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The Big Pink

Tapes

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Tout baigne pour The Big Pink. Après s’être vu décerner le ‘Philip Hall Radar Award’, une récompense attribuée par le journal musical anglais New Musical Express, pour la publication de son premier opus, « A Brief History Of Love », Milo Cordell, moitié du duo indietronic, s’est chargé d’élaborer un mix pour le label teuton !K7. Pas mal quand même…

« Tapes » et sa pochette, c’est du grand art. De quoi inciter clairement à pousser le son. The Big Pink et sa police Walt Disney. The Big Pink et tous ces petits éléphants psychédéliques tirés du classique « Dumbo ». On n’y est pas insensible. Par contre les tracks ne sont pas vraiment de mon goût. Zut ! J’ai beau faire l’effort mais les petites mélodies pop sur fond de gros beats freestyle minimalistes ne communiquent pas beaucoup de vibrations afin de remuer les jambes…

Pourtant The Big Pink, c’est hype. Oui mais chez qui ? « Tapes » n’a vraiment rien de transcendant et malgré tout le respect que je porte à !K7 (NDR : et notamment ses trois furieuses galettes parues récemment pour célébrer leur anniversaire), il est temps que l’année se termine pour le label. Allez, s’il vous plaît, repartons sur de bonnes bases pour 2011 ! En vous remerciant !

 

The Big Pink

Much ado about nothing!?

Écrit par

Ce mardi soir, l’AB Club avait donné libre cours aux décibels. C’est dans cet écrin, en effet, que les Gantois de The Germans et les Londoniens de The Big Pink avaient résolument décidé d’affoler tous les sismographes de la capitale. Deux heures de voyage noisy à vous désintégrer le tympan des oreilles.

‘Le groupe de rock le plus dangereux de Belgique’ (‘De Standaard’) bénéficiait de cinq morceaux pour convaincre et présenter son premier album « Elf Shot Lame Witch » sorti en mars 2008 et son très expérimental vinyle « Grote Meneren/Straffe Madammen », paru le 30 juillet 2009 en édition limitée (300 exemplaires). The Germans déclenchent les premières secousses sismiques vers 20 heures en attaquant « Life ? An Impeccable Machine, Exact ». Morceau habité d’une puissante Noisy et nanti d’un héritage Krautrock. Cette mixture peut d’ailleurs se lire sur « Dog » évoquant un Sonic Youth bavarois. Un set globalement instrumental bien mené par le quintet gantois qui ouvre judicieusement les routes noise à l’une des sensations britanniques du moment.

Le concert, programmé de longue date, bien avant que The Big Pink ne foule les plus grandes scènes d’Europe, a fait les délices d’une poignée de spectateurs bénéficiant de l’exorbitant privilège de planter l’espace intime de l’AB Club pour accueillir le nouveau phénomène d’outre-Manche. Excellente occasion pour souligner la qualité de programmation souvent proposée par l’Ancienne Belgique. Au sein du nid douillet du Club, l’événement offrait une occasion exceptionnelle pour découvrir le duo londonien. Binôme renforcé de deux musiciens pour les besoins de la scène : Akiko Matsuura (batterie) et Leopold Ross (basse).

« Too Young To Love » ouvre la tempête sonore sous un dense nuage de fumée. Brouillard opaque qui ne laisse filtrer qu’une lumière chétive et rend la silhouette des cinq musiciens à peine discernable. L’air devient subitement irrespirable. Les corps transpirent d’ondes basses. Dans ce paroxysme d’intensité sonore, les oreilles endolories luttent, les corps tremblants  subissent l’ouragan d’un voyage électrique de près de quarante minutes.

Côté jardin, l’ombre des claviers de Milo Cordell et ses programmations assaillent l’espace  à coups de crissements et de grincements électroniques. Au centre, Robbie Furze projette des envolées de guitares sur le mur de saturation. Impuissant face à ce vacarme savamment organisé, le public est tétanisé. Plongé entre rêve et cauchemar. Pas de compromis chez The Big Pink, on aime ou on part ! Les guitares et les claviers s’élèvent à saturation et expirent  à la frontière du larsen. Les sonorités violentes sont prodigieusement contrôlées et ne regorgent jamais. Qualité ou défaut, le son live et studio sont presque à l’identique. Signe de maîtrise sonore que d’aucuns pourraient saisir comme une carence de créativité et d’originalité sur scène.

Un set bref de neuf morceaux tous issus de « A Brief History of Love » (NDR: excepté « These Arms ») qui marque cependant les limites du jeune groupe. Un final moins austère pour clôturer les débats : le tubesque « Dominos ». Lumières subites et pas un rappel !

Une prestation scénique froide et austère comparable à un concert new-wave qui plonge globalement l’auditeur dans un profond coma of love. Une cathédrale à l’architecture de givre qui vogue sur les vagues ascétiques de l’amour. A l’image de l’album, le concert dépeint une atmosphère neurasthénique et dessine les traits mélancoliques de l’amour.

Critique de l’album également disponible dans la rubrique ‘Chroniques CD’.

(organisation Ancienne Belgique)    

 


 

The Big Pink

A Brief History of Love

Écrit par

Après avoir remporté le NME Philip Hall Radar Award du meilleur premier album et avoir essuyé les râles dithyrambiques de la presse britannique, « The Big Pink » se présente naturellement comme la curiosité outre-Manche de cette rentrée musicale 2009.

« The Big Pink » (pseudonyme se référant à l’album « Music From The Big Pink » de The Band) est l’histoire de deux passionnés immodérés de musique noise, Robbie Furze et Milo Cordell (créateur du label Merok Records). Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que le duo londonien signe son premier elpee sous le célèbre label indépendant 4AD. « A Brief History Of Love » évoque effectivement une sonorité shoegazing familière au label londonien à la fin des années 80. Genre shoegaze/noisy terriblement à la mode ces derniers temps. Le retour sur les planches des sublimes My Bloody Valentine n’est-il pas un indicateur du renouveau de cette scène ?

Rien n’est laissé au hasard sur ce premier opus. Soigneusement élaboré aux Electric Lady Studios de New-York, « A Brief History Of Love » a bénéficié d’une production infallible assurée par Rich Costey (Muse, Interpol, Rage Against The Machine…) et Alan Moulder (My Bloody Valentine, Yeah Yeah Yeahs…) « The Big Pink » assurera d’ailleurs la première partie de Muse sur sa tournée britannique.

L’architecture musicale de ce premier album est époustouflante. Une tracklist bâtie à l’image d’une cathédrale de glace qui navigue sur les flots glaciaux et aseptiques de l’amour. Un univers riche, dense et hautement atmosphérique qui se pose sur des textes dramatico-romantiques. Lieu où Milo Cordell dépeint le kaléidoscope de l’amour. Celui qui reflète ‘tous les aspects multiples du cœur… Le bon, le mauvais, l’ennuyeux, le passionnant, l’onirique, le    cauchemardesque…’ Imagerie amoureuse violentée par des torrents de guitares aux  insensibles distorsions, crissements et saturations monomaniaques. Une mixture entre drame et rêve résolument additive. Des textes qui voyagent sur des nuages bruitistes et des humeurs de My Bloody Valentine ou Cocteau Twins. Un grand rock anglais aux saveurs de Death In Vegas qui nous transporte et innove. Car le binôme londonien, expert des techniques de studio, ne se morfond pas dans une stérile nostalgie. « Velvet » et « Too Young to Love » posent des guitares noisy sur une texture électronica austère. Des strates savamment superposées qui régalent un atmosphérique romantique aux dimensions majestueuses.

Le neurasthénique morceau éponyme chanté en duo avec la délicieuse voix psalmodie de Joanne Robertson en est la substance. Un art minimal, dépouillé, écrin parfait pour définir l’humeur fragile, insane et doucement mélancolique qui traverse l’esprit de l’album. Magnifique !

Un premier opus qui se distingue par sa complexité technique maîtrisée et sa facture de qualité. Un rock anglais entier et impartial qui ravira les accros de la musique britannique des années 80-90 et plus !

The Big Pink se produira ce mardi 03 novembre 2010 à L’Ancienne Belgique. Et on avance déjà une nouvelle pour l’année prochaine en compagnie de The xx. A suivre…