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The Horrors

La vie nocturne de The Horrors…

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Dans le cadre d'Halloween, The Horrors a sorti « Trial By Fire », le deuxième titre extrait de son sixième opus studio, « Night Life », qui paraîtra le 21 mars 2025.

‘« Trial By Fire est l'une des chansons les plus agressives de « Night Life », qui fait le lien entre nos deux Eps industriels et le nouvel album’, expliquent les membres du groupe. ‘Rhys a commencé la démo en s'isolant à Southend, avant que nous nous réunissions pour la transformer en quelque chose de plus méchant. Il s'agit des malédictions qui vous suivent tout au long de votre vie. Pour The Horrors, chaque jour est un jour d'Halloween’.

Alors que The Horrors est proche de son 20ème anniversaire d’existence, « Night Life », le band se transforme à nouveau, à travers une nouvelle perspective sonore et un nouveau line-up focalisé sur le duo principal composé du chanteur Faris Badwan et du bassiste Rhys Webb, désormais rejoints par Amelia Kidd aux claviers et Jordan Cook de Telegram à la batterie. Il s’agira donc du premier elpee auquel les cinq membres originels n’ont pas participé.

Alors que les démos ont commencé modestement dans la cave de Webb, sise dans le nord de Londres, le duo s'épanouissant dans l'immédiateté, à la recherche d’idées et à les exprimer, le long playing a vraiment pris forme à Los Angeles sous la houlette de Yves Rothman (Yves Tumor, Blondshell) avant que les touches finales ne soient appliquées de retour à Londres en compagnie du guitariste Josh Hayward.

Le résultat est un disque de poids et d'espace, de mélancolie et d'euphorie. Ici, la ‘vie nocturne’ n'est pas assimilée au temps passé dans les pubs et les clubs. Il s'agit des pensées qui se produisent sous le couvert de l'obscurité, des endroits où votre esprit vous emmène lorsque le reste du monde est endormi.

Après presque deux décennies de parcours, peu de groupes sont parvenus à créer un canon aussi résolument innovant et constamment acclamé par la critique. Depuis son premier LP, « Strange House », paru en 2007, The Horrors s’est toujours promené librement entre les genres.

Le clip de « Trial by Fire » est disponible

 

The Horrors

Les miscellanées de Mr. Rotter

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La bande freak de la nouvelle vague anglaise connaît l’histoire du rock sur le bout des doigts et elle le fait entendre. Les influences ‘caméleones’ s’impriment alors sur les microsillons en vinylite de « The Primary Colors » et parlent manifestement à un large public. Origine certaine du succès unanime de ce deuxième elpee, car le quintette british ne brille ni d’originalité ni de talent particulier sur scène. Sans toutefois nier que The Horrors demeure un excellent moment live, les avalanches de critiques dithyrambiques, tombées sur les parterres médiatiques 2009, et criant hâtivement au génie, me semblent excessives.

Certes, The Horrors n’étaient pas venus faire de la figuration. Le set sue de générosité et parvient à habiller l’espace du Cirque Royal d’un univers hypnotique lugubrement grisant. De là à taxer la bande de Faris Rotter de révélation majeure, sur les planches, de ces dernières années… J’estime, pour ma part, que l’on est loin du compte.   

Il restait au beau ténébreux Faris Rotter à matérialiser, sur les planches du Cirque Royal, les modestes propos régulièrement scandés dans la presse people de son pays: ‘A l’époque, nous étions sous contrat avec une major qui n’avait pas l’habitude qu’un groupe débarque avec des idées aussi précises sur tout. Ça a peut-être joué en notre défaveur’.

Et aujourd’hui ? Geoff Barrow, architecte de Portishead, aurait-il réussi à remettre de l’ordre dans le garage néo-goth désaffecté de « Strange House » ?

20h02’ : les corbeaux attaquent !

Le quintette londonien de S.C.U.M meuble l’espace vide du Cirque Royal de 30 minutes de coldwave insipide. En résumé furtif, si Ian Curtis et Robert Smith avaient eu un fils, ils l’auraient sans aucun doute appelé S.C.U.M.

21h09’ : Mars Attacks !

Synopsis : ‘Des milliers de soucoupes volantes en provenance de la planète Mars se dirigent vers la Terre. L'événement provoque les réactions les plus diverses sur la population mondiale…’
Réalisation : Geoff Barrow
Scénario : Faris Rotter
Production : Geoff Barrow

Musique : The Horrors
Effets Spéciaux : Tomethy Furse & Spider Webb
Pays d'origine : Great-Britain
Format : Couleurs – N/B
Genre : Post/punk – garage/rock 60’s – coldwave – dream pop – shoegazing…
Durée : 80 minutes

Un spectacle sonore qui s’ouvre sur la longue intro en apesanteur de « Mirror’s Image » et glisse vers une spirale infernale où se mêlent une basse lancinante, un écho de cathédrale, des pulsations qui se chevauchent et des distorsions de guitares shoegazing (« New Ice Age »). Un post-punk-wave énervé qui se calme en pop sur le psychédélico-romantique « Scarlet Fields ». Sixième morceau qui s’ouvre sur une séquence plus doucement pop pour se noyer finalement de frissons sur le majestueux « Sea Within A Sea ». Morceau où le groupe respire enfin d’une magistrale sérénité et laisse s’exprimer pleinement la voix ténébreuse ‘iancurtisienne’ de Faris Rotter. Le public se laisse finalement charmer et gronde la salle de ses premiers applaudissements.

Les cinq musiciens britanniques viendront finalement ponctuer la soirée d’un long rappel. Cinq titres excités qui invitent le dancefloor d’une électro puissante, de voix gravement gothiques et de finaux punks. Un final généreux et sincère qui ferait presque oublier le concert reporté du 30 octobre 2009 au Botanique. Bravo !

(Organisation Botanique)