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Rootbag

Rootbag

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Richard Van Bergen est néerlandais. Il est considéré comme l'un des meilleurs guitaristes de blues dans son pays. Ce n'est plus un débutant puisqu'il a participé aux sessions d’enregistrement de Sugarcane, T-99, JW Roy et Dede Priest. Il puise ses influences majeures dans le Delta Blues du Mississippi, qu’il mêle aux rythmes de la Nouvelle Orléans et au blues atmosphérique des marais louisianais. Il décrit ainsi son style de ‘gumbo’. Il fonde Rootbag en 2010. Et s’appuie alors sur une excellente section rythmique constituée de Dick Wagensveld à la basse et Jeroen Goossens, à la batterie. Wagensweld est malheureusement décédé, quelques mois après l'enregistrement. L’opus lui est d'ailleurs dédié. Réalisées au sein du Sylvester d'Erik Spanjers, à Utrecht, les sessions ont été exhumées et confiées aux soins de Mischa Den Haring (T-99) et d'Isa Azier.

Votre serviteur découvre Van Bergen. Un guitariste passionné et un excellent vocaliste. Son style est plutôt primaire, mais évolué sous son aspect technique. Le combo me fait parfois penser aux débuts des Black Keys, mais en mieux. Richard signe toutes le pistes. Des compos d’excellente facture. Et qui ne souffrent d’aucune faiblesse.

"Nobody", morceau d’ouverture, et "Tired of being the fool that I am" sont deux pistes tout à fait irrésistibles. Caractérisé par ses percussions tribales et la guitare largement amplifiée, à la sonorité métallique, "Nobody" baigne dans le Delta du Mississippi. "When he comes" est un blues bien traditionnel au cours duquel les percus assurent un rôle primordial. Entrelacées, dédoublées, les guitares y apportent le relief. Créatives, les cordes mettent sans cesse le nez à la fenêtre. A l’instar des entraînants "All the time" et "Give me your heart". Un bottleneck parcourt "Stand in line" de sonorités de cordes lancinantes, une piste envoûtante mais aussi lugubre. "Od on love" est un blues lent et dépouillé. Paisible, la voix s’élève face à la basse métronomique et la six cordes, triturée par les effets des pédales. On en vient alors à "Tired of bein' the fool no more", un titre époustouflant qui nous entraîne au Texas. La section rythmique libère un groove pas possible alors que la voix ainsi que la guitare sont dignes de Jimmie Vaughan. Chargé d’intensité, "Don't lose your pride" adopte un profil funky, assez proche des musiques percussives de New Orleans. "Nothing in this world" trempe dans un swamp rock bien réverbéré. Isa Azier apporte son concours à la gratte sur "Will this love", une plage qui opère un retour vers la Crescent City de Nola. Créatif, ce funk est manifestement hanté par le Little Feat du regretté Lowell George. Van Bergen avoue être un adepte de feu Jimi Hendrix ; et il le démontre tout au long de "Love tells no lies", un blues imprimé sur un mid tempo, au duquel ses cordes ont totalement déjantées. Et puis également lors de la finale, un instrumental intitulé "Od on love (Slight Return)". Un excellent opus.

Et pour que votre info soit complète, sachez que Rootbag est reparti en tournée. Van Bergen est cependant soutenu par une nouvelle section rythmique, soit Roelof Klein à la basse et Jody Van Ooijen à la batterie.

 

Natalie Beridze / TBA

Forgetfulness

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L'an dernier, « What about things like bullet » avait été envoyé sur la toile comme balise de reconnaissance aux confins de notre conscience et j'avais déjà pu vous dire tout le bien que je pensais de cette jeune femme aux identités multiples. Dans une veine électro sombre, cette Caucasienne nous offre un album d'une majestueuse prestance. Par un jeu subtil tout en nuances, le spectre musical de cette artiste se définit graduellement et dessine les contours opaques d'un monde claustrophobe.

Si l'univers ainsi caressé appartient définitivement au monde digital, cette somme d'algorithmes apporte définitivement la réponse par l'affirmative à ces sceptiques qui douteraient encore que l'on puisse trouver trace d'émotions dans ce type de musique.

Faussement bancale et en équilibre incertain, entre murmure et désespoir modulé, la voix de Natalie Beridze se conjugue aux sonorités en apesanteur et se fond dans cette enveloppe de douceur étrange et quelque peu inquiétante. Teinté d'un nihilisme proche du scepticisme (« Nothing ever changes... just rearranges », « Future will (never come) ») et profondément taché de l'encre sale du désespoir, cet album se distingue par une homogénéité opaque d'où jaillissent des éclairs de lune d'une grande beauté.

Oppressante et troublante, la musique de cette artiste que l'on pourrait rapprocher de Trent Reznor (sa reprise du « Hurt » de NIN) offre peu d'espoir de rédemption.

Certes pas un album festif, mais vivement recommandé.

TBA

What about things like bullets

Écrit par

Pas inconnu au bataillon, mais secret jalousement gardé, ce projet solo aux trois initiales énigmatiques recèle de bien belles promesses. Chevauchant des terres glaciales où le vent se retient de souffler, où les nuages sombres se tiennent en suspens et où des rivières d’hédonisme se terminent en cascades de sons binaires, Natalie Beridze est l’architecte solitaire d’un monde fragile au bord d’un précipice qu’on appelle horizon. Aux battements d’un cœur ralenti comme faisant écho à un spleen digital, répond la voix suave de cette jeune fille du Caucase. A l’instar de cette terre sise entre deux continents, sa musique jongle subtilement entre ciel et terre. De ces cinq titres envoyés en éclaireurs sur la toile, se dégage une vision léchée d’un monde cristallisé, où s’il n’est guère aisé de survivre, il est bon de se laisser bercer.

Avec une foi propre à déplacer les montagnes, elle s’attaque au « Hurt » de Nine Inch Nails et y apporte une dimension onirique tout en retenue, que Trent Reznor devrait prendre plaisir à disséquer.

Les portes de la reconnaissance vibrent et tremblent sur leurs gongs. Que vienne une nouvelle ère.

 

Le Grand Popo Football Club

Venom In The Grass

Écrit par

La prochaine coupe du monde de football, prévue pour cet été 2010, aurait-elle incité GPFC à sortir de leur vestiaire ? Une chose est sûre, les patrons du Grand Popo Football Club sont de sacrés branleurs. Ariel Wiezman et Nicolas Errera resserrent leurs crampons, réajustent leurs jambières et sortent des vestiaires la tête haute. Même pas gênés les Français, d’avoir laissé son public, 10 ans sans nouvelles. Souvenez-vous. En 2000, le duo dandy taquinait notre virilité en nous invitant à dandiner sur leur single « Les Hommes C’est Pas Des Mecs Bien », un titre issu de l’elpee « Shampoo Victims », un opus cependant passé discrètement inaperçu.

Une décennie plus tard, Le Grand Popo Football Club nous propose « Venom in The Grass ». 10 ans d’absence, c’est aussi tout un symbole ! Une période souvent mise à profit pour atteindre la pleine maturité. Chez Wiezman et Errera, c’est malheureusement peine perdue. Voguant quelque part entre électro, pop, new wave, new beat et disco, leur musique ne parvient jamais à prendre une direction bien définie. Les sons sont tellement décousus qu’ils finissent par faire des nœuds. Les mélodies sont acidulées ou offrent un goût cherry. Bref, c’est un grand foutoir. Cependant, si les joueurs du Grand Popo Football Club semblent décontractés dans leurs maillots, ils n’en sont pas moins attentifs à la réaction du public. C’est donc en s’octroyant une (belle) part féminine que le Club essaye de faire chavirer les supporters. Transfuge des Putafranges, Tania Bruna-Rosso se pose en passerelle entre l’univers psychédélique des deux affreux et une corde vocale délicate. Résultat au marquoir ? Une galette légère, un tantinet foutage de gueule (mais ça on le savait à l’avance) et un rien agaçante. Mais aussi, un univers désinhibé, translucide et hyper pailleté. Pour l’ambiance on accroche, pour le reste on s’efforcera de garder le sourire.

 

The Big HatBand

Plus d une corde à sa guitare...

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Performeurs wallons, animateurs écossais, les nouveaux éphèbes du rock belge se situent très mal sur les cartographies sonores du pays. Alors, ils prônent la réforme. Sans remettre en cause les institutions, The Big HatBand fait sa révolution. Persuadé que le rock'n'roll peut changer les vies, ces quatre ' Boys In The Band' accélèrent la cadence et se lancent sur un chemin électrique, orageux. Un itinéraire dangereux, parcouru de quelques spectres tutélaires (The Libertines, The Ramones, The Jam) et d'insatiables revenants (Buzzcocks, Wire). Alors, ce nouveau Gang Of Four changera-t-il la donne ? Rien n'est moins sûr. Mais la guitare est dans leur camp...

Si vous nous racontiez votre rencontre ainsi que l'histoire internationale du groupe ? 

A l'origine, Diego (guitare) et moi (Arnaud : chant, guitare) fréquentions la même école secondaire. A Nivelles. Fatalement nous sommes rencontrés ? Nous étions alors âgés de 16 ans. Nous avons commencé à jouer en duo, sans aucune prétention. Puis, un ami nous a rejoint pour se charger de batterie. (NDR : aujourd'hui, c'est Andrew Bolton qui se réserve les fûts) ; et, enfin, Edgar (chant, guitare) est venu compléter le line up. En février 2003, on nous a proposé un premier concert. L'idée ne nous avait pas encore effleuré l'esprit... néanmoins, cette proposition nous a motivés. Les concerts se sont alors enchaînés et nous nous sommes inscrits à des concours. En général, nous avions de bons échos de nos prestations. Après avoir remporté le prix de la Province de Namur lors du 'Fields Rock Festival', nous avons eu la chance d'enregistrer notre première démo. Voilà où nous en sommes aujourd'hui.

Quelle sera la prochaine étape ?

La suite logique de nos aventures nous mènera sans doute à enregistrer un album. Mais pour l'instant, l'heure est au maxi. C'est déjà une certitude : il sera enregistré cet été. En principe, les choses devraient bouger puisque, aujourd'hui, certaines personnalités influentes du paysage musical nous accordent un peu d'attention.

Avez-vous l'impression que le groupe vient de s'ouvrir les portes d'une autre dimension, accédant ainsi à une nouvelle étape dans sa jeune histoire ? 

De toute façon, ce n'est pas ce qui était prévu au départ. Et vous savez pourquoi ? Parce que rien n'était planifié ! Parfois, nous organisions des répétitions, mais nous ne pensions jamais jouer en concert face à un public. Les choses se sont précipitées et, de concerts en concours, nous avons progressé. Pourtant, The Big HatBand n'a pas été programmé. Arnaud (chant, guitare) et Edgar (chant, basse) ne se connaissaient même pas avant la première répétition ! 

Il est relativement difficile de rapprocher The Big HatBand d'un autre groupe de la scène belge. Vous êtes obnubilés par les guitares punk estampillées 1977-1979. Pensez-vous changer votre guitare d'épaule?

Certainement pas ! Nous voulons être le premier groupe en Belgique à percer avec cette musique. Maintenant, on espère qu'une évolution pourra s'opérer et que The Big HatBand sera à la base de ce changement. Showstar, Girls In Hawaï, Flexa Lyndo... on en a marre de cette vague ! The Big HatBand propose autre chose, une alternative. Nous aimerions aussi profiter du peu de moyens mis en place en Communauté française pour nous mettre en évidence. A ce titre, des expériences comme la Fête de la Musique ou le Concours Circuit représentent énormément : nous avons tout à prouver ! 

Vous êtes francophones. Mais lorsque vous vous exprimez en anglais, vous ne rencontrez aucun problème d'accent. Quel est votre secret ? 

Notre secret, il s'appelle Edgar ! Il est Ecossais mais vit à Bruxelles depuis sept ans. Ce qui est drôle, c'est qu'Andrew, notre batteur, est aussi Ecossais. Nous sommes donc le premier groupe belgo-écossais de Belgique. Nous ne rencontrons pas les problèmes d'accent que peuvent éprouver d'autres groupes. Et pour tout dire, nous sommes davantage ancrés dans la culture anglo-saxonne. 

Pour vous, le rock'n'roll est-il un mode de vie ? 

On ne joue pas avec les clichés... Même si, d'un point de vue vestimentaire, on rejette les shorts ! Pour nous, les fringues participent indéniablement à l'imagerie rock. On revendique une certaine classe... ce qui ne veut pas dire qu'on s'habille mieux que les autres ! Pour être rock'n'roll, il suffit d'en jouer, de s'amuser. 

Qui se charge des compositions dans le groupe ? 

C'est Edgar qui gère cet aspect là des choses. Il compose toutes les parties instrumentales. Son frère – qui ne fait pas partie du groupe – se charge d'écrire les textes des chansons... 

Que pensez-vous d'Internet comme vecteur de diffusion musicale ? 

Nous essayons d'être le plus présent possible sur la toile. Aujourd'hui, Internet participe activement à l'évolution du bouche à oreille. Nous allons donc tout mettre en œuvre pour être davantage visible sur Internet. La mise à disposition de notre musique ne nous dérange pas. En règle générale, nous sommes même plutôt favorables au téléchargement. Il nous arrive souvent d'acheter des disques après avoir entendu un artiste via Internet. A partir de ce moment-là, on ne voit pas en quoi cette pratique peut nuire aux artistes téléchargés. Au contraire : on écoute leur chanson sur le web, on va voir les concerts et, généralement, on achète le disque ! De notre point de vue, Internet constitue un incroyable moyen de diffusion. Nous allons développer notre page sur www.myspace.com/thebighatband. Pour construire notre site officiel, nous envisageons l'engagement d'un webmaster. 

Que pensez-vous de l'implication de la presse belge dans la carrière des jeunes groupes issus de la Communauté française ? 

Nous avons joué au Botanique en première partie des Kooks. Et, lors des dernières Nuits du Botanique, nous étions à la même affiche que les Babyshambles de Pete Doherty. Lors de ces deux concerts, l'accueil du public était génial et ce, sans aucune médiatisation. On trouve regrettable qu'un journaliste du Soir se lance sur les traces de Pete Doherty pendant toute une journée sans nous accorder la moindre ligne dans son article. Nous étions une des découvertes belges de ce festival ? Nous sommes issus de la Communauté française. Alors, pourquoi ne pas parler du concert ? Pour notre part, on a vraiment l'impression que la presse belge délaisse complètement son rock national. Elle préfère aller voir ailleurs, ce qu'elle possède déjà à portée d'oreille. Et à mon avis, c'est une erreur. 

 

 

Fastball

All the pain money can buy

Si vous n’avez jamais entendu de Fastball, que du hit single, " The way ", ou du clip consacré à cette chanson, vous imaginez probablement que ce trio pourrait entrer en compétition avec Cake. Et vous avez tout à fait tort. Oh, bien sûr, la suite de l’album recèle bien encore l’une ou l’autre miette de gâteau, mais elles sont tellement rares, qu’il vaut mieux les balayer. Bien que d’Austin dans le Texas, la formation n’émarge pas davantage au blues ou à la country, mais plutôt à la pop. En général, américaine sous son profil le plus fade Parce qu’inspirée par Tom Petty & the Heartbreakers ou Dylan, lorsqu’il était encore flanqué du Band. Heureusement, cet " All the pain money can buy " comporte également ses moments forts. Comme " Charlie the methadone man " et " Sweet water, Texas ", psychédéliques dans l’esprit de 13th Floor Elevator. Ou encore l’élégant " Out of my head ", qui aurait pu figurer dans le répertoire d’Elvis Costello ", voire le surprenant " Soon or later ", à la fois grunge dans le groove et beatlenesque au niveau des harmonies vocales. C’est vrai qu’en disposant de deux chanteurs aussi complets que Tony Scalzo et Miles Zuniga, Fastball peut imaginer, dans le futur, truster les hits. Suffit, de trouver les bonnes chansons !

 

Eightball

Where gravity ends

Corrodé par un metal implacable, âpre, redoutable, Eightball ne fait pas dans la dentelle. Normal lorsqu'on sait que ce quatuor anversois s'inspire directement de Body Count, de Sepultura, de Channel Zero et bien sûr de Black Sabbath. Pas vraiment notre tasse de thé! D'autant plus que le ‘lead singer’ beugle plutôt qu'il ne chante. A un tel point que toute la solution en devient exaspérante. Dommage car ce groupe peut compter sur un excellent drummer, dont le brio n'est pas suffisamment mis en évidence, et surtout d'une seconde voix remarquable, dont le timbre mystérieux, vibrant nous rappelle un certain Rozz Williams (Christian Death)...

 

A Beatband

Jintro Travels The Word In A Skirt (Ep)

Hormis "Ranblind", introduction synthé pop sans grand intérêt, ce mini-CD nous a franchement décontenancés. Quatre fragments complexes, fastueux, énigmatiques fécondés dans l'underground le plus pur. Mais quelle n'a pas été notre surprise d'identifier l'origine belge de cette production. Puis de démasquer pour auteur de ces expérimentations en solitaire le bassiste de dEUS, Stephen Kamil Carlens. Quoiqu’après mûre réflexion, ce "Jintro Travels The Word In A Skirt" est finalement profilé sur un même "Worst Case Scenario"...