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Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Bénabar les regarde danser…

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The Beat

Epatant et sans la moindre setlist…

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Double affiche pour ce samedi 28 octobre. La salle De Casino accueille The Beat et The Selecter, dans le cadre d’une tournée baptisée Co-headline tour 2017. Et ce soir, c’est soldout.

A l’instar de The Specials, Madness, Bad Manners et The Selecter, The Beat est un des groupes les plus populaires et représentatifs du mouvement ska, qui a sévi au début des années 1980, au Royaume-Uni, avant de se propager sur toute la planète. Originaire de Birmingham, la formation s’est séparée en 1983, et les musicos ont tenté leur chance en solitaire ou au sein de nouveaux combos, comme General Public, Special Beat ou encore Fine Young Cannibals. Seul ce dernier va vraiment récolter un succès commercial. Mais The Beat se reforme en 2003. Baptisé English Beat aux States, pour ne pas le confondre avec le groupe américain du même patronyme, The Beat compte 4 elpees studio à son actif, dont « Hard To Beat » est paru en juillet dernier. Mais ce sont surtout les hits incontournables « Mirror In The Bathroom » et « Tears Of A Clown » qui ont forgé la notoriété du band.

Une demi-heure de retard pour le premier concert. Il est donc 21 heures lorsque The Beat débarque sur le podium. Un septuor réunissant Everett Morton aux drums (NDR : installé du côté droit sur une estrade), David Steele à la basse, Saxa au saxophone (NDR : ben vu le nom !) ainsi que Dave Wakeling et Andy Cox aux grattes. Sans oublier les chanteurs, soit Ranking Roger, seul rescapés des débuts, et son fils, Ranking Junior. Ces deux derniers vont arpenter les planches au pas de gymnastique. Roger est fier de ses dreadlocks qui lui tombent dans le dos. Il signale que depuis 10 ans, il n’y a jamais eu de setlist. Pour chaque morceau, c’est lui qui souffle le titre à interpréter, aux autres musicos  (NDR : Bruce Springsteen, lui, demande au public de la créer).

« Hands Off... She's Mine » ouvre le bal. Roger demande à la foule –multi générationnelle, il faut le préciser– de lever les bras. Elle s’exécute, remue le popotin et se met à danser. Place ensuite au ska lent « Stand Down Margaret », une diatribe à l’égard de la première ministre britannique, de l’époque. Non seulement le public applaudit chaleureusement, mais très réceptif, il reprend en chœur les paroles, tant les couplets que les refrains. La section rythmique est en béton. Tout au long de la cover du « The Bed Is Too Big » de The Police, la fratrie se toise et sautille sur le podium. Deux téméraires y grimpent. Ils sont aussitôt remballés par le personnel de sécurité. Seconde reprise, le « Rock the Casbah » de The Clash. Et elle va littéralement mettre le feu aux poudres. L’intensité a alors atteint son comble. « Mirror In The Bathroom » reflète une époque lointaine, celle de la jeunesse du band, mais également de nombreux spectateurs, dont votre serviteur. Le répertoire va proposer trois titres signés par Andy Williams, dont « Can't Get Used to Losing You », en finale. Pendant 70 minutes –quand même– de concert, au cours duquel le ska sera contaminé tour à tour par du punk, du reggae, du dub ou du rub-a-dub, la foule et les artistes vont véritablement entrer en communion. La preuve que ce concert était vraiment épatant !

The Selecter est né en 1979. Tous les musicos sont issus de la scène reggae et soul de Coventry. A l’instar de The Specials, Madness et The Beat, il a participé à la renaissance du ska, à travers le mouvement ‘2 Tone’. Le nom du groupe se réfère à celui que l’on attribue au DJ en Jamaïque : ‘a music selecter’. Et avant d’opter pour ce patronyme, le collectif avait publié un énorme tube « Gangster », un single dont la flip side s’intitulait « The Selecter ». Il grave dans la foulée le fameux « On My radio ». Et en février 1980, son premier opus, « Too Much Pressure », devient disque d’or. Sa chanson fétiche, « 3 Minute Hero », se transforme en véritable hymne du 2-Tone. Et lorsqu’il quitte ce mouvement, 5 mois plus tard, c’est la débandade et l’inévitable split. Il faudra cependant attendre 1991 avant que le combo ne décide de reprendre le collier. Du line up originel, il ne demeure plus que les chanteurs. En l’occurrence l'emblématique Pauline Black et Arthur ‘Gaps’ Hendrickson. La formation implique aujourd’hui le drummer Winston Marche, le guitariste Will Crewdson, le bassiste Luke Palmer, le claviériste Lee Horsley ainsi que les préposés aux cuivres, Neil Pyzer-Skeete au sax ténor ainsi que Orlando La Rose au sax baryton et à la flûte.

Chapeau noir vissé sur le crâne, vêtue d’un pantalon et d’une veste de couleur noire, Pauline Black est toujours aussi sexy et explosive. Et puissante, sa voix est intacte. Arthur 'Gaps' Hendrickson est coiffé d’une toque de cuir brune. Le groupe va nous réserver de larges extraits du nouvel LP, « Daylight » qui vient juste de sortir.  Dès les premiers accords, les saxophonistes mènent la danse. Et lorsque le combo attaque « Three Minute Hero », la fosse remue déjà dans tous les sens. Véhiculant un message politique, « Frontline », un reggae plutôt lent dominé par les cuivres, est issu du  nouveau long playing. Le public est réceptif aux demandes de participation émises par les vocalistes, même si parfois elles tirent un peu en longueur. Un papy ose un exercice de crowdsurfing et atterrit aux pieds des artistes. Les interventions au Hammond sont à la fois chaleureuses et stimulantes. Rythmique, la guitare se révèle tour à tour discrète ou percutante. Les cuivres dynamitent carrément certains morceaux ; à l’instar de « Train To Skaville » et du hit « To Much Pressure ». Il faudra néanmoins attendre près de 45 minutes pour vibrer au son d’« On My Radio ». Et il va secouer les tripes. « Madness » clôt ce set. Pas de rappel. Et pourtant tout au long des 75 minutes de spectacle, The Selecter a mis une sacrée ambiance en dispensant son cocktail musical de ska, country et reggae. Un retour dans le passé qui a ravi le public présent ce soir…

(Organisation : De Casino)

The Beatbox

La réincarnation des Beatles par un groupe italien…

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Une soirée très particulière se déroule ce lundi 9 novembre 2015. Et pour cause, elle est entièrement consacrée aux Fab Four. En supporting act, le talentueux sixcordiste Antoine Goudeseune, et en tête d’affiche le cover band italien des Beatles, The Beatbox. Il est venu présenter son spectacle 'Revolution The Show - The Best Beatles Experience'. Un quatuor considéré comme le meilleur groupe de reprises des quatre de Liverpool au monde ; et dont le show s’étale sur plus de 150 minutes ! Il doit y avoir plus ou moins 500 personnes dans le Cirque Royal. Un auditoire, dont la majorité est à la fleur de l’âge. On y croise des barbus bedonnants (NDR : comme votre serviteur) et des mammys aux sourires éclatants. Mais également des plus jeunes. Et finalement, on peut affirmer que 4 générations vont assister à ces représentations. Parfait ! 

La première partie est donc assurée par un Binchois, Antoine Goudeseune. Un guitariste qui a adapté l'album « Abbey Road », en fingerpicking (NDR : voir chronique cd ici

Antoine monte seul sur l’estrade armé d’une gratte électro-acoustique. Tout au long du set, il va se servir d’une loop machine, d’une pédale de réverb et d’un accordeur, placés à ses pieds. Il ouvre son set par « Abbey Road » (NDR : il y a des parasites dans l’entourage de votre serviteur, qui décide de déménager). Et embraie par une adaptation sympa de « Lady Madonna ». Il revisite « I Want You » dans une version plus courte. Et explique que sur l’originale, en fin de parcours, il y a tellement d’instruments qui enrichissent les arrangements, qu’elle s’achève dans un chaos indescriptible. Aussi qu’il va essayer de recréer cette finale à l’aide de sa loop machine. Pari réussi ! Il enchaîne ensuite « Golden Slumbers », « Carry That Weight » et « The End », sous la forme d’un medley et achève son set, unplugged, par « Across The Universe », au bord du podium. Bel exercice de style, mais de l’endroit où se trouve votre serviteur, on n’entend rien…

Dans le cadre du quarantième anniversaire de la tournée américaine du plus grand groupe de rock de tous les temps, The Beatbox a créé le magnifique spectacle ‘Revolution’, rehaussé par un light show remarquable, retraçant l’histoire des Fab Four, depuis leurs premiers concerts accordés dans la ‘Cavern’ de Liverpool, jusque leur séparation. La setlist épingle les 40 chansons les plus notoires (“Twist And Shout”, “She Loves You”, “A Hard Days Night”, “Yesterday”, “Help !”, “Michelle”, “Sgt.Peppers LonelyHearts Club Band”, “Lucy in the Sky with Diamonds”, “Let It Be”, “Get Back”, “Revolution”, “Something” et Hey Jude, notamment).

Chargé d’histoire, le show évoque bien évidemment les 8 années d’existence des Beatles, mais également celle du rock. Des films d'époque sont projetés sur deux immenses téléviseurs vintage, placés aux deux extrémités de la scène. Alfio Vitanza, Mauro Sposito, Guido Cinelli et Riccardo Bagnolli ont souhaité que chaque détail soit minutieusement reproduit. Tant musicalement que visuellement. Taillés sur mesure, les vêtements sont à chaque fois adaptés pour l’époque. Depuis les costumes noirs classiques des débuts au look ‘baba cool’ d’« Abbey Road », en passant par les vestes brunes ‘Cosplay’ (NDR : comme celles portées lors du fameux concert accordé au fameux ‘Shea Stadium’, à New York city, en 1965) et les uniformes multicolores circa « Sgt Pepper’s ». Ils ont été confectionnés par la même maison de couture que ceux de la bande de Liverpool. Enfin, les musicos se servent d’instruments identiques et des mêmes amplis Vox. Le spectacle est divisé en deux parties, comme au cinéma ; mais la chronologie de la seconde sera quand même bousculée…

Et il s’ouvre par la diffusion d’images immortalisées dans la ‘Cavern’. Le mimétisme est parfait. L’imperfection du son reproduite. On remarque même les tics de Paul, alors encore très timide. (Setlist : « I Saw Her Standing Here » / « Please Please Me » / « Love Me Do » / « Please Mr. Postman » / « Roll Over Beethoven » / « She Loves You »)

Les artistes s’éclipsent pour enfiler leurs vestes 'Cosplay’. De nouvelles images défilent. Elles se concentrent justement sur celles des concerts filmés aux States, lors de ce périple accompli aux States, en 1965. De retour sur l’estrade, le quatuor transalpin aligne « I Want to Hold Your Hand » (NDR : c’est ce single qui a déclenché ce que les Yankees ont appelé la ‘British Invasion’, dans leurs hit-parades ; une chanson qui est la première des Beatles à avoir figuré au sein du Billboard), « All My Loving », « Can't Buy Me Love  », « This Boy  » et « Yesterday ».

Pas de changement de fringues pour achever la première partie au cours de laquelle se succèdent « A Hard Day's Night  », « Ticket To Ride », « I Feel Fine », « Help », « Day Tripper » et « Twist and Shout ». De 1963 à 1966, c’est la ‘Beatlemania’. Entre deux tournées triomphales, les Beatles tournent deux films ; mais découvrent également les substances hallucinogènes. C’est un tournant dans leur carrière.

De nouvelles vidéos et un changement de décor plus tard, le quartet revient, vêtu d’accoutrements psychédéliques. Tout s’est allongé : les vestes, les cheveux, les barbes et même parfois les moustaches. Un piano a été installé pour le clone de John Lennon (NDR : c’est l’époque à laquelle, ce dernier devient prolifique). Les Fab Four avaient publié « Yellow Submarine  », un dixième elpee. On aura droit notamment au titre éponyme de cet LP, mais également à « All You Need Is Love  », « Magical Mystery Tour » (NDR : la version du film) et d'autres morceaux. « Abbey Road », c’est le onzième et avant-dernier album du groupe. Il s’est vendu à 20 millions d’exemplaires. Et pourtant, c’est l’époque au cours de laquelle, les tensions entre les musiciens se multiplient. Néanmoins, George s’implique davantage dans la composition. Finalement, les sessions accoucheront d’un medley de 8 plages. Du tracklisting, seront extraits « Because », « Get Back », « Let it be », « Come Together» et « The End ».

Après un bref entracte de 10 minutes, on change à nouveau de panorama. Il est coloré et en toile de fond, juste derrière le double de Ringo, juché sur une estrade surélevée, est projetée l’image de la pochette de l’incontournable « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band ». Le drummer bénéficie de davantage de visibilité. (NDR : Ringo est parvenu à vaincre sa timidité et s’exprime plus souvent). Ce volet se consacre à la période 1967 - 1970 ; ce que les médias ont décrit comme ‘les années studios’. Un claviériste se place à l’extrême droite (NDR : coiffé d’une casquette, il réincarne Billy Preston). La musique est devenue davantage expérimentale. Les musicos lancent des bandes préenregistrées au sol et les recollent au hasard ; ils passent ce même type de support à l’envers (NDR : à l’instar de « Rain »), en accélèrent la vitesse ou encore ont recours à de multiples instruments, dont des violons ou des instrus folkloriques, et en particulier hindous. Défilent alors « With A Little Help From My Friends », « Lucy In The Sky With Diamonds », « Hello Goodbye  », « Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band (reprise) » et « A Day In The Life », piste qui termine l’interprétation de ce concept album essentiel.

Le quatuor italien a accordé un rappel. Après un film aussi vivant, je quitte le spectacle, les yeux plein d'étoiles. Mais il se fait très tard, et ce matin, mon réveil va me rappeler à l’ordre dès 6 heures. The Beatbox se produira au Palais des Beaux-Arts de Charleroi le 17 novembre et au Théâtre Le Forum de Liège le 21 du même mois.

(Organisation: Dan Events Booking et I Live Genova)

The Beat Daddys

Hoodoo that we doo

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A l’origine, The Beat Daddys était un duo réunissant Tommy Stilwell et Larry Grisham. Ils sont nés à Evansville, un patelin sis au bord de l'Ohio, dans l'Indiana. Fin 1981, ils militent chez The Phonz. En 1986, le duo fonde The Beat Daddys. Début des 90’s, il signe chez Waldoxy, label qui relève de Malaco. Leurs deux premiers elpees, "No, we ain't from Clarksdale" et "South to Mississippi", ont été enregistrés au célèbre studio Muscle Shoals (NDR : c’est dans l'Alabama). Stillwell entame alors une carrière solo en 1995. Mais dès 2000, il opère son come-back. Larry chante, se consacre à l'harmonica et la guitare rythmique ; Tommy se réserve la guitare solo et assure les backing vocals. "Hoodoo that we doo" constitue déjà leur 9ème opus. Pour l’enregistrer, ils ont reçu le concours d’une section rythmique composée de John Gillespie à la basse et David Parks à la batterie.

"These chains", morceau qui ouvre l’LP, restitue bien l'atmosphère des blues ancestraux ; des ‘work songs’ qui reflétaient la misère des noirs, dans le delta du Mississippi. Les percussions sont lourdes. "Sorry" est une plage grave et mélancolique. L'accent est posé sur les voix. En arrière-plan, l'harmonica accentue le climat lugubre. Quant aux percus, elles sont toujours à l’avant-plan, même si la gratte amplifiée de Stillwell occupe progressivement le terrain. Le tempo est aussi nonchalant sur "You made me cry", une très belle compo, subtilement parfumée de southern blues, au cours de laquelle la voix de Grisham devient autoritaire face au riff de guitare et aux interventions discrètes de Patrick Preston, à l’orgue. "The moment" adopte un même tempo. La voix grave de Larry est chargée d’émotion, alros que son ami, Tommy, égrène des notes empreintes d’une grande sensibilité, sur ses cordes. Le tempo s’élève légèrement pour "Pie or cake", une piste tracée sur la ligne Memphis – Chicago. Larry entrecoupe son chant de brèves mais judicieuses interventions à l’harmo ; Preston enrichissant le tout au piano. Dynamisé par ses rythmes exotiques et syncopés, élaborés par David Parks, "Hoodoo woman" est sans aucun doute un moment fort de l’opus. Stillwell se réserve un excellent solo sur sa gratte en reverb destiné à rendre l’atmosphère spectrale. Tommy exécute un autre solo sur "DUI Love". Parcimonieux, il monte progressivement en intensité tout au long de cet autre blues lent. Cool, "Been thinkin'" est coloré par les voix soul. Et l’orgue favorise un envol de cordes. Et c’est un régal ! Changement de style pour "Luck's got to change". Une plage plus solennelle, légèrement teintée de country et de soul. Douce, la voix est éraillée. L’orgue, dense et chaleureux. La sèche imprime le rythme alors que la gratte amplifiée se révèle paradoxalement majestueuse. Shuffle, "The blues can heal Ya" bénéficie d’excellentes harmonies vocales et se distingue par de bonnes sorties d’harmonica et de six cordes. En intro d’"I need a woman", on perçoit des craquements, comme si on voulait reproduire les sonorités d’un 78trs. Mais le ton change rapidement, et le morceau se révèle bientôt agressif, tant dans la voix, la slide que les drums… 

 

The Beatles

1

Écrit par

Tiens une compile consacrée aux Beatles. Vous allez me dire, une de plus. En fait, intitulée « 1 », elle est parue à l’origine, le 13 novembre 2000 au Royaume-Uni et le lendemain aux States. Elle réunit tous singles les plus vendus des Fab Four, de 1960 à 1970. Et le tout a été remasterisé. Jusque là rien d’extraordinaire à vous raconter. Sauf que le booklet a la bonne idée de nous proposer les images des pochettes originales de ces singles. En miniature, mais parfaitement distinctes. De quoi se faire une idée des différentes illustrations, proposées selon les pays de distribution…

 

The Beatles

Love

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« Love », c’est avant tout un spectacle musical du Cirque du soleil destiné à célébrer l’héritage musical des Beatles. Né d’un concept imaginé par feu George Harrison et Guy Laliberté (NDR : le fondateur du cirque), ce spectacle a finalement été inauguré au Mirage de Las Vegas, courant 2006. 130 chansons et extraits de titres des Fab Four ont ainsi alimenté un projet qui avait reçu l’aval de Ringo, de Paul, ainsi que des épouses des défunts artistes, Yoko Ono et Olivia Harrison. Pour la circonstance, Sir George Martin (producteur et arrangeur mythique des quatre de Liverpool) et son fils Giles (ne pas confondre avec Gilles Martin, ingénieur du son qui avait bossé pour Tuxedo Moon et Colin Newman !) avaient pu récupérer les bandes originales. D’une idée artistique, le projet a donc accouché d’une bande sonore à l’énorme potentiel commercial. Ce qui explique la sortie de cet opus d’une durée de 1 heure dix-huit minutes. 37 morceaux ont été sélectionnés et s’enchaînent à la manière d’un pot-pourri. Pensez à la seconde face de l’elpee « Abbey road !) Le tout a été remasterisé (NDR: en 5.1), parfois épuré (NDR : à l’instar de la version a capella de « Because ») ou réarrangé (NDR : les cordes ajoutées sur « While my guitar gently weeps ») en 27 plages. Mais si le résultat peut parfois paraître surprenant, il n’atteint que trop rarement la fraîcheur des originaux. Finalement, cet enchaînement de tubes n’a guère d’intérêt artistique et devrait surtout servir de cadeau de Noël, pour vos grands-parents.

 

The Beat Up

Black Rays Defence

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Produit par Kevin Shields (My Bloody Valentine, Primal Scream), le premier album de ces Anglais possède un beau son brut de décoffrage. Dix chansons up tempo exécutées en une petite demie heure. Basse/guitare/batterie, la formule éternelle déclinée ici est loin d’être indigne et possède même une belle énergie ; cependant on a bien du mal à distinguer un morceau de l’autre. Bien malin celui qui réussira à fredonner un des refrains hurlés du disque, tant ils semblent laisser autant de traces qu’une légère averse sur un pré immaculé. Comme dirait Shakespeare, « Much ado about nothing ». Une formule qui correspond parfaitement à cette plaque.

The Beatles

Let it be… naked

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Flash-back! En janvier 69, les Fab Four acceptent de se réunir, à la demande de McCartney. Au sein des studios de Twickenham. Objectif : enregistrer un concert pour la TV assorti d'un documentaire. Au bout d'une dizaine de jours, le groupe se rend compte qu'il ne parviendra pas à atteindre son objectif, et émigre au sous-sol de son QG d'Apple, pour y répéter. Après deux bons mois de travail (NDR : c'est de cette époque que date le fameux concert improvisé, accordé sur les toits des célèbres studios londoniens)… et de conflits, ils confient les bandes à Glynn Johns, leur ingénieur du son. Mais ses propositions successives ne récoltent jamais l'aval des quatre de Liverpool. Pire encore, le groupe se sépare, sans jamais avoir pris la moindre décision. Un mois après ce split, le 8 mai 1970 très exactement, le projet est refilé à Phil Spector. Ce dernier y travaille d'arrache-pied, et y porte sa griffe en y apportant force arrangements et orchestrations. Ce qu'on appelait déjà le fameux " wall of sound ". Nonobstant le veto de Mc Cartney, l'elpee sort sous le titre " Let it be ", alors qu'à l'origine, il devait s'intituler " Get back ". Trente-trois ans plus tard, Paulo tient sa revanche, puisqu'il est parvenu à convaincre la compagnie Apple et la multinationale EMI de ressortir l'opus sous sa version originelle. Enfin, c'est ce qu'on veut nous faire croire. Car si les nouvelles versions sont incontestablement épurées, elles sont aussi le fruit d'un travail de recomposition et de remasterisation. En outre, " Dig it " et " Maggie Mae " ont été écartés au profit de " Don't let me down ". Maintenant, il est vrai que la nouvelle mouture ne manque pas d'allure. Les plages épousent même une sensibilité tellement proche du double blanc. A un tel point qu'en écoutant les nouvelles versions d'" I me mine " ou de " For you blue ", j'en avais la gorge serrée. Chez " The long and widing road " et " Let it be ", le piano de McCartney est davantage mis en exergue. Sans oublier les claviers si caractéristiques de Billy Preston qui donnent une toute autre coloration aux compositions. Le disque recèle un bonus CD partagé entre témoignages de répétitions et morceaux de conversation émaillés d'altercations. Mais surtout un film réalisé à l'époque par Michael Lindsay-Hogg, sous le format du Dvd.

The Beatles

1 (2000)

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C'était en 1966 ou en 1967. Je ne me souviens plus exactement. Je venais de découvrir les Beatles. Grâce à un copain du foot. Et puis de fil en aiguille, je me suis intéressé à un tas d'autres groupes pop et rock. En écoutant la radio. La BBC. Son ‘Top of the pops’. Sans oublier les radios pirates. Etait-ce une mode ou un coup de foudre ? Je n'en sais strictement rien. Une chose est sûre, c'est que cette musique me faisait vibrer. Faut dire que la variété francophile de l'époque était plus que pénible, pour ne pas dire atroce. Et l'image qu'elle véhiculait particulièrement terne. J'ai donc commencé à me laisser pousser les tifs. Ce qui n'a guère plu à mon paternel. Et encore moins à mes profs. Tous sur la même longueur d'onde : coiffure négligée et musique de sauvage ne faisaient pas bon ménage ! Plus (!) philosophe, un cousin réduisait mon comportement à une crise d'adolescence. Fallait bien que jeunesse se passe. D'ailleurs ces orchestres limités à trois guitares à une batterie disparaîtraient aussi rapidement qu'ils n'étaient apparus...

Plus de trente années plus tard, ces échos réverbèrent encore dans ma tête. Heureusement que le ridicule ne tue pas ! D'abord, nonobstant ses cycles plus ou moins revivalistes, cette sub culture a beaucoup évolué. Et est toujours d'actualité. Depuis quelques années, c'est la sensibilité sixties qui est revenue au goût du jour. Pas pour rien que les Beatles soient toujours à la page ! EMI l'a bien compris. En sortant régulièrement des compiles consacrées à ces Fab Four. Et puis en remettant le couvert, dès que l'actualité méritait que le grand public s'y intéresse. Alors, lorsque Paul, George et Ringo ont décidé de sortir un bouquin sur l'histoire des Beatles, sur leur histoire (The Beatles Anthologie), leur label a embrayé en gravant une nouvelle compile. Qui réunit en 79 minutes, 27 numéros un du quatuor, décrochés entre mai 63 et juillet 65 en Angleterre et entre février 64 et juin 70 aux States. Enfin, plus ou moins. Si vous vous êtes déjà procuré le double rouge ou le double bleu, ce disque ne me semble pas indispensable. Dans le cas contraire, vous ne pouvez passer à côté du best of des best of des quatre de Liverpool…

 

The Beatles

Anthology II

On ne peut pas dire que nous étions franchement enthousiastes à l'égard du premier volume de cette anthologie consacrée aux Fab Four. Ne la conseillant finalement qu'aux collectionneurs impénitents. Par contre, nous avons toujours estimé que le single "Free as a bird" valait son pesant d'or, nonobstant la recette technologique utilisée et surtout la vague de réprobation manifestée par les médias, particulièrement insulaires. Le deuxième single ne suscitera même pas la polémique. Puisqu'il est franchement nul (NDR : un avis que Jérémy ne partage pas). A se demander s'il n'aurait pas été plus judicieux de le laisser moisir au fond d'un tiroir. Par contre, la double compile mérite un tout autre crédit. Quarante-quatre fragments partagés entre versions inédites, souvent minimalistes, voire originales de classiques tels que "Strawberry Fields Forever", "Penny Lane", "A day in the life", et bien d'autres. Des enregistrements ‘live’ commis au Shea Stadium de New York, à Tokyo ou même immortalisés par la BBC. Une véritable boîte à surprises, même si les versions épurées de la plupart des standards risquent fort de déconcerter tout ceux et toutes celles qui ignoraient le rôle déterminant joué par la technologie dans la musique des Beatles, de laquelle nous avons flashé pour l'étonnant "You've got to hide your love away", le byrdsien "I'm looking through you" et une remarquable adaptation de "Tomorrow never knows", qui aurait tout aussi bien pu figurer en lieu et place de celle qui fut sélectionnée pour "Revolver"...

 

The Beatles

Anthology I Free as a bird

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Qui donc n'a pas encore entendu parler, en bien ou en mal, du premier volume de cette anthologie consacrée aux Fabulous Four? Pas question cependant de nous transformer en serviles encenseurs ni en dénigreurs aveuglés de principes. Pas la peine, non plus, de vous raconter cent fois les mêmes salades biographiques mille et une fois rabâchées. Ce n'est pas notre rôle. Allons donc à l'essentiel. Que vaut ce box ‘compilateur’ ? Quel est son véritable intérêt? Une chose est sûre, si vous êtes un ‘beatlemaniaque’, vous ne pouvez passer à côté de ce double CD, parce qu'il recèle 60 fragments partagés entre versions inédites, démos, "live", bootlegs (enregistrements pirates, si vous préférez), raretés, sessions de radio ou TV, extraits de collections privées et commentaires des artistes. Une véritable aubaine pour les inconditionnels. Mais une petite déception pour monsieur tout le monde. Reste donc cette chanson qui fait déjà fait couler tellement d'encre: "Free as a bird". Composée par John en 77, elle n'était demeurée qu'au stade de projet. Et sous la houlette de John Martin, de Geoff Emerick et de Jeff Lynne (ELO), elle a été retravaillée par Paul, George et Ringo, non pas dans les célèbres studios d'Abbey Road, mais dans ceux de Mc Cartney. Une chanson qui devrait être suivie par deux autres, conçues dans le même esprit et suivant la même technique. Deux inédits dont la sortie est prévue pour l'année prochaine. Programmés en même temps que les deux autres "Anthology". Faut pas rêver! "Free as a bird", n'en déplaise aux censeurs, est une composition au feeling unique, une petite perle de pop song hymnique, contagieuse dont seuls les Beatles ont  gardé jalousement le secret. A croire que lors des sessions d'enregistrement, l'âme de John était présente... Et si vous n'avez pas encore eu le loisir de découvrir la vidéo, tournée par Jo Pytka, réputé pour la qualité de ses tournages publicitaires (Nike et Pepsi, pour ne pas les citer), sachez que ce remarquable clip épingle la bagatelle de plus de 80 références à l'histoire des Beatles. Un véritable puzzle!

 

The Beatles

Live at the BBC

L'an dernier, les légendaires doubles ‘bleu’ et ‘rouge’ avaient bénéficié d'une gravure en CD. Remastérisés pour la circonstance, ils pouvaient revendiquer une place de choix dans n'importe quelle discothèque. Tout comme son nom l'indique, "Live at the BBC" est composé de sessions ‘live’ concédées à la radio britannique entre 62 et 65. Un double morceau de plastique qui implique la bagatelle de 69 fragments. Mais ce qui peut paraître, à première vue, un gage de richesse, se mue rapidement en dépoussiérage d'archives. Le son est brut, monophonique et ne rend pas la chaleur du vinyle. Ce qui n'empêche pas le box de présenter un certain intérêt. A cause de ses nombreuses covers empruntées tantôt à Carl Perkins, Larry Williams, Chuck Berry, Little Richard, les Everly Brothers, Bill Haley, Elvis Presley, les Coasters, Ray Charles et quelques autres. De plusieurs inédits. Et puis de classiques comme "Can't buy me love", "A hard day's night", "She's a woman", "I'm a looser", "I feel fine". Mais ce "Live at the BBC" a également son lot de faiblesses. Ce qui lui vaudra ultimement le statut de document. Sans plus!