Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Bruce Springsteen

Un manifeste de Bruce Springsteen dans les rues de Minneapolis

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Le Boss, Bruce Springsteen, se lève une fois de plus pour affronter un moment difficile de l’histoire des États-Unis, en écrivant un nouvel hymne urgent intitulé « Streets Of Minneapolis », qu’il a partagé plus tôt cette semaine.

À propos du morceau, Bruce déclare :

‘J’ai écrit cette chanson samedi, je l’ai enregistrée hier et je vous la présente aujourd’hui en réaction à la terreur d’État qui s’abat sur la ville de Minneapolis. Elle est dédiée au peuple de Minneapolis, à nos voisins immigrés innocents et à la mémoire d’Alex Pretti et Renee Good’.

Le single est en écoute ici

 

Teen Creeps

C’est aujourd’hui le jour pour Teen Creeps…

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Quatre ans après l’apparition des titres de « Forever » sur KEXP, le trio indie rock gantois Teen Creeps est de retour. Il sortira son troisième elpee, « Today Is The Day », ce 5 septembre. Sur cet album, le chanteur Bert Vliegen digère une rupture amoureuse et réapprend à être heureux. ‘Même si c'est parfois difficile, on finit toujours par sortir du tunnel. C'est le message de « Today Is The Day »’, explique-t-il.

Musicalement, le groupe, composé de Bert Vliegen (Sophia, Whispering Sons), Ramses Vandeneede (Hypochristmutreefuzz, Mooneye) et Joram De Bock (Batsmasher), déborde de confiance en lui. Teen Creeps mêle habilement des influences des années 90 à un rock indie moderne. Le single « Anywhere », véritable hymne, fait autant écho à Japandroids qu'à Dinosaur Jr. Plus discret, « Automatticaly » pourrait être diffusé sur Duyster. ‘Les influences des années 90 font partie de notre ADN. Nous ne sommes pas un groupe rétro, mais nous voulons reprendre le flambeau de nos héros. Ou du moins, entretenir la flamme’, avoue Joram De Bock (guitare).

Pour en connaître davantage sur Teen Creeps cliquez sur le nom du groupe, en rouge, dans le cadre ‘Informations complémentaires’, ci-dessous.

Drop Nineteens

Hard Light

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Après avoir publié « Delaware », en 1992, et « National coma », l’année suivante, Drop Nineteens se sépare. Un peu plus d’un quart de siècle plus tard, la formation bostonienne nous propose son troisième elpee, « Hard light ». En fait, son leader, Greg Ackell, voulait tout simplement savoir à quoi pourrait bien ressembler une compo contemporaine du groupe. Qui s’est donc reformé au 4/5 de son line up originel.

A l’instar de ses deux premiers opus, le band replonge dans le shoegaze, et bien sûr, sous une forme plus actuelle : des harmonies vocales diaphanes (en boucle tout au long de « A Hitch » et ‘byrdsiennes’ sur « Tarentula », une plage qui adresse un clin d’œil à Ride) des cordes de guitares cristallines, crépitantes, brumeuses, fuzzées, entrelacées ou qui hurlent en douceur (« T », une ballade de 7’), une ligne de basse cold ou ondoyante. Un vrai régal pour les oreilles. Le long playing recèle encore une compo jazzyfiante (« Lookout ») un instrumental dépouillé (« Rose with smoke ») et une version acoustique d’un titre de Clientele, « Policeman getting lost » …

Drop Nineteens

Drop Nineteens de retour 3 décennies plus tard…

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Il y a presque 30 ans, Drop Nineteens splittait. Il avait gravé son chef-d'œuvre shoegaze « Delaware » en 1992 et partagé la scène avec des groupes comme Radiohead, Hole, Blur, PJ Harvey et Smashing Pumpkins. Lorsque la formation a cessé d'exister, son chanteur et compositeur Greg Ackell s'est senti satisfait. Il avait le reste de sa vie devant lui pour trouver ce qu'il voulait faire. La musique était un chapitre clos.

Dans les décennies qui ont suivi, malgré le fait que le groupe se soit éloigné des projecteurs, l'héritage de Drop Nineteens s'est accru. Delaware est considéré comme un classique du genre, figurant sur les listes des meilleurs albums de shoegaze de tous les temps.

C'est dans ce contexte qu'en 2021, un ami des débuts du groupe a appelé Ackell au téléphone pour lui proposer de créer de la musique ensemble, juste pour voir le résultat. Au lieu de fermer les yeux comme il l'avait fait au fil des ans, il a décidé d'envisager cette possibilité. Pour la première fois depuis près de 30 ans, il a repris une guitare avec l'intention d’en jouer. 

Greg Ackell explique : ‘J'ai eu du mal à trouver une réponse à la question ‘pourquoi maintenant. Quel a été le catalyseur qui m'a poussé à me remettre ensemble après une si longue période ? La meilleure réponse que je puisse donner est que c'est le premier moment de ma vie, depuis que j'ai arrêté de faire de la musique, où j'ai eu envie d'entendre à quoi Drop Nineteens pourrait ressembler aujourd'hui. Et il n'y avait qu'une seule façon de le découvrir !’ 

Aujourd'hui, Drop Nineteens a annoncé son retour officiel. Le groupe original au complet, réunissant Ackell, Steve Zimmerman, Paula Kelley, Motohiro Yasue et Peter Koeplin, a enregistré un nouvel album. Intitulé « Hard Light », il paraîtra ce 3 novembre 2023.  

Pour marquer cette annonce, le groupe partage le premier single issu de l’elpee, « Scapa Flow » qui incarne un excellent exemple de ce à quoi ressemble une chanson moderne de Drop Nineteens. Les voix d'Ackell et de Kelley sont froides et rêveuses, enveloppées dans une brume de réverbération. C'est incontestablement charmant.

« Scapa flow » est disponible sous forme de clip

 

Teenage Bed

Teenage Bed nous mène en bateau…

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Teenage Bed est un chaman du Do It Yourself nouvelle génération.

De la réalisation de ces morceaux à celles de ces clips, il démontre un art du bricolage certain qui vient définir les contours d’un projet forcément à part. Le Lorientais a notamment fait ses armes du côté de Philadelphie où il a squatté le canapé de Shelf Life et mangé un burger avec Alex G pour mieux s’imprégner de cette scène lo-fi est-américaine qui le fascine tant (The Microphones, Attic Abasement, Coma cinema, ...)

C’est à la suite de cette aventure qu’il sort l’album collaboratif enregistré sur place, « Shelf Life x Teenage Bed » en 2019. Porté par un recueil de chansons déjà fourni, il s'accompagne sur scène d'un lecteur k7 pour bricoler une musique enveloppante et impactante.

Des prestations à l'énergie presque grunge entre humour et introspection, qui mettent en valeur une voix et une qualité d’écriture bien à lui. « Grand Val », son premier album, est un bijou de songwriting et paraîtra le 7 avril 2023.

« Big Sur / Pop Urbaine » est à voir et écouter ici

Teenage Bed

Teenage Bed

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Teenage Bed nous plonge dans « La violence », tube pop lo-fi intense et généreux ponctué par la guitare électrique de son ami Mikoune (Gwendoline, Tropique Noir). Qu’à cela ne tienne, le Lorientais en profite pour prouver que le français s'accorde parfaitement à sa science du bricolage musical.

 « La Violence » déroute en même temps qu’elle embarque. Comme un train qui nous emmènerait dans une gare inconnue à un rythme effréné et pourtant serein. Ceux qui suivent le musicien expatrié au Mans savent qu’il ne s’agit pas ici de la première incursion du jeune homme dans la langue de Molière.

Cependant il s’agit là de sa plus maitrisée à ce jour, ouvrant de nouvelles portes à sa musique. Le résultat est une chanson aux apparats tubesques qui sonne comme une évidence. Rarement la pop indé à l’anglo-saxonne se sera aussi bien mariée avec le français.

Ce qui n’augure que du bon pour la sortie de « Grand Val », son premier long playing, dont la sortie est prévue pour le 7 avril 2023.

La vidéo de « La violence » est disponible

 

 

Bruce Springsteen

Letter to you

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Le nouvel elpee du boss est dédié à des camarades décédés ; des musiciens qui figuraient, à une époque ou une autre, dans ses backing groups. Et tout particulièrement son saxophoniste Clarence Clemons, disparu en 2011 (E Street Band) et puis George Theiss, plus récemment, des suites d’un cancer. Ce dernier est l’avant-dernier membre de Castiles, band au sein duquel ils militaient au cours de leur adolescence. « One minute you’re here », morceau qui ouvre l’opus et « I’ll see you in my dreams », qui le clôt, évoquent le souvenir de ces défunts.

Coproduit par Springsteen et Ron Aniello, « Letter to you » traduit le sentiment de nostalgie éprouvé par l’artiste. Autant dans les lyrics que la musique. Alternant ballades mélancoliques et plages rock mid tempo, généreusement alimentées par les musicos de l’E-Street Band (Hammond, piano, drums, basse, sax, grattes électriques et acoustique), le 20ème LP studio du septuagénaire ne devrait pas perturber ses nombreux aficionados. Sur l’excellent « If I was a priest », compo qui date de 1972, et « Song for orphans », il emprunte des inflexions à Bob Dylan. On retrouve également l’un ou l’autre refrain hymnique. A l’instar de « Ghost », un rock flamboyant souligné de chœurs. On épinglera encore la très jolie mélodie de « Last man standing » et l’offensif « Burning train » ; mais il faut reconnaître que ses berceuses romantiques, parfois enrobées d’orchestrations symphoniques auraient plus facilement eu leur place sur le dispensable « Western stars ».

Bruce Springsteen

Western Stars

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Soit la musique de Bruce Springsteen est riche, alors fertilisée par des tas d’instruments basiques (basse, guitares, orgue, piano, drums), ou épurée, trempant alors dans le country/folk. Mais pour enregistrer ce « Western stars », le boss a voulu ajouter des arrangements symphoniques. Parfois subtilement, mais souvent, jusqu’à l’emphase. Ce qui ne pose pas trop de problème, lorsqu’il marche sur les traces de The Divine Comedy. A l’instar de « The wayfarer » ou de « Sun down », deux morceaux au cours duquel, il croone comme Neil Hannon voire Neil Diamond. Mais en général, ces arrangements surchargent inutilement les compos, et notamment les plus country/rock. Pourquoi en remettre une couche, lorsque les interventions de pedal steel et de Hammond sont aussi lumineuses ? Enfin, étonnant, sur « Chasin’ wild horses », une plage traversée par un violoncelle, et « Somewhere north of Nashville », Springsteen emprunte les intonations de Dylan. Sans quoi, sur ce long playing, il décrit une nouvelle fois l’Ouest américain, à travers ses road trips, mais aussi nous parle des héros qui l’ont inspiré, dont John Wayne sur le titre maître. Une petite déception ! M’enfin, pour la fin de l’année, Bruce devrait graver un nouvel LP, mais flanqué de son E Street Band…

TEEN

Love Yes

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Rien que le générique de l’album annonce la couleur : il y aura de l’amour et de l’adolescence. Des intentions reflétées à travers sa musique qui sera sucrée et lumineuse ! Emmené par les 3 sœurs Lieberson, TEEN est un groupe issu de Brooklyn. Et « Love Yes » constitue son troisième long playing (NDR : on ne parle donc pas des Eps). Un elpee dont les compos électro/pop un brin cérébrale sont boostées par des sonorités synth-pop réminiscentes des 80’s (« Example »). Jouissant déjà d’une belle expérience, le combo yankee a décidé de s’autoriser une totale liberté de ton en nous réservant des airs de valse contemporaine (« Tokyo »), des morceaux parcourus de jazzy crapuleux (« Superhuman ») ou sculptés dans des harmonies subtiles (« Gone For Good ») pour aborder des thèmes tels que leur sexualité, leurs amours, le sexisme ambiant ou les diktats du monde moderne… le tout sous une forme dansante. Un cocktail qui agrège le divertissement purement frivole et une certaine dose d’exigence et de modernité que l’on a déjà vu chez Chairlift… ‘Love’ ? Yes’ !

 

Atari Teenage Riot

Reset (b)

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C’est en 1999 que votre serviteur a découvert Atari Teenage Riot, dans le cadre du festival de Dour, et sous une chaleur étouffante. Et il reconnaît avoir pris une claque monstrueuse… 

Peu après, la seconde choriste, Hanin Elias, avait tiré sa révérence. Mais c’est surtout le décès de Carl Crack, dans des conditions obscures, qui avait remis l’aventure du band en question. Cependant, malgré un long hiatus traversé jusqu’en 2010, il a continué sa route, de manière intermittente. Et tout particulièrement sur les planches, ne publiant qu’un seul elpee studio, en 2001, « Is this hyperreal ? ». 

Le duo charismatique Alec Empire et Nic Endo a donc gravé un nouvel opus, en 2015, « Reset », tout en continuant à enflammer les scènes. Une œuvre découpée en 10 pistes qui entretient la flamme du digital hardcore.

D’entrée « J1M1 » démontre que non, non rien n’a changé, mais tout a évolué. Les beats numériques cognent toujours aussi dur. Dans l’esprit de leurs cousins germains Scooter ou encore des Insulaires The Prodigy. Surtout en ce qui concerne le rythme breakbeat. Les guitares sont perpétuellement tranchantes et c’est le backing vocal de Nic qui vient booster l’ensemble.

Le titre maître du long playing rappelle que l’engagement sociopolitique du combo est intact (‘Nous vivons dans une décennie au cours de laquelle la violence engendre davantage de violence. Les forces destructives sont au travail ! Il est temps de se poser les bonnes questions. Prenez votre destin en main’).

Certains morceaux semblent avoir été enregistrés en public ou carrément au milieu d’un centre urbain (« Modern liars »). 

L’énergie est palpable tout au long de cet album, et il a fort à parier que ces compos devraient prendre davantage d’ampleur en ‘live’. Atari Teenage Riot se produira d’ailleurs dans le cadre de l’Ieper Fest, ce 13 août 2016.

 

Teen Daze

Stupéfait d’avoir retrouvé ses jambes de l’adolescence…

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De son véritable nom Jamison, Teen Daze est canadien. Issu de Vancouver, en Colombie Britannique, très exactement. A son actif quelques singles (NDR : « Célébrer », son dernier est sorti en décembre dernier), Eps et trois elpees, dont le dernier, « Morning World », remonte à août 2015. Son électro se sert paradoxalement de l’instrumentation organique (arrangements de cordes surtout), une expression sonore destinées à faire danser, et sur laquelle il pose sa voix éthérée…   

Il n’y qu’une soixantaine de personnes dans l’hémicycle, lorsqu’il débarque sur l’estrade pour entamer son set. Un set au cours duquel il jongle entre ses platines et machines magiques.

Un DJ qui remue et chante en même temps, ce n’est pas courant. Et ce l’est encore moins quand il parvient à faire danser son auditoire. L’aspect mélancolique de ses compos est souligné par les sonorités de violons, de harpe, d’ivoires ou de grattes, à l’instar de ce fameux single atmosphérique « Célébrer ». Des images défilent dans votre tête. Celles des grandes étendues qui peuplent le Canada. Grandes plaines, prairies, forêt boréale, grands lacs… que l’on imagine recouverts de neige. D’ailleurs sa musique pourrait servir de bande sonore à un documentaire qui traite de ces thèmes. Parfois, le spectre de Marie-Pierre Arthur se met même à planer. Encore que son humour, son sens de la dérision et sa bonne humeur, qu’il dispense avec un accent si caractéristique, évoquent plutôt Lisa Leblanc. Pourtant, les compos de Jamison incitent aussi à danser. A cause de ces beats électro qui vous remuent les tripes. Et votre serviteur a fini par succomber à la tentation. Comme s’il avait retrouvé ses jambes de l’adolescence… Stupéfait ?

(Organisation : Le Botanique)

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Atari Teenage Riot

Reset (a)

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Au cours des 90’s, cette formation teutonne était devenue culte. Elle était même considérée comme dangereuse par la pensée unique. Elle s’était séparée en 2001, suite au décès de MC Carl Crack, un de ses membres fondateurs, une disparition consécutive à une overdose médicamenteuse. Atari Teenage Riot avait repris du service en 2011, publiant par ailleurs « Is This Hypereal ? », un LP qui n’a jamais atteint ma platine. Je rattrape donc aujourd’hui mon retard en découvrant « Reset », nouvelle œuvre du groupe anarchiste et antifasciste, drivé par Alec Empire ; et c’est un euphémisme de dire que leur mélange d’électro hardcore et de punk est toujours aussi difficile d’accès et même éprouvant à écouter ! La chanteuse d’origine japonaise Nic Endo s’époumone sur une fusion de synthés trafiqués et stridents (« New Blood »), des samples furieux, des rythmes technos martiaux (« Modern Liars ») et des riffs de guitares distordus et métalliques (« Death Machine ») ; une expression sonore qui véhicule des lyrics engagés et extrêmement politisés, abordant des thèmes comme la violence au boulot (« Reset ») ou le contrôle d’Internet par les Etats modernes (« We Are From Internet »).

Atari Teenage Riot est avant tout un groupe de scène. Son message est plus important que sa musique. Aussi se farcir « Reset » est une fameuse épreuve ; et je ne vous parle pas de son écoute au casque… Mais le discours politique et la révolte prônés par le band restent plus d’actualité que jamais, bien que parfois à la limite du cliché.

 

Bruce Springsteen

Bruce Sprinsteen & 1 (Dvd)

Écrit par

Produit par Ridley Scott, ce documentaire aligne toute une série de témoignages recueillis auprès des fans du Boss qui expliquent la raison pour laquelle il mérite leur admiration. Des anecdotes, des souvenirs, des moments d’émotion entrecoupés de quelques archives qui s’adressent surtout à ces inconditionnels.

Le plus intéressant procède des 6 titres immortalisés sur la scène d’Hyde Park, dont deux en compagnie de McCartney (« When I saw her standing there » des Beatles ainsi que le standard de r&b popularisé par les Isley Brothers et les Fab Four, « Twist and shout »). Et franchement ce (trop) court bonus vous donne vraiment envie d’aller assister à un concert de Srpingsteen. Soutenu par son E-Street Band (cuivres et chœurs y compris), il s’y révèle impressionnant de maîtrise et de charisme…

 

Bruce Springsteen

Collection : 1973-2012

Écrit par

Les 18 compos les plus populaires du boss, enregistrées entre 1973 et 2012, réunies sur cette compile. Il doit d’agir déjà de la septième. Bref, si vous ignorez tout de Bruce Springsteen, ce disque constitue la meilleure manière de se familiariser avec son style bien yankee. Mais si vous êtes un inconditionnel, seul le booklet peut vous sembler intéressant. En ce mois de septembre l’artiste et son E Street Band tournent en Amérique du Sud (‘Wrecking ball tour’), puis feront un break avant d’accorder toute une série de dates aux Antipodes, soit en Australie et en Nouvelle-Zélande, à partir de février 2014.

 

Teengirl Fantasy

Tracer

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Teengirl Fantasy est le projet de Nick Weiss et Logan Takahashi, deux gars originaires de l’Ohio qui se découvrent une passion commune pour les musiques électroniques pendant leurs années collège. Inévitablement, le duo décide d’explorer ce point commun en engendrant Teengirl Fantasy. Pari réussi puisqu’un an plus tard, les deux Ricains signaient auprès de True Panther Sounds (Girls, Cloud Nothings, Ty Segall, Delorean, Glasser,  etc.) et publiaient discrètement « 7AM », leur premier LP.

Deux ans plus tard, le duo titille d’abord les oreilles de Crystal Castles, qui traîne les deux garçons à travers les Etats-Unis. Puis celles de Panda Bear, l’une des têtes pensantes d’Animal Collective, qui décide à son tour de les embarquer sur la tournée européenne de sa formation ; mais également d’enregistrer un morceau en leur compagnie. Et la maison belge R&S Records (James Blake, Lone, Model 500, Egyptian Hip Hop) leur fait les yeux doux. Il n’en fallait pas beaucoup plus à Weiss et Takahashi pour être transcendés et concocter un second disque plus ambitieux que le précédent. Outre Panda Bear, les deux hommes ont mis le sampling, qui étayait « 7AM » en sourdine et réuni quelques potes en qualité de guests vocaux (Lauren Halo, Kelela ou encore Romanthony –mais oui, celui du « One More Time » des robots français).

Le résultat figure sur « Tracer », un opus dégoulinant de bonnes idées parfaitement canalisées. Le duo jongle entre Dream Pop, Electronica, Breaks, Deep House et R’n’B déconstruit. Une macédoine de genres qui a d’autant plus de saveur que la tambouille se déguste d’une traite sans haut-le-cœur. Un seul regret, l’absence de l’excellent single « Motif », publié un mois avant l’album, et disponible uniquement en vinyle. Si Weiss et Takahashi gardent le cap et entretiennent la détermination et l’ambition distillée sur « Tracer », on ne peut que prévoir un avenir brillant à Teengirl Fantasy   

 

TEEN

In Limbo

Écrit par

Derrière Teen, dont le patronyme équivoque pourrait aiguiller le mélomane, à tort, vers les préoccupations senti-menthe à l’eau de jeunes filles en fleurs, on retrouve Kristina Lieberson, claviériste des Here We Go Magic et trois autres charmantes demoiselles (dont deux de ses sœurs, pour l’anecdote) dont les voix se succèdent en cascade tout au long de ce premier essai, ma foi, fort réussi.

Musicalement, cet opus baigne clairement dans les mêmes eaux que Warpaint, tout en privilégiant les vocalises éthérées, les nappes de synthé diluées et les guitares délayées.

Mixé partiellement par Sonic Boom (Spaceman 3), « In Limbo » se découvre lentement, émoustillant nos sens par touches subtiles et mérite qu’on porte attention à ces différentes textures sonores, savamment orchestrées, au-delà d’une apparence fragile.

L’excellent « Better » en ouverture, l’imparable « Electric » un peu plus loin, attirent déjà l’oreille à la première écoute.

Quelques tours de galette plus loin, on est définitivement sous le charme de ce disque qui tel un chat, rôde autour de nous en ronronnant, se laissant apprivoiser petit à petit, jusqu’à s’installer confortablement sur nos genoux et refuser de les quitter.

Et on reste là encore un moment, à prolonger le plaisir, voyageant mentalement entre ciel et terre.

 

Teenage Bottlerocket

Freak out!

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Originaire de Laramie, dans le Wyoming, Teenage Bottlerocket est le prototype même du groupe punk. Autrement dit, une formation dont l’originalité n’est pas le principal objectif, mais bien l’efficacité. Onze années déjà que le band étasunien roule sa bosse. Une période au cours de laquelle, il a publié cinq albums, dont le dernier en date s’intitule « Freak Out ! ». Les cinq elpees affichent le même artwork ; c’est-à-dire une tête de mort tapissée sur une toile de fond dont la couleur est chaque fois différente. Une constante visuelle mais également musicale qui est complètement assumée par le combo.

Dynamisé par une section rythmique rapide et découpé dans des riffs de guitares affûtés, le punk de Teenage Bottlerocket évoque instantanément un groupe mythique comme NOFX, en compagnie duquel il a d’ailleurs tourné. Les quatorze morceaux de « Freak Out ! » débordent d’énergie et leurs mélodies font mouche à tous les coups. Une seule écoute suffit pour vous filer un bon coup de fouet.

 

Bruce Springsteen

Wrecking Ball

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Bruce Springsteen serait en colère. Enfin, c’est ce qui transparaît dans les lyrics des chansons de son nouvel opus. Il rejoint en quelque sorte les rangs des indignés aux States, qui en ont marre des spéculations financières, des institutions bancaires qui jouent aux apprentis-sorciers, etc. Bref, de cette dérive du néo-libéralisme. Ce sont d’ailleurs les thèmes qu’on retrouve dans les textes de ses chansons. Très bien ! Mais, Bruce ne nous apprend rien de bien neuf. Il enfonce, en quelque sorte, des portes ouvertes. M’enfin, il est populaire, et si son message peut avoir un quelconque impact sur les décideurs à travers le monde, alors on pourra le remercier. Mais honnêtement, j’en doute…

Venons-en maintenant à l’aspect musical de son 17ème album studio. Lors des sessions d’enregistrement, outre son E-Street Band, il s’est entouré d’une armée de collaborateurs. Sur trois compos, on retrouve même feu son ami saxophoniste Clarence Clemons, membre de son groupe, décédé l’an dernier. La plupart des plages de ce « Wrecking Ball », sont inondées d’arrangements. Luxuriants, ils asphyxient littéralement les mélodies. On a même droit à des chœurs gospel. Les hymnes ‘springsteeniens’ sont plutôt rares, et lorsqu’ils émergent, c’est sans grande conviction. Finalement, c’est quand le boss en revient à plus de simplicité qu’il retrouve des couleurs. Sur son rock plus carré, « We take of our own » qui ouvre la plaque, tout d’abord. Mais surtout lors de ses compos qui trempent dans le country/folk. Tout d’abord, « Easy money », un morceau digne des Pogues et puis « Death to my hometown ». Caractérisé par ses interventions de flûte celtique (penny whistle), il aurait pu figurer au répertoire des Dropkick Murphys. Et puis en fin de parcours, l’excellent « We are alive », une plage allègre, balisée par un banjo et hantée par le spectre de Johnny Cash. On épinglera encore une piste qui sort du lot par son originalité, « Rocky ground », une ballade mid tempo, légèrement soul, au milieu de laquelle un intermède de rap a été judicieusement glissé, un peu dans l’esprit de Beck. Dommage que tout l’album ne soit pas de cette trempe. Une petite déception…

 

Teenage Fanclub

Deep Fried Fanclub

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Réédition de la compile de Teenage FanClub, parue en 1995, un recueil qui réunissait des versions alternatives, des raretés, des flip sides de singles et des covers. Parmi les reprises, figurent ainsi celles du « The ballad of John & Yoko » des Beatles, le « Don’t cry no tears » de Neil Young, « Free again » de Big Star et le « Bad Seed » de Beat Happening.

Fondée en 1989, la formation écossaise a été assimilée, à ses débuts, à la vague noisy. Et pourtant, ses références majeures, elle les puisait déjà chez les Byrds et Big Star. A cause de la conjugaison des deux guitares aux sonorités cristallines, distordues, bruitistes, du sens mélodique contagieux et puis du soin apporté aux harmonies vocales. Les références puisées chez les formations insulaires comme My Bloddy Valentine et Orange Juice, sont cependant encore bien présentes sur ce « Deep Fried Fanclub ». Elles disparaîtront cependant progressivement, pour laisser la place à une pop et plus léchée, même si les cordes de guitares et les vocaux limpides constituent toujours la base de leur écriture.

Et le quatuor, qui compte toujours 3 membres originels au sein du line up est toujours en activité. Son dernier elpee, « Shadow » est d’ailleurs paru en 2010.

 

Bruce Springsteen

The promise - The lost sessions : Darkness on the Edge of Town

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Comme son sous-titre le précise, cette œuvre réunit des titres qui avaient été éliminés de l’album “Darkness on the Edge of Town”, publié en 1978. Dont « Fire », popularisé par Robert Gordon. Et surtout le célèbre « Because the night » que le boss avait écrit en compagnie de Patti Smith, en 1978. Une compo traduite, à l’époque, en hymne rock, par la Chicagolaise.  La compile recèle, en outre, des versions différentes de morceaux, qui figuraient sur l’édition originale. La plupart d’entre eux avaient cependant déjà été retenus pour différentes compiles, dont le triple elpee « Live 1975-1985 » ; mais il en restait encore. De quoi ficeler ce double opus, en attendant une suite à « Workin on a dream », dont la sortie remonte à janvier 2009.

Je ne vais pas vous décortiquer toutes les compos qui figurent sur cette double plaque. Simplement vous préciser qu’elles avaient été enregistrées en compagnie du E Street Band. Et puis qu’à cette époque, le boss était en bisbille avec son ex-manager, un conflit qui va même se muer en conflit juridique. Ce qui explique le ton ténébreux et austère de la plupart des chansons, même si la seconde plaque se révèle un peu plus allègre. N’empêche le résultat est tout à fait convainquant et échappe à la catégorie des compiles de type ‘Fonds de tiroirs’…

 

Teeny Tucker

Keep the blues alive

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De son véritable nom Virginia Westbrook, Teeny est née en 1958. C’est fille de Tommy Tucker, le compositeur du célèbre "High heel sneakers", publié en 1964! Elle est originaire de Dayton, dans l'Ohio. Dès son plus jeune âge, elle chante dans la chorale de son église de quartier. Elle a embrassé une carrière de musicienne professionnelle, en 1996. Et a été deux fois finaliste de l'International Blues Challenge, organisé annuellement à Memphis. Elle s'est déjà produite à plusieurs reprises en Europe.

Son premier elpee, "Tommy's girl" (enregistré en compagnie de Sean Carney) date de 2001. Le second, "First class woman", de 2003. Le troisième, "Two big M's" est paru en 2008. Il rendait un hommage à deux chanteuses légendaires : Big Mama Thornton et Big Maybelle. Teeny a souvent partagé la scène auprès du guitariste Sean Carney (NDR : très populaire en Europe, il est également né dans l’Ohio, mais à Colombus) ; en outre, elle avait collaboré à la confection de son excellent album "Life of ease", paru en 2006. Au cours des dernières années, Teeny s’est produit au célèbre Festival blues de Monterey. Le 29 mai dernier, elle s’était rendue en Belgique, à Puurs très exactement, pour accorder un set dans le cadre du Duvel Blues Festival. Excellente vocaliste, elle confesse pour influences majeures, son père Tommy, disparu il y a déjà près de 30 ans, Etta James, Big Maybelle et Koko Taylor. Teeny signe huit des onze plages de ce nouvel opus ; un disque pour lequel elle a reçu le concours de son partenaire musical Robert Hughes (NDR : c’est également son guitariste). Au sein du line up figurent également le bassiste Scott Keeler, le drummer Darrell Jumper et l’harmoniciste David Gastel.

"Ain't that the blues" ouvre l’elpee. Il raconte la sombre histoire d'une jeune aveugle, âgé de 12 ans, qui vient de perdre sa mère, victime du SIDA. La voix de Teeny est remarquable et autoritaire. Elle s'étend sur plusieurs octaves. Hughes lui donne une excellente réplique sur ses cordes, en empruntant un phrasé institué par Carlos Santana! Imprimé sur un tempo enlevé, "Make room for Teeny" est hanté par un piano qui me fait penser… à un chant gospel.  Soutenue par l’harmo et la slide, elle nous hurle son amour paternel tout au long de "Daughter to the blues", des sanglots dans la voix, un blues lent empreint de nostalgie… Shouteuse sur "Old man magnet", elle charme, envoûte même, sur l’indolent "I wish we could go back", une plage caractérisée par les répliques vocales féminines. Le titre maître trempe dans un gospel d’une grande pureté, une compo bercée par le flux et le reflux des voix puissantes. Gastel son souffleur, se signale sur "I live alone". Mais manifestement, il manque de punch. Morceau acoustique, "John Cephas" rend hommage à cet adepte du Piemont blues tout en témoignant son admiration aux maîtres du préwar blues. Et son timbre s’y révèle cristallin. Deux reprises. Tout d’abord, "Heartbreak", un titre enrichi par les remarquables interventions à l’orgue Hammond de Linda Dachtyl. Ensuite le notoire "Got my mojo working" de Muddy Waters. Féminine, la version est bien différente de l’originale. L'album s’achève par "Respect me and the blues", une composition au cours de laquelle Teeny échange un duo en compagnie de son gratteur émérite, Robert Hughes…

 

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