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The Cribs

Men’s needs, women’s needs

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Les enceintes crachent un décor de salle de concert miteuse et enfumée. Ça sent le houblon et la sueur macérés. Sur scène, trois frères au chaud dans leur crise d’adolescence éternelle ; peu importe la justesse pourvu que maman déteste.

Pour ce troisième album, les Jarman, habitués des arrière-salles, signent chez un major. Conséquence ou hasard de calendrier, des guests se greffent à la fratrie. Alex Kapranos (Franz Ferdinand) assure la production et Lee Ranaldo (Sonic Youth) accompagne "Be Safe" d’un ‘spoken word’ proche du bruit de fond agaçant. Le groupe reste néanmoins fidèle à son approche bordélique et ses rythmes un peu crétins. Ryan n’hésite pas à balancer ses vérités longuement réfléchies tel le ‘A girl’s need/just don’t agree/with men’s needs’ de "Men’s needs". Ce qui fait sourire et renvoie à des souvenirs de soirées philosophico-alcoolisées (surtout alcoolisées d’ailleurs). Mais le pire c’est que ces ‘idiots’ parviennent à transformer ces élucubrations en tube potentiel. La profondeur des textes du trio n’a d’égal que leur respect de l’autre sexe. Mais la réflexion sur notre place dans l’univers est réduite à passer au bar offrir une bière au féminisme névrosé, le temps que ces trois-là nous sortent des oreilles. Nous, pour l’instant, on gigote, on trouve leurs morceaux naïfs, crasseux et parfois navrants mais on se fait avoir par leur énergie et on gigote.

The Cribs

The New Fellas

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Tiens tiens tiens, « The Cribs »… Hum, ouais, encore un groupe dans le vent tendance NME ; « The Next Big Thing » qu’ils disent… « The Next Big Thing »… Qu’est ce qui est gros en fait ? Le zizi du chanteur ? La gueule du bassiste ? La musique du groupe ? Bonne question… Merci de l’avoir posée… Parce qu’en matière de ‘grosse chose’, on ne peut pas vraiment dire que The Cribs soit à la hauteur. S’il est bien sûr impossible de se prononcer sur la taille de l’organe reproducteur des membres du groupe, on peut par contre jeter quelques remarques en pâture aux lions concernant leur musique. Qui n’est pas mauvaise, d’ailleurs. Un bon single (« Hey Scenesters ! »). Une sensibilité pop (« I’m alright », « It Was only Love ») assez agréable. Des influences punk/new wave très à la mode. Tout pour réussir. Manque plus qu’un bon clip et l’affaire est dans le sac… Damned, on y est presque ! Mais bon, mais bon ; il y a quelques faiblesses aussi… Une voix assez limitée qui n’assure pas toujours. Un accent cockney à la limite de l’agaçant. Des chœurs de stade de football (OK les gars, on sait que Liverpool a gagné la Ligue des Champions) assez laids… Et pour couronner le tout, un elpee qui s’épuise sur la deuxième moitié… Bilan mitigé donc, malgré un succès assuré.

The Cribs

The Cribs

L’histoire de ces trois rockeurs en culotte courte vaut bien à elle seule toutes les frasques des Libertines : leur carrière débute en 1989 sous l’œil attendri de papa maman, à la Saint Sylvestre, lors d’un concert durant lequel les trois morveux reprennent Queen et Stevie Wonder, en s’assurant l’admiration de toute la petite famille. Puis vient l’adolescence, Queen toujours, les « Black Rats » (ils jouent des thèmes de leurs jeux vidéo préférés) et l’idée de fonder un tribute band en l’honneur des … Bee Gees. Un épisode qui pourrait prêter à sourire si quelques années plus tard les trois frères ne se décidèrent à faire du vrai rock’n’roll, sans doute après la découverte des Strokes lors d’un repas dominical. Les Cribs étaient nés. Une chose est sûre : le choc « Is This It ? » aura laissé des traces dans le mental de ces Anglais sponsorisés par Bobby Conn (aux manettes sur certains titres). Faut dire qu’à l’écoute de la plupart des plages, on a vraiment l’impression d’avoir affaire aux New-yorkais : même nonchalance, même timbre vocal, même efficacité mélodique, même calibrage pour les ondes. Etait-ce bien nécessaire ? On évitera de trancher, en tentant d’écouter cet album sans a priori négatif. Ils sont jeunes, un peu naïfs, mais diablement sympathiques. Papa et maman doivent être drôlement fiers.