis que Rafael Cohen enrichit le titre de ses enregistrements. Le duo Cohen et Σtella avait déjà marqué les esprits lors de la création d' Adagio, son elpee phare paru en 2025.

Ce cinquième opus se distingue par l'introduction de morceaux chantés en langue grecque. La trajectoire de la jeune femme se matérialise aujourd'hui par plus de 300 millions d'écoutes sur Spotify et des synchronisations remarquées dans les séries Industry et Emily in Paris.

Snake Mountain Revival

Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain.

Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très distincts. Le batteur Josh Woodhouse a apporté la précision des scènes death metal et progressives de Floride, le bassiste et chanteur Ryan Chandler a insufflé une profondeur expérimentale et psychédélique, tandis que l’ancien guitariste Zack Trowbridge a complété le trio avec ses racines ancrées dans le blues, le jazz et le surf rock. Plutôt que de cacher leurs influences, les membres de Snake Mountain Revival les embellissent avec espièglerie, créant ainsi une approche vibrante et avant-gardiste du psychédélisme, à la fois intemporelle et bouillonnante.

Leur EP démo éponyme de 2018 a fait sensation dans la blogosphère, récoltant des éloges des deux côtés de l’Atlantique et imposant le groupe comme une formidable formation de scène. En 2021, ils ont sorti leur premier album « Everything Is Sight » chez Rebel Waves Records, salué par Distorted Sound Magazine comme « un paysage vibrant, vaste et inébranlable que toutes les oreilles prendront plaisir à conquérir ». Forts d’une présence scénique polarisante et pleine d’énergie, ainsi qu’un son éclectique, ils ont partagé la scène avec des artistes partageant la même vision, tels qu’Acid Dad, Freedom Hawk, Sammi Lanzetta et Frankie & the Witch Fingers.

Aujourd’hui, grâce à leur deuxième elpee « The Divide », ils se tournent à la fois vers l’intérieur et vers l’extérieur. Ce nouvel opus promet de prendre les auditeurs au dépourvu et de les entraîner dans leur univers singulier et transcendant. Comme le dit le chanteur Ryan Chandler : « Je veux provoquer. On l’a toujours fait. Mais « The Divide » n’est pas uniquement fait d’épines et d’aspérités. Une juxtaposition majeure dans bon nombre de ces morceaux vise à nous rappeler ce pour quoi nous nous battons peut-être. Lorsque nous défendons la beauté, la paix, l’amour et le bonheur, nous devons parfois montrer les crocs. C’est ce que nous faisons avec ce nouvel album ».

Le single « The Divide » est en écoute ici

 

Then Comes Silence

Un diptyque pour Then Comes Silence

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Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson dévoile « Remaker Redeemer », un nouveau single illustré par une vidéo particulièrement symbolique (le clip est disponible ici). 

Ce nouvel elpee succède à Trickery (2024). Conçu comme un diptyque conceptuel rigide, le disque se sépare en deux facettes radicalement opposées : la première partie, Requiem, incarne l'obscurité, le deuil et une mort symbolique, tandis que la seconde, Ballroom, représente la lumière, le matin et la résurrection. Le morceau « Remaker Redeemer » sert précisément d'introduction à ce second volet lumineux. Le trio y explore de nouvelles sonorités pour illustrer le sentiment d'un nouveau départ et d'une purification spirituelle, où les anciens péchés se retrouvent lavés.

Réalisé par Damon Zurawski (Future Legends Films), le clip vidéo met en scène les musiciens en compagnie de danseurs et de mascottes nommées Bengii, El Pseudo et Johnny Nattsjö. Visuellement, la vidéo joue constamment sur les contrastes absolus (noir ou blanc, rouge ou bleu) imposés par le concept de l'œuvre, invitant la foule à choisir son camp au cœur de cette dualité. Ce titre fait suite à « Judgement Day », un premier extrait paru au début du mois d'août. Aujourd'hui solidement ancré comme une référence incontournable du mouvement gothique et darkwave international, le combo composé d'Alex Svenson, Jonas Fransson et Hugo Zombie prouve une nouvelle fois qu'il évolue sans jamais renier l'intensité brute qui anime sa réputation.

The Lemonheads

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads.

Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier extrait de leur prochain album « Townesville », dont la sortie coïncide avec leur prochaine tournée britannique et européenne « Love Chant ». Hommage à l’œuvre immortelle de Townes Van Zandt, ce projet s’inscrit dans le prolongement naturel du parcours d’Evan Dando, collectionneur de chansons, vagabond et authentique troubadour américain.

Dando et Van Zandt partagent une filiation tacite. Aucun des deux n’écrit ni n’interprète la musique comme une simple performance ; pour tous deux, une chanson est un mécanisme de survie, dépouillée de toute prétention et mise à nu. Produit par Antonia Teixeira à Nashville, cet opus trouve un équilibre entre des arrangements acoustiques bruts et intimes et des racines culturelles profondes et universelles.

Ce single met en vedette le célèbre musicien brésilien Almir Sater, dont le jeu complexe et ancré à la viola caipira à dix cordes apporte une résonance inattendue et profonde aux paroles sombres de Van Zandt. Cette collaboration relie trois courants distincts de la musique traditionnelle : la narration folk austère de Van Zandt, l’interprétation intuitive indie-country de Dando et les morceaux instrumentaux riches, méditatifs et inspirés du Pantanal de Sater.

Ensemble, ce trio d’influences fait de « Rake » un chef-d’œuvre étrange et envoûtant, prouvant que la véritable poésie folk a le même poids, qu’elle naisse dans la poussière du Texas, sur les trottoirs de Boston ou au cœur du Brésil.

Pour écouter le nouveau single « Rake », c’est ici

 

Tommigun

Tommigun fait de vieux os…

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Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026 chez Excelsior Recordings.

Ce premier extrait s'écoute comme une célébration brute et imprévisible du temps qui passe. Loin de sombrer dans la mélancolie, le titre diffuse un groove chaleureux, une véritable profession de foi face au vieillissement.C'est un chant habité par une inextinguible soif de vivre qui balaie les épreuves. Les paroles scandées par Thomas Devos résonnent d'ailleurs comme un constat lucide : « Heavy Bones, heavy bones, I know... » Une manière de rappeler que si l'humanité chemine inexorablement vers sa propre fin, rien n'empêche de transformer cette trajectoire en une fête intense.

L'identité de l'opus s'ancre profondément dans les pavés de Bruxelles, cité natale du combo. Une capitale rugueuse et fascinante, à l'image des compositions de la formation. Le processus créatif obéit à un rituel précis : Thomas Devos ébauche de simples canevas de guitare-voix dans son studio de Molenbeek, avant de convier ses partenaires à transcender ces croquis dans une cabane de jardin située en périphérie.

La force du collectif réside dans la richesse de ses individualités. Autour du compositeur, également cheville ouvrière de la renaissance du projet Madou, gravite un équipage hyperactif issu des planches de théâtre et des studios d'enregistrement. On y croise Kaat Arnaert, femme de théâtre et enseignante au RITCS, le multi-instrumentiste Joeri Cnapelinckx, le batteur Mattijs Vanderleen (Marble Sounds, Madou), le saxophoniste Bertel Schollaert, ainsi que Pim De Wolf (ingénieur du son pour Arno ou The Subs), qui milite ici en tant que musicien.

Tommigun propose une musique douce-amère, où une sourde menace couve avant de libérer des explosions brûlantes. Le rendez-vous est d'ores et déjà fixé sur les planches de l'Ancienne Belgique le 19 décembre prochain pour célébrer ces retrouvailles avec l'auditoire bruxellois.

« Heavy bones » est en écoute là

 

Twin Temple

Twin Temple, amants maudits ?

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Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution.

L'annonce survient dans le sillage d'une nouvelle polémique. Écarté sans ménagement de plusieurs concerts par le chanteur country Charley Crockett, en raison de son imagerie satanique, le tandem a aussitôt reçu de Jack White une invitation publique à assurer sa première partie au Palladium de Hollywood, en septembre. De quoi souligner le paradoxe : ce que les uns censurent, les autres l'attendent sur les planches.

Le couple vient de dévoiler « Haunt Me », deuxième extrait après le morceau-titre. « Une chanson d'amour gothique traversée par la peur, l'obsession, l'effroi et la jalousie, qui emprunte au gospel américain, au rock'n'roll des sixties et au blues, expliquent-ils. Elle romantise les cauchemars que votre amant provoque, et ce paradoxe : ne jamais vouloir qu'il cesse de vous hanter. » Le vidéogramme de « Love You To Death » illustre déjà cette esthétique funèbre et sensuelle (à voir et écouter là). 

L'enregistrement a été confié à Shooter Jennings, producteur primé aux Grammy Awards, au mythique Studio 3 de Sunset Sound. Fidèle à l'analogique, le duo y a considérablement élargi sa palette sonore : arrangements orchestraux somptueux signés par un ensemble de 37 musiciens, et le concours de pointures telles que Matt Chamberlain et Jay Bellerose. « Nous voulions repousser nos limites, puiser chez Roy Orbison, les Ronettes et les Shangri-Las, et y ajouter une touche countrypolitan », précise la formation.

Ce disque est né d'une des périodes les plus noires de leur existence — deuil, ennuis de santé, addiction, dépression. « Jour après jour, retourner à Sunset Sound et créer aux côtés de gens qui croyaient en nous nous a lentement ramenés à la vie. Nous avons recommencé à sourire. » D'où l'œuvre la plus intime et la plus ambitieuse du combo, dont l'ampleur cinématographique n'abandonne jamais les racines du rock 'n' roll originel.

Trop sulfureux pour les uns, irrésistible pour les autres, le duo intrigue Rolling Stone, NME, Billboard, Kerrang! ou le LA Times, et nourrit le débat sur la liberté d'expression et la place de la controverse dans l'art. À l'ère du recyclage, il rappelle surtout que le diable détient décidément les meilleures chansons.

Death Valley Girls

Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante pour leur nouvel album, « Welcome to Earth ». Il sortira le 9 octobre 2026 chez Suicide Squeeze Records. Aujourd’hui, le groupe dévoile le premier single, « Message From the Venus Flower », accompagné d’un clip réalisé par la légende du punk Ian Svenonius. Sur un fond instrumental funky inspiré des années 80, Bonnie Bloomgarden pleure la perte de son chien bien-aimé tout en célébrant le lien spirituel qui les unissait. Elle trouve ainsi une exubérance au cœur même de la tragédie.

À propos du clip, elle confie : ‘Ian Svenonius est l’un de mes artistes préférés ! Ses textes, sa musique, son goût et sa philosophie sont géniaux! C’est une légende de l’innovation qui évolue sans cesse de manière exponentielle, tout en faisant référence à des éléments essentiels du passé. Et pourtant, d’une manière ou d’une autre, il reste toujours à la pointe de l’ultra-modernité !’

Le parcours qui a mené à l’elpee « Welcome to Earth » des Death Valley Girls commence dans les cendres de l’incendie d’Eaton, en Californie. Après avoir perdu sa maison à Altadena, puis peu après son chien bien-aimé Tommy, la chanteuse et compositrice Bonnie Bloomgarden a dû faire face à des questions auxquelles il n’y avait pas de réponse facile : qu’est-ce qui survit à une catastrophe ? Que reste-t-il après une perte ? Comment reconstruire une vie lorsque tout ce qui la définissait a disparu ? L’album né de ces interrogations compte parmi les œuvres les plus intimes et les plus introspectives que les Death Valley Girls aient jamais réalisées.

Tout au long de leur parcours, le groupe a toujours considéré la musique à la fois comme une célébration et une quête. Des albums comme « Glow in the Dark », « Darkness Rains », « Under the Spell of Joy » et « Islands in the Sky » ont transformé leur son space rock en un vecteur de quête spirituelle, trouvant des éclairs de transcendance au milieu du chaos quotidien. Mais « Welcome to Earth » se distingue de ses prédécesseurs. Il se concentre moins sur la fuite du monde et davantage sur la compréhension de la manière de rester connecté après la dévastation.

Ce qui en a résulté n’est pas exactement un long playing psych-punk sur la perte, mais plutôt sur le lien : ces fils invisibles qui relient les personnes, les animaux, les souvenirs, les paysages et les vies à travers le temps. Le titre de l’opus fait à la fois office de salutation et de rappel, un accueil que le monde naturel réserve à une espèce qui a largement oublié la place qu’elle y occupe. À maintes reprises, les chansons reviennent sur l’idée que la séparation pourrait bien être l’illusion la plus tenace de l’humanité.

Sur le plan musical, l’elpee reste indéniablement dans l’esprit des Death Valley Girls : exubérant, mélodique, curieux et magnifiquement sincère. Des harmonies de girls band flottent au milieu de passages psychédéliques brumeux. Les voix s’unissent en chants collectifs. Les refrains surgissent avec la légèreté d’un chant en chœur. Cet esprit communautaire résonne à travers les nombreuses voix de l’album : vingt-trois chanteurs invités apparaissent tout au long du disque, et notamment un chœur d’enfants dont la présence lumineuse confère aux chansons un sentiment d’émerveillement tout nouveau. Ce qui rend « Welcome to Earth » si émouvant, c’est son refus de séparer le cosmique du profondément personnel. Le résultat constitue l’œuvre le plus intime des Death Valley Girls, mais aussi le plus ouvert: un disque qui regarde la perte en face et qui, d’une certaine manière, en ressort plus ouvert à l’émerveillement.

Pour découvrir la vidéo du nouveau single « Message from the Venus Flower », c’est ici

 

 

Lex Walton

L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste.

Toutes les compos ont été écrites par Lex Walton, produites par Lex et Dan Boeckner, puis enregistrées, mixées et masterisées par Ben Greenberg chez Thump et Circular Ruin à Williamsburg.

Cet elpee a bénéficié du concours de nombreux invités, dont Boeckner (Wolf Parade, Handsome Furs), Emerson Borakove, Alice Cohen, Brendan Dunphy, Emily Green (Geese), Greenberg (Uniform, The Men), Scotty Malcolm, Sarah Neufeld (Arcade Fire) et Sam Revaz (Geese).

Lex Walton (née Alex) est une auteure-compositrice, actrice, poète en prose et cinéaste américaine dont l’œuvre se caractérise par une confessionnalité sans concession et dont les performances scéniques se distinguent par un masochisme extatique et des mouvements frénétiques. Outre son catalogue d’une douzaine d’albums, d’EP et de singles enregistrés pour la plupart chez elle, elle a également collaboré avec Devi McCallion (Black Dresses, Girls Rituals), Geese et Ezra Furman, rédigé le manifeste de la musique pop « The Sound Rocker's Prayer », et incarné le personnage principal « Circle » dans le film épique de cinq heures de Louise Weard, « Castration Movie Anthology II: The Best Of Both Worlds ».

La vidéo du single « Hipster runoff » est à voir et écouter là

eightycuts

Les mille destins d’eightycuts

Écrit par

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026.

Inspiré par Solénoïde de Mircea Cărtărescu, roman traversé par les rêves, les parasites, les géométries impossibles et les tentatives d’évasion hors du réel, Thousand Fates rassemble sept morceaux chantés, nourris de krautrock et de psychédélisme.

Après « Island », déjà disponible en images, la formation dévoile « Psaume 45 », second extrait de l’opus, accompagné d’une vidéo réalisée par Philomène de Broqua.

Dans ce titre, les répétitions tendues, les bifurcations mélodiques et les textures plus abrasives dessinent une matière mouvante : les motifs se divisent, se répondent puis se transforment, comme si chaque chanson ouvrait une chambre secrète vers la suivante.

Siam Coudrais et Grégoire Léauté Culioli s’appuient sur une batterie nerveuse, des guitares à la fois tranchantes et mélodiques, ainsi que sur les arrangements ponctuels de Frédéric D. Oberland, connu notamment pour Foudre et Oiseaux-Tempête. Le disque installe ainsi une tension entre urgence punk, lenteur hypnotique et narration onirique.

Musicien et compositeur, Grégoire Léauté Culioli a évolué au sein de plusieurs formations, notamment Son Of aux côtés d’Arnaud Mazurel, ex-Jack The Ripper. Il compose aussi pour le spectacle vivant et s’est produit au plateau, notamment à l’Odéon pour Phèdre(s) de Krzysztof Warlikowski, puis en 2025 à la MC93 de Bobigny pour Le Seigneur des Porcheries de Paul Balagué. Il appartient également au Tony Collectif.

Après des études de photographie, Siam Coudrais cofonde eightycuts. Batteur et compositeur, il poursuit en parallèle une réflexion autour de l’image, de l’intensité et de la sensation.

Clips

« Psaume 45 » : https://www.youtube.com/watch?v=1fBDJpEAfgE

« Island » : https://www.youtube.com/watch?v=Oayn6wAV2Qw

Peter Kernel

Le cœur brisé de Peter Kernel

Écrit par

Le groupe Peter Kernel vient de partager le single « Heartbreak ». Accompagné d’une vidéo, il raconte le chagrin d'amour non comme un événement soudain, mais comme une présence familière et récurrente, une habitude difficile à abandonner, faite de désir, de nostalgie et d’ironie.

Musicalement, c'est l'un des titres les plus immédiats et mélodiques jamais écrits par le groupe, construit sur la tension entre désirer ce qui fait mal et résister à ce dont on ne parvient pas vraiment à se détacher.

Formé en 2005, Peter Kernel est composé d'Aris Bassetti (guitare, voix, arts visuels) et Barbara Lehnhoff (basse, voix, film). Indépendants depuis toujours, ils publient sur leur propre label, On The Camper Records, développant un univers artistique qui unit musique, arts visuels et design au sein d'une identité unique immédiatement reconnaissable.

Sur « Heartbreak », Peter Kernel poursuit cette trajectoire sans jamais perdre ce qui fait son identité : une pop libre, physique et singulière, capable de transformer les émotions les plus familières en quelque chose de nouveau.

Le clip de « Heartbreak » est disponible là 

Peter Kernel annonce aussi une série de concerts en France au mois de Novembre :

19 Novembre - La Peniche - Chalon Sur Saone

20 Novembre - Des Pies Chicaillent - Rennes

21 Novembre - Festival Invisible - Brest

22 Novembre - Jokers - Angers

26 Novembre - Bruit Blanc - Briançon

27 Novembre - Coop De Mai - Marseille

28 Novembre - Vacarme Exquis - Bourg Valences

The Lost Wave

Le futur de The Lost Wave

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Basé à Anvers, The Lost Wave réunit des musiciens belges, néerlandais et espagnols. Cette identité transfrontalière irrigue une musique ouverte, sincère et fédératrice. Le 28 août 2026, la formation publie Becoming, un premier EP de cinq titres retenus parmi plusieurs dizaines de compositions, puis éprouvés sur les planches.

Enregistré aux studios De Kiem, près d’Anvers, cet opus retrace un cheminement intime et collectif. The Lost Wave y aborde le lâcher-prise, la nécessité de fixer ses limites, la traversée des périodes sombres et le retour à la résilience. Son rock alternatif conjugue murs de guitares, mélodies dépouillées, basse funky et duos de six-cordes teintés de psychédélisme et de post-punk.

Des voix tantôt vulnérables, tantôt puissantes, renforcent les contrastes du disque sans en rompre la cohérence. Becoming marque ainsi l’aboutissement d’un parcours consacré au mouvement et à la métamorphose. Par ses chansons comme par ses concerts, le band entend réunir les amateurs de sensations fortes, les passionnés de musique et les âmes solitaires au sein d’un collectif accueillant, où chacun peut se reconnaître.

Pour plus d'infos, voir page 'Artistes' en cliquant sur The Lost Wave, en vert, dans le cadre 'Informations complémentaires', ci-dessous.

TRAVO

TRAVO avance sur terrain vague

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Le quatuor portugais TRAVO publiera « WASTELAND » le 2 octobre 2026 sous la bannière de Fuzz Club, en partenariat auprès de Spinda Records et gig.ROCKS! pour l’Espagne et le Portugal. Premier disque du combo chez le label londonien, ce quatrième opus studio marque un virage vers un psych rock plus lourd, traversé par le krautrock, les textures industrielles et une tension proche du metal.

Originaire de Braga, la formation a enregistré ces sept titres au début de 2026 aux ARDA Recorders de Porto. Jaime Arellano, connu pour ses collaborations auprès de Ghost, Ulver et Behemoth, en assure la production, le mixage et le mastering. L’écriture s’est concentrée sur un peu plus d’un mois de répétitions, alors que les séances étaient déjà réservées : une contrainte qui nourrit l’urgence du long playing sans l’enfermer dans une agitation uniforme.

Après les thèmes fantastiques d’« Astromorph God », TRAVO se tourne ici vers des préoccupations plus immédiates. Techno-anxiété, déconnexion, dystopie, amour, mort, renaissance et quête d’une spiritualité collective structurent le propos. Chaque morceau puise librement dans une section de « The Waste Land », le poème de T. S. Eliot, dont les motifs de fragmentation résonnent dans l’écriture du disque.

Sur le plan sonore, riffs sombres, guitares tantôt harmoniques, tantôt dissonantes, synthétiseurs plus présents et section rythmique précise composent un ensemble dense. Le chant passe du falsetto aux cris et growls, tandis que des charges rapides alternent auprès de développements plus lents et massifs. La formation conserve ainsi l’impact frontal qui caractérise ses concerts, immortalisé lors d’une session KEXP, tout en ménageant quelques respirations ambient.

Le premier extrait, « Burial », ouvre cet univers sur une rythmique pressante, des motifs de guitare anxieux et un chant hypnotique. Son clip officiel traduit cette sensation d’étouffement par une réalisation tendue, fidèle à l’atmosphère du morceau. Plus qu’une simple introduction, le titre fixe le cap de « WASTELAND » : une musique abrasive, compacte, mais attentive aux contrastes et aux ruptures.

Après trois années de tournées européennes, TRAVO transforme donc l’intensité acquise sur les planches en un elpee cohérent, ancré dans les inquiétudes contemporaines. « WASTELAND » paraîtra en vinyle, CD et numérique le 2 octobre 2026. « Burial » et le morceau-titre sont déjà disponibles à l’écoute.

Ministry

Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes ont donc jugé nécessaire de rendre la pareille à « Trumplethinskin » sur un nouveau single sorti récemment, intitulé « We Hate ».

« We Hate » est le deuxième titre extrait du dernier long playing de Ministry, « Hate To Go (Take Out Or Delivery) », qui sortira le 30 octobre chez Cleopatra Records. Il fait suite au clip de « Burned Out », publié en juillet. Cet opus viendra clore une incroyable carrière de 45 ans qui a façonné tout un genre musical.

Depuis 1981, Ministry et Jourgensen sont reconnus comme des pionniers de la musique industrielle, comptant à leur actif 17 albums studio et 8 live, 8 projets parallèles, de nombreuses tournées sur les cinq continents, une autobiographie, deux documentaires et, bien sûr, d’innombrables adeptes et fans dévoués.

Cependant, avant de faire ses adieux, le créateur et passionné de musique Jourgensen a quelques mots à dire dans cet LP sur l’état du monde, ceux qui sont aux commandes et la manière dont nous devrions tous aller de l’avant ensemble.

On y trouve également une dernière collaboration remarquable avec Paul Barker, membre historique du groupe, sur le tout dernier titre « We’re Still Here », aux côtés des contributions des compagnons de scène actuels de Jourgensen : les guitaristes Monte Pittman et Cesar Soto, le bassiste Paul D’Amour, le claviériste John Bechdel et le batteur Pepe Clarke Magaña.

Pour découvrir le clip corrosif du nouveau single « Hate to Go, c’est là

 

 

Abstract Concrete

Le petit monde d’Abstract Concrete

Écrit par

Abstract Concrete publie « Small World », son premier titre inédit depuis son disque éponyme de 2023. Le single s’accompagne d’un clip disponible là

Cette parution intervient après deux tournées européennes menées dans onze pays. Le collectif londonien s’est également produit lors de plusieurs festivals, dont Dig That Treasure et Outer Waves au Royaume-Uni, puis Primavera Festival en Espagne.

Le morceau puise à l’origine dans l’europop yé-yé des années 1960, la physique quantique et Silence de John Cage. Selon la formation, sa conception a ensuite pris une direction imprévue, au gré des transformations du son.

Mené par Charles Hayward, cofondateur de This Heat et Camberwell Now, Abstract Concrete rassemble plusieurs musiciens londoniens issus des courants underground et expérimentaux européens. La formation annonce d’autres informations prochainement.

The Waterboys

The Waterboys et Steve Earle : Fisherman’s Blues en eaux vives

Écrit par

The Waterboys – Fisherman’s Blues Revue feat. Steve Earle

Certaines tournées anniversaire se bornent à exhumer un disque culte, à en suivre docilement l’ordre des titres et à miser sur la nostalgie. Mike Scott n’a jamais vraiment appartenu à cette catégorie. Pour cette ‘Fisherman’s Blues Revue’, The Waterboys emprunte donc une autre voie : retrouver non seulement les chansons, mais l’esprit d’une période où folk irlandais, rock, country, soul et poésie se mêlaient sans solliciter l’aval de quiconque. Aucune première partie n’est prévue au programme. La file, impressionnante, s’étire jusqu’aux abords de la Bourse. Votre serviteur triche un peu et se glisse vers l’entrée en trentième position afin d’obtenir une place assise à l’étage. Pour rendre l’aventure plus savoureuse encore, Scott a convié un compagnon de route idéal : Steve Earle, figure majeure de l’Americana, qui ne se contente pas d’interpréter trois chansons avant de disparaître. Il rejoint pleinement la troupe, à la guitare et à la mandoline. Le concept revendique d’ailleurs l’esprit de la Rolling Thunder Revue de Bob Dylan : des musiciens qui entrent, sortent, échangent leurs répertoires et transforment le concert en vaste hootenanny électrique.

À Bruxelles, le terme « vaste » n’a rien d’abusif : près de trois heures de musique, de 19 h 30 à 22 h 25, pour vingt-sept morceaux. De la Big Music avant le retour vers l’Irlande. L’ouverture par « Don’t Bang The Drum » tient presque lieu de manifeste. Avant de plonger dans les brumes celtiques de Fisherman’s Blues, Mike Scott rappelle d’abord ce qu’incarnaient les Waterboys du milieu des années 80 : une formation capable de bâtir un rock ample, romantique, fervent, sans basculer dans le pompeux. « Glastonbury Song », « How Long Will I Love You ? », puis surtout « A Girl Called Johnny », prolongent ce retour en arrière. Cette dernière précède d’ailleurs la présentation des musiciens, comme si Scott voulait souligner que cette Revue repose autant sur ceux qui l’entourent que sur sa propre présence. Le plateau impressionne : Steve Wickham au violon, Brother Paul aux claviers, Famous James au piano, Aongus Ralston à la basse, Eamon Ferris à la batterie et Roar Øien à la lap steel, avant même l’arrivée de Steve Earle (Page ‘Artistes’ ici).

Ce sextuor élargi a été pensé pour retrouver la liberté instrumentale des années Fisherman’s Blues. Puis surgit « The Whole Of The Moon ». Impossible pour Scott d’écarter l’un des sommets de son catalogue, mais la soirée ne s’articule finalement pas autour de ce classique. Très vite, le concert quitte le territoire des « tubes » pour chercher une matière plus organique. Par « We Will Not Be Lovers » et « Medicine Bow », les Waterboys renouent avec cette tension qui a toujours rendu leur musique difficile à enfermer dans une simple case folk-rock. Et lorsque résonnent « The Raggle Taggle Gypsy », « Sweet Thing / Blackbird », « Strange Boat » ou l’instrumental « Dunford’s Fancy », nous revoilà dans cette zone musicale singulière où Van Morrison croise les pubs de Galway, où Dylan rencontre la tradition irlandaise et où un violon peut occuper autant d’espace qu’une guitare électrique. La présence de Steve Wickham demeure essentielle. Il reste l’un des principaux liens vivants avec cette époque et son violon constitue depuis toujours l’une des signatures émotionnelles du Fisherman’s Blues des Waterboys. La première partie s’achève magnifiquement par « The Stolen Child », adaptation du poème de W.B. Yeats : un moment suspendu rappelant que, chez Mike Scott, littérature et mysticisme n’ont jamais servi de simples ornements.

Après un entracte de vingt minutes, Steve Earle entre dans la danse pour la seconde partie du set, et la soirée change aussitôt de couleur. Plutôt que de lui ménager une simple parenthèse acoustique, les Waterboys plongent directement dans son univers par « Copperhead Road ». Un sacré choix pour relancer les hostilités.

La rencontre fonctionne précisément parce que ces deux mondes partagent beaucoup plus de points communs qu’il n’y paraît. Scott vient du rock britannique nourri de folk irlandais ; Earle de la country, du folk américain et du roots-rock. Tous deux cultivent pourtant la même fascination pour Dylan, les chansons traditionnelles et cette conviction qu’un morceau doit pouvoir tenir sur quelques accords, pourvu qu’il raconte une histoire.

« Guitar Town », « My Old Friend the Blues » et « I Ain’t Ever Satisfied » transforment alors momentanément l’Ancienne Belgique en saloon imaginaire. « Volver A Celaya » ajoute une autre nuance à cette revue qui refuse décidément les frontières musicales. C’est ici que le concept prend tout son sens : il ne s’agit plus vraiment de « The Waterboys en compagnie de Steve Earle », mais d’une bande de musiciens puisant simultanément dans deux répertoires. Même « Dead Flowers » des Rolling Stones trouve naturellement sa place entre « When Ye Go Away », « When Will We Be Married ? », « Come Back To Galway » et « Has Anybody Here Seen Hank ? ».

Country, folk irlandais, rock’n’roll : à ce stade, inutile de chercher où commence l’un et où s’achève l’autre. Parmi les titres qui résument le mieux l’entreprise, « And a Bang On The Ear » occupe forcément une place particulière. Lors du lancement de cette Fisherman’s Blues Revue à Glasgow quelques jours plus tôt, Steve Earle avait déjà pris part à une version réinventée du morceau, enrichie de paroles personnelles intégrées au récit de Scott. La presse britannique a souligné combien cette collaboration donnait un nouvel élan au répertoire au lieu de se contenter de le reproduire. C’est probablement la grande réussite de cette tournée : le passé irrigue chaque instant, sans jamais se figer en pièce de musée. Reste encore le rappel. Steve Earle l’ouvre par « The Galway Girl », morceau si compatible avec l’univers des Waterboys qu’on pourrait presque oublier qu’il ne leur appartient pas. Arrive enfin « Fisherman’s Blues ». Nul besoin de le placer au début du spectacle ni d’en faire l’unique raison d’être de la soirée.

Plutôt que de conclure par un dernier tube des Waterboys, tous se rassemblent autour du traditionnel « Will The Circle Be Unbroken ? ». Pendant 2 h 55, l’Ancienne Belgique aura vu se croiser Écosse, Irlande et Amérique, poésie et rock’n’roll, mandoline, violon, piano et lap steel guitar.

En conclusion : une soirée généreuse, parfois presque excessive par sa durée, mais dont l’ampleur participe pleinement au plaisir ressenti ; moins une commémoration de Fisherman’s Blues qu’une célébration vivante de tout ce qui l’a rendu possible.

(Organisation : Greenhouse Talent)

Boogie Beasts

Le blues de Burnside rallumé au fuzz par les Boogie Beasts

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Boogie Beasts feat. Kenny Brown

Il y a des soirs où le Zik-Zak évoque moins une salle de concert du Brabant wallon qu’un vieux juke joint égaré au cœur du Mississippi. Samedi 29 août, quelques mesures ont suffi aux Boogie Beasts pour faire voyager Ittre de l’autre côté de l’Atlantique. Pour cette soirée particulière, le quatuor belge avait convié un invité de premier plan : Kenny Brown, ancien compagnon de route et guitariste de R.L. Burnside. Le contexte donnait forcément une couleur singulière au concert. En 2026, les Boogie Beasts célèbrent leurs quinze ans d’existence ainsi que le centenaire de la naissance de R.L. Burnside, auquel ils viennent de consacrer le long playing « Don’t Be So Mean ! ». Sorti en avril, ce disque rassemble onze morceaux issus de l’univers du maître du North Mississippi Hill Country Blues, entourés notamment de Duwayne Burnside, Luther Dickinson, G. Love, Pablo van de Poel, Cedric Maes et, justement, Kenny Brown parmi les invités.

Smokin’! ouvre la soirée à 19h30 par son « Hot Heavy Blues » alternatif, croisant stoner désertique, rock massif et tension maîtrisée. Avant l’arrivée des fauves, la formation aux racines belgo-britanniques allume la première mèche et remplit parfaitement son rôle : hausser progressivement la température et préparer les oreilles à la suite. Le Zik-Zak saluera d’ailleurs une première partie qui a lancé les hostilités de belle manière. On pourrait presque parler d’un cinquième membre en la personne de l’ingénieur du son Olivier Delescaille, qui a retravaillé les morceaux de Smokin’! pour leur version live et confirme une solide maîtrise de son domaine (Page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « Coming Up », Grace », « Bones », « Home Town », « Blues Bell », Grave Diggetz », « Time ».

Puis arrivent les Boogie Beasts. Inutile, chez eux, de chercher un blues lisse, repassé et rangé dans sa boîte. Chez les Belges, le genre garde les chaussures couvertes de boue. Jan Jaspers et Patrick Louis font rugir leurs guitares, Fabian Bennardo lacère l’air à l’harmonica, tandis que Gert Servaes martèle derrière ses fûts un rythme primitif, répétitif, presque tribal. La formule paraît élémentaire sur le papier ; sur les planches, elle devient redoutable.

Le Hill Country Blues repose précisément sur cette idée : moins raconter une histoire harmonique que provoquer une transe. Un riff tourne, la batterie s’y arrime, l’harmonica vient tailler dans l’ensemble, puis tout recommence jusqu’à ce que le morceau semble perdre toute notion de début ou de fin. Les Boogie Beasts comprennent parfaitement cette mécanique, mais refusent d’en livrer une reconstitution historique. Ici, Burnside traverse le garage rock, le fuzz et une brutalité contemporaine qui évoque parfois davantage une cave surchauffée qu’un club de blues traditionnel. Kenny Brown page ‘Artistes' là)

, bras droit historique de R.L. Burnside, ancre cette filiation. Les titres de « Don’t Be So Mean ! » forment évidemment le cœur de cet univers. « Jumper On The Line », « Going Down South », « Skinny Woman », « Shake ’Em On Down », « Poor Black Mattie » ou encore « Snake Drive » possèdent cette même matière : quelques accords, un groove obsédant et l’impression que le morceau pourrait tourner vingt minutes sans perdre en tension. Sur disque déjà, le quatuor ne se contente pas de reproduire Burnside : il passe son répertoire dans une broyeuse où se mêlent blues, garage et psychédélisme. Ce soir, une présence modifie toutefois l’équilibre. Lorsque Kenny Brown rejoint les Belges, la soirée gagne en profondeur. Pas le simple « guest » venu poser quelques notes avant de disparaître : Brown établit un véritable pont vers l’histoire célébrée. Compagnon de route de R.L. Burnside durant des décennies, également associé à Junior Kimbrough, le guitariste connaît cette musique de l’intérieur. À ses côtés, les Boogie Beasts n’ont pourtant rien d’élèves intimidés. La rencontre fonctionne parce qu’aucune génération ne cherche à s’effacer devant l’autre. Brown apporte une guitare slide rugueuse, terrienne, jamais démonstrative par réflexe. Les Beasts lui opposent leur mur de fuzz et leur énergie garage. Deux époques dialoguent sans donner l’impression de visiter un musée du blues. C’est là que réside l’une des grandes réussites de cette soirée. Rendre hommage à R.L. Burnside aurait pu conduire à une révérence un peu scolaire. Les Boogie Beasts choisissent l’inverse : saisir cette musique, la salir encore et la remettre en mouvement. Une démarche fidèle à l’esprit de « Don’t Be So Mean ! », où Kenny Brown participe aux versions de « Skinny Woman » et « Snake Drive ».

Quand la formation accélère, le Zik-Zak paraît vite trop étroit pour contenir le groove. Les riffs tournent en boucle, Servaes cogne dans une économie de moyens qui décuple la puissance, Bennardo fait hurler son harmonica et les guitares se répondent entre saturation et slide. Nul besoin d’effets spectaculaires : un ampli, un riff, du rythme, et la mécanique s’enclenche. Le blues demeure ici une musique vivante. C’est aussi ce qui distingue les Boogie Beasts de nombre de formations blues-rock. Le quatuor ne cherche pas le grand solo héroïque ni la démonstration technique permanente. Son moteur se situe plus bas : dans le ventre. Un morceau doit d’abord groover avant de briller. Une guitare peut grincer, une note déraper, un harmonica hurler. Cette imperfection assumée donne au concert son impact physique. On retrouve quelque chose de John Lee Hooker, du blues hypnotique de Burnside et de Junior Kimbrough, mais aussi cette intuition partagée par des combos comme The Black Keys : entre blues primitif et garage rock, la frontière reste très mince.

Au Zik-Zak, cette musique trouve un terrain particulièrement favorable. La proximité entre le podium et l’auditoire abolit presque toute distance. Impossible d’observer poliment un band de blues depuis le fond de la salle : dès que le riff démarre, chacun se retrouve happé par la même machine. Le concert se transforme peu à peu en longue cérémonie électrique, où les morceaux semblent s’enchaîner davantage par leur pulsation que par une logique de démonstration.

Lorsque la dernière décharge retombe, il reste l’impression d’avoir assisté à bien plus qu’un simple hommage. Burnside n’est plus là, mais son blues respire encore. Les Boogie Beasts auraient pu regarder dans le rétroviseur ; ils préfèrent appuyer sur l’accélérateur. Aux côtés de Kenny Brown, le quatuor belge rappelle d’où vient cette musique tout en prouvant qu’elle peut encore sonner dangereuse, charnelle et actuelle en 2026. Pas de vernis vintage inutile, pas de leçon d’histoire interminable : des guitares crades, une batterie obstinée, un harmonica possédé et ce groove du Mississippi capable de transformer une salle d’Ittre en juke joint pendant quelques heures. Pour ses quinze ans, Boogie Beasts pouvait difficilement trouver meilleur compagnon de fête qu’un musicien ayant vécu cette histoire auprès de R.L. Burnside. Et pour le Zik-Zak, la rentrée commence dans le fuzz, la sueur et le boogie.

En résumé : un hommage qui regarde Burnside droit dans les yeux plutôt que de s’incliner devant sa légende.

Pour l’anecdote, lorsque le guitariste de Smokin’! est retourné en loge ranger ses guitares, Kenny Brown

effectuait des pompes, preuve d’une discipline qui l’aide à rester en forme.

Setlist : « Jumper On The Line », « Alice Mae », « Poor Black Mattie », « France Chance », « Peaches », « Fireman Ring The Bell », « Shake ‘Em On Down », Walking Blues », « Skinny Woman », « Shake Your Moneymaker », « Going Down South », « Blues #2 », « Snake Drive », « Big Mama’s Door ».

Rappel : « Nobody But You », « You Don’t Love Me »

(Organisation : Rock Nation et Zik-Zak)

Julie Compagnon & Antoine Goudeseune

The Ballad Of J and A : The Beatles are Dead. Long live the Beatles !

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Reprendre les Beatles est probablement l’une des meilleures façons de se casser les dents sur scène. Tout le monde connaît les chansons, chacun possède sa version préférée et la moindre fausse bonne idée peut rapidement transformer l’hommage en karaoké nostalgique. The Ballad of J&A choisit heureusement une autre voie. Pas de vestes militaires bariolées, pas de coupe au bol, pas de faux accent de Liverpool ni de reconstitution maniaque d’Abbey Road. Au Zik-Zak d’Ittre, Julie Compagnon et Antoine Goudeseune débarquent avec presque rien : une voix, des guitares et un répertoire qui, lui, pèse quelques tonnes dans l’histoire de la musique populaire. Et cela suffit largement. Car plutôt que de vouloir « refaire » les Beatles, The Ballad of J&A préfère démonter leurs chansons pour en retrouver l’ossature. Une démarche qui peut sembler évidente mais qui demande une certaine audace quand on s’attaque à Lennon, McCartney, Harrison et Starr. Une fois les arrangements luxuriants retirés, une question demeure : les chansons tiennent-elles encore debout ? La réponse ne tarde pas. Deux personnes face à une montagne. Le décor du Zik-Zak est réduit à l’essentiel. Quelques lumières, des projections, deux artistes et cette proximité caractéristique de la salle d’Ittre où il est difficile de tricher avec le public. C’est précisément le terrain de jeu qu’il fallait à The Ballad of J&A. Sous une telle configuration, impossible de se réfugier derrière un mur de décibels ou une section rythmique. Chaque accord est exposé, chaque respiration devient audible et le silence lui-même participe aux arrangements. Dans ces conditions, les compositions des Beatles apparaissent sous un autre jour. Des mélodies entendues plusieurs milliers de fois retrouvent soudain quelque chose de presque fragile. Et c'est là que le duo commence véritablement à séduire.

Julie Compagnon, c’est surtout :  ne pas jouer à Lennon ou McCartney. La première bonne idée de Julie Compagnon consiste à ne jamais essayer de ressembler à quelqu’un d’autre. Cela semble basique. Ça ne l’est pas. Combien de formations consacrées aux Beatles finissent par transformer leurs chanteurs en imitateurs plus ou moins convaincants de Lennon ou McCartney ? Ici, rien de tout cela. Julie prend les chansons, les fait passer par sa propre sensibilité et leur impose naturellement une autre couleur. Sa voix peut se montrer délicate, chaleureuse, parfois plus ample, mais ne vient jamais écraser les morceaux. Sur les titres les plus dépouillés, l’effet devient particulièrement convaincant. Privées de leur habillage original, certaines mélodies semblent presque révéler leurs coutures. On entend mieux les harmonies, les changements d’accords, les petites trouvailles mélodiques qui ont permis à ces chansons de traverser les décennies sans véritablement vieillir. Julie possède également cette qualité indispensable pour une soirée de ce type : elle parle au public sans donner l’impression de réciter une fiche Wikipédia consacrée aux Beatles. Quelques anecdotes, quelques explications, quelques sourires. Rien de pesant. Le concert garde ainsi son mouvement et évite le piège de la conférence musicale entrecoupée de chansons.

Antoine Goudeseune fait le boulot de quatre musiciens. À quelques mètres de là, il possède une mission nettement moins confortable qu’elle n’en a l’air. Faire oublier l’absence d’une basse, d’une batterie, de plusieurs guitares, d’un piano et parfois même d’un orchestre avec seulement six cordes. Bonne chance. Mais Antoine connaît suffisamment bien l’univers des Beatles pour ne pas chercher à tout reproduire. Et c’est précisément ce qui fonctionne. Sa guitare ne copie pas les versions originales : elle les suggère. Quelques lignes mélodiques surgissent ici, une basse apparaît entre deux accords ailleurs, une rythmique prend momentanément possession du morceau avant que le fingerpicking ne vienne remplir l’espace. Il joue beaucoup. Mais surtout, il joue ce qu’il faut. Pas davantage. Dans un exercice acoustique, cette retenue vaut parfois beaucoup plus qu’une démonstration de virtuosité. Les morceaux respirent et, chose assez remarquable, ne semblent pratiquement jamais « vides ».

On en oublierait presque qu’il manque trois Beatles derrière eux. Heureusement, personne ne déguise personne. Le grand mérite de The Ballad of J&A réside finalement dans cette volonté permanente de rester à distance du tribute band traditionnel. Les Fab Four sont évidemment partout pendant la soirée. Mais leur fantôme ne vient jamais étouffer les deux artistes présents sur les planches. Le duo préfère célébrer l’écriture plutôt que l’iconographie. Ce qui change beaucoup de choses. Car les chansons de Lennon et McCartney, mais également celles de George Harrison, peuvent supporter presque toutes les transformations lorsqu’on ne touche pas à ce qui les rend essentielles. Une mélodie. Quelques accords. Et parfois trois minutes de pop quasiment parfaites. Cette approche permet également au projet d’élargir son horizon au-delà des seules années Beatles. Les carrières solos de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr viennent naturellement prolonger le voyage. Une excellente idée. Non seulement parce qu’elle permet de sortir des incontournables, mais aussi parce qu'elle raconte implicitement ce qui s'est passé après l'explosion du combo. Quatre musiciens qui avaient construit ensemble une machine pop presque parfaite avant de partir chacun de leur côté. The Ballad of J&A ne propose donc pas simplement une collection de « greatest hits ». Il dessine un parcours.

Un Zik-Zak transformé en salon. Au fil de la soirée, une autre composante devient progressivement essentielle : le public. Pour les Beatles, il suffit parfois de quelques secondes. Trois accords. Une mélodie familière. Et les souvenirs remontent. Certains spectateurs chantonnent. D’autres reprennent franchement les refrains. Quelques-uns ferment simplement les yeux. Le Zik-Zak prend alors des airs de gigantesque salon dans lequel chacun semble connaître les chansons depuis toujours. Cette proximité fonctionne d’autant mieux que Julie Compagnon et Antoine Goudeseune n’installent jamais cette frontière artificielle que certains concerts imposent entre scène et salle. Les regards circulent. Les sourires également. Quelques plaisanteries viennent détendre l’atmosphère et l'on sent surtout deux musiciens qui prennent du plaisir à jouer ensemble. Cela peut sembler secondaire. Ça ne l’est jamais. La complicité ne se programme pas sur une pédale d’effet. Et lorsqu’elle existe, le public la ressent immédiatement. Ce soir-là au Zik-Zak, pas besoin de traverser Abbey Road pieds nus, de ressortir les uniformes de Sgt. Pepper ou de demander où était Paul en 1966. Une voix. Une guitare. Des chansons. Et environ 60 ans après leur naissance, elles font toujours le boulot. The Beatles are Dead. Long live the Beatles.

(Organisation : Rock Nation + Zik-Zak)

Jack Art

Like Mother, Like Daughter : Jack Art dans les pas de Candy Rose

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Après avoir dévoilé un 1er single/clip  "Sitting on Top of the World" le 18 juin dernier, le talentueux songwriter et multi-instrumentiste Jack Art en révèle un 2nd : "Like Mother, Like Daughter (In the Steps of Candy Rose)", ce 17 septembre 2026 !

La sortie nationale du double album-concept "Grand Hotel" de Jack Art est prévue, quant à elle, le 11 décembre 2026.

A travers une série de scènes qui se déroulent à différentes époques autour du bar du Grand Hotel, une jeune femme marche, parfois malgré elle, dans les pas de sa mère, la mystérieuse Candy Rose ("The Life and Times of Candy Rose", 2017).

Entre les séquences narratives, Jack Art apparaît comme un fil conducteur, interprétant la chanson face caméra et reliant ainsi le passé au présent ; jusqu'à faire dialoguer deux destins séparés par les années.

Porté par la réalisation d'Alexis Da Costa et la présence de Rose dans le rôle principal, le clip interroge cette frontière fragile entre transmission, fascination et liberté : sommes-nous condamnés à revivre l'histoire de ceux qui nous ont précédés ou pouvons-nous écrire la nôtre ?

Ces 2 titres sont extraits du nouvel album "Grand Hotel".

Le clip est à découvrir ici.

Eddy de Pretto

Eddy de Pretto, sous influence » : le retour d'une écriture qui dérange !

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Après plus de 700.000 albums vendus et plus d’1 milliard de streams, Eddy de Pretto signe son grand retour avec « sous influence ». Un retour à son écriture signature qui met en lumière ces vérités qui nous dérangent tous.

« Lors de l'écriture de ce titre, j'avais envie de parler de cette sensation que nous connaissons tous : celle de croire que nos choix nous appartiennent, alors qu'ils sont souvent dictés par le regard des autres, les tendances ou notre besoin d'être accepté. C'est une chanson sur la perte de repères, le conformisme et cette contradiction permanente entre l'envie d'être unique et celle de ressembler aux autres. À travers un refrain fédérateur, j'ai voulu transformer cette réflexion en un morceau qui questionne notre époque autant qu'il donne envie de danser. »

« sous influence » signe le premier chapitre d'une nouvelle ère, épique mais profondément humaine, qui questionne les solitudes d'une époque où nous sommes pourtant plus connectés que jamais. Alors, nos choix nous appartiennent-ils vraiment ? Qui influence qui en premier ?

Cette première sortie sera accompagnée d’une performance live immersive et collective exceptionnelle, créée sur mesure pour l’occasion. « Qui influence qui en premier ? », transforme une performance scénique en véritable expérience sociale, où chaque participant devient acteur de l’œuvre.

Une réflexion grandeur nature autour de l’influence, du conformisme, du regard des autres et de la puissance du collectif.

Le teaser est à découvrir ici.

Tender Ender

Darkness comme du chocolat noir…

Tender Ender vient de partager « Darkness », un nouveau single accompagné d’un clip qu’il a lui-même réalisé, offrant un premier aperçu de son futur deuxième album, « Red Kites », dont la sortie est prévue le 13 novembre 2026.

Construit autour du son chaleureux d’un modeste orgue de salon et de sa charmante section rythmique intégrée, « Darkness » est un duo doux-amer qui oscille entre mélancolie et espoir. Mêlant la riche voix de baryton de Thomas Schmidiger celle haletante de Sabine Ruch, la chanson évoque un concert intimiste dans un salon, intemporel, sobre et discrètement inspirant.

Schmidiger décrit ce titre comme ‘un hymne aux dimensions d’un salon’, où l’orgue de salon ‘déroule le tapis rouge pour une rêverie apaisante d’évasion’. Il explique que « Darkness » doit être appréhendé comme du chocolat noir : ‘doux-amer, velouté et réconfortant’, invitant les auditeurs à découvrir ‘un duo raffiné entre lui et elle, chantant un autre temps et un autre lieu ‘.

Réalisé par Schmidiger, le clip qui accompagne le titre trouve la beauté dans le quotidien. Avec pour toile de fond la moisson annuelle de blé, il capture des nuées de milans royaux tournoyant au-dessus des champs, transformant une scène rurale banale en une réflexion sereine sur la nature, l’industrie et l’indifférence.

Moins d’un an après ses débuts acclamés, Thomas Schmidiger continue d’affiner le son singulier de Tender Ender sur « Red Kites ». Mêlant pop film noir, mélancolie ambiante et ballades au piano, l’opus ramène son écriture à l’essentiel. Construit autour de l’orgue de salon et enrichi par l’harmonium, le vibraphone, la pedal steel et le piano, cet elpee incarne l’idée d’une musique faite pour être partagée dans un salon plutôt que consommée passivement.

Grâce  à son assurance tranquille et sa profondeur émotionnelle, « Red Kites » confirme encore davantage Tender Ender comme un auteur-compositeur dont la plus grande force réside dans le pouvoir de la retenue.

Pour découvrir le clip du nouveau single « Darkness », c’est là

 

 

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