Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

The Cardigans

Super Extra Gravity

Écrit par
Au fil du temps, du vent, les Cardigans se sont imposés sur le marché du disque. Et pour tout dire, le groupe de la charmante Nina Persson a longtemps été le bel arbre qui cachait la forêt scandinave. Pourtant, les Cardigans ne faisaient pas d’ombre à leurs compatriotes. Bien au contraire : ils ont largement contribué à révéler au monde une scène bouillonnante, sulfureuse et rafraîchissante comme le blizzard suédois. Sans eux, les Hives répéterait toujours dans leur cave, déguisés pour le carnaval local de la ‘Sant-Sveningsson’. La frimousse de la jolie Stina Nordenstam ne serait qu’un fantasme moderne, nordique. Et les exemples sont nombreux. Si les Cardigans ne signent pas des classiques à toutes leurs sorties, ils peuvent être fiers de leur brèche, de ce courrant d’air populaire nécessaire à la vitalité d’une scène qui, aujourd’hui encore, n’attendrait que le dégel. Le sixième album des Cardigans, « Super Extra Gravity », ne dénature pas la chaude atmosphère installée par le groupe depuis 1994. Mais cette fois, mis à part le single « I Need Some Fine Wine and You, You Need to be Nicer » (ce titre !), il y a fort à parier que l’avalanche des tubes provoquée par l’album « Gran Turismo » ne se reproduira pas. Ce nouveau disque lorgne davantage du côté de l’intimité de Nina, de ses rêves énamourés au sein de « A Camp », son projet sacré avec Mark Linkous (Sparklehorse). « Super Extra Gravity », c’est l’histoire du superbe album d’un modeste succès commercial. Les Roméo et Juliette peuvent toujours chercher un « Lovefool » sur les 11 titres de ce disque : leurs recherches seront vaines. Ne leur restera alors que la solution ultime : l’élixir empoisonné. En 2006, les Cardigans se présentent simplement et humblement dans une musique confinée aux recoins de leurs univers mélodique : pop classieuse et bijoux en acajou. Les fans se réjouiront de cette nouvelle période de faste, les autres regretteront de ne pas entendre le nouveau « My Favourite Game » dans les haut-parleurs de leur supermarché préféré.

The Cardigans

Long gone before daylight

Écrit par

Je dois avouer que les quatre premiers elpees de ce quintette suédois m'avaient beaucoup plu. Et en particulier " Life " (95) et " Gran turismo " (98). Le premier à cause de son style texturé à la fois dans le jazz, le surf, le music-hall et le postcard (Smiths, Orange Juice). Le deuxième parce qu'à la recherche de sonorités électro-atmosphériques que ne désavoueraient pas Pizzicato Five ou Bel Canto, il épinglait quelques hits particulièrement savoureux ; et je pense tout particulièrement à " My favourite game " ou encore à " Erase rewind ". Probablement à court d'inspiration, les musiciens s'étaient alors lancés, chacun de leur côté, dans des expérimentations individuelles. Pour la plupart passées inaperçues, même si " A camp ", le projet solo de Nina Persson, avait reçu une bonne critique. Les aficionados auront donc dû patienter cinq longues années pour voir sortir ce " Long before daylight ". Mais attendre une demi-décennie pour sortir un tel navet frôle d'indécence. Paraît que le groupe a voulu en revenir à une forme musicale davantage épurée. Plus basique, si vous préférez ! Mais j'ai plutôt l'impression que la formation a passé son temps à écouter le catalogue de Sherryl Crow en boucle. Ce qui explique aussi pourquoi les arrangements sont toujours aussi soignés. Mais hormis l'électrique et vivifiant " A good hour ", le reste de l'opus regorge de ballades sirupeuses. La pilule passe pourtant chez " And they kissed me ", à cause des claviers fluides, rognés, judicieusement infiltrés. Ou encore sur " Live and learn ", davantage inspiré par la country américaine ; et paradoxalement seul titre sur lequel Ebbot Lundberg (Soundtrack Of Our Lives) participe (NDR : qu'est-ce qu'il est venu faire dans cette galère ? Gagner du blé, sans doute…) Et ne rigolez pas, en finale, les Cardigans ont même eu le culot d'intituler une de leurs chansons " 03.45 : No sleep ". Manque pas de toupet ! Qui a dit soporifique ?

 

The Cardigans

Gran turismo

Difficile d’imaginer que ce quintette suédois en est déjà à son quatrième album, alors qu’il n’existe que depuis fin 92. Faut dire que le groupe peut compter sur la plume particulièrement prolifique de Peter Svenson, qui se réserve en outre les parties de guitare. Mais, le personnage central chez les Cardigans, demeure bien évidemment Nina Persson. Jolie, blonde, nordique, comme on colle aux affiches, douée d’une voix à la fois limpide et sensuelle (NDR : c’est tout ?)… Enrichi d’un superbe booklet consacré aux paysages scandinaves, " Gran turismo " implique davantage d’éléments technologiques, s’imposant de plus en plus comme le chaînon manquant entre Saint Etienne et Dubstar. A la recherche de sonorités électro-atmosphériques que ne désavoueraient ni Pizzicato Five, ni Bel Canto, ce chouette album épingle quelques hits en puissance, tels que le remarquable " My favourite game " ou encore " Erase rewind " ; mais surtout des chansons abordées avec une insouciance délicieuse, réminiscence de la pop des sixties, qui parviennent à réaliser la balance entre la pensée et la spontanéité, le calme et la folie…

 

The Cardigans

First band on the moon

Charmante, blonde, les yeux verts, bref, la Suédoise au sens le plus parfait du terme. Que dire de la beauté angélique de Nina Persson, vocaliste du groupe! Et par dessus tout, elle chante merveilleusement bien. Nous n'affirmerons pas que le succès du groupe lui est dû, mais presque. En tous cas, cette situation n'est pas neuve. Pensez un peu à St Etienne... Les deux fers de lance de Cardigans sont sans conteste Magnus Sveningson et Peter Svensson qui se taillent la part du lion dans le domaine de la composition. Mais Nina se réserve également une part de l'écriture; ce qui prouve que beauté ne rime pas toujours avec stupidité. Pour ce troisième album, rien n'a changé. Les Cardigans pratiquent toujours une pop mélodique, fraîche, naïve, trempée dans une coloration on ne peut plus sixties. Un rayon de soleil dans cet automne grisonnant!

 

The Cardigans

Life

Une éclaircie dans le ciel désespérément gris du hardcore et du grunge. Provoquée par un quintet suédois. Pop de surcroît ! Vous pensez inévitablement à Abba. A ses mélodies brillamment aseptisées. A ses harmonies vocales raffinées, sucrées. Ne plantez quand même pas trop vite le décor, car si les chansons des Cardigans sont aussi duveteuses, élégantes et maniérées que celles de leurs illustres aînés, elles piochent davantage dans les fifties que dans les sixties, exsudant un sentiment cinématique, allègre, bcbg. Texturées à la fois dans le jazz, le surf et le music hall (Nancy Sinatra, Marilyn Monroe), ainsi que le postcard des Smiths et d'Orange Juice, elles peuvent même se révéler brillantes. Comme sur le single "Carnival", "Daddy's car, "Sick and tired", "Hey! Get out of my way" ou "Sabbath bloody sabath". Caressées par le timbre vocal tendre, sensuel, malicieux de Nina, proche de celui de Sarah Cracknell (Saint Etienne), elles s'agitent alors au contact de la guitare. Electrique à la ligne claire ou semi acoustique et syncopée. Sans oublier les drums feutrés, les accès de basse moites et les claviers poussiéreux. Lorsqu'elles ne se laissent pas bercer par une indolence linéaire propice à la mélancolie rêveuse...